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TERRAIN VIVANT

 

L’alternative, c’est ouvrir le tiroir d’une solution

Prendre en compte la différence, opter pour la disponibilité,

D’autres pensées, d’autres réflexions, un outil moral sans soumission

Pour une métaphore du monde qui sait faire place au poète, du foyer. 

 

Récréative, elle dit ce en quoi elle croit, connaît les coins et les recoins,

Elle fait travailler l’objet et l’histoire, les effectifs et les côtes paisibles,

A hauteur d’enfant, griffonne trois points bleus, espacés, mais toujours joints,

Sans rupture, ni coupure, elle crée son système à l’électricité sans fusibles.

 

Imaginative, elle reste à proximité de tous les accès,

Du phare à l’observatoire, elle visite les étapes étoilées,

Autonome, elle maîtrise les langues et adopte l’avis de sa personnalité,

Pour lui apprendre la liberté sans les calculs imposés.

 

Inventive, elle l’est aussi, la réussite humaine,

Traduisant son expérience en terrain vivant,

Traversant le ciel en milieu ouvert, sans misaine,

Voie navigable des instants éphémères, l’accomplissement d’un moment.

 

***

 

LE GOUT D’ECRIRE

 

Le goût d’écrire, sans cassure de passion ni blessure d’autonomie,

Sauve les pages que l’on tourne, c’est bien commode avant les tiroirs, 

Sans dénier l’alchimie des mots, les espaces à revivre, les sourires de clarté infinie,

Le goût d’écrire forme l’être sans obstacles, frais de rosée face au miroir.

 

Le goût d’écrire pour éveiller les facultés des actes et la volonté des signes

Pour se donner du temps, charme de toute chose,

Un été d’étude à cultiver l’humain pour prolonger le temps, qui désigne,

Au bas de la feuille un rythme naturel, un besoin affectif, une osmose.

 

Le goût d’écrire quand toute douleur fait place à la littérature

Quand l’équipage des lettres redonne du sens

Au joyau de l’intuition, à la face des rochers, sans nomenclature,

Partie prenante sans évaluation, d’une scène en chemin, sans manigance.

 

Le goût d’écrire, avec curiosité et lenteur, pour se donner du temps,

Accéder à la réalité, sans la rayer d’une croix,

Connaître la nature joyeuse de l’art poétique, enthousiasmant,

Et lire le message de l’encre jamais achevée, sous les éclats du ciel qui flamboie.

 

***


LES DATES SYMBOLIQUES

 

Les dates symboliques, on en remplit les calendriers,

Réécriture des contraintes ou sacrement des desseins,

Cochées, biffées, raturées, entourées, elles disent le printemps et l’été,

Célèbrent l’amitié majuscule ou le compagnonnage des saints.

 

Les dates symboliques font flotter haut les couleurs du temps,

Des vallées de messages personnels en miniature, concentrées en quelques nombres,

Une émanation particulière du souvenir, enroulé sur lui-même jusqu’à l’avent,

Rencontre sur l’agenda des merveilles ou sur l’almanach des ombres.

 

Les dates symboliques, conclusion de chapitres ou avertissement au lecteur,

Equilibrent les instants, les rencontres au soleil - Présent, lève-toi ! Soufflent-elles en chœur,

Point magique d’un programme créé au jour le jour, moqueur,

Renaissance de trêve, littérature du conteur.

 

Les dates symboliques se superposent à la mémoire,

Imbrication d’autres vies que la nôtre, aujourd’hui,

Symétriques à l’honneur, elles parlent de soi, façon grimoire,

Sur le terrain de la lumière, elles connaissant les codes de l’esprit.

 

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UNE SEULE PHRASE

 

Une seule phrase qui parle de la naissance du jour,

Deux mots qui découlent, trois verbes qui réalisent,

La syntaxe d’un paysage personnel créant les alentours,

Le lexique de l’aventure poétique, la curiosité intellectuelle de tous les enfants qui lisent.

 

Une seule phrase pour partager ses poèmes thérapeutiques, sa terrasse d’accueil,

Parlez-moi, c’est mon métier, je suis là pour vous écouter,

Le pays de l’esprit est vaste, comme le centre des choses, un recueil,

Qui donne l’impression de taire un secret, sans le juger.

 

Une seule phrase, forcément positive, vers le lendemain,

Pour accueillir en pensée, liberté en sourire, force en cadeau,

Dans une chronologie commune, sans épuisement, sans profusion, juste main dans la main,

Pour donner de la vibrance à sa vie, un émerveillement au fil de l’eau.

 

Une seule phrase pour commenter et discuter, de la nouveauté,

Pour jouer avec les combles, et la mosaïque des signes,

A la source du mystère, des mots-clés dans une folle équipée,

Pour écrire le texte du « Bien sûr ! » évident comme ce qui le désigne.

 

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CHEMIN DU CŒUR DES CHOSES

 

Pour commencer, se représenter le cœur des choses, un univers tout entier,

Qui se déplie dans un kaléidoscope de mystères à percer,

Puis trouver la source au détour des méandres particuliers,

Et ouvrir la porte des énigmes, pour simplement, s’y orienter.

 

Poursuivant la visite, on donne une définition personnelle

A toutes ses promesses, lucide signature pour graver chaque moment,

Se dire que la plus belle chose de la vie est une ritournelle,

Que chante le monde gardien de l’imagination en plein champ.

 

Cheminant dans sa course aux aphorismes, à l’essentiel,

On assume le mot fluctuant,

Savoir que la phrase doit donner à dire, jamais cruelle,

Un prisme de vision, défilant. 

 

En reprenant le trajet initial, à la source,

De toute résonance d’une échappée belle,

Souscrire à la vie et survivre au ballet de la course,

Gagner la rive, digue de mer, havre de paix d’une passion, rebelle.

 

***

 

 

REALITE

 

L’acquisition de la réalité naît d’une pédagogie aléatoire où tout est possible,

D’expériences variées, sans phrases toutes faites,

Des mots à trouver qui découlent d’une histoire dont la théorie est la cible,

Profusion de conclusions dissidentes, imaginaire à la fête.

 

La lucidité fait penser à un sourire de visage,

Resplendissant de radiance sous le soleil de nuit,

Loin des cahiers des charges et des doléances sans âge,

On écrit le thème serment sur la vie.

 

Tous les sens en éveil pour imaginer l’envisageable loin du programme,

Peut-on s’évaluer sans se juger ?

Eviter les manuels sans curiosité, les sciences sans naturel, les cerveaux sans âme,

Ne jamais écrire le mot fin pour plus de sincérité.

 

L’essentiel, c’est aujourd’hui comme plus beau trésor complété,

Avec l’ardeur déterminée d’une poésie simple, libérée

Après la toute dernière lecture, on signe large et heureux, non calibré,

L’autographe qui demeure inscrit, visible de l’éternité.



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LES PORTES

 

La porte des uns, torsadée aux origines

Produit de compositions naturelles les plus anciennes

Système d’évidence, comme l’inventivité des machines,

S’ouvre sur des décors en structures, harmonieux, sans bruits de chaînes.

 

La porte des autres, loin des époques à magie

Toujours l’objet de questions lumineuses,

Code de tradition pour concrétiser les rêves d’infini,

S’ouvre sur un style inédit, une course de courbes, une table d’esprit, silencieuse.

 

Les portes des suivants, à l’accueil de qualité, au charme du pays,

Sous les rebondissements des rythmes de vie, d’un magnifique quotidien,

A la nature intérieure peuplée d’une collection de phénomènes, en épis,

S’ouvrent sur un paysage de saison, support de spectacle bohémien.

 

Les portes de chez moi d’un genre de bleu présent dans les maisons à trouvailles,

Aux imprimés de réflexion, à l’harmonie dispensée,

Un éventail de création au seuil poudré, où que l’on aille,

S’ouvrent sur un magasin romantique, un poème de vie réalisée.

***

 

UNE QUESTION DE POINTS

 

Tout est bien question de points,

Là où tout commence, le point de départ avec son arrogance naïve,

Son dessein primitif gravé dans une écriture symbolique, à pieds joints,

Sautant dans le creuset des chimères, formule mathématique native.

 

Vient le temps du point d’horizon,

Celui qui s’affranchit de l’équerre et des règles de trois,

Pour oser du Nord au Sud et même dans le désert, une navigation,

Au cryptogramme sans résultat à la carte libre, sans chemin de croix.

 

S’approche le point d’ancrage de la maturité,

Sorti du champ labyrinthique poursuivant sa rêverie,

Un Stonehenge de la connaissance en bandoulière légère, en tranquillité,

Une géométrie du voyage pour y voir plus clair sans effet de symétrie.

 

Le point d’équilibre marque sa force d’un seul trait,

Sans contrepartie, il perce le mystère et stabilise le viseur,

Accompagne la vie même au-delà de ce que l’on en sait,

Il permet confidence et bienveillance, attention impliquée du chercheur.

 

Le point d’imperfection se situe après le partage et avant le confort,

Dans la convivialité de l’autre, il sonne la chaleur humaine, l’hospitalité de pensée,

Dans son dispensaire amical, il parle de lui avec tous ses amis, du dehors ;

S’accrochant à chaque molécule vibrant comme jamais, à l’inattendu révélé.

 

 

***

LES SENS

 

Ressentir le feu sacré blotti au cœur de ses pensées,

Cheminer tel le Petit Poucet, ouvrir le vent à tous les moulins d’enfant,

Jouer une marelle à travers le temps, accueillir Montaigne en toutes circonstances, éclairé,

Se draper telle une reine d’équilibre, faire circuler en tous sens, le lendemain après le présent.

 

Hisser toutes les voiles, même au port,  y accueillir les jardins,

Vibrer tels les jouets tisserands, souffler le chaud et le froid,

Ressentir les monts et les merveilles, cibler les propos, le matin,

Accepter de l’autre ses labyrinthes, ses films des contraires, ses brouillons d’émois.

 

Oser vivre simplement sans façades,

Y mettre de tout, du léger, du solide, et se préparer,

A être de la vie, un clown prompt à préparer l’organisation, des bravades,

Choisir le cœur, vivre les éléments, briller de l’intérieur et y transmuter ses idées.

 

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AIMER LES MYSTERES

 

Aimer les mystères, est-ce un remède à la certitude ?

Se lever pour dire bonjour quand la porte s’ouvre sur un espace, vaste,

Vagabonder l’instant d’un déjeuner de vacances, sans solitude,

Coussin bleu sur le fauteuil qui joue le rôle du retour, sans faste.

 

Aimer les mystères, est-ce reconnaître que tout se réalise ?

Quand on livre un nouveau meuble au salon, quand on coche une ville sur le planisphère,

La rue est méconnaissable, le faubourg s’épanche comme la Tour de Pise,

Lorsqu’on entre dans sa demeure, pour y faire sa place, son air.

 

Aimer les mystères, est-ce accepter la science comme une initiation ?

La recette immortelle du passager, calme comme un flacon se reflète dans son miroir,

Une médiane manifeste, la proue de tout, la comptine du messager d’Orion,

L’idéal se porte méticuleux, sécurité à tous les verbes, à la lumière du goût d’y croire.

 

Aimer les mystères, est-ce la seule espérance ?

Les rimes restent, embarcations d’énergie au cœur de la phrase, 

Gardiennes de l’instinct à la sagesse de leur imagination en séquences,

Un sentiment à la Shakespeare qui donne le droit d’en rire, à l’extase.

 

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CARTES

La carte solaire, celle des saints des églises aux clochers florentins,

Songe rebelle et joue à se soumettre sans calvaire ni cavalcade, au drapeau,

Point de médaillon sans blason, point de cibles sans borne, ni de pont sans matin,

Elle est née au pied du fleuve, un bijou bleu Seine cousu au manteau.

 

La carte qui chante, une lutte de larmes remplie,

Un théâtre parisien quitte le Pont-Neuf vers le canal,

Labyrinthe simplifié de ses kilomètres, un trésor de joie sanctifie,

Un lien éternel, une science alentour, la lumière idéale.

 

La carte des émotions retrouvées, déjeuner en convivialité

Pour écrire à Saint-Malo sur l’invention du cinéma,

Dans un grimoire de la connaissance au secret retrouvé,

Le cercle de craie caucasien dans un théâtre de poche, rue d’Alésia.

 

La carte des souvenirs que l’on collectionne, au royaume des répertoires,

Symboles de caractère des regards en profondeur, qui dévoilent,

Une concorde de mai en délicatesse de roses, un soleil en miroir,

Les rayonnages de l’esprit sont infinis, aussi vastes que le ciel en ses voiles.

 

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SIGNER SON VOYAGE

L’inattendu révélé, qui rayonne illuminé,

Juste humain en devenir, un temps qui veut tout dire,

A la croisée des mystères, à l’origine des données,

Décider de convoquer le temps à la conscience du sourire.

 

Un théorème en simplicité, chemin droit devant fier dans ses cale-pieds,

Nez au vent, tête en horizon, lumière de vie bouillant d’esprit,

Accord de fusion pour créer l’éveil, des molécules à faire vibrer,

Généreuses, lucides, offertes, poétiques et magiques, comme la vie.

 

Le dispensaire de l’humain s’exprime dans la convivialité de l’antre,

En bienveillante confidence, l’attention impliquée, à l’écoute de la matière vivante,

Ecrire tous les messages en formules de rêverie, inviter les points de géométrie en plein centre,

En ne voulant oublier personne, ni dans un champ de blé, ni sur les chemins en pente.

 

Participer à l’existence, dans un possible nécessaire

C’est signer son voyage, qui résume l’alignement,

La force essentielle, la réponse à tout propos salutaire,

Des zones libres en strates et spirales pour dessiner l’enchantement.

 

 

 

 

***

LE CONTE

 

Le conte est un outil, une romance de douleurs antiques

Sur une base de gravure en ébène, un raconté d’histoires, latent,

Qui regarde par la fenêtre, rivé sur la Côte de Jade, statique,

Une mer sans fin, bras ouverts, dans un complété de temps.

 

Le conte est un outil, une ouverture sur un nouveau monde,

Des couples de métaphores, des textes paradoxaux,

Des regards en miroir sur l’enchaînement des chapitres, des ondes,

Pour proposer une lecture d’un rêve, sans idéaux.

 

Le conte est un outil, pour jouer la ressemblance,

Une interprétation littéraire de la question posée, de la chose écrite,

Qui donne le la, dirige le navire vers le Cap de la Chance,

Pour s’étonner d’une lecture concrète, d’une sortie de fuite.

 

Depuis que le conte est un outil, plus de peur la nuit,

D’abord on tire sa couverture sur le bout du nez, pour braver du dehors, le vent,

De temps en temps, on partage ce moment, toujours bien à l’abri,

Quand vient l’heure du sommeil, on peut rêver, libre, maintenant.

 

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UNE PERPENDICULAIRE JOYEUSE

 

La science comme une intuition, recette immortelle du passager,

Calme comme un flacon sorti du grand grimoire,

A la lumière, le goût d’y croire,

La comptine du messager.

 

L’idéalisme qui porte méticuleusement l’art des verbes,

Loyauté mise à toutes les phrases, médiane manifeste,

Un salut des alentours soufflé par le vent d’Est,

Papillon de joie voletant sur brins d’herbe.

 

Les rimes restent, c’est leur unique espérance,

Embarcation d’énergie au cœur de chaque vers,

Gardiennes qui guettent à l’instinct, l’unité de l’univers,

Reconnaissantes en générosité, sans restriction de la chance.

 

Des espaces à mystères, des navires étranges, la vie est ainsi faite,

Choix accaparant, havres épisodiques, quel procédé étrange

Que de naître à la vie, et d’en faire les louanges,

Une perpendiculaire joyeuse sur l’éternel parvis de la fête.

 

 

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ECRIVANT

 

L’épistolaire, à la colonne blanche, à l’écritoire de bois,

S’offre des flocons multicolores,  la neige rose des poètes,

A la table, en cercles littéraires, un bol d’air au Café de la Joie,

Sur son pupitre près de la fenêtre, levain de littérature sans voilette.

 

Il rêve d’une science parallèle, d’une expression signifiante,

D’un nouveau chapitre, loin du commun, d’un service de réalité,

Galets en poche, sans gestes d’une complexité suffisante,

Au stade d’un bonheur contenu, un conseil de vie du monde, sans adversité.

 

Il regarde du côté de longtemps, la côte en fond d’horizon,

Une surface lointaine à l’aplomb de l’exposition, soleil en majesté,

Un passage de vert, espoir en collines, les signes des étoiles, des mots en allusion,

Son destin justifié du bout de son crayon, il appartient à la vérité.

 

Il pousse son pion de pensée sur le grand échiquier,

A la fête foraine, il dit la bonne aventure, patient en sa retraite,

Poétique sans objectif, sage homme, rêveur invétéré,

Il a vu l’Acropole dans toute sa dimension, universelle, des pieds jusqu’à la tête.

 

***

 

 

 

COUPLE

 

Attentif au bon, au chaleureux, au joyeux,

Lumignon de kermesse toujours en quête de primeur,

Aimant en bandoulière, collier de roses sur le cœur, jamais envieux,

L’homme labyrinthique sème questions et valeurs.

 

Elle, c’est la fille aux libellules, la poète des jours roses,

Enfant de l’art, elle connaît les cartes des jardins,

Sentiments sans sentences, à la tranquillité verbale, aux outils qui osent,

Elle voyage la terre tranquille, retrouvailles programmées chaque matin.

 

Entre eux, un cryptage familier, un foyer de convergences,

Portrait de famille en harmonie, crépitement de souhaits à la lueur d’une bougie,

Sur leur piste de jeu, sans table d’équations, la sagesse en élégance,

Ils postent les miracles dans une grande enveloppe à destination des amis.

 

Etres d’équilibre, as du sourire, gardiens de l’enfantin,

Leur dessein alternatif, rouage d’un moulin à l’âme fervente,

Comédiens impliqués à l’intérieur bohème, au havre plein de recoins,

Ils réservent à chacun un accueil de qualité, une assistance bienveillante.

 

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LES JEUX

 

Symboles en avant dans la saveur du présent,

L’ici bienheureux en carillon, compagnon des crayons rebelles,

L’art comme un phare, jouet douillet des ménestrels en ribambelle, étonnants,

Dans la galerie des écrits, sur le pont florentin, s’offrent toujours le ciel.

 

C’est un miracle de la plume, un souriant vagabondage,

Serein en voyage, prompt à l’escalade des falaises,

Au loin surgit le mauvais temps, il les épargne, sans ombrage,

L’éclipse joue la combinaison indispensable, un manifeste sans parenthèses.

 

Ils ont de l’esprit, taquins, malins, railleurs,

Une démarche enchantée, une abnégation pondérée, leur liberté de penser.

La providence prédestinée, ils en connaissent les surprises des ailleurs,

Drôle de rituel pour le but à atteindre, une fois qu’ils ont tout tenté.

 

C’est un miracle des codes, tous ces dominos calibrés, ces damiers qui décident,

Qui sait épargner pour nous enchanter, nous réunir,

Voir surgir cette drôle de surprise, cet équilibre de lumière un après-midi de bastide,

Savoir mêler noblesse et modestie, et taire comme un secret, toute mélancolie.

 

***

 

L’EXPERIENCE DU VIVANT

 

L’expérience du vivant, ce n’est pas imiter, pas limiter, pas écourter,

Prédisposé, on a conscient d’être là,

Attentif aux signaux de la rencontre, aux messages édités,

Percevoir le mystérieux, mettre à jour sa vérité, à soi.

 

La providence sème toutes ses rimes à l’envi,

Evidence, chance, clémence, endurance, patience,

Pour démontrer les principes de base ; l’expérimentation et la conscience, pardi !

Dans une voie de sagesse, sans chemin de traverse, une course de la science.

 

L’espoir humain qui va de la naissance à l’accomplissement,

S’égare, obligatoire, avant l’ultime stade, la récompense,

Calme disponible, il prend ses pauses pour penser, lentement,

Ouvre la fenêtre d’esprit sans raison d’apparence.

 

Essence de l’existence, inventive du tout qui émerveille,

Elle intime à son univers, une saveur, un piment, un sel de douceur,

Bornes temporelles, elle ne demande pas la lune pour accéder au soleil,

Elle fait avec son unique précepte, son outil de credo : son cœur.

 

 

Muriel CAYET
Poésie au présent

Octobre 2017

 

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