Au rythme des marées -55x60

Au rythme des marées - Muriel CAYET - Juillet  2018

 

 

LANGUE UNIVERSELLE

 

Une langue bordée de musique

Inspire quarante fois l’air

Et apprend en parfait sujet, mûr et stoïque,

Les mots du soleil à garder solitaires.

 

Une langue chantée par les fées

Monte jusqu’au ciel pour mieux savourer le repos

On la voit arriver au lever du monde, l’été

A la tenue favorable jusqu’à minuit, sans chaos.

 

Une langue recueille sur le visage de l’esprit,

Sauve trente âmes de tous les égards

Fidèle, elle sait à merveille traduire le premier soir des amis,

Comme le secret qui accompagne l’amour, sans retard.

 

Une langue d’espérance et de confiance pour dire,

Le meilleur que l’on recueille telle la vérité qui témoigne d’abord,

A la réplique  en tous points semblable au ciel, à l’estime pour prédire,

Une demande pour un siècle qui se donne au cercle d’or.

 

***

 

AUTEUR

 

Tout auteur a sa source, inédite,

Une échelle pour aller en ville , quelquefois,

La patience de la nature comme mérite,

La marque sur le livre, preuve de ses sentiments et de leur loi.

 

Tout auteur prend un parti, parfois,

Dans un habit brodé à bon jour il sait raison conter,

La franchise est de taille, revêtue pour toujours, sa foi,

Etre de discipline et de hasard, à savoir à qui se louer.

 

Tout auteur se remarque de loin,

Sur les routes sauvages de l’écrit, il déambule sans emblèmes,

Dans la traversée des temps, il joue le beau rôle de témoin,

Au rythme des strophes, transmetteur de mémoire à diadème.

 

Tout auteur ne cesse  de prendre la mer,

 Dans son sillage heureux visité par l’esprit,

Une lumineuse vision de la réalité pour phare, sans calvaire,

La patine du vécu, sa trajectoire, les valeurs de toujours réunies.

 

***

 

DE LA CONSCIENCE

 

L’implicite souvenir de la conscience ne se contente pas de listes,

Il a en bagages ses fournitures, ses logarithmes,

En nombre réel, décimal ou inverse, il existe,

Dans notre champ visuel, il conte son état émotionnel du jour, son biorythme.

 

L’attention sans équivoque de la conscience s’en remet toujours au carnet bleu,

Celui qui exprime ce que l’on ressent du dedans,

Les idées, les questions, ce qui se pense en soi, yeux dans les yeux,

Quelque chose de bien et de nouveau, en complément.

 

Le thème principal de la conscience s’en remet à l’enjeu,

Au signal global de son expression, le miroir de l’écoute, l’entendement,

Qui dit je suis heureux que tu sois née, au centre du cercle mystérieux,

Alors écrire pour élargir la pensée, comme le volume de son appartement.

 

L’adresse en mouvement de la conscience où tout son univers siège,

Réminiscence, réveil, regard, tout est là pour s’enrichir,

Déclenche les détails de l’inspiration, qualifie les pensées, en privilège,

Sur les ressources temporaires, plus sages que le monde, juste pour rire.

 

Muriel CAYET

Juillet 2018

 

Poésie au présent permanent

Formules poétiques de l'été à retrouver sur le blog le pluriel de peindre

 

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