Poésie au présent permanent - Muriel CAYET

30 avril 2018

Fenêtre Antibes

 

 

 

EN SOI

 

Le dynamisme en soi,

Comme une chaîne adossée à l’universel,

Qui regarde avec ses sens, et entend les écrits en clair,

L’imagination se relève en recherche, en importance se relève, quête les non-dits pour les muter en merveilleux abécédaire.

 

Le langage en soi, symbolique en éprouvé,

Qui traditionnellement traduit l’indicible en préceptes, en codes,

Donne du rêve à la verticalité,

Un message en harmonie, naissant d’une plénitude bien commode.

 

Le paradis perdu en soi, que l’on sait retrouver,

Avec une grande maîtrise des rêves que l’on se donne,

Faire jaillir des regards et des écoutes, les idées,

Couleurs et écrits vainqueurs de leur expérience comme personne.

 

La vérité cachée en soi au-delà de toute apparence,

Qui exprime l’espérance par toutes les étoiles,

L’ardeur de la vie par l’arc en ciel en bienfaisance,

Et traduire l’accomplissement de toute pensée, des petits points bleus nichés dans une toile.

 

***

 

FAIRE LA ROUTE

 

Est-ce pour son bien que l’on faire cette route ?

Sur cette carte à grande échelle,

La vérité tellement ancrée à la simple question :

-          Où sommes-nous ?

-          Venus des nuages ou dispersés comme les étoiles ?

Vous nous avez donné des livres, écrits sur des terrains solides, nous demandant d’atteindre les plus hauts sommets, sans faire attention à la dernière marche.

De poursuivre sans crainte, sans bousculade et sans faute, toujours par les portes ouvertes, sans vieilles serrures aux fenêtres.

 

Est-ce un bien que de faire cette route ?

Selon un certain angle pour corriger les idées ou jeter quelque lumière sur son domaine à soi.

L’unique endroit au monde, une belle vieille demeure.

Choisir le jardin et l’ouvrir à quelques personnes seulement.

Un nom charmant et original

Sans mal à deviner, pour apprendre à connaître avec une grande confiance,

Après ce remarquable numéro, prolonger le vagabondage

A la rencontre des vagues, un instant de silence entre les falaises et le grand calme des eaux.

Savoir prendre le thé au cours de ce dîner particulier.

 

Est-ce pour soi que l’on prend cette route ?

-          A l’autre porte plus loin, n’avez-vous rien remarqué ?

Entrer dans une pièce, trouver sa place dans la famille, se réfugier dans la bibliothèque.

Trouver le quai tout près du rivage et rentrer toutes voiles dehors.

En paix, les uns avec les autres.

Ouvrir un autre chapitre sur la lande, après l’allée des ifs et sous le clair de lune, s’endormir.

C’est toujours comme ça quand on ne prévient pas l’artiste qui cherche son trésor.

Acquérir la science, de la faveur divine, témoigner avec secret,

Et franchir la barrière dans un si grand honneur

La roue du temps n’est en rien étrange, il se passe bien assez de choses, dehors.

 

Qu’est-ce que cela peut faire de choisir cette route ?

-          Pour pouvoir gagner la pointe, par-dessus la muraille du chemin ?

-          Voir le phare rose venu jusqu’au port ?

-          En ajouter d’autres capables comme lui de se relever ?

Et assister à une course comme un spectacle vers le haut de la berge, une fois la porte refermée.

-          Puis-je vous accompagner ?

-          Y aura t-il un miracle ?

-          Et vous, d’où venez-vous ?

On peut parfaitement croire à ces chiffres, ces équations de la volonté,

Au meilleur de leur amour et à la première aventure du monde,

A la nature du pays où il n’y avait rien sur la mer.

 

Et comment la faire cette route ?

Sans envoyer un messager à travers la pluie,

Sans se croire au paradis à son retour d’Italie,

Par les voyages continuels jusqu’à la dernière minute possible.

-          En êtes-vous sûr ?

-          La nature du sentiment intérieur a-t-elle des visions ?

Elle dit toujours ce qu’elle pense, vient sans carte de visite et envoie immédiatement en d’autres sphères.

-          Quoi donc ?

 

Quelque chose de commun avant de reprendre la mer.

 

Est-ce pour son bien alors ?

Cette tangible promenade qui se déroule bien loin des cavalcades,

Découle du sablier en marche et s’ouvre sur le salon illuminé du train bleu.

La joie de l’embarquement vers une plage de dunes,

En gardant toujours le sourire ;

Voler au-dessus de la surface, tels les oiseaux de mer,

Qui vont crescendo de l’écume à l’horizon,

La puissance de leur vol, la douceur de leur voltige,

L’équilibre comme un cérémonial  sans limite dans la cérémonie.

 

Mais à la racine de tout cela, quoi ?

Hardiment trier les formules et les totems comme les sorciers d’Erin,

Un don d’Uranus pour décrypter les litages et leurs aveux,

Voie des changements obligatoires.

Dans l’art de grandir et de rire,

Zoom sur le soin et son adresse,

Un sentiment à transcrire, comme celui de la vérité.

Sérieusement résistants, avant de devenir des âmes,

S’élever comme des édits.

 

Mais à la racine de tout, des miracles ?

Qui prennent racine dans les discours à venir

Une réflexion sur le monde pour une nouvelle lecture possible,

Certains lieux de l’île au partir de chez soi,

Un quotidien d’amitiés retentit dans l’onde,

Avec toujours l’espoir de trouver la mer.

 

Un autre monde positif

Et quelques références psychanalytiques, sans limites temporelles.

Présentes en personne, des idées et des résolutions, entièrement rassurées.

Qui disent : « Je vous connais »

Entre la narration et l’histoire,

La métaphore finale.

 

Mais à la racine de tout, l’art ?

A la limite de la vraisemblance, faire le choix d’habiter les environs,

Trouver un bonheur durable à la faveur du beau,

Qui ajoute toujours son grain de sel.

A la délicatesse du faire.

Plus que jamais en conscience, ici et maintenant engagée, totalement transformée,

Méditent sur la beauté.

Recevoir quelque chose de ce rythme très ancien,

Inscrire à la ligne la source de sa pensée,

Prendre le temps de l’acte de s’exprimer,

Tout est signifiant dans n’importe quel ordre donné. 

 

Cela peut faire rire quand un nouvel argument se présente,

A l’intérieur du texte.

Inutile de l’interroger, il nous reconnaît et peut nous emporter dans son île,

Il a toujours une course à côté, lui le hasard,

Qui prend tout le temps son air d’écouter,

A condition de jouer les architectes, 

Les marbres à nouveau réunis.

 

Puis-je vous accompagner ?

Un conteur écrit toujours une part de comédie,

Sur tel objet, il trouve la meilleure solution infatigablement.

Il parle des symptômes d’amour avec une simplicité de goût,

Et beaucoup de respect.

Un endroit plaisant où l’on dit les choses carrément.

L’écho de la nostalgie, à la nature chimérique, apparaît bien avantageux.

A force de réflexion, le nom de quelqu’un est là dans quelque prière.

 

Mais puis-je vous accompagner ?

Si tu désires quelque chose, il faut savoir le demander

Lorsque les portes sont fermées, les ouvrir tel un sésame.

Mentionner son nom véritable n’effraie pas et ne fait de mal à personne,

Le sourire gagne les yeux, transfigure tous les souvenirs.

 

Et quel est son nom sincèrement ?

Le destin, qui en décide toujours autrement,

L’essence qui atteint son but,

Le messager qui donne l’heure,

La loi qui fait faire ce que l’on ne veut pas.

 

Il y a toujours quelque chose dans l’air,

Une autre réalité,

Alors je me joins à vous,

Nous pouvons fabriquer un mystère,

Dire son nom à haute voix,

Et traverser la mer,

A la force des âmes des marins,

Enrichir son expérience dans des ports inconnus,

Soulager le réel d’un courant d’air,

Ecrire sans comprendre la vérité de sa première intention :

-          Exister ?

 

Et si vivre est un jeu pour rire et résister, préserver du danger du silence et rêver de liberté,

Je compte bien me livrer à cette expérience comme à une navigation heureuse.

 

 

Echange d'idées

 

 

 

 

 

TOSCANE

 

Une éolienne bleue sur la pergola,

Des bouquets au sol comme une éclosion au parc,

Une tour pour surprendre les balcons de la Riviera,

Des cheminées de château, une roue comme table, des rames de la barque.

 

Un temps festif toujours un peu loin du sommeil,

Une option de chronologie dans un développé de couleurs,

Transfert sans danger, des années sous le soleil,

A la place de l’envie, l’habituel jeu maîtrise le bois de l’enchanteur.

 

Tellement de pièces à considérer quand on accueille le jour,

Ne pas penser à côté du rêve qui gagne chaque bon moment,

Choisir de décider avec l’élégance probablement entre le contre et le pour,

Détails réglés sans imbroglio, la région est belle ; la clé des champs.

 

Conditions et origines de ce vert tendre de campagne, maintenant

Chaque jour légendaire né d’un concept simple, la vie,

La différence est au service du joyeux printemps,

Partir d’une flaque, traveling sur la pluie de l’Est, célébrer l’esprit d’harmonie.

 

***

 

 

SAISON

 

Le premier jour de la nouvelle saison,

Les éléments de la réalité demeurent décisifs,

L’horizon répond à l’appel d’une bizarre révélation,

Prépare dans un silence d’évolution, le signal distinctif.

 

Aller de l’avant devient de rigueur,

Pressés de rester présents, le guide a toujours une proposition,

Dans un deuxième temps, ils écoutent d’un trait la clameur,

Qui prend par la main sans contredire, l’arrivée de toute décision.

 

Avant le redoux réapparaît le vent d’Est,

On sait localement attendre son retour,

La pluie près de la côte, éclaire tous les processus qui l’attestent,

On négocie les histoires que l’on raconte, avec constance et sans détour.

 

Le soir même, d’accord ou pas, il décrète son nouveau règne vert,

Le printemps s’impose avec sa tradition d’unité,

Déjà il faut continuer, présider à la bonne marche, aux objectifs clairs,

Ce qui est certain c’est qu’il nous apprend ; capitale du droit de citer.

 

***

 

TOSCANE II

 

A-t-on le droit de faire des choix, dirigés sans objectifs ?

Et que sait-on de la chance ?

Une logique de l’expression claire, la meilleure solution à l’affirmatif,

Sans penser à autre chose, qu’à ceux qui sont là, en bienveillance.

 

Evidemment, loin des intérêts et du folklore, on regarde autrement,

Répondant à quelque certitude, qui prend au cœur, à l’âme,

Dans un soir classique, on assiste à l’âge d’or, différents,

Sans accumulation, mais dans l’importance attentive, sans blâme.

 

Sagement, on relate ce qui arrive à l’écart des collines,

De temps en temps, une image se superpose en priorité,

On fait venir la campagne relayant les appels de ceux qui cheminent,

On suit le raisonnement habituel de la journée, en invités.

 

Classiquement, tout le monde est d’accord dans les plaines,

On s’autorise sans délai le véritable message celui que tout le monde sait,

Quoi qu’il arrive on déclame la déclaration traditionnelle, humaine,

Dans l’éclipse d’une marée, on attend sans impatience, un mirage, au sommet.

***

 

 

D’ICI

 

Délicatesse, sans sort exceptionnel, tu éclaires le son des voix,

Tactiquement, tu programmes tes portraits sur scène,

Une intersection du style, de la clause, des arcades, le choix,

Sourire à l’occasion, une bonne raison de dire le meilleur sans peine.

 

Célébration, sans vert cotillon, ni blanche envolée,

Tu racontes l’histoire et les rêves de toujours,

Tu dis que rien ne doit changer,

Un engagement de découvertes sur le pont des lumières, alentour.

 

Imagination, dans ton accélération adaptée, décisive et légendaire,

Tu continues en experte à ne jamais perdre tes repères,

Ton regard perplexe te donne la clé, des champs et des mystères,

Une rencontre pour te placer à mi-distance, du ciel et de la mer. 

 

Histoire, tu les envies et les recherches entre les points,

Ton charme les qualifie d’amis, confrontés à tes faveurs,

Une vieille roue vous emmène dans ce havre joyeux, bien loin,

Dans ce cocon tamisé, juste fait pour calmer nos heures.

 

***

 

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VERBES EN …

 

Egayer ne suffit pas à dire combien les ressources apaisent,

Enjoyer convient davantage à l’eau vive,

Qui es-tu pour choisir les mots ? Une table des matières, une affiche sans malaise ?

Simplement un écrit pour ne pas oublier, l’aide-mémoire, le message des archives.

 

Jouer ne suffit pas à dire, combien les prières gardent,

Enjouer convient davantage à la douceur de vivre,

Qui es-tu pour écrire des poèmes ? Tout se joue à deux dés, des jeux du hasard qui retarde,

Soyez sages sur le monde sans chercher à paraître, simplement être le nouveau qui délivre.

 

Dialoguer ne suffit pas au langage de ceux qui accompagnent les messages,

Enparler convient mieux à celui qui ouvre les portes,

Qui es-tu ? Le monde ? Je joue avec toi le décodage de cryptage,

Au cœur du monde dans le calme d’un refuge à l’unité sans cohorte.

 

Raconter ne suffit pas à entrevoir en humilité,

Enhistorier convient mieux à l’épure des parchemins,

Qui es-tu ? Toi qui tiens dans une main, trésor de porcelaine ? Univers de vérité ?

Pour braver les éléments, et sourire dans la cour des miracles, la mission d’enchanteur et pour le monde, un soin.

***

 

 

EN AVANT

 

L’éveil qui éloigne le vieillissement

S’enthousiasme du cri qui dit : « Joie » !

Le rythme qui fait rimer le jeu et l’heureux ; gai instrument,

Outils de la vie aux cent quarante millions de pensées par jour : quel effroi !

 

Alors autant les distraire, les traversées aventureuses,

Les assumer, les expériences renouvelées,

Les franchir, les passages instables, les éprouvés sincères, les odyssées joyeuses,

L’art de soi est toujours liberté acceptée.

 

En mission spéciale pour se joindre à chacun,

Rechercher le terrain favorable du dire et du dédier,

Un merci à la vie qui espère tout du présent, d’un matin,

Sans se départir ni se défaire, juste ardemment désirer.

 

Litanie du temps qui passe sans abandon de l’imaginaire,

Lettre ouverte à l’action vivante, aux conséquences lucides,

Une délivrance découverte, à la réaction sans nuisances, légère,

L’instinct vérifiable en chaque émotion, alchimie du solide.

 

***

 

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FIL DU TEMPS

 

Le fil du temps, c’est l’écume des heures battant sur le roc,

Ces jours qui passent avec facétie,

Juste faits pour voir la mer, sans amertume et sans choc,

Etres de solidité, là pour saupoudrer de grains de sable, la vie.

 

Le fil du temps, c’est une existence unique,

Un être ensemble du groupe au collectif

Un lien de curiosité, à l’écoute synchrone, physique,

Des racines de notre héritage à tous les « moi » actifs.

 

Le fil du temps, c’est l’humanité solidaire,

La présence des actions, cœur de l’appartenance,

Ce qui est appris sans surprise, de l’abécédaire,

Le jardin secret de mon portrait, en reconnaissance.

 

***

 

 

UNE VIE

 

Une vie pour voir pousser des feuilles aux fenêtres,

Récolter du miel sur le chemin,

Boire l’eau des prairies,

Donner de l’astre au soleil,

Un toujours au ciel bleu.

 

Une vie pour clouer le bec au prince sans visage,

Battre de douceur tous les jurons de fidélité,

Semer la liberté en terre d’ailes,

Voler les lignes de son corps

Et jouer au cercle de feu.

 

Ecrire des pages de passages, de permanences et de découvertes

Connaître la place du don,


Et dessiner la forme exacte de chaque lettre ; dessein.

 

***

 

LA CURIOSITE

 

L’entendeur de l’ancrage et bien loin du pourquoi,

Sait écouter l’ici et se recueillir en chimères,

Se rappeler en mystère,

Se ressusciter en vivant,

 

La curiosité seule nous fait continuer d’être.

 

Les fleurs poussent quand on les regarde,

Les arbres prennent les couleurs qu’on leur donne,

L’eau est vive, l’air est clément,

Tout est lumière.

 

La curiosité seule nous fait continuer d’être.

 

Le mur du temps protège du vagabondage,

Il court droit et ne regarde jamais ailleurs,

Ceint le jardin intérieur

Une parcelle d’herbe courte nous sépare du dernier pont

 

La curiosité seule nous fait continuer d’être.

 

 

***

 

NUIT

                           

La nuit est superbe dans ses forces naturelles, une vie contemplative en pleine conscience de sa liberté,

Une nuit pour accomplir enfin œuvre vivante, un journal à tenir, sphère suspendue dans l’espace retrouvé,

Ni trop tôt, ni trop tard pour des raisons diverses, on décèle sa présence,

Un nouvel argument de la saison des pluies, peint avec rage, l’instant d’après, en clémence.

 

La nuit accepte toute situation d’équilibre, une volonté hors du commun les premiers jours de l’année,

Une nuit qui suit son rêve de mémoire, d’une gaieté infinie pour le simple plaisir de jouer,

Ni trop tôt, ni trop tard, elle accepte une fonction, à l’ombre bleue, un peu humaine,

On construit son destin, capable d’écrire des textes à la lumière du jour, incertaine.

 

La nuit relit ses œuvres complètes dans la grande bibliothèque, à l’ombre de mon toit,

Une nuit sans phrases à spécifier, celles des artistes à messages, aux lueurs plus profondes aux prières silencieuses à l’endroit,

Ni trop tôt, ni trop tard, elle suit le cours de la vie se met debout pour une demande spécifique,

Edifier le palais des merveilles, d’une nature où le peintre habite – ce n’est pas un hasard – c’est un titre magnifique.

 

La nuit vit dans une palette de couleurs, source de vie, ouverte à tous les questionnements,

Une nuit sur la même couche chromatique, voilée de bonnes raisons qui murmurent, un pas plus avant,

Ni trop tôt, no trop tard, on se rapproche de l’étoile, de son gage d’amour réservé aux vivants véritables,

Une grotte aux fées, dans un monde humain – enfin- « on y est bien tranquille » gravé sur le marbre, admirable.

 

***

 

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Peindre : ce simple plaisir de vivre, au moins un peu plus loin.

La peinture ou comment les rêves continuent de vivre.

 

***

 

 

UNE ETOILE A SES PIEDS

 

Une étoile à ses pieds, bien tranquille ce matin

Ne dit pas un mot, pas une phrase ciblée,

En toute matière, elle commence à osciller,

Ouvre les yeux de l’esprit, gardé dans une bougie, à la main.

 

Une étoile à ses pieds, se rappelle à son souvenir,

Eclairée par le rêve de la nuit, au centre du récit,

Lui donne une nouvelle lecture, un autre dit,

Parfaitement heureuse, libre comme un cercle dans l’air, belle à rire.

 

Une étoile à ses pieds, là pour dire des merveilles,

Un lointain murmure, un double mouvement,

Unique soutien exposée à toutes les intempéries du moment,

A la douceur de caractère, oublie la surface de la Terre, et ses pareilles.

 

Une étoile à ses pieds, dans l’instant d’avant les autres planètes,

Additionne un détail nouveau, une création de l’esprit ouvert

L’œuvre de l’artiste aux colifichets, à la couronne posée de travers,

Regarde le ciel en son enfance émerveillée, devant lui le cadeau royal,  une cachette.

 

***

 

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LE TEMPS QUI EST

 

Temporalité de la vie aux longues murailles de réflexions intérieures,

S’imposer dans le grand théâtre, la force initiale juste à côté du réel,

Tout à fait extraordinaire, donner du sens au dévouement, à ses plus belles actions, aux bonheurs,

Un regard circulaire pour faire dire quelque chose, détails élémentaires de toute cervelle.

 

Temporalité de la vie où l’on travaille à l’instant crucial,

Dès les premiers rayons du jour, pour les âmes à histoires,

Acquérir le langage cinglant comme le vent inégal,

Préparés pour la nuit à l’approche du pont,  on voit le jardin s’éloigner sur le tard.

 

Temporalité de la vie à la forme nouvelle incapable de parler,

Pourtant toujours vivante, mercerisée de couleurs, rythmée par l’écriture,

Ses récits lui appartiennent, les choses justes d’idées,

Ses traces chantent encore l’art de la présence, sans fioritures.

 

Temporalité de la vie aux équations différentielles,

Elle vit de l’artiste, vrai découvreur qui sait cultiver sa terre,

Même sur l’eau de mer, il est toujours temps de prier dans une danse rebelle,

Une prolifération de regards, qui pensent que ce don est précieux – balnéaire.

 

***

 

 

VINCENT

 

Un magnifique jaune doré comme une vague chaude, solaire,

Son entreprise est sérieuse, sa méthode de création libre,

Son témoignage de souvenirs - comme les rêves- continue de vivre, un mystère,

Témoins de ces contrastes, de ce que son œil a vu, sans calibre.

 

L’ensemble de sa démarche j’en ai la quasi certitude,

Prône le retour de la joie, celle qui libère le soleil,

Son langage, sa pensée, l’étude de la nature humaine, ses inquiétudes,

N’ont pas de visage, pas d’âge, pas d’épaules larges, mais dans le cœur, des merveilles.

 

Il sort de sa vie comme grandi,

Loin de son pays natal, un fragment de mémoire, il doit l’accomplir,

Atteindre la réalité du monde, ses amis,

Et dans sa maison, accueillir des actes, des œuvres à réunir.

 

Dans cette métaphore, le tableau, il sème son grain de sel,

Opère le prodige avec une telle abnégation,

La légende qui dit «  Quand ma vie ? » et s’envole vers le ciel,

Par la douceur, clé d’un imaginaire à inventer une nouvelle construction.

 

Il invite dans ses couleurs les paroles murmurées,

Des retrouvailles des plus précieuses, partagées de silence,

Il trouve en lui la réplique, toujours à temps révélée,

Des épithètes rayonnants doux comme des récompenses.

 

***

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CONSTRUIRE UN MUSEE

 

Construire un musée tant est vif ton dévouement à la mémoire,

Pour réparer leur phare, entretenir la flamme,

Le long des rues, avec leurs beaux costumes noirs,

Pour chasser tous les doutes, sources d’enchantement de leur âme.

 

Construire un musée pour conserver des rêves, les images,

Qui vaillent la peine d’être regardées,

Pour ne plus les mettre à bonne distance, en cage,

Mais les rattacher à l’ensemble d’une théorie à inventer.

 

Construire un musée en tant qu’artiste et sujet,

Prendre forme humaine, la transcrire mot pour mot,

Sur le pas de la porte, dans le jardin d’en haut, ouvrir les volets,

Rassembler pleinement dix mille choses dans un murmure, un sursaut.

 

Construire un musée, une vue romantique, infinie,

Pour soulager les longs chemins, les bords de rivière,

L’un des premiers tableaux concerne la poésie,

Trésor d’un temple nouveau, mise en scène d’une nouvelle ère.

 

Construire un musée pour qu’ils puissent témoigner,

La main dans la main, au moment de surgir,

Réconfort d’une humanité dans une belle matinée,

L’éternité à jamais bienheureuse, à la première place, sans mentir.

 

Construite un musée, c’est déjà un début,

Au milieu des planches, un songe joyeux,

Le mystère reste pourtant entier, du monde antique au passé ingénu,

Des objets sacrés ont leur place d’avenir, avec les compagnons de rue, l’essence du rire, au milieu.

 

 

Muriel CAYET

 

Avril 2018

 

Poésie au présent permanent

 

Pour se donner du temps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 janvier 2018

Poésie au présent- Formules poétiques - Muriel CAYET - Janvier 2018

 

 

le jardin aux oiseaux

LE JARDIN AUX  OISEAUX

 

Commencer par écouter le chant des oiseaux,

Au bout du chemin, entendre la vie qui défie le temps,

Un jardin au bord de la route dont ils sont les héros,

Accord parfait des retrouvailles, des actes bienveillants.

 

S’adresser à l’humain qui sait entendre le silence,

Dans l’espace géographique, choisir l’universel, le là,

Entre sol et ciel, une joyeuse approche colorée de la science,

Des arbres, des fleurs, des végétaux par milliers, vert magma.

 

Orienter vers l’ouest ses gestes et faire des signes,

Que l’on sait comprendre et recevoir heureux,

Inscrire sur le registre, notre rôle et nos actes, insignes,

Au cœur de l’énigme, des archives à la source, inviter les valeureux.

 

Enoncer les mots à haute-voix pour qu’ils ne se perdent jamais,

Montrer la voie que l’on a tracée dans la nuit,

Conter le présent dans une équation de vers, sans imparfait,

Rencontrer l’inconnu en soi, et de son histoire, édifier le récit.

 

***

 

vie

 

 

VIE

 

La vie est documentation quotidienne qui s’écrit,

Expérience d’heures aux minutes inoubliables,

Une explication de textes d’un investissement non travesti,

Une approche tranquille et familière de chroniques affables.

 

La vie est raisonnement à l’envers, sens de toute question,

Une compréhension à bras le corps de chaque propos,

En dièses et bémols pour clarifier le terme de sa précision,

Des idées données en guise de remerciement, cachet de dépôt.

 

La vie est source de sourires, l’envers de l’éphémère,

Découpage en strates d’années au passé enseveli,

L’art de la méthode, un pas après l’autre, cheminer sans barrière,

Une grande aventure intérieure, à la mémoire intrinsèque abolie.

 

La vie à l’ordre baroque et bohémien, sans compas, ni raison,

Justifie en soi l’écriture des rives et des dérives,

Pour réfléchir au mieux l’item de lumière, du soleil les rayons,

Valider le parcours, par un mot, un seul, la joie et ses récidives.

 

 

Muriel CAYET

Janvier 2018

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11 janvier 2018

Poésie au présent- Formules poétiques -L'artiste et son rôle à jouer- Muriel CAYET

 

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TEMOIGNER EN HUMAIN

 

Témoigner en humain, c’est l’art de la maturité,

Réinventer son monde et en élargir les frontières

De la perception, en pesant les sentiments et les fraternités,

Passant les consignes de ceux qui ont oublié hier.

 

Témoigner en humain et de ces vérités sans prix,

Prouver les valeurs auxquelles on croit,

Un espoir pour la vie qui ne connaît plus la poésie,

Plus grand de savoir demeurer un enfant, qui voit.

 

Témoigner en humain sans cesser de se souvenir,

Des nuances, des harmonies, des tableaux de compagnie,

Défendre des couleurs bien au-delà des soupirs,

Vivre plus intensément, créer un jour après la nuit.

 

Témoigner en humain pour faire des miracles,

Distinguer chaque trace, chaque empreinte, unies dans l’éternité

Objets majeurs de recueillement, d’obstacles au sort, loin des oracles,

Offrir un nouveau quotidien, et des clés à faire cliqueter.

 

Muriel CAYET – Janvier 2018

Posté par murielcayet à 17:37 - Permalien [#]

28 décembre 2017

Poésie au présent- Formules poétiques -Décembre2017 - Muriel CAYET

miniatures paysages

 

VITRIOLA

 

Quand les portes ferment mal,

Ne jamais demander aux ennemis d’en bas,

Prendre ses deux mains, sans rage, en climat amical,

Et balayer l’espace, du grain de sable au gravât. 

 

A l’origine, tout est écrit en lettres capitales,

Pour monter le son du dialogue, pour dire je ne sais pas,

Ignorant le chemin qui mène à la maison originale,

De toutes façons, liée par le jour et la pluie fine de Vitriola.


La blancheur immaculée des monts de Carpinelli,

Pays d’observation à curiosité intermittente,

Protégée de la méthode, quand avant la nuit,

Sur le seuil du grand chalet, quelque chose vous hante.

 

La première idée est de changer de rue,

Retrouver dans les vieux livres, le fonctionnement

D’une époque ou plutôt d’un chemin, inconnus,

Avec l’espérance partout, longtemps, attentivement.

 

***

L’ECRITURE

 

Les antiques publications ouvrent l’œil,

Quand la question du titre nous fuit,

Les paradoxes modernes au hasard du recueil,

Livrent à leurs manuscrits l’avènement du récit.

 

 

Préambules sans techniques et rythmes et commentaires,

L’ancrage narratif se fige dans l’histoire,

Les points de vue, les idées et les inventaires,

Portraits de famille et passions au parfum de mémoire.

 

L’âge des romans se calcule à la tache,

Jaunie ou écarlate sur chaque feuillet

A la trace laissée par le regard qui se cache,

L’écriture complémentaire, de feuilletons en nouvelles, emportée. 

 

***

 

 

NOUVEAU JE

 

L’invention d’un  nouveau je,

C’est la stratégie de l’ouvrage,

De son geste narratif qui rend compte, qui rencontre, hasardeux,

Les textes se croisent, les interlocuteurs s’expriment, deux par deux.

 

L’invention d’un nouveau je,

Loin de la parole théorique d’un autre âge,

C’est un relais entre l’occasion de revenir sur le commentaire,

Et les allusions, les illusions, une conversation fragmentaire.

 

L’invention d’un nouveau je,

Ce n’est pas un recensement du savoir, mais une intrigue sans adage,

Une rêverie utile pour rejoindre l’oasis, et s’enraciner,

Une réflexion magicienne à l’idée incomparable d’intemporalité.

 

L’invention d’un nouveau je,

C’est être destinataire du dialogue, du droit inaliénable d’aiguisage,

Une délicatesse du don, un désir d’entendre, le droit de dire,

Que sans connaître le dénouement annoncé, le destin sait se définir.

 

***

 

LES HASARDS DU MONDE

 

Les hasards du monde, intercalaires de spectacles de vies, de rues,

Ephémères résultats sensibles de l’être et de l’étant,

Parler pour dire, rire pour l’écrire, sourire aux souvenirs, ingénus,

Face au miroir de la scène, étudier les signes, protocole du vivant.

 

Les hasards du monde, lois d’unité et accords d’harmonie,

Miracles de la nature ou écarts de mystère, sans procédé de fabrication,

Toujours en mouvement, d’esprit ou de chair, loin des systèmes assouvis,

Face au miroir de la scène, imaginer le réel et nos conversations.

 

Les hasards du monde connaissent la vérité poétique,

Jeux de création purifiant la réalité, notre trésor d’émotions,

Définissent le geste, les enjeux de l’âme, magnétiques,

Face au miroir de la scène, nous frappent et font registre dans l’intention.

 

Les hasards du monde sentent l’enthousiasme,

Placés  tout près du but tels des axes de fuite,

Les mots comme amis, ailes du destin sans pléonasme,

Face au vrai de la scène désignent l’idéal, célèbrent les images, et se livrent de suite.

 

***

 

 

LES BONNES RAISONS DE CROIRE

Les bonnes raisons de croire

S’élèvent en quelques minutes de silence,

Sur les cartes des jeux d’aujourd’hui, loin des grimoires,

Les recettes du bonheur s’affichent en cohérence.

 

Les bonnes raisons de croire,

Elles sont toujours intuitives,

Bien loin du dépaysement au Nord de l’au revoir,

Au département Philosophie, s’exposent leurs missives.

 

Les bonnes raisons de croire,

Elles figurent dans un recueil scientifique,

Elles ont quitté Paris sans lui dire bonsoir,

Dans la catégorie virtuosité, elles s’exilent, magnifiques.

 

Les bonnes raisons de croire,

Elles sont de chaque côté de l’intersection,

Connaissent l’exercice de la poésie baroque, sans mouchoir,

Pour les habitants de la Cornouaille, elles s’unissent en compassion.

 

***

 

FIANCAILLES

 

Une bague sertie d’une émeraude

Fait toujours partie d’une belle collection,

Le même réseau de gemmes sans fraude,

Contrat de la Belle Epoque, sans mention.

 

La période d’étonnement passée,

A son doigt, la belle sélection s’impose,

Egale et sereine, brillante en facettes séquencées,

Elle s’offre silencieuse en rayons qui explosent.

 

Elle ne peut plus former une phrase,

Stupéfaite, elle se réfugie dans son ailleurs,

Cet atelier des Batignolles, force de gravité de l’extase,

Trébuchant sur le pont de bois, elle compte les heures.

 

Une bague sertie d’une émeraude,

C’est un gage pour la séduire à tout prix,

Structurer sa pensée, à l’abri, sans baguenaude,

Lui dire non, lui dire oui, à quoi tient donc une vie ?

 

***

 

HABITER L’ILE

 

Habiter l’île,

Sans notion de partage plus simple qu’une théorie,

Edition originale au milieu de la nature tranquille,

La porte vitrée entrebâillée sur le ciel étoilé, sans oubli.

 

Habiter l’île,

Et y voir sa lumière en bois doré,

Au pied de la cascade, son âme immobile,

Propriétaire de ce domaine aux maisons colorées.

 

Habiter l’île,

Heureusement, c’est le cas de l’arbre de Paradis,

Son parcours achevé ici, rédacteur de son codicille,

En guirlandes de branches et de bonne compagnie.

 

Habiter l’île,

Pas la peine de revenir sur le sujet,

A ciel ouvert, la meilleure adresse, infantile,

C’est ce tapis de taffetas vert au beau milieu de la forêt.

 

***

 

 

 

ALCHIMIE NOCTURNE

 

Quelle alchimie nocturne

Que celle du mystère à éclaircir,

Dans l’océan à marée basse sous ce poids de Saturne,

Les objets de prestige nous entrainent sans zéphyr.

 

Quelle alchimie nocturne

Surprend les gens de cette société,

Dans la collection de Marie,  on continue de se rassembler vers l’urne,

Qui enregistre doléances, paris, votes pour les cheminées.

 

Quelle alchimie nocturne,

Parie que l’île croit aux elfes,

Confirme des druides la tradition diurne,

De parfumer l’air d’un parfum d’orange sous la greffe.

 

C’est cette alchimie parfaitement moderne, brillant de mille feux,

Une fois passée la journée, elle se fortifie de voiles blanches, prochaines,

Au-dessus des toits, crée sa mythologie, d’un style heureux,

Labyrinthique comme le pays, exacte route, sous misaine.

 

***

 

EXISTER

 

L’existence accompagne les années,

Ou n’est-ce pas l’inverse ?

Elles passent leur temps à s’amuser,

De l’introduction à l’arrivée, pleuvant à verse.

L’existence s’accompagne d’années,

Ou n’est-ce pas le contraire ?

Icônes de la vie, elles s’entendent à merveille, comme les fées,

D’aujourd’hui à demain, histoire de changer d’air.

 

L’existence se compte en années,

Contraires ou inverses, chacune y va de son empreinte,

De l’entourage, de l’intime, de leur réciprocité,

Dans un ensemble artistique, elles dansent leurs contraintes.

 

L’existence se résume-t-elle aux années ?

Donnée restrictive, qualitative et erronée,

Elles passent toutes irrémédiablement comme les sabliers,

Pour s’établir dans le désert ou dans le ciel étoilé.

 

 

***

 

 

 

LES MOTIFS DE POESIE

 

Les motifs de poésie à l’état naturel,

Apportent leur éclairage, leur grande figure,

Confirment ce qu’ils veulent dire, même à elle,

Sur la route de la côte ou de la littérature.

 

Les motifs de poésie remplis de son parfum,

De l’époque des cerisiers ou du sable de la belle plage,

Aujourd’hui passée comme les chapitres du roman du matin,

Elle observe la magie pour l’apprendre plus tard, en tournant ses pages.

 

Les motifs de poésie parfaitement adaptés

Aux succès spectaculaires qui mènent au paradis,

Autant le dire, sans détection de gravité,

Avec quelle précision ils s’imposent dans l’ici.

 

Les motifs de poésie ne connaissent pas les magasins,

Encore moins la position des contraintes,

Ils vivent tranquilles, jusqu’à être publiés, sans fin,

Et naviguent de toutes leurs voiles, sans peur et sans crainte.

 

***

 

 

SEMBLABLES

 

Semblable à la nuit,

Sans encombre premier,

L’entourage exposé,

Gratuitement s’ébahit.

 

Semblable à l’entourage,

Sans gratuité exposée,

La nuit s’encombre,

De premières.

 

Semblable à la première fois,

L’entourage s’encombre gratuitement,

Quand la nuit sobre,

S’expose.

 

Semblable à l’exposition,

Gratuitement encombrée,

L’entourage de la nuit.

Fait sa première

***

 

 

LA FORCE DES HISTOIRES

 

Equinoxe d’automne,

Serein silence, tempête silencieuse,

Le monde en équilibre, naturel enfin,

La dimension humaine rééquilibre les forces,

Tracer le chemin

En ingrédients philosophiques,

Réalités plus authentiques,

Genre de phénomènes, retour à suivre,

Ne pas provoquer sans convoquer,

J’entends les couleurs, toutes ensemble,

Présent d’énergie, matière de la lumière.

C’est la force des histoires.

 

Hommages en paysages,

Fugitifs ingrédients,

Intense inhabituel,

Itinérance de randonnée,

Pour la part du rêve,

En départ de sillage,

A la pointe de l’aube,

Rester un exemple isolé

Contrées colorées

Pour la construction d’un ailleurs,

Une pensée engagée.

C’est la force des histoires.

 

Un thème océanique,

Réinvention de vision,

Tous les niveaux de lecture,

Glissement sur la carte,

Un espace habité,

Un rayonnement sans caprice,

Proposent une histoire personnelle.

Faire vivre la peinture,

Mise en signes de l’enchantement,

Les appels d’un nouvel horizon,

Une œuvre de l’esprit.

C’est la force des histoires.

***

 

 

L’ART DU DIRE

 

Quand l’art du dire naît d’une rencontre,

D’une figure éphémère surgit l’énergie de la vie,

Mythique figure d’un idéal imprimé, toile de fond des aiguilles de la montre,

L’extrait qui circule, catalyse du ressenti.

 

Quand l’art du miroir naît de prime abord,

Le processus se reflète en services nouveaux,

Des vagues traversent le temps et les souffles de bâbord,

Une héroïque responsabilité, théâtre des sens originaux.

 

Quand l’art de la lumière crée une supplique invisible,

Le mystère emprunte des méandres de questions,

Pour raconter les choses en regardant le vent, indicible

Univers de l’œuvre, de son écho singulier, sa prédestination.

 

Quand l’art de la pensée joue un morceau circonflexe,

En complet de sagesse, le bonheur y circule,

Regarde vers les îles, leur codex,

Changeant les âmes éclairées en chercheurs de formules.

 

***

 

 

LES SAGES

 

Les sages se présentent toujours de face,

Loin des mystères primitifs, des scènes de longtemps,

Pour espérer grandir en rêvant sous la surface,

Aux chapitres des hommes, la puissance du destin, discours imminent.

 

Les sages se présentent toujours de face,

Parole libre et indirecte, au départ d’ici et de là,

Un dialogue libéré sans grimace,

Une dialectique littéraire des moments d’ici-bas.

 

Les sages se présentent toujours de face,

Leur mémoire indispensable, leur mythe itinérant,

Un inconscient immense ou juste de l’audace,

En perspicacité, perpétuellement.

 

Les sages se présentent toujours de face,

Lucides, impliqués et paradoxalement poètes,

Dévoilant leurs dires, écoutant pour voir, parrainant les initiés dans leurs dédicaces,

Pour s’entendre rire et inventer l’enchantement à chaque conquête.

 

***

 

 

QUI RACONTE ?

 

Qui raconte ? Les questions, les attentes, l’imagination.

Qui construit l’espace autour de soi, qui lance la dynamique de l’existence ?

Qui joue un rôle dans le réel, qui attire notre attention ?

Le fonctionnement humain s’associe à la mise en scène, sans sentence.

 

Qui raconte ? La vie, l’aventure, le récit.

Qui tente d’explorer le temps, et le système existentiel ?

Qui joue la théorie des écrits ?

L’apparition tardive du narrateur est une évidence formelle.

 

Qui raconte ? Les dialogues, la responsabilité, la construction de la parole.

Qui plante le décor de lieux agréables ?

La sphère de l’invisible fait référence au ciel, aux atomes, aux hyperboles,

La source de chaque acte sort de l’ombre, impalpable.

 

Qui raconte ? Le point de départ, le mystère, la méthode.

Qui fait collection de couleurs à cueillir, de lumière à l’heure avancée ?

L’art de l’expression facile pétille de bonheur sans exode,

Le peintre naît avec ses souvenirs : « Aide-moi à devenir, destinée ! »

 

 

 Muriel CAYET

Poésie au présent permanent

Formules poétiques - Décembre 2017

 

 

 

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21 octobre 2017

Poésie au présent- Formules poétiques - Octobre 2017 - Muriel CAYET

 

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TERRAIN VIVANT

 

L’alternative, c’est ouvrir le tiroir d’une solution

Prendre en compte la différence, opter pour la disponibilité,

D’autres pensées, d’autres réflexions, un outil moral sans soumission

Pour une métaphore du monde qui sait faire place au poète, du foyer. 

 

Récréative, elle dit ce en quoi elle croit, connaît les coins et les recoins,

Elle fait travailler l’objet et l’histoire, les effectifs et les côtes paisibles,

A hauteur d’enfant, griffonne trois points bleus, espacés, mais toujours joints,

Sans rupture, ni coupure, elle crée son système à l’électricité sans fusibles.

 

Imaginative, elle reste à proximité de tous les accès,

Du phare à l’observatoire, elle visite les étapes étoilées,

Autonome, elle maîtrise les langues et adopte l’avis de sa personnalité,

Pour lui apprendre la liberté sans les calculs imposés.

 

Inventive, elle l’est aussi, la réussite humaine,

Traduisant son expérience en terrain vivant,

Traversant le ciel en milieu ouvert, sans misaine,

Voie navigable des instants éphémères, l’accomplissement d’un moment.

 

***

 

LE GOUT D’ECRIRE

 

Le goût d’écrire, sans cassure de passion ni blessure d’autonomie,

Sauve les pages que l’on tourne, c’est bien commode avant les tiroirs, 

Sans dénier l’alchimie des mots, les espaces à revivre, les sourires de clarté infinie,

Le goût d’écrire forme l’être sans obstacles, frais de rosée face au miroir.

 

Le goût d’écrire pour éveiller les facultés des actes et la volonté des signes

Pour se donner du temps, charme de toute chose,

Un été d’étude à cultiver l’humain pour prolonger le temps, qui désigne,

Au bas de la feuille un rythme naturel, un besoin affectif, une osmose.

 

Le goût d’écrire quand toute douleur fait place à la littérature

Quand l’équipage des lettres redonne du sens

Au joyau de l’intuition, à la face des rochers, sans nomenclature,

Partie prenante sans évaluation, d’une scène en chemin, sans manigance.

 

Le goût d’écrire, avec curiosité et lenteur, pour se donner du temps,

Accéder à la réalité, sans la rayer d’une croix,

Connaître la nature joyeuse de l’art poétique, enthousiasmant,

Et lire le message de l’encre jamais achevée, sous les éclats du ciel qui flamboie.

 

***


LES DATES SYMBOLIQUES

 

Les dates symboliques, on en remplit les calendriers,

Réécriture des contraintes ou sacrement des desseins,

Cochées, biffées, raturées, entourées, elles disent le printemps et l’été,

Célèbrent l’amitié majuscule ou le compagnonnage des saints.

 

Les dates symboliques font flotter haut les couleurs du temps,

Des vallées de messages personnels en miniature, concentrées en quelques nombres,

Une émanation particulière du souvenir, enroulé sur lui-même jusqu’à l’avent,

Rencontre sur l’agenda des merveilles ou sur l’almanach des ombres.

 

Les dates symboliques, conclusion de chapitres ou avertissement au lecteur,

Equilibrent les instants, les rencontres au soleil - Présent, lève-toi ! Soufflent-elles en chœur,

Point magique d’un programme créé au jour le jour, moqueur,

Renaissance de trêve, littérature du conteur.

 

Les dates symboliques se superposent à la mémoire,

Imbrication d’autres vies que la nôtre, aujourd’hui,

Symétriques à l’honneur, elles parlent de soi, façon grimoire,

Sur le terrain de la lumière, elles connaissant les codes de l’esprit.

 

***

 

UNE SEULE PHRASE

 

Une seule phrase qui parle de la naissance du jour,

Deux mots qui découlent, trois verbes qui réalisent,

La syntaxe d’un paysage personnel créant les alentours,

Le lexique de l’aventure poétique, la curiosité intellectuelle de tous les enfants qui lisent.

 

Une seule phrase pour partager ses poèmes thérapeutiques, sa terrasse d’accueil,

Parlez-moi, c’est mon métier, je suis là pour vous écouter,

Le pays de l’esprit est vaste, comme le centre des choses, un recueil,

Qui donne l’impression de taire un secret, sans le juger.

 

Une seule phrase, forcément positive, vers le lendemain,

Pour accueillir en pensée, liberté en sourire, force en cadeau,

Dans une chronologie commune, sans épuisement, sans profusion, juste main dans la main,

Pour donner de la vibrance à sa vie, un émerveillement au fil de l’eau.

 

Une seule phrase pour commenter et discuter, de la nouveauté,

Pour jouer avec les combles, et la mosaïque des signes,

A la source du mystère, des mots-clés dans une folle équipée,

Pour écrire le texte du « Bien sûr ! » évident comme ce qui le désigne.

 

***

 

CHEMIN DU CŒUR DES CHOSES

 

Pour commencer, se représenter le cœur des choses, un univers tout entier,

Qui se déplie dans un kaléidoscope de mystères à percer,

Puis trouver la source au détour des méandres particuliers,

Et ouvrir la porte des énigmes, pour simplement, s’y orienter.

 

Poursuivant la visite, on donne une définition personnelle

A toutes ses promesses, lucide signature pour graver chaque moment,

Se dire que la plus belle chose de la vie est une ritournelle,

Que chante le monde gardien de l’imagination en plein champ.

 

Cheminant dans sa course aux aphorismes, à l’essentiel,

On assume le mot fluctuant,

Savoir que la phrase doit donner à dire, jamais cruelle,

Un prisme de vision, défilant. 

 

En reprenant le trajet initial, à la source,

De toute résonance d’une échappée belle,

Souscrire à la vie et survivre au ballet de la course,

Gagner la rive, digue de mer, havre de paix d’une passion, rebelle.

 

***

 

 

REALITE

 

L’acquisition de la réalité naît d’une pédagogie aléatoire où tout est possible,

D’expériences variées, sans phrases toutes faites,

Des mots à trouver qui découlent d’une histoire dont la théorie est la cible,

Profusion de conclusions dissidentes, imaginaire à la fête.

 

La lucidité fait penser à un sourire de visage,

Resplendissant de radiance sous le soleil de nuit,

Loin des cahiers des charges et des doléances sans âge,

On écrit le thème serment sur la vie.

 

Tous les sens en éveil pour imaginer l’envisageable loin du programme,

Peut-on s’évaluer sans se juger ?

Eviter les manuels sans curiosité, les sciences sans naturel, les cerveaux sans âme,

Ne jamais écrire le mot fin pour plus de sincérité.

 

L’essentiel, c’est aujourd’hui comme plus beau trésor complété,

Avec l’ardeur déterminée d’une poésie simple, libérée

Après la toute dernière lecture, on signe large et heureux, non calibré,

L’autographe qui demeure inscrit, visible de l’éternité.



***

LES PORTES

 

La porte des uns, torsadée aux origines

Produit de compositions naturelles les plus anciennes

Système d’évidence, comme l’inventivité des machines,

S’ouvre sur des décors en structures, harmonieux, sans bruits de chaînes.

 

La porte des autres, loin des époques à magie

Toujours l’objet de questions lumineuses,

Code de tradition pour concrétiser les rêves d’infini,

S’ouvre sur un style inédit, une course de courbes, une table d’esprit, silencieuse.

 

Les portes des suivants, à l’accueil de qualité, au charme du pays,

Sous les rebondissements des rythmes de vie, d’un magnifique quotidien,

A la nature intérieure peuplée d’une collection de phénomènes, en épis,

S’ouvrent sur un paysage de saison, support de spectacle bohémien.

 

Les portes de chez moi d’un genre de bleu présent dans les maisons à trouvailles,

Aux imprimés de réflexion, à l’harmonie dispensée,

Un éventail de création au seuil poudré, où que l’on aille,

S’ouvrent sur un magasin romantique, un poème de vie réalisée.

***

 

UNE QUESTION DE POINTS

 

Tout est bien question de points,

Là où tout commence, le point de départ avec son arrogance naïve,

Son dessein primitif gravé dans une écriture symbolique, à pieds joints,

Sautant dans le creuset des chimères, formule mathématique native.

 

Vient le temps du point d’horizon,

Celui qui s’affranchit de l’équerre et des règles de trois,

Pour oser du Nord au Sud et même dans le désert, une navigation,

Au cryptogramme sans résultat à la carte libre, sans chemin de croix.

 

S’approche le point d’ancrage de la maturité,

Sorti du champ labyrinthique poursuivant sa rêverie,

Un Stonehenge de la connaissance en bandoulière légère, en tranquillité,

Une géométrie du voyage pour y voir plus clair sans effet de symétrie.

 

Le point d’équilibre marque sa force d’un seul trait,

Sans contrepartie, il perce le mystère et stabilise le viseur,

Accompagne la vie même au-delà de ce que l’on en sait,

Il permet confidence et bienveillance, attention impliquée du chercheur.

 

Le point d’imperfection se situe après le partage et avant le confort,

Dans la convivialité de l’autre, il sonne la chaleur humaine, l’hospitalité de pensée,

Dans son dispensaire amical, il parle de lui avec tous ses amis, du dehors ;

S’accrochant à chaque molécule vibrant comme jamais, à l’inattendu révélé.

 

 

***

LES SENS

 

Ressentir le feu sacré blotti au cœur de ses pensées,

Cheminer tel le Petit Poucet, ouvrir le vent à tous les moulins d’enfant,

Jouer une marelle à travers le temps, accueillir Montaigne en toutes circonstances, éclairé,

Se draper telle une reine d’équilibre, faire circuler en tous sens, le lendemain après le présent.

 

Hisser toutes les voiles, même au port,  y accueillir les jardins,

Vibrer tels les jouets tisserands, souffler le chaud et le froid,

Ressentir les monts et les merveilles, cibler les propos, le matin,

Accepter de l’autre ses labyrinthes, ses films des contraires, ses brouillons d’émois.

 

Oser vivre simplement sans façades,

Y mettre de tout, du léger, du solide, et se préparer,

A être de la vie, un clown prompt à préparer l’organisation, des bravades,

Choisir le cœur, vivre les éléments, briller de l’intérieur et y transmuter ses idées.

 

***

 

AIMER LES MYSTERES

 

Aimer les mystères, est-ce un remède à la certitude ?

Se lever pour dire bonjour quand la porte s’ouvre sur un espace, vaste,

Vagabonder l’instant d’un déjeuner de vacances, sans solitude,

Coussin bleu sur le fauteuil qui joue le rôle du retour, sans faste.

 

Aimer les mystères, est-ce reconnaître que tout se réalise ?

Quand on livre un nouveau meuble au salon, quand on coche une ville sur le planisphère,

La rue est méconnaissable, le faubourg s’épanche comme la Tour de Pise,

Lorsqu’on entre dans sa demeure, pour y faire sa place, son air.

 

Aimer les mystères, est-ce accepter la science comme une initiation ?

La recette immortelle du passager, calme comme un flacon se reflète dans son miroir,

Une médiane manifeste, la proue de tout, la comptine du messager d’Orion,

L’idéal se porte méticuleux, sécurité à tous les verbes, à la lumière du goût d’y croire.

 

Aimer les mystères, est-ce la seule espérance ?

Les rimes restent, embarcations d’énergie au cœur de la phrase, 

Gardiennes de l’instinct à la sagesse de leur imagination en séquences,

Un sentiment à la Shakespeare qui donne le droit d’en rire, à l’extase.

 

***

 

 

CARTES

La carte solaire, celle des saints des églises aux clochers florentins,

Songe rebelle et joue à se soumettre sans calvaire ni cavalcade, au drapeau,

Point de médaillon sans blason, point de cibles sans borne, ni de pont sans matin,

Elle est née au pied du fleuve, un bijou bleu Seine cousu au manteau.

 

La carte qui chante, une lutte de larmes remplie,

Un théâtre parisien quitte le Pont-Neuf vers le canal,

Labyrinthe simplifié de ses kilomètres, un trésor de joie sanctifie,

Un lien éternel, une science alentour, la lumière idéale.

 

La carte des émotions retrouvées, déjeuner en convivialité

Pour écrire à Saint-Malo sur l’invention du cinéma,

Dans un grimoire de la connaissance au secret retrouvé,

Le cercle de craie caucasien dans un théâtre de poche, rue d’Alésia.

 

La carte des souvenirs que l’on collectionne, au royaume des répertoires,

Symboles de caractère des regards en profondeur, qui dévoilent,

Une concorde de mai en délicatesse de roses, un soleil en miroir,

Les rayonnages de l’esprit sont infinis, aussi vastes que le ciel en ses voiles.

 

***

SIGNER SON VOYAGE

L’inattendu révélé, qui rayonne illuminé,

Juste humain en devenir, un temps qui veut tout dire,

A la croisée des mystères, à l’origine des données,

Décider de convoquer le temps à la conscience du sourire.

 

Un théorème en simplicité, chemin droit devant fier dans ses cale-pieds,

Nez au vent, tête en horizon, lumière de vie bouillant d’esprit,

Accord de fusion pour créer l’éveil, des molécules à faire vibrer,

Généreuses, lucides, offertes, poétiques et magiques, comme la vie.

 

Le dispensaire de l’humain s’exprime dans la convivialité de l’antre,

En bienveillante confidence, l’attention impliquée, à l’écoute de la matière vivante,

Ecrire tous les messages en formules de rêverie, inviter les points de géométrie en plein centre,

En ne voulant oublier personne, ni dans un champ de blé, ni sur les chemins en pente.

 

Participer à l’existence, dans un possible nécessaire

C’est signer son voyage, qui résume l’alignement,

La force essentielle, la réponse à tout propos salutaire,

Des zones libres en strates et spirales pour dessiner l’enchantement.

 

 

 

 

***

LE CONTE

 

Le conte est un outil, une romance de douleurs antiques

Sur une base de gravure en ébène, un raconté d’histoires, latent,

Qui regarde par la fenêtre, rivé sur la Côte de Jade, statique,

Une mer sans fin, bras ouverts, dans un complété de temps.

 

Le conte est un outil, une ouverture sur un nouveau monde,

Des couples de métaphores, des textes paradoxaux,

Des regards en miroir sur l’enchaînement des chapitres, des ondes,

Pour proposer une lecture d’un rêve, sans idéaux.

 

Le conte est un outil, pour jouer la ressemblance,

Une interprétation littéraire de la question posée, de la chose écrite,

Qui donne le la, dirige le navire vers le Cap de la Chance,

Pour s’étonner d’une lecture concrète, d’une sortie de fuite.

 

Depuis que le conte est un outil, plus de peur la nuit,

D’abord on tire sa couverture sur le bout du nez, pour braver du dehors, le vent,

De temps en temps, on partage ce moment, toujours bien à l’abri,

Quand vient l’heure du sommeil, on peut rêver, libre, maintenant.

 

***

 

UNE PERPENDICULAIRE JOYEUSE

 

La science comme une intuition, recette immortelle du passager,

Calme comme un flacon sorti du grand grimoire,

A la lumière, le goût d’y croire,

La comptine du messager.

 

L’idéalisme qui porte méticuleusement l’art des verbes,

Loyauté mise à toutes les phrases, médiane manifeste,

Un salut des alentours soufflé par le vent d’Est,

Papillon de joie voletant sur brins d’herbe.

 

Les rimes restent, c’est leur unique espérance,

Embarcation d’énergie au cœur de chaque vers,

Gardiennes qui guettent à l’instinct, l’unité de l’univers,

Reconnaissantes en générosité, sans restriction de la chance.

 

Des espaces à mystères, des navires étranges, la vie est ainsi faite,

Choix accaparant, havres épisodiques, quel procédé étrange

Que de naître à la vie, et d’en faire les louanges,

Une perpendiculaire joyeuse sur l’éternel parvis de la fête.

 

 

***

ECRIVANT

 

L’épistolaire, à la colonne blanche, à l’écritoire de bois,

S’offre des flocons multicolores,  la neige rose des poètes,

A la table, en cercles littéraires, un bol d’air au Café de la Joie,

Sur son pupitre près de la fenêtre, levain de littérature sans voilette.

 

Il rêve d’une science parallèle, d’une expression signifiante,

D’un nouveau chapitre, loin du commun, d’un service de réalité,

Galets en poche, sans gestes d’une complexité suffisante,

Au stade d’un bonheur contenu, un conseil de vie du monde, sans adversité.

 

Il regarde du côté de longtemps, la côte en fond d’horizon,

Une surface lointaine à l’aplomb de l’exposition, soleil en majesté,

Un passage de vert, espoir en collines, les signes des étoiles, des mots en allusion,

Son destin justifié du bout de son crayon, il appartient à la vérité.

 

Il pousse son pion de pensée sur le grand échiquier,

A la fête foraine, il dit la bonne aventure, patient en sa retraite,

Poétique sans objectif, sage homme, rêveur invétéré,

Il a vu l’Acropole dans toute sa dimension, universelle, des pieds jusqu’à la tête.

 

***

 

 

 

COUPLE

 

Attentif au bon, au chaleureux, au joyeux,

Lumignon de kermesse toujours en quête de primeur,

Aimant en bandoulière, collier de roses sur le cœur, jamais envieux,

L’homme labyrinthique sème questions et valeurs.

 

Elle, c’est la fille aux libellules, la poète des jours roses,

Enfant de l’art, elle connaît les cartes des jardins,

Sentiments sans sentences, à la tranquillité verbale, aux outils qui osent,

Elle voyage la terre tranquille, retrouvailles programmées chaque matin.

 

Entre eux, un cryptage familier, un foyer de convergences,

Portrait de famille en harmonie, crépitement de souhaits à la lueur d’une bougie,

Sur leur piste de jeu, sans table d’équations, la sagesse en élégance,

Ils postent les miracles dans une grande enveloppe à destination des amis.

 

Etres d’équilibre, as du sourire, gardiens de l’enfantin,

Leur dessein alternatif, rouage d’un moulin à l’âme fervente,

Comédiens impliqués à l’intérieur bohème, au havre plein de recoins,

Ils réservent à chacun un accueil de qualité, une assistance bienveillante.

 

***

 

LES JEUX

 

Symboles en avant dans la saveur du présent,

L’ici bienheureux en carillon, compagnon des crayons rebelles,

L’art comme un phare, jouet douillet des ménestrels en ribambelle, étonnants,

Dans la galerie des écrits, sur le pont florentin, s’offrent toujours le ciel.

 

C’est un miracle de la plume, un souriant vagabondage,

Serein en voyage, prompt à l’escalade des falaises,

Au loin surgit le mauvais temps, il les épargne, sans ombrage,

L’éclipse joue la combinaison indispensable, un manifeste sans parenthèses.

 

Ils ont de l’esprit, taquins, malins, railleurs,

Une démarche enchantée, une abnégation pondérée, leur liberté de penser.

La providence prédestinée, ils en connaissent les surprises des ailleurs,

Drôle de rituel pour le but à atteindre, une fois qu’ils ont tout tenté.

 

C’est un miracle des codes, tous ces dominos calibrés, ces damiers qui décident,

Qui sait épargner pour nous enchanter, nous réunir,

Voir surgir cette drôle de surprise, cet équilibre de lumière un après-midi de bastide,

Savoir mêler noblesse et modestie, et taire comme un secret, toute mélancolie.

 

***

 

L’EXPERIENCE DU VIVANT

 

L’expérience du vivant, ce n’est pas imiter, pas limiter, pas écourter,

Prédisposé, on a conscient d’être là,

Attentif aux signaux de la rencontre, aux messages édités,

Percevoir le mystérieux, mettre à jour sa vérité, à soi.

 

La providence sème toutes ses rimes à l’envi,

Evidence, chance, clémence, endurance, patience,

Pour démontrer les principes de base ; l’expérimentation et la conscience, pardi !

Dans une voie de sagesse, sans chemin de traverse, une course de la science.

 

L’espoir humain qui va de la naissance à l’accomplissement,

S’égare, obligatoire, avant l’ultime stade, la récompense,

Calme disponible, il prend ses pauses pour penser, lentement,

Ouvre la fenêtre d’esprit sans raison d’apparence.

 

Essence de l’existence, inventive du tout qui émerveille,

Elle intime à son univers, une saveur, un piment, un sel de douceur,

Bornes temporelles, elle ne demande pas la lune pour accéder au soleil,

Elle fait avec son unique précepte, son outil de credo : son cœur.

 

 

Muriel CAYET
Poésie au présent

Octobre 2017

 

fleur

 

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11 juillet 2017

Poésie au présent- Formules poétiques - Juillet 2017 - Muriel CAYET

 

diapo (4)

 

JOURNAL

 

Dans l’azur d’un sourire qui ne fait pas machine arrière,

Qualifiés pour admirer les fleurs, les dessins, les gribouillages,

Dans le bonheur réel des images de l’enfance, de ses termes nécessaires,

Pour bricoler sur le sable tout ce qui nous passe par la tête, libres sur la plage.

 

A travers une vitre sans opacité, ouverte et inspirée,

On regarde à dessein sans but concret, sans travaux de préparation, 

Des méandres imposés éclairent les plaines au jour achevé,

Comme un passé éprouvé, au sommet de la crête, près de la table d’orientation.

 

Sur la page de notes, écrin de trouvailles, nouveautés retrouvées,

On joue passionnés à garder le silence ou écrire des mots que l’on lit pour soi,

Maintenant un secret au cœur de la paume, incités à créer,

Pour découper le ciel en chiffons de couleurs, en pièges à émoi.

 

Dans une lumière innocente, progressive jusqu’au jour,

Tombe une pluie d’explications entre les signes mystérieux,

Quand sort de la place, la conséquence longtemps enracinée au pied de sa tour,

On comprend l’astuce, sans omettre toute ressemblance, on sait ce que signifie être heureux.

 

***

CHEMIN

 

Clarifier ses actes de destinée, donner un nom à la vérité,

Sentir présents les motifs et le coloris,

Germant autour d’un fait entrevu, le cœur d’un rire traversé,

Savamment perdu dans le labyrinthe des croquis.

 

 

Animer sans questions le bonheur passant, juste avant l’émerveillement,

Rêver pour suivre la vie aux saisons sans soucis,

Réunis sous la couronne d’un royaume interdit, l’infini voyageant,

Jouer avec les étoiles, lointaines et modernes, aux heures de l’oubli. 

 

Demeurer proches de tous les bruits dans une galerie où il ne fait pas froid,

Oublier le nom des refuges dans l’ombre d’un soleil appris,

Délaissant sa ville de châteaux de sable, son cahier d’intemporel sous le bras,

Sonder les mystères de l’orage sur le chemin d’un savoir déduit.

 

Valider d’un trait mille ans de choses humaines au moulin des secondes,

Déployer timidement les ailes d’une cause première,

Oublier l’intention éclairée par la lune d’un autre monde,

Sur un quai vaillant, unir ses mains sur son cœur dans une simple prière.

 

 

***

 

UN BUREAU REMPLI DE LETTRES

Un bureau rempli de lettres, sous le plein soleil,

Dans une formule saisissante, un album-photo simple symbole,

Quelque chose d’extraordinaire, un rythme en bleu, la bonne couleur dans la corbeille,

Et dans le ciel, un feu d’artifice de lumière naturelle, des coloris en plein vol.

 

Un bureau rempli de lettres, une nomenclature définie,

Autour du plus indéfinissable des mots,

Pour fermer la porte avec respect, expliquer ma théorie,

La conception d’un refuge qui abrite le vent, fort et haut.

 

Un bureau rempli de lettres, celles de l’extérieur,

Faire chanter l’envie de promener ses sabots,

En réponse à tout mouvement du visage, du bonheur,

Passer sa vie à contempler les flots.

 

Un bureau rempli de lettres qui font leur bonhomme de chemin,

Entre jeu de hasard et attitude désinvolte, un assemblage de noms bénis,

Pendant la traversée, cherchant à ressembler à la mer au petit matin,

Sur la côte sauvage, mystérieux et délicat, toujours à la même place, sur le rivage infini.

 

***

 

TOUS LES JARDINS ONT UNE HISTOIRE

 

Avoir le tempérament des plantes vivaces,

Un rêve inspiré dont le cœur fait corps au soleil,

Dépaysement émerveillé de tout jardin fleuri, bien en place,

Prêt à faire le tour du monde de la maison, du portager aux fleurs de corbeilles.

 

Connaître la contemplation d’une lumière très vive,

Le visage tourné vers la cour, d’un air enthousiaste, toujours gai,

Des esprits illustrés quand la nuit reprend conscience afin que l’âme survive,

L’histoire de sa maison collectionne une galerie de portraits.

 

Grandir près de la nature, sous son halo puissant,

Reprendre la marche sincère, l’hospitalité des personnages,

Son propre destin, sa vision, sa vérité à tout moment,

Dans sa transformation au milieu de la rue, conforme à son vieil âge.

 

 

Emerger davantage en un cercle de l’autre côté,

Dans le souvenir pour partir au plus simple vers l’intensité,

Ecrire au sujet des choses qui poussent et de l’harmonie des rochers,

Chercher la réciproque, ce que la vie inspire, un registre littéraire, un herbier.

 

***

 

 

LE TRESOR DU POETE

 

Le trésor du poète, c’est la simple pente des rochers,

Une villa promise au-delà du pont,

Une expression contente, au bord de la mer courtisée,

Un chemin facile, d’une grande importance, qui dit : « Allons ! »

 

Le trésor du poète, c’est un paysage idyllique,

Pour assortir les principes et s’étonner des images,

Balayer les certitudes loin de toute argumentation sémantique,

Du champ de la connaissance, vers le désert de la vérité, sans nuages.

 

Le trésor du poète, c’est une étape sur l’horizon,

Pour finir le livre par le mot véritable,

Grandir en diminution de tristesse, sans illusions,

Une heureuse vie implicite, supposant le mystère valable.

 

Le trésor du poète, c’est de jongler avec les sens,

Dans la liberté compréhensive sans déchirement,

Pages réconfortantes pour quantifier l’absolu d’une clémence,

Et voir s’écouler le sable vital de la réflexion, merveilleusement.

 

***

 

 

DEVOIRS DE CAPITAINE

 

Le long des voiles écarlates, mystérieuses et délicates,

Pour tranquilliser de leur attitude désinvolte  la masse des flots,

Loin du lever de l’aube, troquer le repos contre les traversées d’acrobates,

Pour que le capitaine puisse vérifier, sur chaque mer, le nombre de bateaux.

 

Le long des côtes sentimentales et des frontières souveraines,

Pour connaître la valeur des idées mouillées,

Unir la connaissance en des termes sous misaine,

Pour que le capitaine puisse ne jamais se retourner.

 

Le long des lignes de réalité lues dans la main du mousse quand il prend ses quartiers

Pour regarder les signes aux racines de l’horizon, du réel la vérité,

Sur une piste logique où l’on peut rêver des pages blanches du grand cahier,

Pour que le capitaine ose un discours sans dogme sous le phare éveillé.

 

Le long des refuges réunis sous la coupole de l’infini,

Pour rassembler l’actif et le passif dans une journée,

L’eau tombe verticale, mate sur la photographie,

Pour que le capitaine prononce une parole, fier de sa mission ou simplement étonné.

 

***

 

 

 

 

REVENIR A CETTE IMAGE

 

Revenir à cette image, qui s’estompe au bout d’un moment,

Avec la conviction d’un long séjour, malgré les calculs exaltés,

Toujours symboliques, les sérieuses résolutions avec leurs arguments,

La familiarité de ces questions nous pousse à voyager.

 

Revenir à cette image d’un être tout entier, sentimental,

Avec ce mot à la graphie ronde, forme brève de la requête,

Qui sait faire la route ou prendre le chemin des intervalles,

A l’heure actuelle du rêve ou au cœur de la fête.

 

Revenir à cette image, une fameuse horlogerie qui se joue des évènements,

Une lettre m’attend, distraite à vrai dire, parlant le sublime,

Ce que je vais écrire au beau milieu, sans effet magique, juste parlant,

Il est utile de le dire, d’en trouver l’arabesque ou la rime.

 

Revenir à cette image, du beau temps, du maintenant, de l’immédiatement,

C’est bien l’ouest par-là ?  Je marche sans parapluie,

Une question de mise en page des souvenirs, surgissant,

Aux premières heures du matin, garder l’entrée en matière, l’aujourd’hui.

 

***

 

LA LEGENDE DE L’ILE

 

Les roches médiévales, aux itinéraires environnants, un défi permanent éclairant les ruelles,

Une maison blanche en solennité, un moulin aux dérives jouant toutes les tonalités,

Une réserve protégée près de l’anse du château, tout en algues en ribambelles,

D’une nature sauvage aux façades vierges pour longer la mer, vénérée.

 

Pour le pays, l’île est un territoire de bonne logique, une perle millénaire,

Un laboratoire rationnel, un édifice de variétés, une grotte naturelle,

Constamment en expédition, de la colline de l’ouest à l’étendue du sud, débonnaire,

Le littoral se déroule en vecteur mobile,  un souvenir lointain de vols d’hirondelles.

 

L’île est méticuleuse, l’émanation d’un raccourci de course autour du monde, un idéal,

A l’intérieur, les marchés qui miroitent, les maisons fantastiques, surtout celle du collectionneur,

Un projet estampillé, des histoires joyeusement composées, une pièce écrite, vitale,

Un coffret de voyage prêt à partir dans l’enchantement du vent, des confidences à toute heure.

 

La légende de l’île conte les couleurs de la nature, les étincelles des étoiles, l’aide des amis,

Acclimatée à l’ensorcellement, d’une beauté vérifiée au bout de chaque chemin,

Sous son abondante floraison, elle a toujours un chapitre à terminer, une légende à connaître –hormis,

Sa générosité en générations, ses falaises de calcaire, d’accès toujours faciles, surtout les matins.

 

L’île invente sa lumière tout au long de l’été,

Une passerelle culturelle aux reflets chatoyants, un décodage de belvédères,

Elle prend ses marques avec naturel, sur la plage de galets blancs en spirales composés,

Pour accueillir la prière des joyeux enfants, leur collection poétique dans un unique itinéraire.

***

 

 

DE RETOUR DE LA VILLE


De retour de la ville, à la saison douce des ruisseaux vivants,

Aux senteurs à l’ancienne dans la promenade du matin,

On connaît les terroirs de passage, on sait lire le marbre sur les bancs,

Dans un courant de tradition, la curiosité est d’époque, les beaux jours, un écrin.

 

De retour de la ville, on sent l’œuvre vivre, l’expérience du vent,

Il fleurit sur mesure, la galaxie fait le reste, mélange idéal,

Il navigue véritable, fait passer l’été sans cheminée, naturellement,

Fascine en empreintes, élément essentiel loin du machinal.

 

De retour de la ville, on retrouve l’océan et sa nouvelle collection de souffle blanc,

Dans un style différent, le tableau florissant d’un jardin qui court jusqu’à la mer,

Dès que possible, havre de toute journée, il partage une vue sans fin, le temps

Suspendu dans les splendeurs de l’île, la raison connectée aux abers.

 

De retour de la ville, on regarde par la petite fenêtre les sujets au recto,

Une nouvelle génération de joyeux en ruelles, de plumes en tête à tête,

Un nouveau parfum à la tombée du jour, le papier peint du tableau,

Qui décrit la citadelle et dit : « Quelle chance ! », en admirant la vie, sa plus belle fête.

 

***

 

UN BLEU DE TRADITION

 

Un bleu de tradition, c’est une couleur qui relie les oxydes, le regard au bout des doigts,

A chaque instant, alternatif, égalitaire, il tient conseil en son ancienne demeure,

Il couvre les chemins de la ville, il souligne le nom de cette maison, ouvre une parenthèse dans cette voie,

Précieux sans reproduction, il essaie la liberté, joyeuse en avenir, symbole de son bonheur.

 

Un bleu de tradition, c’est une couleur pour embellir, un supplément de modernité,

Il connait le scénario de suite, la contribution aux vagues turquoise, le velouté des lignes,

Une finition intemporelle aux rayons du soleil, pour lever le mystère en début de soirée,

Et programmer une espérance, des archipels en substance, de notre temps, une thèse digne.

 

Un bleu de tradition, c’est une couleur en source, un médiateur itinérant,

Pour peindre les variations du lieu, organiser à la carte,

De la belle ouvrage sur une page de cahier, d’un coup d’œil saisissant,

Sur le bord du lac, une flânerie ou un hymne juste avant que l’instant ne parte.

 

Un bleu de tradition, à vrai dire, c’est une couleur de silence, de première fois,

Il garde l’essentiel pour lever le voile, réussir le printemps,

Un arc en ciel parfaitement dessiné un jour de pluie, premier acte du moment d’après la joie,

Une vaste surface protégée de la houle, une marine déclinée, secrètement.

 

***

 

REFUGE

 

Le rouge de la terre n’est qu’à quelques instants,

L’arrivée des navigateurs a toujours une signification,

Oubliés les chemins, les voies, les jardins, des rues, l’enchevêtrement,

Le témoignage se lit dans les écrits, sans prétextes ni contradictions.

 

Une succession de dunes au milieu du paysage,

Une longue plage blanche en bout de plaine,

Le coucher du soleil sans commentaires, protégé de la latitude, des passages,

Sanctuaire séculaire, le promontoire de cette terre court à perdre haleine.

 

Les cours d’eau fréquentent la cité, dans une géométrie régulière,

A mi-chemin des circonstances, un quotidien sans précédent, une idée des plus caractéristiques,

Les villas resserrées siègent en volonté parachevant l’atmosphère,

Les ressources sont des cadeaux précieux, finalement une promesse symbolique.

 

Ce refuge vieux de trois siècles tout en renommée en vestiges d’archipel,

Emplit ses poumons d’un air de saison sous influence musicale,

A l’est de l’ouest un vagabondage en loyauté, une ouverture sur le monde, un appel,

Le ton est donné, mystérieux, comme le récit de la première pierre d’une cathédrale.

 

 

***

 

 

LA DIMENSION POETIQUE

 

Ressentir la dimension poétique de la vie, c’est donner un esprit à la grande plage,

Un éclat rouge à sa mesure au soleil d’un mystérieux archipel,

L’indigo aux nuages sans souvenirs, un grand nom à la vaillance que donne l’âge,

Faire taire les lignes blanches et quadriller le ciel comme les hirondelles.

 

Ressentir la dimension poétique de la vie, c’est aussi créer un musée de silence,

Le réel en spectacle dans un style enchanteur,

Sur la surface du tableau, quelques taches d’encre, une écriture en cadence,

En quête constante de nouveaux formats, de lueurs.

 

Ressentir la dimension poétique de la vie, c’est encore entrer en espérance, en quête d’un écrin,

Connaître les codes des ports d’attache, les routes des souvenirs des lendemains,

Les mesures à prendre sans la moindre exigence, se lever tôt, être à l’heure le matin,

Appréhender sans parenthèses, le progrès à transcrire, la clarté à servir, l’espace d’un rêve, cristallin.

 

Ressentir la dimension poétique de la vie, c’est mélanger les caractères d’une matière intemporelle,

Rédiger les surprises, orchestrer les promesses insistantes,

Patinées par le temps, initier tout en finesse des escales, des aventures sur la grande échelle,

Du monde nomade à l’immédiate réalité, andante.

 

Ressentir la dimension poétique de la vie, c’est confectionner sur mesure des motifs, des murmures au hasard,

Un style littéraire sans complexité dont on connaît le mot de la fin, celui des souhaits,

Qui a rendez-vous sur les hauteurs avec le soleil au premier regard,

La mémoire au travail, voyageant la destinée dans un assemblage parfait.

 

 

 

 

Muriel CAYET
Poésie au présent permanent
Formules poétiques

Juillet 2017

 

diapo (6)

 

Posté par murielcayet à 20:25 - Permalien [#]

16 juin 2017

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LES FRUITS

 

Les fruits de la mer regardent le grain tomber en silence,

Chaque alizé a un prénom, le cœur voyageur, chantant alentour,

Pour enjeu, la sauvegarde de leur danse, de leur chance,

Bien loin des humains et du temps, une voie de l’aller sans détour.

 

Les fruits de la pluie sourient aux souvenirs, un rayon dans le vent,

L’âme des mots au hasard du cahier souligne les pages,

Un écho d’azur, des couleurs à l’horizon, un éveil du temps,

Des maisons en liberté, des phares en espoir, l’emmenez-moi du voyage.

 

Les fruits du rêve sont toujours au bord du bonheur,

Un front de guérison pour une demeure en rire,

Il leur reste la vie, du pays à découvrir, des rochers à l’honneur,

Un pré aux fées, l’inscription au paysage, un chemin à écrire.

 

Les fruits de l’arc en ciel colorent un arlequin en fantaisie,

Réminiscence de matériel à magie humaine, de présence affirmative,

Un alphabet en action, des valeurs en utopie,

Il leur reste à raconter la pensée, à monologuer en missives.

 

Les fruits de l’art créent des codes, des discours, des formules à exprimer,

Des grimoires à reformater, des histoires nouvelles à fabriquer, des jeux à combiner,

Une intuition narrative proche de la quiétude, du rêve à former,

Il leur reste la métaphore, la surprise des symboles à affirmer.

***

 

 

LES OUTILS NARRATIFS

 

Les outils narratifs livrent leur littérature au son d’un monologue, d’une méditation,

Questionnent l’inspiration en phrases ou en prières,

Philosophent en rhétorique et racontent leur roman, d’un éclat de rire, d’une implication,

Et surprennent toujours au moment de transmettre leur expression, leur manière de faire.

 

Les outils narratifs chantent leur dialogue épistolaire, leur projection surprenante,

Racontent un théâtre de lecture, une projection d’intelligence,

Travaillent la linguistique, pour mieux rencontrer le langage, sans mots qui mentent,

Et définissent leurs rêves fixés jusqu’à présent, sans prendre trop d’avance.

 

Les outils narratifs, médiateurs à musique lente, affranchissent la bonté,

Novateurs en métamorphose, ouverts à toutes les métaphores,

Eclairent en empathie, germent en générosité,

Et soulignent la qualité de leur parole, parlant toujours plus haut, plus fort.

 

Les outils narratifs ne recherchent que l’unité de soi, la tolérance sans révolte, singulière,

Respectent la lucidité de la pensée, la réflexion du refus, la réalisation de la résistance,

Impeccables dans leur invention, généreux dans leurs histoires d’aujourd’hui et d’hier,

Et partagent leur pensée symbolique, une photographie nette de leur transcendance.

 

***

 

L’INSTINCT

 

L’instinct joue avec l’inspiration et tous les deux, ils créent des images,

Ils livrent leur littérature, une linguistique musicale, un langage,

Des mots narratifs, une lecture poétique,

De la psyché en projection, de la philosophie en regard, utopique.

 

L’instinct joue avec les questions,

Ensemble ils répondent avec clairvoyance à toutes les communications,

Des mots concrets, désintéressés, à une destinée du devenir,

Une fatalité à faire de toutes les lectures, une simplicité à lire.

 

L’instinct joue avec ses jouets ; l’Oser, l’Affronter, le Tenter, le Réaliser,

Ensemble, ils écrivent, toujours avec des verbes, surtout Aimer,

Ils partagent leurs pensées, créées en eux-mêmes, en destinée,

Et deviennent concrets, évolués, éclairés, dans l’expression de leur fatalité.

***

 

SEMENT

 

Méticuleusement, il dessine un bateau, d’un bleu puissant,

Puis prend son crayon noir pour une balade en chapelle, un périple sur un banc, juste pour sentir le vent,

Le bois coloré parle le langage des pierres rouges, une campagne en balançoire, de joyeux sentiments,

Le stylo d’art de jadis joue l’air le plus gai, une atmosphère de rêves magiques, une énigme en enchantement.

 

Précieusement, il stimule le carnet qui mentionne, une médaille, des boulevards en déplacement,

Un engagement d’un message ancien, une main qui crée l’histoire, un théâtre d’évènements,

De l’intemporalité philosophique, il connaît le message secret, ses questionnements,

La botanique pour communiquer son style, ses bienfaits, ses atours, une source de tous les moments.

 

Vaillamment, il trace un vecteur estampillé, un sentier mélomane, sa nature nocturne, mécaniquement,

Il ressent le rythme du sentier qui prend le chemin du monastère, pour dire le silence de juin qui réchauffe, scientifiquement

Il enveloppe son geste d’une poésie de bord de mer, Place de la Comédie, un acte qui rêve et pardonne tous les instants,

Ecrivain de contexte, il joue le jeu du chevalet, un trajet visuel essentiel, hymne concentré, en passant.

 

Immédiatement, dans sa concentration réalisée, il conserve ses priorités : soigner en aventures, cherchant

La mélodie des mots, la revue des clartés, s’inscrire un matin dans l’écho du temps,

Une lettre sur le pupitre, merveilleux lyrisme, chrysalide de fable, rêvant,

La ville de pierres sous le soleil, généalogie des ponts et des blasons, un air joli, brillant.

 

Heureusement, l’artiste est un kaléidoscope d’éphémère, d’autant et de décidément,

Quelquefois, il peut faire escale, une halte ou une joyeuse aventure, un matin de printemps,

Il part en tournée, à l’aurore, en odyssée, de long en large, choisit sa caravane dans la conscience du temps,

Il montre le chemin des plus belles vacances, le miroir aux ancêtres, des pèlerinages, des croisades, il connaît le centre géographique, de tous les continents.

 

Tranquillement, l’artiste, en architecte de la mémoire, s’endort au bord d’un petit canal bordé d’arbres, ravissant,

Il se réveille tôt, sentinelle tranquille, en toute simplicité, sous le ciel profond depuis bien longtemps,

L’âme belle, emblématique, joue sa prose de révélations, sa beauté cachée, la splendeur de l’instant,

Et découvre, intemporel, la suite logique du ravissement, l’improvisation magicienne, une correspondance légendaire, sous le vent.

***

 

UNE PLAGE DE GALETS

 

Une plage de galets que l’on croit sur parole, sur le ponton, elle s’approche d’un coup d’hier,

Le très grand phare blanc joue avec la maison de bois bleu, dehors, ensoleillés,

Qu’est-ce qui change quand tout est en ordre, personne derrière la verrière ?

Les compas, les boussoles, le soleil sombre toujours dans les nuages, mystifiés !

 

Une plage de galets, pour rendre service, comme un soulagement,

Une photo sur la véranda, qu’est-ce que cela peut signifier ?

Loin de la ville, du marché, du bric à brac surprenant,

Une bougie pour la tempête, du paradis, absolument, une idée.

 

Une plage de galets, c’est de l’audace en pierre, des feuillets fraternels, une image de l’infini,

La liberté à mimer, les marches de la mémoire, une nature à découvrir,

Les pages d’un périple, un paradoxe de réalisations, le ressenti d’une rhapsodie,

Des voix en vérité, une sensibilité relative, le secret des souvenirs.

***

 

ET JE PRESUME …

 

Et je présume que tout est beaucoup plus clair derrière des volets verts,

La coïncidence raisonne la vérité d’une voie où l’herbe peut pousser,

Ne rien dire, garder le secret pour soi, ou vous en parler, le vent est si fort dans l’air,

Rue de l’Etang, on entend une belle promesse, un complément de maintenant, une voix où le mot peut parler.

 

Et je présume qu’aujourd’hui a des beautés, du cœur, une demeure d’été,

Un enjeu de feux de hasard, une lumière au fond du labyrinthe,

Un phare quotidien, du sable en saveur, un vent de volonté,

Rue de l’Encrier, on entend les émois, de dimanches les messagers, s’éloigner de toute plainte.

 

Et je présume qu’en espérant on devient sage, ou vivant,

Le temps des merveilles nous reçoit en son refuge, prêt à aimer,

Le chemin connaît ses nuits, les proverbes des habitués, un souvenir les permettant,

Rue du Passage, on entend les murs alentour, livrant leur volonté.

 

Et je présume que les pierres et les pavés ne résistent à aucune rivière,

Théâtre serein de la marche à suivre pour un voyage véritable, un jour de jubilation,

L’écho de l’existence protège l’indispensable, heureuses images, loyauté de la mer,

Rue du Monde, voyageurs protégés de tous les surprenants silences, le bonheur pour mission.

***

 

ALLER

 

Aller par les chemins, c’est la magie du voyage, des vagues en écume au clair de lune,

Un bateau de pêche aux couleurs vives, pas une maquette, un navire de capitaine !

Aller découvrir une ville la nuit, sans enquête, silence à la une,

Un rocher de quelques heures, un équipage d’oiseaux de mer, un filet, une misaine.

 

Aller une lampe torche à la main, pour expliquer les falaises et les colères de septembre,

Le plus vite est le mieux, s’aventurer, sans exclusion, à l’aube, sans carnet de bord,

Aller créer des explorations en fauteuil sous les feuilles en parfum, en lumière d’ambre,

A l’horizon, juste la liberté, le pardon et le silence, spontanés ; un détour dehors.

 

Aller vivre une idylle, universelle, un panorama à l’entrée du port,

Le parquet d’une bastide qui reste ici, la ville au loin, face à l’église,

Aller chercher l’art de vivre, sans pluie sur la vitre, l’espérance au plancher, sans remords,

La maison sur l’île, aucun de vous ne l’emporte ; en hiver, le romantisme est toujours de mise !

 

Aller passer une belle journée sous des vents mystérieux,

Revenir au pays les mains en coquillages, Cornouailles en sympathie,

Aller par un passage secret, de celui qui a connu l’esprit et ses théories, ouvert les yeux,

Et la démarche numéro un est : créer simplement l’ambiance, clairement, un abri.

 

***

 

LE MOUVEMENT

 

Le mouvement, c’est une incroyable connaissance, des retrouvailles accélérées, 

C’est un combat juste, sans paquetage, un jour aventureux, surtout sans fantômes,

Un relevé magnifique pour tourner la page, une collection d’exceptions, acheminée,

C’est une balade en mer sous le ciel gris, un petit port, une route trouvée,  un havre que l’on nomme.

 

Le mouvement, c’est un désert dans la lande, une carte routière, une bonne nouvelle,

Des cabanes de randonnée, de hautes cheminées, une maison blanche,

Une auberge de village, un vivre ici pour parler et dire « je crois », des étincelles,

C’est une action de bibliothèque, une horloge de plage, un destin à déployer, surtout les dimanches !

 

Le mouvement, c’est un balancier de cités, d’épisodes en étoiles, de frises de front,

Un guide de l’indépendance, un jour, une matinée, les mêmes mots,

Un nom nouveau, la nature des outils, le prélude au pays, des sermons,

C’est un rêve, un rocher rebelle, un sourire de scène, une vague de voiles, des tissus en morceaux.

 

Le mouvement, pendant que l’on parle, de ce côté,

C’est un soir de la semaine, un espace ouvert, des informations pour jouer sur la colline,

A la réflexion, cela a toujours un lien avec soi, pas la peine de vérifier !

C’est un départ à la nuit, qui prend son temps, un détail en boucle, sans routine.

 

***

SIMPLEMENT VIVRE

 

Vivre simplement lucide et clairvoyant, dans la joie et la douceur du rêve,

En équilibre sur la nostalgie, éveillant un sentiment linéaire qui force la chance,

Un regard expressif, un système à tester, une expérience de l’intention, la trêve,

Un clin d’œil à une nature joviale, les lumières de la vie, sans interférence.

 

Vivre simplement, sans cachotterie de point de départ, sans hypothèse particulière,

Former son être au tournant, faire de sa route un jeu stylistique, un séquençage alchimique

Un soutien de générosité, une entrée en matière fondatrice, de la logique pure, en bannière.

Une promenade de tout moment, des retrouvailles redécouvertes, une valeur sûre -  atomique.

 

Vivre simplement d’épreuve du réel, l’accomplissement de l’artiste, la question du cerveau,

Un test grandeur nature, des contretemps à respirer, une mesure lente à bâtir,

La variance de la conscience, aller tout droit, en lignes tracées,

Inventer le pupitre, le tempo, la compagnie du regard, de l’inconscient, croiser les mains sur l’avenir.

 

***

 

LA REFLEXION DE LA COULEUR

 

La réflexion de la couleur, c’est une compagne de destinée, une focalisation rassurante sur le chemin essentiel,

L’observateur en réception y voit la simplification, des questions de présence qui réchauffent, des superstitions d’états,

Une solution thermique, l’énergie au diapason grave, un effet de résonance connectée au ciel,

Une lumière de principe à propos, mémoire d’un océan de lumière; mille éclats.

 

La réflexion de la couleur, c’est une musique enjouée, un raccourci qui voit toujours arriver la pluie,

Un équilibre qui fonctionne, se déplace sans reçu, à une distance magnifique, contenant nécessaire,

Félicité de variables cachées, de correspondances prochaines, un centre de recherches de destinée -  du coloris,

Un ancrage prudent à jouer maintenant, des sons, des cercles, des formules de sagesse, frères.

 

La réflexion de la couleur, c’est une sonorité à accepter, des particules synchrones et étincelantes.

L’intrication des énergies, en ordre apparent, loin des cours de chimie,

Distribuer la chaleur, des étoiles, les clés, de l’humain, le soleil, à la course lente.

Des souvenirs d’archives, un baume ambiant, une apothéose de l’esprit.

 

***

LA LUMIERE-COULEUR

 

La lumière-couleur naît de l’espace qui ne fait qu’un, exactement,

Un cheminement complémentaire, un dessein en découverte,

L’expérience de l’expérimentation, un album en activité, incessamment,

L’écriture de variations, le théâtre au zénith, porte ouverte.

 

La lumière-couleur naît de tons vifs et variés, de la synthèse du rêve,

Source symbolique et rythmée, elle pratique une poésie de principe, précieuse,

Une légèreté orchestrée en option, une liberté sans trêve,

Aux modulations de l’esprit, elle répond  par l’éblouissement -  importante et merveilleuse.

 

La lumière-couleur, c’est une iconographie nouvelle, une réalisation de la tradition,

Sous le ciel, elle commente, calligraphe, le décor tout en finesse, dorée.

Elle illustre en manuscrit, incruste en miroir, omniprésente transmission,

Splendeur spécifique, philosophie ornée, plumiers de poésie voyagée.

 

***

 

LE CIEL

 

Voir s’approcher le ciel de sa main tendue,

Comme si les éléments se combinaient en un cycle sans conséquence,

Enrichir le soleil de myriades de lettres et de concepts,

Réunis en cercle élargi sur un air de musique lente

Une verrière aux tentures multicolores pour se réfugier en toute innocence,

Sous l’étendue statique d’un plan à l’ancienne, nostalgie marquante.

 

Voir s’approcher le ciel pour conserver au creux de l’aurore une mer en sable,

Regarder la nature en sa profondeur des temps à l’annonce de l’infini préservé,

Ressentir chaque seconde le battement de cœur de l’être, implacable,

La cascade en sourdine, quand souffle le silence qui demande à s’exprimer.

 

Voir s’approcher le ciel où le paysage varie en sa permanence,

En des configurations irrégulières vaillantes dans leur quête de gaieté,

D’une vitalité expressive, pleine de livres de voyage, de sagesse, d’endurance,

Dans un acte franc, frénétiquement, tout à fait particulier, tout à fait régulier.

 

Voir s’approcher le ciel, des petites vues de découverte, des éclosions en série,

Un remplacement de l’âme, l’évolution du renouveau, le mythe du connu,

Une pratique de laboratoire poétique qui dépasse toute voie, pour prendre le regard en ressenti,

La représentation du jeu nouveau, la véritable pratique du poète- cet ingénu.

 

***

PROMENADE

 

Une promenade à la frontière des paradoxes pour accueillir les troupes de la terre entière

Elle a la clef des plaines, elle peut réaliser tous les prodiges

A cette époque, décidément, tout est mission, aventure de la matière,

Rayonnante comme la laine pailletée, elle mène toujours au meilleur endroit, loin des vestiges.

 

Une promenade initiatique, c’est un circuit en écriture, une activité en puissance,

Authentique, loin des cartes postales de l’assemblage de perles dans le décor,

Du lendemain secret, elle connaît tous les carrefours, oriente vers le sens,

De l’alchimie, pour gagner du temps, signe des papiers éternels, le mystère en dehors.

 

Une promenade en champs de losanges, en terres carrées,

C’est l’acte d’un géographe, à la vague invincible, de celle qui fabrique les sphères,

Fête le bon, la conscience, la trame de l’univers, ses damiers,

Et trouve son propos transparent pour contempler le ciel dans son quadrillage, son atmosphère.

 

Une promenade, c’est une collection de broderies unique au monde,

Des gravures sur le chemin, de sérieux signes des origines, et même des surprises,

Des motifs en série, des bouquets au croisement des miroirs, des ondes,

Le ruban du soleil comme un détail, des entrelacs magiques, nostalgie comprise.

 

Une promenade dans la vie, c’est enfin, un coquillage pour trésor, un témoignage,

La curiosité du souvenir que l’on expose comme une pièce rare chez les antiquaires,

Des objets de base, souriants, qui créent l’auparavant, le compteur des âges,

Le temps de s’installer à l’ombre, et les yeux vers l’ailleurs, jouer l’air de toutes les prières.

 

***

 

AUTOBIOGRAPHIE

 

Un cavalier à l’air ravi d’un chat aux yeux de rubis,

Une caravane d’as en gourmandise, un bijou doré, un jardin en sagesse,

Transmettre la paix d’un cloître, la fugue des flammes, la sagesse de la tradition, en ici,

Fluide comme les couleurs à l’eau, forte comme l’élixir du samovar, en délicatesse,

Une femme douce à ses travaux d’aiguilles qui murmure au clair de la lune,

Une licorne singulière qui donne une leçon aux bruits longs, aux sons lents,

Transmettre le goût du zénith, éclairer la lanterne, s’ancrer en conte de fées à la une,

Dire je suis l’océan, aux vagues en tambour, à la jonglerie d’une fanfare aux enfants.

 

Ouvrir le musée des outils, s’assurer d’un marché de Noël, d’un après déjeuner en salon de thé,

La fantaisie a toujours un intérêt récréatif, celui d’une plage en Sicile, d’une palette d’ambre,

Transmettre du métier à tisser pour braver le signe indien, s’émouvoir d’un cap ou d’une île déserte ensommeillée,

Mettre cap sur un pré, un jardin parisien, une fête foraine, un orage en caverne juste avant novembre,

 

La pluie et le soleil se rassemblent, un jour de baptême de la mer,

Les côtes ici, utiles, inusitées, aujourd’hui interprètent la lumière,

Transmettre l’imaginaire, oser un cirque ambulant, des tréteaux, la volonté des fées, éphémère,

Dans un récit de survivance, inédit, poursuivant l’univers en confiance, au bout du monde, face à la mer.

***

 

ECRITURE THEATRALE

 

Au pied de l’aube, repère de berger des années vingt, la cabane à la porte bleu roi,

Un symbole magnifique, l’épée d’Eole, l’apprentissage de l’inconnu,

Bien loin des salons de lecture, des énumérations de domaines, des moments répertoriés, sans émoi,

Un jeu de sagesse, pour candides en constance, loin des colliers de perles et de chambres accessibles; des images ingénues.

 

Un hêtre sans fin, à la flèche essentielle et légère, sans manières, sans effets,

Présent au paysage, en merveilleuse arche de Noé, en pôle d’observation,

Sous le ciel épique et poète, sans contrat d’écrivain, sans quête en solennité,

Infiniment seul en cette compagnie, loin du vocabulaire des émotions, un instant en action.

 

Tous ces flashs narratifs, ces termes de joie, dont on vérifie la valeur tout en haut, dans leur nid,

Loin des signes indiens, des identités identiques, des jokers, des comédiens de l’art,

Dans la lande au levant, sous la lumière du costume d’Arlequin, une musique douce, verte, amie,

Les vagues de brouillard, le nord en monticules, la beauté de l’osmose, l’instinct, le mot absolu du regard.

***

 

LA MARCHE A SUIVRE

 

Un silence ébahi pour une durée durable, à la beauté bienvenue, champêtre en charme,

L’originalité d’un été, une moisson en soleil de village, une église au piano chantant,

Approfondis sur l’instant, précis, sereins, hors des contextes, rares et sans armes,

La marche à suivre d’une chaleur rose, sans zone, la fête du vécu, le jeu de dés du roman.

 

A la croisée des chemins, l’horizon latent, soleil littéraire, une lumière à raconter,

Droit devant, fier debout, le creuset brille dans le jardin, une échelle messagère au pied du beau temps,

Un repère apaisant, une grâce formidable, un coloris à mettre en route, en délicatesse, signifiante, un nuancier,

La marche à suivre, chromatique, à l’unisson, un tempo éphémère, un repère apaisant.

 

Le guide de l’été tout en douceur, une échelle en boussole, l’éclaircie instantanée,

Une clairière celte à créer du croire, accompagner juin, amuser l’ici,

Loin des pays exotiques, des cures en automne, des émotions balayées,

La marche à suivre pour voir le jour se lever, les couleurs actives, le mot à mot du calligraphe, sur le vif, vers midi.

 

Une écriture du dedans, exprimée au millimètre, à la limite de la joie,

Sortir de la pénombre exige du temps, des sanglots sourds, un beau dimanche d’atmosphère, une route au hasard

Les points cardinaux interrogent le carnet d’encyclopédie, toujours exposés au sud, marquant leur loi,

La marche à suivre vers leur nature première, accepter de se laisser éblouir, infiniment présent, en conteur de l’art.

 

***

 

LE LIVRE ESSENTIEL

 

Le livre essentiel, celui des sentiments exacts, de l’évolution des impressions, l’inattendu du présent,

Un monde spécifique, l’expérience ancestrale, l’interprétation des sensations, les motifs nouveaux d’une cause imprévue,

La concentration des sentiments dans des notes de toutes les couleurs, la lumière en stylo de baccarat, la réponse dans les photos du moment,

L’image de couverture est la feuille de route, le lien intellectuel à savourer, loin des rituels de groupe, des bienvenues.

 

Le livre essentiel, celui qui sait rendre les émotions, quand il prend vie,

A la tombée de la nuit, il entend les propos, avènement des chercheurs, bien loin des champs de pierres,

Epiant la boîte à images, un embarquement à l’origine, scrutant les outils,

A la recherche de l’humanité, deux pages éloignées, des histoires à écrire, en lumière.

 

Le livre essentiel porte la date du jour, en variations séparées, en images mythiques,

Un mouvement en soi, une protection du langage écrit, un dessein sans rupture, une date de naissance,

Le repérage temporel, l’émergence du temps présent - les mots imposent leur sens, énigmatiques,

Une magie mécanique à proximité, le cheminement vers la bibliothèque, l’accomplissement dans la nuance. 

 

Le livre essentiel s’écrit à l’encre de pierre, à la force du mystère, à l’émergence de la curiosité,

Il dit " J’imagine toute matière à l’harmonie, toute époque hors du temps, toute séquence en silence",

Le souffle créateur est un trésor, une tranquillité d’ami, l’expérience, l’existence propre, inventée,

Faire une phrase autour des mots, interprète de l’essentiel, jamais dans le silence.

 

***

 

QU'EST-CE QU'UN PAYSAGE ?

 

Qu’est-ce qu’un paysage ? Un pictogramme sur la figure centrale, une surprise en proportion

Un devers de l’univers, une fusion dans l’éphémère, un lien mythique, immuable,

Pour témoigner de la vérité humaine, une scène champêtre, une bouteille à la mer, codex de navigation,

Un croisement de destinées, un savoir être latent, un murmure ordinaire sur le sable.

 

Qu’est-ce qu’un paysage ? Une métaphore à dévoiler, une cascade à voyager, un enchantement préservé du temps

Le verbe nécessaire à la vie, un pacifique habité à l’efficacité suggestive, une harmonie recomposée,

L’évocation du lieu dans le flot du discours, un possible écrin préservé, une alchimie contemplative, un procédé indépendant,

Un voyage au cœur de l’esprit, primordial, apanage de l’artiste, un monde intérieur à organiser.

 

Qu’est-ce qu’un paysage ? Un échange novateur, une introspection en création,

Une promenade dans la vie pour apprivoiser le temps passant,

Un art qui joue un air à l’abri des heures, sous un autre ciel pour revenir, à l’occasion,

Libre vivacité de la conscience, contre vents et marées, si calme dans les prés, hors saison, course en avant.

 

Alors, qu’est-ce qu’un paysage ? Un nuage de brume au printemps, un souffle suranné dosé avec précision,

Loin des parfaites vieilleries, un écho à la sortie de quelques décennies, la chaleur à bonne distance,

En un éclair, une théorie à vérifier, se déplacer là-bas, une histoire d’avant l’orage, une mission,

C’est exactement ça, une complémentarité expressive, une nature sans vestiges, une tradition de beauté, un registre de promenade  - en puissance.

 

LE TEMPS COURT

 

Comme un serment de marbre entre deux blocs de pierre,

Courir les vagues entre deux cris de houle,

Fuir le Nord et les frimas, suivre le ciel de juillet sans nuages,

Une bourrasque qui ôte les secondes au temps trop court.

 

Dans un souffle qui jaillit,

Sans un cri qui retentit,

On entend le chant de la mer

La joie écume les sanglots solitaires.

 

Et dans les mains, le silence qui prie

Et dans son cœur, une chamade bouleversée

Un ailleurs du présent pour partir nulle part,

Un passé éphémère, une chance d’y croire.

 

Comme un serment de sable, messager des méandres,

L’encrier aux palabres sous-entend du désert les sonorités,

Fuir le Sud et ses émois, ses séquences habitées,

Au zénith, un vent de silence qui ôte les secondes au temps tout court.

***

 

LES CHOSES


De celles que l’on sait dès que l’on naît,

Un regard sur la vie sans sourciller, sans mentir,

Simple et évident, comme le respirer, l’être,

Les nuages nous parlent toujours de nous.

 

La galaxie, l’univers, l’infini, tu les connais, toi ?

Ce qu’ils te laissent quand ils te quittent ?

Une maison, une chanson, l’unisson ; la peur,

Ou l’espoir des retrouvailles ?

 

De celles que l’on n’apprend jamais qu’en rêve,

Et qui ne regardent que soi, sans l’autre, spectateur,

Et qui reviennent du ciel vers la mer, au rythme du jour,

Et qui s’en vont quand on leur lâche la main.

 

Les étoiles, les fonds marins, les questions, tu sais y répondre, toi ?

Où ils t’entrainent quand tu les rencontres en chemin,

Savoir parler encore de sa voix pure, de son timbre clair.

Et dire qu'ici debout, on défie le sommaire.

 

***

 

VERBES A COMPLETER

 

Promettre les merveilles éveillées, scintillantes,

Aimer quand le silence des nuits fait peur aux couleurs,

Parler à tue-tête d’un souvenir familier,

Entourer de bras-refuges le moindre mur,

Encastrer le temps dans un théâtre singulier,

Entendre sur la plage, le ressac et son horloge particulière,

Connaître le Nord pour y conduire les oiseaux,

Vivre champêtre en dansant jusqu’au fauteuil qui sait se taire,

Etre sa force et sa fantaisie, son action à exister,

Oser unir la rencontre et la raison, rester l’enfant poète,

Lire pour relier le courir et le cheminer,

Recevoir le sage en son domaine, en sa demande,

Partir de bon matin, sans âge et sans connaître la chanson,

Dire à qui veut l’entendre que l’heure est fidèle,

Aller à l’unisson écouter le silence de midi,

Pour donner sa lettre au plumier qui sait écrire le mot "REVE".

 

***

JOURS BLANCS

 

S’émerveiller d’une couleur refuge, connaître son sens,

Quand les murs changent de place

S’enraciner dans l’air léger pour y voir clair,

Savoir comment exister quand le temps de vivre est là,

Sans raison, sans saison, mais pas sans amour, ni foi,

Sur la plage du soir, y bâtir une citadelle, une maison à l’Est

Connaître par cœur son texte sur la scène des rêves,

Savoir de tous ses hémisphères, sa fantaisie au jardin,

Plus haut que les villes, plus à l’ouest que l’ouest, la partance du poète,

Comme une litanie d’archives d’enfance qui sort de soi pour oser le voyage,

De tous les jours blancs, accepter la visite.

 

***

LA BARQUE D AUJOURD'HUI

 

Conserver les traces qui disent oui,

Un scintillement des jours ensoleillés,

Quand vient le printemps, jaune en ses fleurs dorées,

Sourire aux ribambelles, aux carmagnoles qui dansent,

Quand une étoile laisser filer le firmament,

Pour secouer les paillettes sur la voie lactée,

Une navigation céleste, sur la voûte bleu nuit,

Des carrés, des losanges, à la sagesse pimpante,

La route s’éclaire à chaque pas devant,

Quand s’ouvre le champ, là, face à soi,

Quand résonne le tintamarre d’une lande aux échos,

C’est raconter qui fait parler,

Le mot contre les maux,

Née pour savoir le rythme du temps et le chant des oiseaux,

Espérer que demain sera nouveau,

Un phare, une sphère, un filin pour s’y accrocher,

Ecrire d’un verbe son histoire, son acte de vie, sa mission concrétisée,

Mousse de l’aube, capitaine du matin, commandant du soir,

Rejoindre le navire vent debout, pour qui sait mener sa barque,

Les saisons des vents succèdent aux saisons des pluies, sans gémir, sans remarques,

C’est simplement aujourd’hui que l’on nomme, que l’on baptise, que l’on célèbre.

 

***

CEUX

 

Celui qui nous fait croire à tout,

Celui qui nous fait oublier les âges,

Celle qui nous fait pousser nos ailes,

Dans un pays heureux, sans mystère, sans histoire.



Pour s’offrir d’un cœur les secondes qui palpitent,

Pour ouvrir le regard d’un cavalier sans arme, sans bouclier,

Pour comprendre le sort et les arcanes, les tarots de la vie,

Dans un pays heureux, sans cycle, sans mémoire.

 

Un chemin à paver, une route à entreprendre,

Jusqu’au pôle, jusqu’à la lune, jusqu’aux toujours du monde.

Sans penser à demain, juste savoir le temps, connaître l’ici,

Dans un pays heureux, sans testament, sans grimoire.

 

Celui qui nous fait croire à tout, c’est l’espoir,

Celui qui nous fait oublier les âges, c’est l’amour,

Celle qui nous fait pousser des ailes, c’est la vie,

Dans ce pays heureux sans bleus à l’âme dans la douceur d’un soir.

***

 

 

 

 

RASSEMBLER SES TOITS

 

Un frise de jonquilles entremêlées

Des ambiances parisiennes en brume diffusée

Un carnet bleu de sourires et de larmes oubliés;

 

J’essuie le ciel et mer pour y voir plus clair.

 

Des prairies au bord de l’eau en juillet

Des éclairs et des miroirs au fil de l’écume dorée

Des sons distincts quand midi vient à sonner

 

Ouvrir la voie toute grande.

 

Pour y rassembler ses toits et son moi,

S’aventurer là où tout est possible

Parler clairement ou se taire joyeusement,

Connaître les lumières de la nuit et les suivre,

Saisir un aujourd’hui joyeux et délesté

Et comprendre que toute conclusion est indispensable.

 

La force du verbe anime mon geste quand,

Un éternel présent conduit à recommencer;

Toujours né, toujours vivant pour savoir vraiment connaître,

Sur la lande de l’avenir ne jamais se perdre

 

Et écrire sur sa page d’images, un espoir immortel.

***

 

RUE DE LA NOUVEAUTE

 

Dans ma main, protégé, je le regarde,

Entré chez moi sans sourciller,

Pour avancer serein, sans contraintes,

Choyé comme un prince bien né ;

Le printemps présente son renouveau,

Il éclot en tout pré, en tout jardin clos

 

L’aube sourit à l’audace du jour.

 

La vie demeure en son essence,

En village, en clairière, en forêt dense,

Le labyrinthe pour y arriver

C’est un long périple de matinée en soirée ;

Sur les landes aux dolmens,

Sur les courbes des lacs, embrumés,

 

Loin des écumes sur les écueils.

 

D’impasses fermées vers la Rue de la Nouveauté

La sagesse s’exprime dans toutes les cavités.

La ville toute grande offre sa loyauté,

Le chemin se poursuit en un grand pardon,

De l’enfance à l’oubli sans jamais se dévoyer

Pour voir enfin les ailes du paradis, se déployer.

***

UNE VIE A JOUER

 

Jamais les mêmes pas, les mêmes rires, la même chanson, l’unique credo,

Sans inventer, ils se figent en momies endormies, au cœur des temps,

Quand vient le sommeil, il est trop tard pour se réveiller,

C’est avant le matin qu’il faut s’en venir,

Sans gémir, sans rien dire, il n’y a plus de mots parfois,

C’est ainsi, un sourire s’impose là, et dit : c’est bien cela.

 

On joue d’une main assurée l’as qui se cache dans son jeu.

 

Il est temps de prendre la route, un bras guide toujours le périple,

Partir comme eux, comme avant, sans craindre,

Le climat, les gens, les attaches, les juges, les savants,

Même pour rien, même pour perdre, ce n’est qu’un peu de sable et quelques gouttes d’eau

Rien de surprenant quand on sait lire dans les nuages, la mise et le gain.

 

On joue d’un coup tous ses dés sur la table, juste pour être heureux.

 

Un monde rien qu’à soi quand on l’a vu renaître,

Créé en sourdine, ou mijoté en consommé,

Sans songer au moral, au semblable, au pareil,

Loin du format, héroïque ou consensuel,

Sans s’obliger au merci, coincé, au sordide pardon, à la cruelle culpabilité,

S’éloigner du préfabriqué et façonner, et modeler.

 

Pour jouer un dernier coup humain à la face des envieux.

***

 

Jamais rien ne s’oublie quand on vit,

 

Un matin, un sourire, un chemin, un moyen,

Le rythme de l’exister se compte en tempos,

En chamades qui dansent sans résister.

Jamais loin des pavés de Bruxelles ou des trottoirs de Londres,

Un soir sous la lune, au pied des songes calmés,

Mimer le regard qui dit viens sans mentir.

Qui prend la main, la réchauffe, la conduit,

Du passé au présent, sans mémoire à oubli,

Juste avec un souvenir-sourire qui ressemble à ce qu’il dit,

Une armoire à hasard, une commode de coïncidences, un mobilier qui souffle la réponse.

 

Jamais aucun vent ne se crée sans chaleur,

Un après-midi sans mots mais pas sans couleurs,

Le calme de l’âme ne s’achète pas, il se gagne,

De la glace au pied d’un palmier, l’alizé du silence,

Ouvre la voie d’un espoir en sable bleu, en criques riches,

 

Trouver dans sa nuit un soleil sans le chercher.

 

***

 

Qui dit que le temps est court entre deux vagues ?

 

Sûrement celui qui ne connaît pas l’hiver.

Quand vient le vent portant la neige et ses cris,

Sous les gerbes de pluie qui soulèvent les coques,

On parle peinture et chansons à l’abri

Et on oublie que le sable s’écoule et que les heures pleurent,

Silencieuses et habituées à disparaître.

 

Faites place au vacarme tant qu’il est temps, c’est le printemps,

Avant que le ciel ne s’ouvre pour nous y accueillir,

Il a tous les noms, de fées, d’enchanteurs, et les mots sorciers,

Il connaît le pardon, le recueillement, mais aussi l’éclat de rire.

Il sait danser le quadrille et jouer le brouhaha, c’est le printemps vous dis-je !

Il se tait nuit tombante pour mieux s’exclamer à l’aube,

Son rêve exécuté d’un seul regard sur la prairie.


Chanter comme les cigales, avant les feuilles jonchées, c’est l’été,

Pas d’avenir comploteur, le temps est présent,  au hasard confié,

Les frères, les sœurs, le cortège de la compagnie des alentours,

Embarquent ravis pour leur grand tour d’estive, la saison des amours,

Plus de souvenirs à gérer, juste les vivre, amis, juste les vivre.

 

Qui dit que le temps est court entre deux vagues ?

 

***

 

Muriel CAYET

Juin 2017

 

"Qui dit que le temps est court entre deux vagues ?..."

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Poétiser le quotidien - Des écrits au jour le jour - Muriel CAYET -2017

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UNE TOUJOURS NOUVELLE AVENTURE

 

L’aventure de l’atelier, c’est un assortiment d’atmosphères, des accessoires de botanique ou de bijouterie,

La complicité de la création, la conception dans la douceur ou dans le défi, la découverte dans le dialogue,

L’effervescence de la fusion, des gammes fédératives, des trouvailles d’orfèvrerie,

Un hymne à l’harmonie, le hasard intemporel, l’imagination érigée en idéal, de l’instant, archéologue,

 

Le secret de l’atelier, ce sont les jardins des lettres, des lieux en miroir, un monde contre la montre,

Un nuancier océanien, une passerelle sur le panorama, la simultanéité sincère,

Un territoire singulier de thèmes traditionnels, des axes d’ailleurs, un algorithme en bouquet à sa rencontre,

L’encre balnéaire, des couleurs de curiosité, un devenir en correspondance d’imaginaire.

 

L’ermitage de l’atelier, c’est une entrée en exception, un esprit d’émotions, une grammaire graphique,

L’hommage aux horizons, des histoires à l’heureuse inspiration,

Imprimant in situ les jeux justes, la lumière au levant, la navigation chimérique,

Dans la métamorphose d’un monogramme, le magnétisme de la marée d’un paysage en réalisation.

 

Le trésor de l’atelier, c’est une palette précieuse de questions au réveil,

Qui suscite les souvenirs de territoires de vibrations, l’unique, le vrai, une scène naturelle,

L’aurore en bleu, la chronologie du calendrier, des cahiers arc en ciel,

Une déclaration du dire, l’esprit de l’heure, l’ici en lumière, personnelle.

 

***

 

UNE DEFINITION DE LA METAPHORE

 

Une métaphore, qu’est-ce réellement ? Une résonance recueillie, une image inventée, une folie du geste

Un assemblage de l’âme qui apprend de l’amour et de l’imagination,

Une libre circulation du cerveau, un discours discret, une étude en émotion, la demeure du palimpseste,

Une force fluide dans le mot, une guirlande humaine, l’intuition.

 

La métaphore a toujours la joie juste, une lumière de lampions, une narration onirique,

Elle s’inscrit dans un paysage de pierres, un pays en quête, une réminiscence à raconter,

Sincère et secrète, elle a la sagesse de sa simplicité, unique

Elle ouvre les tiroirs universels, d’une ville au vent, d’une vague en vérité.

 

La métaphore est une allusion à aujourd’hui, un art de larguer les amarres, une clé de bravoure,

Elle compose tout en couleurs, elle se distingue dans sa densité, dans ses épisodes en éclats, en figures,

Fataliste, elle a le goût de la gravure, des fresques, de l’harmonie que l’on savoure,

Indiscutablement idéale, individuellement indispensable, comme les sulfures.

 

La métaphore, c’est le journal de la lumière, le livre du Là, le mémoire des musiques,

L’objet sans ombre, placide et parfaite, elle écrit à la plume,

Rassurante, elle reçoit tout sujet, tout symbole tangible, toute aventure stylistique,

Universelle, elle a tous les visages, traverse le temps et les théories, de la mer, des jours, l’unique écume.

 

***

MEMOIRE

 

La mémoire a l’art d’apaiser tous les aspects, ardemment,

Elle connaît tous les chapitres, elle a le caractère du ciel,

Un diadème élégant, une éloquence forte, le génie de gré à gré ; vaillamment,

A l’heure hospitalière, elle régit l’histoire, les idées inédites, les libertés nouvelles.

 

La mémoire a l’art de connaître les mouvements des navires, les partages obligatoires, les palais, les rochers réels,

Un style sur le seuil, le symbole téméraire que voient les vivants,

Une allégorie de l’avenir, l’aléatoire de toute bonne chose, le dedans en création habituelle,

Musicien depuis longtemps, à sa place dans le quartier, simplement.

 

La mémoire a l’art d’atteindre tous les rivages,

D’écrire les textes de toutes les traversées,

En proie à toutes les vagues, vigoureuses et souples, le sésame de tous les témoignages,

Et regarde comme personne, sans autrefois, la vie tout en humanité.

 

La mémoire a l’art d’écumer tous les atomes, de tracer tous les axes, de transcender tous les traits,

D’écrire la biographie du bonheur, un commentaire de candide, un discours divin,

Elle connaît le langage mystérieux, les dernières nouvelles de la nuit, la pertinence des questions sur le quai,

Pour trouver un sens au roman, une présence au panthéon, des repères à chaque lendemain.

 

***

AUTREMENT


L’autrement des affirmations, quand apprendre devient béni,

Une boussole balnéaire déferlant en vagues, un château dans le ciel, tellement beau,

Le déplacement des devinettes, un spectacle en trois dimensions, un rocher de silence, hardi

La question quotidienne, c’est un regard particulier, sur la journée, dans le marbre du tableau.

 

L’autrement des nuages, c’est une légende joyeuse au-dessus des têtes ; des esprits,

Une lanterne de métaphore, une histoire globale en épanouissement,

Des éléments de traversée, des habitudes de frénésie,

Une lunaison nécessaire, une précaution humaine, fidèle, particulièrement.

 

L’autrement des éléments, c’est un alter ego en altitude, un chemin principal au-dessus de l’horizon,

Une source thématique, une période ouverte pour tout œil qui rend hommage,

Des couleurs clairement combinées, directement sorties du dictionnaire, des mots à la jonction,

Des impressions de lumière datant de l’humble grammaire, symbiose en héritage.

 

L’autrement des symboles, c’est un séjour au pied de la source, une combinaison hermétique de l’imaginaire,

Une lisibilité heureuse et humble, aux ramifications subtiles, à l’architecture exacte,

A la dédicace légendaire, un lever lointain, naturellement moderne, un silence de décembre ; le mystère,

Semblable à son projet, sans quête du pourquoi, l’exactitude et sa force, la nature dans ses actes.

 

***

SUR LE QUAI

 

Sur le quai du soleil, le verbe offre un havre en son port, un hommage à la fête,

Un Paris sans chaleur, des fleurs éternelles, un rendez-vous, un terme commode,

Tout le cœur du poète s’exprime de cette façon, rassemblant les miettes,

De quelques hectares de souffle ou de terre, un horizon dans le quartier, à l’abri des regards d’émeraude. 

 

Si on agrandit la surface, l’esprit voyage naturellement, en courage et en vertu,

Dans les yeux, la joie calme apprend beaucoup de choses sans vouloir en dire davantage,

L’histoire de ses connaissances, le décor d’une impression, le goût de son esprit bienvenu,

Rien comparé aux sentiments, de quelques instruments de musique en vagabondage.

 

A votre avis, faut-il pour le tableau, une datation ou un grand format de pages,

Le plus tôt possible, ici même, la vie doit prendre sens, ses couleurs franches et lumineuses,

Garder la mémoire, dans un lieu réel, voilà ce que je crois, à mon âge,

Je sais les preuves qui la rendent crédible, les rébus, les emblèmes, les allégories, se donnent à lire, sans géométrie sinueuse

 

La dynamique toute personnelle de ses contrastes, même dans sa nuance définie très tôt,

Bien disposée à combattre le sommeil, à écrire debout, marquée par la rétrospective, par la sentimentalité,

Par pure amitié, là où se déroule le véritable spectacle, par ses recherches, par son absolue parole, par son écho.

Une cérémonie à la vie, dans un paysage de motifs, se réjouir pendant une durée variable, jusqu’à la fin de l’éternité.

***

 

UN MOT ENFANTIN

 

Un mot enfantin d’une exceptionnelle densité peut susciter pareil rêve,

En ce lieu coule une lumière, bien résolue à vivre de sa fonction poétique,

Pour aller au bout du monde, sans mentir dans le soir tombant, sur sa prose de vérité qui s’élève,

Quand elle joue et témoigne, trouvant un accueil chaleureux, avec toujours trop à dire, mutique.

 

Un mot enfantin, symbole de force divine, image née de la contemplation

A la recherche de sécurité, fleur de vivacité, l’imagination commence à jouer son rôle, en secret

Il a trop à dire en ce moment, pour la vérité du monde, l’esprit trouve sa raison,

Sa source essentielle, déterminée à ne pas dormir, seul en son espoir, texturée.

 

Un mot enfantin étrangement semblable dans le fond de sa nature,

Symbole de la présence d’une partie non négligeable, une expression de l’infini,

Ce n’est pas un hommage, ni un nouveau style, mais un champ illimité, une gageure,

Une façon de dire les choses pour ne rien perdre de ce que l’on dit.

 

***

 

THEATRES

 

Le théâtre de tout évènement avance dans le réel,

Dans une tradition bien ancrée, en bordure des côtes ou en haut de la montagne,

Au bord d’une fenêtre, dans une volonté de vivre ses rêves, immortel,

Ceux du présent lui suffisent, dans un mouvement constant, tranquille sur la campagne.

 

Le théâtre de toute scène étrange naît de la science humaine,

Toujours souriante comme la première image du jour, des regards d’attention attirant l’estime de chacun,

Un grand nombre d’amitiés, c’est impossible à expliquer, dans le respect de l’équilibre, maillon de la chaine,

A une heure dans laquelle on partage tout, le mystère devient évident, chaque matin.

 

Le théâtre de tout temps est l’occasion d’une fête flamboyante qui cherche le repos,

Tirez-le de sa nature en rêvant, il connaît tout cela par cœur, liaison dans l’unité,

Le bruit d’un nouveau miracle, dans l’acte d’un instant dans la liberté du monde, à propos,

Ils nous demandent de rester, sous le soleil encore voilé de cette curiosité géographique, dans ce petit chemin creux du milieu d’après-midi, juste avant de les quitter.

***

 

SUPPOSITIONS

 

Suppose un moment, dans une éternelle verdure que l’on retrouve ces mots,

Des soirées entières à jouer dans cette maison d’enfance, un tableau primitif,

Lui adresser une lettre fascinante, sur la vie, la liberté, un certain tempo,

Une expression symbolique de la nature humaine, la pensée en action, le domaine de l’intuitif.

 

Suppose un moment qu’aucun discours et qu’aucune prière ne te seront refusés,

Dans le siècle qui vient, quelque chose change, il faut faire vite dans une longue rêverie,

Le retour de la métaphore, de la parole poétique, obstinées,

Parlant d’une même voix d’une lettre jaunie, du domaine de l’apostériori.

 

Suppose un moment que ce que l’on nomme la vie ne soit qu’un décor,

Qui se déchiffre comme un jeu, une douceur de vivre à l’abri du vent,

Où souffle l’esprit, une voie unique, un pli du relief, un emplacement pour les corps,

Tapissé d’une mosaïque de verbes, d’un enchevêtrement de mots, sifflant d’attachement.

 

Suppose un moment qu’en filigrane de sa longue histoire,

La légèreté de l’architecture indique les vestiges de la promenade,

Il ne reste aucune trace, elle ne fait que passer, matière à mémoire,

Seule survivance de sécurité, un jardin de l’âme près d’une digue de galets, la maison natale, une esplanade.

***

UN AUTREMENT VIVRE

 

Elle dessine dans les airs comme une fleur printanière,

La gaieté revient solidaire, gardant le même secret, histoire de l’éprouver,

Tel est le récit qu’elle obtient, quelques plantes dans le jardin, quelques gouttes de fleur d’oranger, une primevère,

Le souvenir de ses yeux, un premier bienfait, sans heure à sa montre, signes variés.

 

C’est presque une leçon que l’on laisse derrière soi,

Savoir que l’on ne peut pas tout avoir, se dire qu’il est bien tard et que tout dépend de soi en ce monde d’ici,

Une petite île sans contrastes fréquents, sans étendue sableuse, sans écluse, sans toit, 

La tradition reste forte, ici plus qu’ailleurs, l’œil flâne et construit, amarre et retrouve la rive et du fleuve son suivi.


C’est un été exceptionnel de comportement explicite et de baguette magique,

Devant les preuves de son existence, de ses paroles et de sa musique, dès les premiers jours marins,

Depuis il vient au pays sans raison apparente pour garder la mémoire, magnifique,

A travers toute l’histoire et les contraintes géographiques,  porté par le vent du matin.

 

Au crayon bleu enfin, il dessine le moyen de vivre son rêve,

Le bonheur de cette vie en un minimum de temps

Le samedi à midi il guide son esprit sa patience sans trêve

Et voyage de l’intérieur un autrement vivre, éclatant.

 

***

 

LES ANCETRES

 

Les ancêtres des vagues ont des secrets ultimes,

Une collection de chroniques touchantes, des symphonies de vies,

Un musée de la mémoire, des personnages au présent, de prodigieux synonymes,

Une enquête de conviction, un royaume de racines à l’œuvre, un défi.

 

Les ancêtres des jardins connaissent toutes les maisons, inclassables,

Leur architecture aventureuse, leur bouleversement alchimique

Compositeur de diversités, élégants en hommages confortables

Rythmant leur dissonance, leur grâce intègre, leur liberté scénographique.

 

Les ancêtres des lumières tracent autrement leur foudroyante présence  sur l’horizon,

Ils nomment la neige à ses origines, la pensée en sa quête, le témoignage en découverte,

Un instantané identitaire, un intense imaginaire, une promesse à l’unisson

L’histoire est un havre de bibliophile, un anachronisme de botaniste, une cohérente offerte.

 

Les ancêtres des mémoires se nomment allégorie, amusement, art ou chemin,

Ils écrivent des légendes intérieures, des libertés de matière, le merveilleux en majesté,

Gardiens de la fraternité, des philosophes navigateurs, peintres de nouveaux jours humains,

Ils travaillent tranquillement au tableau de chaque temps, symbole des souvenirs, avec simplicité.

 

***

 

ECRIRE

 

Elle garde le silence, l’écrivain longtemps à l’écart de tout,

A clairement distinguer les mots des lettres ordinaires,

L’époque où sujet, elle sait la vérité utile, le chant de midi, les courroux,

Pour savoir le monde intérieur après la course contre la montre, choisir le grand air.

 

Elle découvre ses rivages, la mer longtemps privée de large, de bleu,

Elle apprend l’infini, le monde imaginaire, la création poétique,

Conçoit l’écoute musicale avec perspicacité, dans cette île silencieuse, d’un pays radieux,

Placée juste sur le chemin une sincérité d’enfant, une joyeuse mimique.


Elle invente une nouvelle scène, la beauté, longtemps bridée de fantaisie,

Aux temps les plus imaginatifs une chose cependant frappe la réflexion,

Créant un précédent avec la même ardeur, le vrai bonheur et la tendresse aussi,

Bientôt nous serons prêts à les accueillir dans un déluge de mots, qui verront du pays et leur mission.

 

***

 

PEINTURE POETIQUE

 

La poésie est comme la peinture, une profondeur mystérieuse,

En termes musicaux elle s’exprime, sur ce paysage et parfois s’épanche,

Décorée à sa fantaisie dans le jour éteint, lumineuse,

Traversant le ciel brodé de flammes blanches.

 

La poésie est comme la peinture, une doctrine du temps

Née d’une nouvelle humanité d’une recherche de laboratoire

Elle croise sur le pont, l’histoire silencieuse qui jamais ne ment,

Concept d’expérience né de preuves des pages du grimoire.

 

La poésie est comme la peinture, elle écrit avec un stylo à plume d’or

Toutes les sortes de rêves de lumière rose, de douceur foncière

Un profil naturel devant le pupitre, un guide des trésors

Suit le cadran solaire et perfectionne son talent en un nouveau roman, d’écolière.

 

***

 

LE VERBE
 

La netteté de la syntaxe, du verbe équilibriste

Viens donc la voir quand tu auras le temps

Les démarches de l’auteur, du funambule des termes, des qualificatifs le styliste,

Ensemble dans un recueil, jouent une symphonie, gaie, à contre-courant.

 

Se réapproprier les lieux, les confins, les séquences,

Même si les pupitres et le tableau ne sont plus les mêmes,

Vous habitez à quel numéro de page, monsieur le mot « Chance »

Quant au visage humain du verbe vivre, il est au paragraphe M.

 

Ayez la bonté de faire en sorte,

Que la caractéristique fondamentale du style

Soit un secret pas encore sauvé, vibrant sans escorte,

Un acte d’apparence majeure, d’un manuel en exil.

 

Cette écume soudaine des vagues de lignes,

En guise de contestation émerge du livret,

La première fois dans son histoire, elle nous fait signe,

Une prodigieuse escapade, loin des sentiers, désorientée.

 

Invisible au regard, les mots s’offrent en lecture,

Sur la croûte terrestre, ils apparaissent en nombre, heureux,

D’un jadis sans passé, immémorial et mature,

Et n’oubliant jamais de noter d’où ils viennent, de leur naissance, le nom du jeu.

 

***

 

ETRE UN ARTISTE

 

Chercher des documents dans la grande malle des indices

Le faire chez soi, avant l'aujourd’hui de la semaine prochaine,

Jouer du pinceau sur la toile, des arabesques utiles, des résonances candides, des notes qui glissent,

Dans le champ des phénomènes visuels, en amour et sans haine.

 

Ensuite seulement pour la forme, le magicien sait se taire,

Je vous le dis franchement, il incarne le secret, et s’en moque royalement,

Il a les clés de tous les véhicules, il connaît les voies de chemin de fer,

Ou quelque chose de ce genre, pour faire passer les épreuves, gentiment.

 

Certain comme du jour et de la nuit,

Il opère en personnage de théâtre, à couvert,

L’essentiel s’en trouve préparé, jamais éconduit,

Il a mille fois raison quand il quitte la scène, en trouvère.

 

Le plus discrètement possible, on emmagasine les signes

Comprendre des choses simples devient une destinée

Voilà un singulier langage dit le mage, sortant de son mutisme, de sa consigne,

Le talent des artistes est un code, une image, un don du ciel ; incarnés.

 

L’air le plus tranquille du monde, il cherche, offre son sourire, qui enivre,

Je suis convaincu dit-il au mage, que le secret officie seul, minutieux.

Est-ce vrai ? Un secret porteur de sens est bien agréable à vivre,

Tout à fait romanesque, presque incongru, en tout cas, facétieux !

 

***

 

ECRIVAIN

 

Dans un livre fameux, comme une première fois dans l’histoire,

D’une prodigieuse orientation, invisible au regard, il leur donne à voir,

Les démarches de l’auteur que lui seul connaît d’un jadis précis,

Ensemble dans un recueil terrestre réapproprié, dans un style concis.

 

Les tableaux ne sont plus les mêmes dans cet acte majeur,

En signe de contestation, ils ont la bonté de faire en sorte, en chœur,

Quand les doutes surviennent, que le secret soit sauvé

Pour donner une nuance à la rouille, un gris à la poussière, une onde à sa personnalité.

 

Ayant toujours appris les codes par cœur, nié les rêves d’Italie,

Fait fi du principe de toutes les passions,  il invente les circonstances des nuits,

Des plus agréables environs sur la route pavée, loin des roches roses,

La ville entière lui sert de théâtre, et chacun de ses actes le compose.

 

Sur l’assistance, un regard qui circule, un visage qui exprime maintenant

Et quand son projet le satisfait, c’est le bonheur de tous les instants

Interrogeant ses pensées, il croit à chacune de ses paroles, suspendu à quelques pages,

Il reprend ses appels, il voit toujours le ciel plus large.

 

Enfin il songe à une parole, un fragment de voix claire, un éclairage sur lui-même,

Venant du jardin, un bon cœur, un bel esprit, un sentiment de délicatesse, un mot qui aime,

Il pense enfin, j’ai été heureux, dans cette finesse de la perception,

Et remercie alors celui qu’il est devenu, jouant avec l’idée de filtrer le passé, comme objet d’expérience, de conclusion.

 

***

 

INSPIRATION

 

La singularité de tout cela, l’insolite de la situation, quand on s’attelle à la tâche,

Tant désirée, dans la même langue, imprimant son motif,

Il est surnaturel de se demander pourquoi, dans le déroulé des phénomènes, de ce qu’ils cachent,

Si proches de l’enfance, dans le monde entier, passé et présent sans signes distinctifs.

 

Ils peuvent être utiles, ces absences de sujet, ces lieux de l’absolu

L’attitude que l’on prend, la nuit comme un rêve, qui constitue l’avenir,

Une chose cependant curieuse à constater, dans ce monde devenu,

Comme on arrive à bord, en allant sur la mer, trop peu de gens accueillent votre sourire.

 

A l’aube de chaque jour dans un battement d’ailes,

Comme des mots dans une liste prolonge la pensée, on crée le chemin,

Il y a longtemps que les tréfonds de l’âme font leur tour d’horizon ; citadelle

La conviction ultime il y a longtemps qu’elle vient à soi, des lointains.

 

***


L'ESPRIT DES LIEUX

 

Il existe des lieux littéraires, à la présence pittoresque, au naturel panoramique,

Collègues de l’azur, à l’inspiration in situ, à l’intuition poétique,

Un Trouville universel, un voyage en vérité, un post-scriptum de la passion,

Le rêve de la mémoire d’un abri en Normandie, d’un calendrier sans omission.

 

Il existe des lieux azuréens qui associent l’air à la mer

Patients comme l’expérience, auteur de droits de citer à l’envers,

Toujours de bonne compagnie pour célébrer le moment ; une allégorie,

Avancent sur le chemin de chaleur, en douceur, une empreinte à l’infini.

 

Il existe des lieux de gentillesse, des illuminations dans la nuit

Un royaume du vagabondage sous le sage soleil, toujours d’ici

Une bastide d’histoires à Domme ou à Monpazier,

Ou la mémoire prend des notes, filaments de l’esprit, des clés.

 

***

 

EPILOGUE

 

Notre plus importante expédition, avant de lever les mains au ciel,

Traçant d’un point à l’autre la même inclinaison pour tous, un intermède de vie de bohème,

Les romans laissent toujours percevoir leur pouvoir d’apaisement, trouvant leur paradis naturel,

Sans plus attendre, telle la nature des choses, pour l’instant inchangées, qui s’aiment.

 

Le jardin des mots est fermé par une grille

Voici nombre de fenêtres jouant dans le tableau leur rôle nécessaire,

Les secrets de l’auteur, de l’artiste, les noms solitaires, sans points ni virgules, en quadrille,

Dans une silencieuse indignation, s’offre un papier noyé d’encre, à la lui propre, sa lumière.

***

 

ARTISTES

 

Dans l’air une atmosphère de toujours, d’artistes en affinités,

Gardant avec bienveillance, sans le transformer, le bonheur saupoudré,

Précieux passeurs en connaissance des cycles, en nouveaux contentements,

Davantage présents sans jamais être devins, novateurs en harmonie, esprits en éveil, dans un infini ensoleillement.

 

Leur échange est subtil comme une éclipse, une formule à laquelle on peut se fier, pleine de fraîcheur,

Toujours en route au-dedans de soi sur le chemin du cœur,

A la boussole créatrice, aux fractions fluides, généreux en gratitude,

Des galets plein les poches, une horloge à honorer, des histoires heureuses en multitude.

 

Chacun de leurs actes est accepté, accroché aux instants, aux images d’identité,

Les jours de vigilance, une vision du vivant, une légende logique, intégrée

Ils entrent en Moyen-Age, à méditer des valeurs, à courir les nuages, la nuit au naturel,

Et cherchant l’or océanique ou des œuvres de tradition, le temps d’un spectacle, originel.

 

Dans l’air, un paysage en soleil, des promeneurs de plénitude, des penseurs au quotidien,

Place du présent, volent des papiers colorés, marchent des souliers de ponts en pays, tous les matins,

A Rome, dans ses rues, un octobre qui dit merci, magnifique et méthodique

Et trouve la solution au système, toujours sage et transparente, un témoignage de l’univers, magnifique.

 

***

 

L'AVENTURE DE L'ATELIER

 

L’aventure de l’atelier, c’est regarder autrement les archipels,

Remarquer avec minutie, le travail de la mémoire

Devenir audacieux avec la méthode, inventif avec les idéaux, authentique avec les appels,

Peindre un bonheur buissonnier, une bohème limpide, un codage au crayon noir.

 

L’aventure de l’atelier, c’est jouer une clémence constante avec les couleurs,

Entamer un dialogue, drôle et énigmatique, indépendant de l’harmonie,

Goûter une guérison gaie, une fête de l’engagement, un état d’esprit en expansion de douceur,

Ecrire toute énigme inventive, au profit de l’expression, dégager de l’énergie.

 

L’aventure de l’atelier, c’est imaginer de l’intérieur des jardins en intuition, un habitat humble et clair.

La générosité de sa main dans un livre de lumière, une légende à sa merci.

Offrir à l’œuvre la nouveauté des ondes, de la philosophie, des clés de la conscience, une route à l’envers,

Rire de la relativité, et faire du réflexe de ses rêves, une philosophie.

 

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Poésie au présent permanent - Poétiser la vie au quotidien - Muriel CAYET

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SUR SCENE

 

Sur scène, un sourire en secret, une sincérité sacrée, un bleuet sensible,

Au fond, l’Atlantique en décor, une lunette astronomique, un témoignage au bon tempo,

Des êtres en unité qui voyagent la vie le nez au vent, invisibles,

Les trois coups s’annoncent maintenant, accompagnés d’un allegretto.

 

Sur scène, un atelier d’aventure  aux arabesques vives, des  vagues,

Côté cour, une vue de Bergen aux maisons colorées, coïncidence captivante,

Côté jardin, une pile de documents extraordinaires, l’ermitage d’une toile, sur la table une bague,

Au loin, une façade complice, un chemin vers la forêt, une galerie fascinante.

 

Sur scène, on gagne l’horizon, on permet la halte du hasard, on habille les histoires,

D’un imaginaire impérissable, interprète des instants, à la littérature libre des liens de l’ego

A la plume philosophique d’un printemps de papillons, masques miraculeux de la mémoire,

On construit son miroir de mosaïque au naturel, révélateur de rêves, bien loin de l’oratorio.

 

Sur scène, on rallie les royaumes par des ruelles sans raison,

On tisse les stimuli, on tricote un sujet sonore, une photographie polyphonique,

On pose des questions de qualité, synonymes de soleil singulier, de talents de tradition,

Aux voluptés urbaines, d’un Kerouac, d’un Wolfgang aux airs d’un zapateo théâtral et rythmique.

 

***

 

S'AVENTURER AUTREMENT

 

S’aventurer autrement, trouver l’adresse de l’atelier où prendre l’air heureux,

Ecrire une biographie des boulevards aux bois, aux couleurs bretonnes,

Jouer avec les étoiles la danse de l’éblouissement, éclairée par un esprit rigoureusement joyeux,

Fasciner de fulgurance, un geste humain, un hommage qu’on affectionne.

 

S’aventurer autrement, c’est sortir indemne des indispensables idées,

Créer des icônes au jour le jour, libérées des labyrinthes,

Emerveiller les médiations nouvelles, la nostalgie du naître, la quête réinventée,

Ouvrir l’œuvre sans parenthèses, personnaliser sa présence, sans empreinte.

 

S’aventurer autrement, c’est suggérer aux songes leur réalité première,

Déployer un tableau de terrasses, au cœur toujours troubadour,

Rédiger une utopie au vent, une version de la voie des airs,

Et envoyer valdinguer les chaînes et sourire, vivant, à chaque carrefour.

 

***

 

UNE LETTRE MANUSCRITE

 

Une lettre manuscrite, c’est toujours une bonne idée,

Envisager la correspondance comme une course au large,

Une épopée d’exception, très haut, tout l’automne, impressionné,

Une nouvelle émergence, un calme bienvenu, une progression sans retard et sans âge.

 

Une lettre manuscrite, riche de détails significatifs,

Accompagnée d’un violoncelle pour réfléchir sur l’éternité,

Décrire une note nostalgique, un ensemble harmonieux de qualificatifs,

Côté soleil, en version originale, du printemps, le messager.

 

Une lettre manuscrite, c’est comme un escalier sans face cachée,

Un équilibre, un bon emplacement, l’efficacité d’un diapason,

Un commentaire à faire, navire sous les nuages, un journal déplié,

De la pastorale des variantes fructueuses, une action.

 

Une lettre manuscrite plie sans jamais rompre, sans retard,

Elle souligne directement la route tracée sur fond bleu,

Les lignes inondées de soleil d’une beauté insolente, sans fard

Amusons-nous bien, dit-elle, une fois de plus, soyons courtois et heureux.

 

***

LES OUTILS

 

Un trousseau de clés, c’est un outil très musical,

Une courtoisie à contre-jour, la quintessence des anneaux d’or,

Des émotions en surnombre au moindre cliquetis amical,

De bonnes nouvelles, mémoires de villégiature, le nez au vent dans le corridor.

 

Un petit carnet est à promener en poche sur tous les sentiers,

Rien de très surprenant, des notes sous un chêne centenaire,

L’impression de ses rêves, le souvenir du vase jaune sur l’étagère du grenier,

Il a beaucoup à nous apprendre et sait le lien qui se cache toujours derrière.

 

Une mosaïque multicolore, c’est une porte vers la félicité,

Une jolie collection de couleurs, cachée dans un panier parfait au milieu des rires,

Un cadre uni, sans spirales, l’histoire de tous les lieux rencontrés,

L’importance de rêver, à la rencontre des messages, savoir les traduire.

 

Un souffle printanier, tenez-vous le pour dit, sévit à Spring Street,

Il met en confiance, les saltimbanques et les enfants du quartier,

Les outils d’harmonie, un fait à accepter, une conscience à décoder, sans live-tweet,

Des versions qui n’existent pas à égaliser, jouant les contrastes, un plaidoyer.

***

 

 

ESCAPADE

 

Une surface sans autre limite que l’horizon,

Une piste jouant les contrastes, le moment venu, un bouquet lumineux,

Délicatement parfumé, enchainant les motifs, les aiguillons,

Décennie après décennie, quelques ingrédients naturels, une pomme d’ambre en camaïeu.

 

Le long du chemin, sous l’air ambiant, la vie est étrange,

Au hasard d’une étape, on trace la route, hâtant le travail,

De retour chez soi, par le sentier du littoral, les façades colorées en losange,

Le spectacle de la nature, bien loin de Paris, un des avantages des retrouvailles.

 

Au fil des observations, on conçoit le cadre, la trajectoire, le développement

Franc comme un dôme, clair comme l’élan, l’escapade épouse le traditionnel,

En plein axe, on mène une étude pour stimuler le temps,

Une année probable du mystère spectateur de l’action terrestrielle.

 

Seul face à l’incroyable, on renouvelle l’histoire, les faisceaux naturels,

C’est tout un art, cette lumière sur la scène, les couleurs qui s’amusent,

Cela a du sens, un air d’antan, miraculeusement, des valeurs éternelles,

Vous devez commencer aujourd’hui, une technique particulière, une légende qui joue les muses.

 

***

 

COULEUR COULEURS

 

Des modèles colorés, nomades, souhaitent vivement l’été

Du nouveau, le choix est vaste pour les adeptes des prairies,

La nature reprend des couleurs, un complément de beauté,

A la rencontre du paysage,  des dunes de la mémoire, qui sourient.

 

En bordure du ruisseau, on choisit le logis principal,

On inaugure un refuge loin des pluies de ces temps-ci,

On entre dans le rêve quand la nuit tombe et fait escale,

Une force de la nature, la rosée perle au matin, lorsque la forêt revit.

 

A première vue, c’est un spectacle de nouveau jour,

Une longue période de transition vers un pays accessible,

On se dote de pensées altruistes, on marque son territoire, sans détour,

On bâtit un village abstrait, un espace enveloppant, une conclusion prévisible.

 

Les paysages mosaïques édifient chaque hypothèse des chemins linguistiques,

Recréent la pierre ailleurs, des bois zébrés de lumière,

La clé avec la couleur, c’est créer l’accord étonnant, l’harmonie contradictoire, la vibration fantastique,

Captant l’énergie de toute origine, la fresque cérébrale des oracles d’hier.

 

***

 

MATIERE A

 

La force réside dans le nombre, une éternelle récolte juste faite pour soi,

Une promenade d’exception, une offre à soumettre quelle que soit sa décision.

Rentrer de vive voix dans une stratégie classique, tout à coup connaître sa voie,

Celle de l’excentrique enfant, à la gentillesse amie, à la conscience du diapason.

 

Les évènements sont liés, c’est ce qui compte pour l’instant,

L’avenir a les idées claires, en journées portes ouvertes, il répare la lumière

A la force du cerveau ou du cœur, il atteint l’Olympe au premier coup de vent,

Il accueille le merveilleux, le ralliement de la vérité, le don de la matière.

 

***

INTROSPECTION

 

Franchir le seuil des capacités, les originaux des messages,

Construire un coffre sur mesure, installer au-dessus un beau vitrail,

Accepter un certain penchant pour la terre et ses métamorphoses d’usage,

Jouer les experts avec le même enthousiasme pour son travail.


Avoir toujours des minutes d’avance sur soi,

Etre le seul à affronter le cercle polaire,

Y voir pousser les graines séculaires avec émoi,

Et savourer le silence discret et exquis du cristal de lumière.

 

Retrouver son esprit aiguisé à l’ancienne

Réchauffé dans la tradition de tous les feux de cheminée

Des timbres de grande valeur sur une table, bohémienne

Un relevé de mise en scène plus que surprenant, illisible, renversé.

 

Remercier le ciel pour ce qu’il a d’intéressant

Sa collection d’atomes, un bon moyen de collaboration.

Raccompagner la journée, de rires joyeux, multifacettes, dans un voyage cohérent

Ecrire à la nuit, sa correspondance étrange, jeu d’analyste des émotions.

 

***

LE LIEN INTEMPOREL

 

Le lien intemporel se construit de rencontres,

Toujours du même bleu, basé sur le même nombre énigmatique,

Impossible d’accès aux faux amis, aux fossiles, aux coureurs contre la montre

Sous les lumières de la ville, il promet tous les tours d’alambic.

 

Le lien intemporel nous saisit un soir de novembre, pas vrai ?

Méticuleusement, il analyse les données, parfois il fait penser,

A un réverbère, une exposition de bijoux, une solution en pleine nuit, en astucieux essai

Instructif point de vue, sans limite, sous la neige, régénéré.

 

Le lien intemporel sait rester en contact

Sa réflexion est intense, la recherche toujours en séquences, les documents judicieux,

Il lui faut du temps pour dire ce qu’il pense, en prisme précieux, avec tact

Classer un paquet de lettres ou les jeter dans le feu.


Le lien intemporel doit toujours faire mieux,

Pas à la première personne, à l’évidence,

Ce que l’on attend de lui ? Il ne peut rien nous dire, juste rêver silencieux,

Et marcher jusqu’à disparaître de la vue, passer le coin de la rue, en cadence.

 

***

 

VERBES EN Dé

 

Développer une bonne astuce, en raconter la tolérance, faire fonctionner les nouveaux départs,

Parler via la pierre de Rosette de ce sens caché qui ressemble à un destin,

Dessiner, c’est fascinant, une stimulation, une ambiance comme un grand tableau, un mur d’art,

Au rythme des caractères d’un message, faire le choix d’une passion, un matin.

 

Découvrir les paradoxes des origines, appliquer cette philosophie offerte,

Un spécimen archéologique sous toutes ses formes, une présence d’apaisement,

Définir une excellente question, théâtrale, précieuse, ouverte,

Le temps partagé de l’être-là donne des réponses, des sourires aimants.

 



Déchiffrer les examens d’informations, par la ruse,

Les liens puissants de la compréhension, tenir compagnie à la communauté, sans discipline

Délester une logique mathématique, faire réfléchir le monde, pour qu’il s’amuse,

Et lui dire : « Vous avez de l’instinct, vous savez, vous êtes unique, dans cette vitrine.

 

***

 

VOYAGE

 

Le voyage familiarise au magnifique, à la conversion de son unique entourage,

Quand, où, comment ? Il entame une conversation passionnée sur un pont confortable, aventureux,

Pour communiquer, il crée l’ambiance, bien prompt, joue toutes ses notes au courage,

Une architecture éphémère,  les détails d’une vie, un maillage prudent et mystérieux.

 

Le voyage prend place naturellement dans un extraordinaire musée,

Des fragments d’outils à donner aux enfants, homologues de chercheurs en maison,

Ce n’est pas un mythe, c’est par choix qu’il crée des ressources loin des théories usées,

Il donne envie de se poser, même des questions, matière à écrire, éphémère collection.

 

Le voyage apporte de la lumière aux regards,

Un sens à transmettre, un lieu hors du temps, une élégance d’esprit,

Un fil conducteur de modernité, perplexe vagabondage au-dessus de la limite du phare

Un bel ensemble qui sait ouvrir la perception, pour contempler les environs, à sa merci.



Le voyage croit savoir ce que l’on pense, à l’opéra il sait donner du caractère, de la ponctuation

Une édification peu probable, un code traditionnel, une promenade symbolique,

Sur la scène,  il envisage la possibilité d’un enregistrement, d’une édification

Ce n’est pas un secret, il fait toujours au mieux, avec le grand mystère, chronologique.

***

ORGANISEUR

Organiser les idées au sein de la grande papeterie,

De tous les outils mis à sa disposition, assis à la même table

Dorénavant, une cachette bien pratique, un plan avéré, un style épuré, une théorie

Qu’en savez-vous ? Quel est le sens ? Attendre les nouveaux équipements ? Etre capable ?

 

Organiser les rendez-vous, des plannings dans toutes les directions,

Les points importants, atteindre un rocher, épingler sur un grand mur,

Patience et vertu, une excellente idée, des centres de réflexion,

Tout se prépare, on feuillette son intention, un trésor de créativité, sous son armure.

 

Organiser les adresses et les trouvailles, structurer l’espace d’inspiration

Créant quelque chose de nouveau, un décor pacifique dans le graphique,

Un détour de vie numérique, un ébahissement de concepts oubliés, une innovation,

Regarder réellement ce nouvel écrin, ces rubans fantastiques.

 

Organiser les lettres et les mots, les couleurs, les procédures,

Tracer le pont sur les airs, sur les marches, sur les villes,

De toute évidence, de l’imagination connaître la structure,

Et de la félicité, les raisons, le savoir-faire, la clémence tranquille.



Organiser ses expériences et ses interrogations, rassembler ses idées,

Mais voilà une étiquette qui offre son impression,

Un matin sous le soleil, on réfléchit, on partage d’une terrasse panoramique, un carnet,

Une idée derrière la tête, un secret de l’atmosphère, une respiration.

 

***

L’ATELIER DU DOMAINE

 

L’atelier du domaine a sa propre identité

Il part le matin en reconnaissance entre performance et méditation,

Autour de soi, la lumière qui filtre de la fenêtre, la charité,

Un pâturage verdoyant, les couleurs claires, les objets d’antan, parsemés.

 

L’atelier du domaine est un univers sans frontières

Une référence architecturale, une âme de la maison, des termes poétiques

Un coup de théâtre, une fontaine de jouvence, une croissance en miniature, d’hier

Un conte de fées d’où jaillit des notes de couleurs, le monde de demain, chimérique.

 

L’atelier du domaine sait fêter le printemps,

Un prélude insistant, une évidence bohème, une coordination d’idées fortes,

Une expérience inédite du lointain, mille talents du territoire vaste et sauvage, d’antan

La pièce phare, c’est l’éclat de lumière des contrées lointaines, un avenir radieux, une déduction, une escorte.

 

L’atelier du domaine, c’est l’ode à la rêverie

Loin de la routine, une mine d’or,  une zone bleue

Il voit surgir la fibre artistique, des arabesques quotidiennes, une nouvelle vie,

Sans trop de difficultés, il écrit les articles récents, avec exigence, son enjeu. 

***

PASSEUR

 

Pour passer du songe à la réalité,

On a la trajectoire de bonne humeur,

Les principes de déduction à dénouer

Le travail en cours, une incertitude, un bon endroit ensorceleur.



Pour passer du phrasé à la philosophie,

On a la métaphore qui touche

Le calme de la tolérance que l’instant choisit,

L’océan, source de guérison, un chapitre qui fait mouche.

 

Pour passer de la vue à la vision

On a la typographie, un classement, une ambiance féérique

Un bleu de la vie, un sol jonché de feuilles, l’énergie solaire, sa réalisation.

Ses recherches littéraires, le métal et la pierre, un médaillon unique.

 

Pour passer des années au temps

On a plusieurs niveaux décrivant un monde étrange

Un carnet d’inspiration, un dégradé en tons profonds, l’esprit du moment

La sérénité, une rencontre légendaire, un coup de couleurs des anges.



Pour passer de l’entrée du paraitre au départ,

On a la prédilection, les jeux de contraste, la lumière du jour,

La mécanique du lien, la part qui transmet l’art

Un secret bien gardé, un atout incontesté, au courant de tout, toujours.

 

***

L’ELIXIR DE L’INSTANT

 

L’élixir de l’instant n’est pas un drôle de médicament,

Créer un dialogue constant avec le temps promis,

Il est porteur d’espoir, là pour réinventer, intensément,

Le temps passant, de l’audace, sans ironie.

 

L’élixir de l’instant, c’est un café en Italie,

Le mythe des îles, le grand jour des archipels,

Une application du Timecode, un passage couvert, des rails au fer blanchi,

Présentant ses respects aux réverbères, à l’Opéra, aux chapelles.

 

L’élixir de l’instant se déguste comme un rêve,

Un voyage vers l’intérieur à l’âge des possibles,

Il suscite l’imaginaire autrement, tous en scène, un jeu, une fleur de sourire, en tenue d’Eve,

Quand les crayons témoignent, ils ne se trompent jamais de cible.

 

L’élixir de l’instant guide la rêverie aux persiennes,

Les nouveautés en matière de voyage qu’on appelle des livres,

Une offrande à aujourd’hui, des vélos sur le parvis de pierres anciennes,

Un atelier de codage qui décline dans toutes les langues, le verbe : vivre !

 

***

LA BONNE LANTERNE

 

La bonne lanterne éclaire sans connaître l’objet initial

Elle ne choisit pas, elle connaît toutes les clartés de la conscience,

Guide les voyages maritimes, d’île en île, d’escale en escale,

Philosophe de l’éveil, elle rêve de soi à soi, experte de la géographie de cohérence.

 

 

La bonne lanterne reconnaît ses faiblesses, ses compétences,

Allume son monde numérique, la quête accomplie, elle résout ses calculs de destin,

Connaît l’art du secret, sait remonter jusqu’à la source, le signe du silence,

Elle déchiffre les équations, détermine l’axe du voyage,  la formule au creux de sa main.

 

La bonne lanterne joue avec les perles de verre,

Illumine le caractère unique des instants,

Sous la sphère intellectuelle, crée l’harmonie, d’ici à l’âge de pierre,

Réchauffe le siège de la mémoire, cartographe d’un unique message, un laissez-passer du présent.

 

***

LES VERBES

 

Réfléchir au silence du monde, au soleil levant, à l’ampleur des horizons,

Ressentir le vent de l’ouest, la pureté du diamant, le bleu du ciel, le parfum des bois,

Commencer un travail, être prêt pour la lecture, illuminer du hasard une douce émotion

Choisir un détail de la navigation, Place de l’Opéra ou Rue du Phare, sans savoir pourquoi.

 

Engager un processus, avec des symboles théoriquement sans limites,

Porter au poignet un garde-temps,  au sablier une alternative amusante

Courir sur le boulevard des souvenirs, faire une pause fenêtre ouverte, une visite,

Espérer que tout soit vrai, sans brouillard sans lettres qui dansent, dissonantes.

 

Parler d’une voix singulière et précise,

Jouer des vagues sur le clavier qui disent « Comptez sur moi ».

Retrouver un château sous la lune, indécise,

Reconnaître le sens de tout ceci, un intérêt mutuel pour lui, soi ou toi.

***

 

LES ROUAGES

 

Il y a des rouages partout, visibles dès la première intuition,

Une expérience de confiance, comme celle de l’apothicaire en la charte

Regardez bien la lampe, le système, l’état d’esprit, l’instinct au plus vite de ses ions,

Probablement une ruche au travail, un temps précieux, une texture sur la carte.

 

Pour quelques minutes, on fait une exception, un chemin important, en ami

On regarde longuement les écritures, un répertoire à qui parler, du sérieux qui erre,

Des maisons, horizontales, à distance, un plan d’accès, d’action, une piste suivie,

Une réponse rapide, une découverte qui saute aux yeux, du mystère.

 

Il y a des rouages partout, de ceux qui favorisent l’analyse,

Ils tiennent leurs promesses et savent croire aux coïncidences,

A la bonne heure, ultra rapide, ils racontent une belle histoire, celles des éléments, de maîtrise,

Les joies de la solitude, le quotidien de l’émerveillement, l’excellence de la chance.

 

***

 

LE QUOTIDIEN

 

Le quotidien vagabonde, dois-je le raconter ?

Cela va de soi !  L’attitude de l’aventure commence là,

Convaincu, le jour décisif, il colle à la réalité

Sous un ciel d’ardoise, il lit et dit : bien joué ! Je peux rêver de ce jour-là.

 

Le quotidien croit dire sans envergure, farouchement,

Qu’il vit sans surprises, sans effets, une performance de mémoire,

Il rêve bien présent, sur la façade pliant sous le vent

Son cerveau d’aventurier avec intention, sans fonction essentielle, sans gloire.

Le quotidien a toujours l’horizon pour ami,

Il en voit la moindre nuance et sait s’arrêter net,

Il balaye le panorama, les soirs de lecture en sa compagnie,

Il a la clé, l’accord, le prélude, et toutes les gammes, en vedette.

 

Le quotidien n’a pas de sable dans les yeux, juste une lagune à Venise,

Il sait créer en une seconde un espace de joie, des eaux vives, grimper la colline

De l’eau courante à la houle, une suggestion de matière grise,

Vous pouvez ajouter la tempête, dans la nature, sous le soleil, antidote de réalité, sans routine.

 

Le quotidien, c’est un don de toute évidence,

Un élément étrange, un algorithmique très large, un éventail, une analogie,

Une cible, un espoir inhabituel, un silence de volupté, sans absence.

C’est toujours le moment pour lui, de composer sa rhapsodie.

 

***

 


L’ENFANT DU SIECLE

 

Etre un enfant du siècle réenchanté,

C’est passer son temps en ville ou sous la verrière,

D’une côte urbaine en tartans de façades segmentées

Vibrantes de sirènes de trains, au rythme des rêves simples d’hier.

               

De Paris à New-York, parcourir son portfolio,

A l’ouest de Neptune, au nord de Milan,

Le marin sait quitter Londres pour la gîte de son bateau

Amarré sur un lac aux jardins, joyeux  et dissonants.

 

 

Hermine est née en Italie, au pays des globes frères,

Elle vit de fêtes, d’espace, d’expériences dédiées,

Dans une divine bibliothèque d’eaux claires, safran de céramique, cœur en belvédère,

Son atrium est très précieux ; elle seule en possède la clé.

***

 

ACTE D’AMOUR

Un acte d’amour, c’est une marche de plus à franchir,

Quand le bon vent d’ouest souffle sur la côte bretonne,

Que la conscience se fait compositrice, sans mentir,

Et que dans le cristal du cerveau, en mince pluie, s’abandonne.

Les débats, les discours ne sont jamais éblouissements,

Juste une expérience qui garantit le film de sa vie,

Avec pour seule diva la grammaire du temps,

Une horloge d’idées, des jardins d’instruments à l’envi.

 

Les aventures de Lancelot et de Merlin, le labyrinthe des merveilles,

Métaphore métronomique des nouvelles à naître,

On promet sa philosophie du processus, siégeant au quartier des réveils

Un refuge de sédiments, une scène transportée, untel en devoir d’être.

 

***

 

LA MINUTE RARE

 

La minute rare, c’est un regard à l’angle de la rue, le visage de la vie, simplement

Un schéma qui se forge au premier coup d’œil, une extension essentielle, la réponse des pierres

C’est un piano qui joue sous la neige, la remise d’un pavillon, des félicitations en boucle, tendrement

Un guidage de système, un tableau numérique, une entrée gardée, un rayon de verrière.

 

La minute rare doit être sans rigueur académique, toujours très drôle, sobrement,

Génératrice d’un bienfait ami, d’un village de soie, d’une aile douce sur une journée,

D’un visage profond et passionné, d’une commune identité, d’une théorie évidente, une dynastie, étrangement,

Un goût pour le bizarre, les jours de campagne, un vent d’ouest en soufflet.

 

La minute rare, c’est une collection de fluides, des carats de diamants, magnifiquement,

Le parfum des bois, un écrin de rochers usés, là où le travail commence.

Le soleil levant qui réfléchit le silence du monde, illumine la lecture, tranquillement

La curiosité du hasard, une douce émotion, les détails de navigation, la direction de la chance.

***

 

L’ENFANT DU MONDE

 

Etre un enfant du monde, pas une ébauche d’être : une personne,

Incarner la station debout, être un loup solidaire, en toute liberté,

Humer les couleurs du vent, le niveau de conscience qui résonne,

Dans une mosaïque de villes sacrées, choisir une plage de Polynésie, le paradis retrouvé.

 

Etre un enfant du monde pour dire vrai, fenêtre sur cour,

Dans une rue de Paris en 1920, ou une cabine hippomobile sous le soleil,

Une riche intuition de camarades, le bonheur comme miroir, un simple atour.

Avoir le droit de rêver d’un salon rempli de toiles, ou d’un bijou celtique en vermeil.

 

Etre un enfant du monde libéré des batailles que l’on mène,

Parier sur une vie pleine de sens, un passager de générosité

En être éveillé du sommeil du néant, créer un monde qui leur ressemble, sans haine.

Et vivre de ses rêves en ondes parallèles, découvrir sa propre singularité.

***

 

 

 

LE PATRIMOINE COLORIEL 

 

La période hivernale est un aimant de l’intemporel

Une collection privée en souvenirs forts, un effacement de bavardages

Au chaud des tricots bleu paon, des bobines singulières, ou seulement belles,

Le temps s’écoule, plus lumineux, sans perdre l’esprit, sans âge.

 

Les nuages rapides se succèdent, de la neige au gel,

Des manuscrits anciens, un petit joyau caché, une demeure à son image.

De la pierre à la lumière, on harmonise, à l’écart de l’artificiel,

En faisant passer ses sentiments,  on exprime l’hiver en son ancrage.

 

Puis vient le beau temps, permanent de nouvelles couleurs,

Le patrimoine coloriel en trompe l’œil,

Tout est en ordre, depuis des lustres nous en avons le secret ou l’honneur

Ceux qui vivent là en connaissent les nuances, le ton sur ton, sans orgueil.

 

Le jardin s’ouvre sur des pivoines, tout en douceur,

Silencieusement il crée sa quintessence, son instantané,

Un bouquet de saison, précieux comme une forêt d’opale, novateur,

Il sait arrêter le temps, comme un horloger, à pas feutrés.

***

 

 

APPRENDRE A SE PROMENER

 

Chemin faisant, entre fin et commencement,

On active le jeu des messages codés

Pour relier les points, ponctuer le sens échéant,

Un voyage en décryptage, l’édification du secret.

 

Une promenade symbolique vers l’éternité

Langue universelle des atomes de l’écrire

Pour poétiser en molécules, en maillage tressé

Les joyeux sentiments que l’on donne à penser, à transcrire.

 

Des enfantillages d’émotions deux fois vagabondés

Affirmés, marchant en sensations, en rires sans brimades

Revendiquant le choix des constellations, de l’ensemble des idées

Ouvrir la bouche et s’extasier, s’exprimer en une antique ballade.

 

La terre promise n’est plus énigmatique

Elle est multitude complétée, unité émerveillée

On affronte sa vie, ses gènes, ses atomes uniques

Exister puis revivre, relier puis être, affronter pour définitivement, se promener.

***

 

 

UNE SEMAINE DE VACANCES

 

Une semaine de floraison, un jeu de mime dans le jardin,

L’air marin comme un baume, une fusion de couleurs,

Les majoliques du printemps, les céramiques du parc aux daims

La Seine, aire naturelle à l’esprit bohème et frondeur.

 

Les gris colorés de la cabane, ses beaux volumes,

Le bel accord vers l’intérieur, le souffle dans les bois,

Créez le dégradé dans le ciel, prenez place sans amertume,

Dans le corridor,  placez un bouquet lumineux, de guingois.

 

Dans le village authentique,  vivez l’histoire de tradition,

Gardez le fil prévenant, le passage féérique,

Jamais à court d’imagination, les eaux cristallines, les lampions

Des œuvres à mi-chemin, entre rideau de perles et bijou énigmatique.

 

La couleur mythique, union du rouge corail et du vert émeraude

Réserve toujours des surprises, en assise sur le fauteuil

Du coin lecture, entre tradition et modernité, à l’index, en maraude.

L’un des plus beaux points de vue, regardez vers la mer, une eau turquoise, d’un clin d’œil.

 

Une longue plage de sable, des ruelles en lacis,

La visite des îles, un itinéraire, un souvenir ému,

Une élégance visuelle, sans l’avoir contemplé, tout près d’ici,

Le paysage nous dit tout, non linéaire, central, élégant, absolu.

***

Posté par murielcayet à 14:03 - Permalien [#]

Poésie au présent permanent - 2017 - Muriel CAYET

bretagne 11

 

UN ENDROIT POUR ECRIRE

 

Les hellébores et les roses blanches comme un duo harmonieux

Une variante à l’extérieur, des tilleuls de style classique

Un jardin à dix-sept couleurs, une façade aux traits précis, un camaïeu

A partir du nuancier, le cocon convivial noue des liens, avec la ville magnétique.

 

Le ciel est toujours d’un bleu sûr,

Il tient ses promesses le temps de la lecture

L’univers qu’on imagine, le soir venu, un état d’esprit plus mûr,

Vaste thème contrastant d’ une vie extraordinaire, une note douce, une gravure.

 

Au premier coup d’œil, recréer l’atmosphère,

Créer des liens véritables, prôner l’amour des lettres,

Tout faire en rêvant, dessiner un trait net et sobre, une prière,

Un autre monde en tête de chapitre, une belle couverture de l’être.

 

***

SAVOIR SE PARLER

 

Un monologue intérieur est un lieu rationnel pour résoudre l’énigme vitale

Apparemment un maître du secret, l’information à la page manquante

Un exemplaire d’inscriptions lacustres, de découvertes en aval

Une hypothèse sur les hasards de la vie, sur une maquette nonchalante.

 

Des papiers laissés sous la couverture, quelque espérance de curiosité

Une série de lignes, un décryptage de livres historiques

Quel est ce théâtre ? Ce tableau de chiffres et de points d’interrogation, de clés ?

La vérité se rapproche, elle clarifie le passé, les écrans de fumée, chimériques.

***

PARADOXE

 

Un tel paradoxe prend racine dans l’unité,

L’essence des choses, le sens des symboles,

Les mots remplis dans le calepin des probabilités,

Tout se transforme, reformulation d’un alphabet en hyperbole.

 

Que voulez-vous dire ? Que se cache-t-il dans les signes ?

Sous la flèche de la cathédrale, dans les frises du décor végétal,

Le livre de pierre décrypte les documents, les enseignes, les insignes,

Les images de chaque siècle traduisent la nature des langues, la libre opinion, cardinale.

 

La philosophie dynamique s’inscrit dans une histoire de loupe, de lampe,

Une symphonie de granit, un anachronisme de matériaux de construction,

L’art est merveilleux quand il énumère les heures, le temps est architecte,  faiseur d’estampes,

On apprend des rochers, des écrits qui sillonnent ; rien n’est impossible dans l’action.

 

Une tradition immémoriale parle de lumière intérieure,

De données anciennes rarement utilisées, de leurre pour naviguer,

On est prêt à découvrir de la vie tous les serveurs, les honneurs

Des souvenirs d’emblèmes, des notes de circulation, des fichiers sacrés.

 

***

 

UNE ENIGME DANS SON JEU

 

Une note, do ou mi, un sept, un joker, l’air du temps, des vagues,

Que cherchez-vous exactement ?  Votre escapade ? C’est du solide ?

Un réveil en hiver, une luciole dans un parc, de l’or sur une bague,

Le soleil prend un autre chemin, la ville se définit seule, apatride.

 

Si on était au siècle dernier, l’énigme serait royale,

Reflétant l’infini comme l’étang les robes blanches

Une galerie supérieure, des rivages aux tons de neige, une fontaine cordiale,

Et l’éclat du soleil, un seul nom décodé, une parenthèse franche.

 

La vérité philosophique est le centre d’un pèlerinage

A ce stade fraternel du jeu, il faut se souvenir,

Leur dire que la solution n’est pas de leur âge,

Seuls les enfants émerveillés peuvent étudier les points à agrandir.

 

***

 

LIVRES

 

Le livre des métiers parlent d’images historiques

De terres primitives, des voies ancestrales, des chemins vicinaux,

Ceux qu’empruntent les artistes, pour tracer leur vie, et leur route, méthodiques,

Osant les changements de destins, les détours de géographie, les séjours cardinaux.

 

Le livre énonce qu’on a toujours besoin de quelqu’un qui se souvienne,

Des codes fondés, de la physique, les mystères,

Des détails importants, orfèvres de mémoire, axes de logique gardienne,

Selon la légende et les intervalles de creux dans la mer.

 

Le livre parle de chiffres, de course au large, de l’heure qui tourne, séquentielle,  

Des axiomes de langage, des listes sur les façades,

De la patience pour croiser les données, oser l’analyse vectorielle,

Au service des archives, les épreuves graphiques des corrections en cascade.

 

Le livre est un expert de l’oratoire, un poursuivant des bureaux,

En as des charades, il connaît tous les mots désignant la lune du matin,

Publie des cartes postales au sujet des monuments, des châteaux,

L’art de toute époque s’écrit dans un ABC en parchemin.

 

***

AVOIR VINGT ANS A PARIS

 

Passage de la Sorbonne, on y parle de la Pointe du Raz,

De la promenade sous les palmiers, plus tard dans la soirée,

On travaille sur le papier millimétré sa fortune d’almanach

Et la galerie de la Madeleine s’ouvre sur le premier jour d’été.

 

Un autre dimanche, on gagne le siège d’un royaume de paille,

On esquisse le schéma d’une chapelle éblouie d’un génie poétique

Un anneau de cases au nord, la voûte récente, le chœur en muraille,

L’île mère quitte le labyrinthe du jardin pour jouer sa grande chronique.

 

L’iconographie la même année rencontre l’auguste mission

Dans la ville neuve, fait une entrée solennelle, devenue princesse accomplie

A travers l’océan, elle franchit les passages, les arches du pont

Pour élever une statue d’argent, en grande cérémonie.

 

Les pièces de nos habits d’Arlequin ou de Polichinelle,

Nos revendications philosophiques, nos vingt ans autour du palais

Tandis que nous sommes en chemin, l’esprit du temps agit et gravit, en échelle,

Quartier de la Grève et laisse agir toutes les partitions, les convictions, en secret.

 

***

 LE LIVRE D’IMAGES DU JARDINIER

 

Sur la couverture cartonnée d’un livre imagé

Le nostalgique des voyages amoureux et surannés

Joue avec tendresse la carte des fleurs, des jardins bucoliques et colorés

Et accompagne son quotidien de lunes en quartiers.

 

Les dimanches se détachent, en majuscule les jours fériés,

Une histoire par mois, vision à moyen terme, à peine détachée,

Temps en suspens, en saisons, en intervalle séparé,

De l’astre fictif au comput à l’épacte, un calendrier pour le jardinier.

 

Il leur donne la direction, la marche à suivre, outil de grainetier

Des références, des légendes, l’intemporel en sachet cellophané

Des voies, des chemins, des villes éparses, catalogués,

Une diversité de lignes, de temps, de destinations entrecroisées.

 

L’herboriste désireux du printemps sait patienter

Il prépare dans les cases,  les semis, les plants, un futur à germer,

Il calcule les révolutions, les cycles, les conditions enchantées

Pour de la nature accepter les conditions de février.

 

***

UN ARTISTE EN CHEMIN

 

Entrer en matière, c’est comme rêver d’un ton ferme, d’un valet de trèfle, d’un bois sombre, de rois mages en chemin,

C’est rencontrer les personnages de Tchekhov, les chevaliers de la Table Ronde, la pomme de Guillaume, Proust et ses éternels matins.

 

C’est escorter une reine au Moyen-Age, épargner une vipère dans la montagne, voir se poser une pie, regarder le sablier égrainer sans fin.

 

C’est humer un moment de Provence, faire une part belle à l’enfance, se baigner dans les champs de blé.

 

C’est penser à Agnès Sorel, aux saints des églises, à la plage de Gauguin, à la belle Angèle immortalisée.

 

C’est devenir un pèlerin de la peinture, visiter l’atlas et le lexique, entrer en résistance et jouer avec des couleurs enchantées.

 

***

 

CALENDRIER

 

En janvier le silence sait être nuance dans les gris

Février apporte la neige comme un souffle de chandeleur

Le renouveau de mars crépite avec la pluie

L’herbe d’avril tisse un tapis joyeux aux oiseaux de couleurs,

Mai se drape en dragée, à Marie se dédie.

La naissance de juin commence par le mariage des cœurs

Juillet et ses routes nationales, ses châteaux de sable, ses chapeaux en paille de riz

Août court les kermesses à l’ombre des feux de camp, de leur native chaleur,

Septembre fête les anniversaires quand la rentrée dit : c’est reparti !

Octobre sème les feuilles à tous ses vents et ralentit la sève des humeurs,

Novembre de marées du siècle et du temps qui prend des ris,

Le ciel de décembre avant les grandes fêtes sonne l’esprit de Noël, la fin des rancœurs. 

 

***

UNE THEORIE GEOPOETIQUE

 

La partage des théories échafaudées, des saveurs des recettes d’ailleurs, des dictons de bon sens

Le jeu des rimes avec les villages, le début des textes des cartes postales, une histoire de sol qu’on ensemence,

La carte du département, les contes et les sorcières, c’est de la géographie à plat, des sillons des lignes qui dansent.

Un embarquement immédiat pour le voyage, un hameau où les bois sont indiqués, un village de perdurance,

De petites routes où l’on peut se perdre, un centre-ville détaillé, une agglomération sans errance,

Le repérage des bâtiments en rouge, des espaces en vert, des plans d’eau en dormance,

Un guide qui emmène un groupe, un parc paysager, un golf, une fonderie d’appartenance,

La bienvenue traditionnelle quand le passé est figé, le présent en bienséance,

Un labyrinthe de routes greffé d’anecdotes et de produits du terroir, une légende de bienfaisance,

De quoi lire, de quoi noter, apprendre, se divertir, convertir en survivance,

La nature perpétuelle, les fleurs, un hier de nostalgie, de transhumance

En flânant dans les pages, l’almanach rapporte du souvenir, des connaissances,

Un loin qui n’est pas si loin, un terre à terre, un jeu géographique, la mémoire liste toujours ses doléances.

 

***

 

L’ENQUETE D’ECRITURE

 

La délicatesse de l’écrire au hasard d’une nécessité voilée,

Le jeu graphique de la mémoire forme l’écriture messagère

L’intention de l’artiste est toujours de simplifier,

S’affranchir de l’accessoire vers la réduction, vers la lumière.

 

Ecrire, c’est former des lettres qui font des souvenirs,

Demander à l’écriture de transmettre un symbole

Un dessein de texte composé, un relief donné pour s’affranchir

Griffonner un abécédaire dans une antique bibliothèque en farandole.

 

L’invitation à l’histoire, l’impression d’un illustré, la rédaction d’un journal,

La prière aux poèmes, la quête du roman, la structure de la transcription

L’unique voyage en lignes, un réseau de zigzags, un marque-page amical

L’instinct produit le motif, la touche l’insolite, le fond, la réalité et l’équilibre, la précision.

 

Le carnet du personnage et son cadre intérieur,

L’ombre et la lumière que l’on devine sur la photo,

Une description en trompe-l’œil, un style en profondeur,

La nuance à histoires multiples, les thèmes rassembleurs, des indices a contrario.

***

 

LE TEMPS

 

La rupture de la fréquence perpétuelle,

C’est comme un cycle qui fait tourner en rond les hirondelles,

Une encyclopédie de la séquence, de l’apparition éternelle,

Une germination de nouveautés, une floraison de solstice, pulsionnelle.

 

Le malentendu qui sait résoudre les avancées,

Toutes les solutions cachées, les trouvailles d’un siècle juste né,

Cache la révolution concernée, les questions de toutes les saisons fermées,

Le renouveau et la résolution, comme armes à recoudre, décadenacées.

 

Reste à savoir le temps qu’il fera demain !

 

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ALLEZ !

 

Allez ! Escalader, gravir, projeter, avancer,

Allez ! Souligner, trier, planifier, quitter,

Encore un autre monde créateur, une autre fièvre rituelle, un programme désiré.

Toujours relier le Pont-Neuf et sur l’échéance, des vies, gagner.

 

Allez ! L’éclosion prochaine d’une envie, d’un désir, dans un bain de temps,

Allez ! Les termes longs ou courts, et le passé échu et le futur déchu, affluents du présent,

Encore un cycle novateur, une cible vivante, un projectile menteur, un ciel d’antan,

Toujours en tête un projet, en marche une fanfare, en cœur un aimant.

 

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CHEMINS DE TRAVERSE

 

Quai du Bois qui vole, on se moque des antiquités

On fait des flaques des rivières, de Vénus une éternelle clarté.

Rue du Théâtre de bois, on est maître de son temps, professeur des années

On balise les chemins de torches, de décembre à février.

 

Place de la Côte est, on craint le soir tombant, l’océan de pleine lune

On accompagne de son souffle la brise orientale, la falaise de feu, les lumières sur la dune.

Boulevard de l’Espace, on accueille le ciel limpide, juste en dessous de la capitale commune

On découvre des palais, les ors, les richesses, le rayon de soleil, pour toute fortune.

 

Chemin des Planches, on joue la mélodie commode de la méthode,

On trouve un remède efficace contre les questionnements, l’ordre de la logique à la mode,

Route de l’Espérance, on connaît l’emploi des outils, le climat des antipodes,

On a une manière de croire motivante, le nez à la fenêtre des possibles comme à celle d’une pagode.

 

Ruelle de l’Univers, on devient de fait colporteur du présent

On quitte l’occident pour rejoindre serein son orient,

Impasse des Silences, on goûte aux secondes, au vacarme précédent tout néant,

On sait qu’on est chez soi, tout reste à faire, marche en avant.

 

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OBJECTIF

 

Faire la part belle aux départs,

A force de climats, aller de l’avant

Un esprit personnel, des brins d’herbe comme sentiment,

Atteindre son brut, à dessein, servir l’art.

 

Faire le point net sur l’objectif,

Dire salut aux lanternes, oser les révolutions,

Elaborer, construire toutes les destinations,

Focaliser sur les traits, oser le narratif.

 

Se faire tout petit dans le monde clair-obscur,

Choisir son chemin, relier les points, tracer la route,

Son baluchon léger comme un cœur sans doute,

S’asseoir sur la margelle et sourire au présent, sans armure.

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LA MACHINE A REVER

 

La machine  à rêver fait avancer les initiatives, évoluer les opportunités,

Elle réalise des choses bien construites, d’une extrême beauté

Surtout à l’écrit, suivant l’usage, elle pense par elle-même, toujours fière de sa journée

Le soir s’endort sans faire attendre sa réponse, sans destination présagée.

 

Elle sait tout de la création et sur l’extrême bord du rivage

Du lendemain, de l’époque du printemps, de l’oubli des mirages,

La fenêtre ouverte pour savoir être réaliste, innover dans l’esprit des sages,

La question est curieuse, les réseaux secrets, la bienvenue un adage.

 

La machine à rêver a choisi d’œuvrer en silence,

De réaliser la lutte, de franchir les ponts, de séquencer les ambiances,

De comprendre le temps, de ne pas se figer, d’accélérer le pas, du sens,

Et se prendre par la main, il est grand temps de vivre, son existence.

 

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ECRIRE

 

Ecrire, c’est tenter d’approcher le bonheur de l’esprit,

Celui qui part de la forme jusqu’à l’acte de faire,

Du texte natif à la thèse mathématique, à la linguistique

En passant par les fictions des enfants de toujours.

 

Le mot agit comme un lien de mémoire

Qui appose sa signature unique, sa délicatesse d’écriture,

Un miracle du trait, du noir sur le blanc,

Avec le hasard comme nécessité cachée, voile authentique.

 

La signature à la plume la plus précise possible, marbrée

L’amour du signe le plus juste né de l’encrier

La douceur feutrée qui souligne du verbe l’originalité

L’intemporalité colorée au parfum de violette, une envolée surannée.


Ecrire sans onomatopées, sans repentir ni regrets,

Oser le mot ordonné, de l’écriture se jouer,

Qui défile sur la ligne, souple comme un fil, spontané

Qui raconte le journal de sa vie, rêvée.

 

Il est efficace de s’exprimer avec de la matière encrée,

De choisir ses caractères, de leur donner voix au chapitre,

Quand s’alignent les runes qui font place aux rimes

Quand le roman s’affranchit de l’information pour s’inscrire dans le temps.

 

Avec les illustrés d’Epinal, ou sur le ton de la transcription

Unique manuel, outil usuel de la présence à l’utopie

Sous les ors de la rhétorique au rire éclatant de la rêverie,

L’essentiel est d’offrir l’épistolaire réponse, seul écrivain de sa vie.

***

 

REPONSE

La réponse passe presque toujours par les méandres,

D’un tout qui ne s’atteint pas, mais s’espère

L’auteur de tout art agit de toute antiquité

Comme la poésie, en façon de pierres précieuses,

En alignement de prières.

 

Le bonhomme de neige fait place au bâtisseur

La flaque d’eau à la mer, le livre à la bibliothèque

Un vent sublime souffle sur la structure de verre

Et l’artiste passe du doute au dessein ; écrire des histoires humaines

En quête d’harmonie.

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LES TERRES DE L’OUEST

 

Des moulins à vent nés d’un rêve en Italie,

Un appel qui signe l’air d’un promeneur en rêverie

Le regroupement de cygnes sur le lac de la station

Sous les couleurs pourpre et or d’un ciel de réception.

 

Le fer forgé de la forteresse garde son histoire

La terre des landes son grand secret, en sa mémoire

Eole sur le toit est toujours partant pour l’orage,

Le halo lumineux accomplit son devoir entre les nuages.



Le sprite qui passe comme un sortilège

Et traduit l’art nouveau d’une sortie de cortège

Où le savoir spontané des flocons, qui volent et qui tombent

Dans le seul but de découvrir à mesure le sol qui leur incombe.

Ecrire une chanson ou une carte de vœux

Des falaises en emblème, au filet vert de l’an joyeux,

Le creuset réceptacle des éléments naturels, du mouvement des astres,

Tout est calme sous les rafales d’un vent sans désastre.

 

Le printemps est encore loin, il rêve de galets,

Façonnés par la brise thermique, un mystère renouvelé

Sous la promenade d’un an neuf, le littoral tranquille,

Cherche de la mer du Nord, l’air de la nuit, de l’ouest docile.

 

Le spectacle de la nature, à Snowdonia, à Pennan, à Limerick,

Transporte dans son panier la tradition géographique

D’un château médiéval, fréquence de patrimoine, dimension de région

Les terres de l’Ouest de mon petit village doivent au vent tous leurs dons.

 

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LES GENETS

 

Les genêts de Bretagne connaissent du micro-climat toutes les merveilles

Sous les temps ombrageux, ils gardent le sourire, fiers de leur territoire,

Un château de sable cerné de douves miniatures veille,

Le long de la plage soufflant une fraction de vent à sa mémoire.

 

En situation calme, la mer remonte en pente douce,

Les fractales océaniques en connaissent le secret de fabrication,

Par une belle soirée, les philosophes patients goûtent de la lune rousse,

Le goût du bonheur, bienveillant rayonnement, en mission.

 

Le vent d’Ouest nocturne que l’on protège

Offre un dîner le soir aux ajoncs dorés

La dune reçoit les dernières lueurs de la ville en cortège

Pour dater de son sablier, les temps volatiles, essaimés.

 

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UNE SIMPLE QUESTION

 

Puis-je vous poser une question ?

La nuit au loin ne nous donne-t-elle pas rendez-vous ?

Le maître des lieux dans ses songes joue du violon

Le delta du temps lui lance un défi étoilé ; le saviez-vous ?

 

La Villa Noailles accueille les chevaux de mer de Torquay

Les pins maritimes ploient sous les chants des sirènes

Laissez passer l’orage sur la maison tranquille de l’îlet

Nous sommes en été, le sentez-vous, dans ce matin de capitaine ?

 

Puis-je vous poser une autre question ?

Mieux vaut-il partir tôt ou faire fi de la chronologie ?

La vallée pittoresque, le clocher qui rayonne, les dons de l’érosion,

Assise sur le rocher, je voyage de Douvres à la maison des insomnies.

 

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NOUVELLES

J’ai de bonnes nouvelles pour vous mes amis,

A dire vrai, j’ai fait un rêve avisé qui revendique,

De la feuille le trèfle, des nuages l’accalmie,

Dans un grand feu paisible, siège un repère épique.



J’aime vous poser des énigmes mes amis,

En réalité, j’ai quelques jokers dans mon jeu, quelques indices au réveil

Pour la plus noble des causes, d’une never ending story,

De l’alinéa en bas de page, à un lendemain qui s’éveille.

 

J’ai à vous remercier mes amis,

Qui savez mettre  tous les signes en communion et les pendules à l’heure,

Me sortir de toutes les forêts profondes, même en pleine nuit

Et tenir une conversation sur le livre des bonheurs.

 

J’ai plaisir à vous accompagner mes amis,

De mon port d’attache, choisir d’écouter vos histoires, bienveillantes

Marcher sur les feuilles mortes, d’un temps de cailloux, de passé béni

Des idées d’un stylo amusé naissent des images bienfaisantes.

 

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CHAPITRES

Le premier chapitre décrit l’organisation de la rue

En milieu de journée, les villages du bout des chemins sont silencieusement déserts,

Les auberges à l’écart du tumulte souhaitent la bienvenue,

A la calèche ou au cheval, venus du front de mer.

 

Le deuxième chapitre se situe au numéro soixante et un,

Aussi ponctuel que l’aurore perlant sur un coussin de pervenches,

Arrive le temps arraché au soleil, comme les couleurs primaires soustraites au matin,

Planifiant une partie de campagne ou de longues vacances sur les galets de la Manche.

 

Le troisième chapitre se déplace sur la couverture d’un déjeuner sur l’herbe, scintillante

Il prend un axe timide, un entre deux de balade en équipe

Sur la prairie les insectes jouent une musique légère et sautillante

A la réflexion de la lumière, souriante d’un printemps de principe.

 

La conclusion se tisse au fil de la dernière saison,

D’un seul coup tout s’éclaire, tout se place pour le raconteur,

Une seule fin possible, devant cette situation,

L’essentiel est d’avoir le plus grand respect pour le bonheur.

 

Et en son for intérieur, projeter de vivre une grande passion !

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VERS LE CIEL

 

Ce n’est pas possible de s’élever vers le ciel,

Les jours d’orage tout recommence, toujours le même solfège,

L’imaginaire local de Merlin ou de l’herboriste du miel,

Crée un palais de cristal dans le paysage de givre ; celui qui piège.

 

L’opuscule parle de la ruelle de l’Oratoire,

Sur le pavé on fait un tour d’horizon bien énigmatique,

Parce qu’il est tard, on fait confiance au secret de la carte noire,

En théorie, le chemin latéral nous mène sur la façade Atlantique.

 

Les cours du fleuve et des rivières observatrices

Envient les gens qui ont de l’imagination

Ceux qui, un stylo à la main dans une gare ou près d’une fontaine salvatrice,

Clarifient le manuel et créent le temps poétique de saison.

 

Il faut savoir s’abriter de ceux qui font la leçon…

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