Poésie au présent permanent - Muriel CAYET

16 avril 2019

JOYAU - Muriel CAYET - Avril 2019

 

 

Dans le lit des temps,

A la belle étoile

A tout prix, caresser les nuages de printemps

Au parfum de toujours

De l’air bleu sur les toits.

 

Sur la table d’écriture de sa destinée

Un dessin à la mine d’or

Des quais de bord de Seine, en silence,

D’une flèche à la cime

A cheval sur les mots.

 

Correspondre en sacré,

Pour éloigner les nuages de fumée,

Une promenade en larmes étonnées,

Ecrite entre les lignes de force.

Epargnées, les pierres de réflexion.

 

Une chronique d’avril

Sur notre joyau à effets

Prêt à la résurrection, sans mode d’emploi

Substance d’équilibre

Rêve de toujours comme mode de vie.

 

Images sacrées

Urgentes comme les idées,

En mots légitimes

Une attitude de respect

Révélation d’une chose impossible.

 

Prêts à tout désormais, question de posture

Voyager l’âme en bord de Seine,

Réinventer aux yeux du monde

Ses mystères de lumière

Panser ses chemins de traverse.

 

Artistes épris d’esprit

En exil des batailles du monde

Poursuivre ses pas !

 

 Muriel CAYET

15 avril 2019

 

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Photographie - Muriel CAYET - EKTA - 1982

 

 

Les plus grands produits de l'architecture sont moins des œuvres individuelles que des œuvres sociales ; plutôt l'enfantement des peuples au travail que le jet des hommes de génie.

 

Notre-Dame de Paris

Victor HUGO

1831

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10 avril 2019

Poésie au présent permanent - Muriel CAYET - Formules poétiques de printemps - Avril 2019

Quelques secondes pour

 

A CEUX QUI SAVENT IMAGINER

 

Guides vagabonds aux invisibles secrets,

Relevant la tête aux ailleurs pour ressentir l’air du temps,

Retrouver en situation leur place dans l’histoire, muets,

Comme des individus à la présence fascinante, véritablement.

 

Révélant d’un mot, d’un geste, leurs archives compilées,

Un univers intérieur d’articles sur le sujet vivant,

Donnant à écouter leur écriture exubérante, travaillée,

Pour repenser les discours et les contrats, entièrement.

 

Dans leur exercice pédagogique, ils rendent hommage,

Un beau récit plein d’humour, trace de leurs paroles et de leurs chants,

Tel est l’enjeu de cette traversée vers la cité idéale, maîtres d’ouvrage,

Nouée autour de l’idée, propagée sur le tableau, plus particulièrement.

 

La quête est construite avec le soin de leurs métiers,

Sujet de leur vision globale, l’expérience de la beauté, de l’engagement,

Ecrivains de leurs chroniques aux rythmes d’aventuriers,

Faisant écho d’un geste de la main, futée et habile, à tout rayonnement.

 

***

 

CAPS

 

Cap à l’ouest dans une solitude de pierres,

L’atmosphère en douce saupoudrée sur les volets verts,

Un fond de palmiers sur une frise italienne,

Bien loin des jardins potagers et de leur manne quotidienne.

 

Cap au sud, on est poète pour donner force à la vie,

On n’oublie jamais Naples et ses antiques palais familiaux du midi,

Les murs sans âge qui épousent le soleil de la côte ;

Exil d’un passé lumineux, fleuri de roses, tête haute.

 

Cap au nord, l’enfant sourit, la poésie est là,

Dans son post-scriptum qui fait le lien, le bien, de haut en bas,

L’air dans l’esprit, s’engage sur la voie des idées,

Photographie du quotidien, jeu des ombres aux yeux du monde, sublimé.

 

Cap à l’est dans la promesse du silence,

Des paysages s’étendent en couleurs franches, vérités en instance,

Les hurlements des blocs de granit, la douceur maritime, la ronde des toits,

Magie des moments cruciaux, tranquille comme une matinée de printemps, là-bas.

***

 

RACONTER L’HISTOIRE

 

Tout commence ouvertement, inscrit ou suggéré, assorti d’une expérience,

Des révélations inattendues, délibérées véritablement, autoportraits de nouveautés,

Avec l’accord des catalogues, des collections, des voyages de la conscience,

Apportés de partout, pour toujours adoptées.

 

Puis on recueille des témoignages, cachés au fond des âges,

Comprenant très vite l’invitation de la troupe, la complicité artistique,

Un naturel à justifier, à écrire le livre des mémoires, mise en scène des présages, 

Des images qui parlent d’un fameux projet, subtil, aux moult sonorités sympathiques.

 

Alors surgissent les visions en même temps, synchrones comme les nouvelles littératures,

Un concerto de projets, un destin de travail sur les histoires du monde,

Des artistes éternels accompagnent le mouvement, savants par nature,

Dans une éclosion lente à l’enquête minutieuse, l’accès à la liste des idées fécondes.

 

Les moyens à disposition sont pensés, amis,

Les réponses in fine à la prose océanique,

Un visa pour la mer, un monde d’arbres en fleurs, la liberté d’âme, chéris,

Navigant où les chemins se croisent vers leur terre, prophétique.

 

***

 

Raconter l'histoire

 

 

ELEVATION

 

Droit debout, leur escapade vagabonde,

Sourire en regard, présent en posture,

Passage de belle écoute, calme comme l’onde,

Joue le hasard sans les si, sans cambrure.

 

Dispensant le soin entre passé et futur,

Un chemin de clarté sans cailloux sur la bruyère,

Etre à soi, signer ses idées sans rature,

Tracer le sens du beau sans l’aide d’un joker.

 

Bâtir avisé sa palette d’histoires,

Sans fin d’adolescence en pure expression solaire,

Des outils de ciel bleu, un cloître silencieux, en miroir,

Dans une danse des signes, ouvrir l’horizon sans hier.

 

La mémoire du hasard collecteur de mystères,

Fantasque et facétieux tels ses sillons de création,

Son cœur au sourire enjôleur, maître à penser pas ordinaire,

A la vue de l’esprit, philosophe de toute révélation.

 

 

 LA VIE COMME

 

La vie comme une vue de l’esprit, passionnée sans saisir le pourquoi,

Sincère et loyale dans sa mystérieuse magie,

Responsable d’un rôle à jouer sur le cadran d’émois,

Un métier à tisser la loyauté, la justesse du temps, d’ici.

 

La vie comme un carnet de bord, surtout sous la pluie,

L’émerveillement des ombres et de leurs curiosités,

Découvrir le sens du mot Terre, comprendre le jeu des écrits,

Des souvenirs dociles de l’imaginaire à casiers.

 

La vie comme un canevas magnifique,

Un tricot de certes non et de forcément oui,

Composer  avec caractère une condition humaine symbolique,

Ça prend la vie comme Pénélope a su le faire, loin de l’oubli.

 

La vie comme l’art de la joie,

Un dictionnaire des symboles rêveur et accessible,

Métier de mémoire, frères d’esprit et de voix,

A l’intuition d’un grand cœur en bandoulière, poésie invincible.

***

 

QUELQUES SECONDES

Quelques secondes pour aimer,

Etre bercé dans l’unité de temps,

Une envie en clair, ensoleillée,

Que la planète ne tarde pas à souffler.

 

Quelques secondes de pratique,

Constat d’un énième jeu idéal,

Aux productions écrites, jouées dans de beaux décors, scéniques,

Des miroirs de nous-mêmes, funambules virtuoses, à la verticale.

 

Quelques secondes pour de grands effets,

Une envie de verdure à la jeunesse classique,

Au cœur des générations, l’art pour réalité,

Une bonne chose qui retrouve l’espoir, sensible et mélancolique.

 

Quelques secondes jusqu’au bout de la vie,

On reste dans un registre, émotions pures, respect des mythes,

En pleine conquête on investit la scène jouant l’humour qui marque les esprits,

Une petite salle éclairée perpétue les coutumes nues qui invitent.

 

Quelques secondes même après,

Quand on prend racine, on a soif, on a envie,

Bien construits, arrivés pour mêler les secrets,

A coup de cœur et d’action, on imagine le scénario, infini !

 

Muriel CAYET

Poésie au présent permanent

Formules poétiques de printemps

Avril 2019

 

A retrouver sur le site officiel

 

www.murielcayet.org

 

 

La vie comme

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10 mars 2019

Poésie solaire - Poésie au présent permanent - Formules poétiques - Mars 2019

 

L'indicible vert d'aurore

 

 

BÂBORD AMURES

 

Naviguer bâbord amures, capitaine savant sans armure,

Chanter sur une mer de cristaux sans blessure

Joyaux de réalité à l’écrin chaud de velours

Chemin buissonnier d’une plume sur le ciel lourd.

 

S’aventurer au-delà de cette étrange écume,

Dialoguer avec le bleu des heures de brume,

L’imaginaire de cet itinéraire nous va à merveille,

Sans parole, le rêve tresse sa présence d’esprit au soleil.

 

Vivre d’action au cœur d’une jungle mathématique,

Inviter l’espoir et du temps, les thèmes initiatiques,

L’élixir du vent, encapsulé hermétique, parfume le soir,

L’opus diffus d’un rayon de lune dans le noir.

 

Verser dans le creuset à réaction, l’eau éphémère,

Rechercher sa pureté à la chimie de la terre,

Expérience verticale d’une évidente symphonie,

Langage imagé de la joie ; l’éclat d’or de l’esprit.

 

*

 

 ATTIRANCE

 

L’attirance pour l’aventure offre un dialogue étrange

L’itinéraire s’invite entre joie et merveille,

Des nuances dans les paroles, le rêve vaillant d’un ange,

A l’action transparente, pure et limpide comme le sommeil.

 

L’attirance pour l’action s’entend comme un chant stable,

La recherche d’un graal à l’accès éphémère,

La foi et la mission comme évidences capables

D’un chemin buissonnier à l’hiver destinataire.

 

L’attirance pour la lucidité voyage comme un charmant espoir,

Eclairage de l’idée à la clarté de cathédrale,

Le ciel amical se fond dans une toile de grain noire,

Ligne de partage à l’ambiance rectifiée, latérale.

 

L’attirance pour la liberté valide son chemin d’équilibre,

Des étoiles plein les livres, des échelles pour soutenir,

Sans dérapage, la course vers la chance, élévation libre,

Le droit d’être ensemble, d’aller à la ligne, et d’en rire.

 

*

 

POESIE SOLAIRE

 

Le soleil ne laisse jamais sa place à l’eau

Ni à la silhouette du phare sous le vent des bateaux

Le chant des vagues lui appartient

Dans la pluie silencieuse de chaque matin.

 

Un reflet de lune sans relief

C’est la mémoire des instants brefs

Une riche journée au zénith

La gaieté les rend paisibles et les invite.

 

Le vrai sommeil des éléments, celui des yeux fermés,

Les mouettes compagnes de navigation, toutes boussoles déployées,

Ouvrent la porte à tous les songes

Et de bonne grâce évitent les mensonges.

 

Un reflet de lune sans grief,

C’est le toujours des combats de chefs

Une riche journée qui crépite

La vie pour guide, maître de la visite.

 

                                                        *

 

 

 

Poésie solaire

PEINDRE POUR PEINDRE

 

Improviser les œuvres présentes, ouvertes,

L’impromptu durable, telle une découverte, exceptionnelle,

L’imprévoyance, formule binaire à l’humeur biologique, déserte,

Y apposer son propre imaginaire, la belle cadence, spirituelle,


Habiter à un autre étage que celui du vide,

Accueillir la ritournelle de la vacance,

Escompter une belle surprise dans la générosité des fluides,

Pénétrer l’esprit, interprète aux outils de choix, sans complaisance,

 

Respirer avec naturel, contraster les équilibres des dialogues,

Les impondérables, les alternances miraculeuses, les livres des secrets,

Marquer le trait, le volume, la densité, la rareté, en futurologue,

En bonne compagnie, se muer en esprit, au hasard de sa destinée,

 

Recevoir la nouveauté dans un lien inédit,  emmitouflée,

La narration palpitante d’un monde lointain, tempo giusto,

Un ars nova rythmique et géométrique, marbré,

Circuler librement comme les déesses douces et sages, quand l’âme agit, poétique, bientôt.

 

 

                                                        *

 

UNE DEFINITION DE LA PEINTURE

 

Effectuer des travaux, en deçà du festival,

Explorer un même pays pendant des mois sans imaginer faire,

Ecouter la musique de la seule vocation précoce, enfance de carnaval,

Concentrer l’action qui part de l’exil vers une géographie de nouvelles sphères.

Révolutionner le nombre de touches, le calibre des volumes, par le jeu,

Prescrire fréquemment des dessins, des épisodes qui rient,

Théoriser une plus grande contribution vers la vie, en mieux,

Porter haut les couleurs de l’héroïsme, et de l’œuvre.

 

Actionner des mécanismes dans la mise en scène, naturelle,

Resituer la place dans son vieux quartier,

Voyager, un jour, un an, symboliquement, le jour de Noël,

Entendre du cortège les cris lointains au bord de la route, ou du sentier.

 

Elever au grand air un tableau utilitaire,

Moderniser sa formule, son processus créatif,

Poétiser le premier élan, le travail de recréation, du documentaire,

Programmer des grands jours de bonheur festif.

 

Trouver un nouveau pays où le ton est donné

Aiguiser les sens des nuances,

Exercer le droit aux messages codés,

Mêler la vie, la joie d’une harmonie, qui danse.

 

Repartir pour une question vertigineuse,

Se rendre compte des mystères de la planète,

S’offrir les grandes plateformes, silencieuses

Atteindre tout l’univers à la vitesse d’une comète.

 

 

                                                        *

 

 PEINDRE TOUJOURS

Ouvrir le livre de la liberté

Tendre les bras vers la lune

Faire germer une famille

S’élever paisible tel un cortège

Evaluer le temps qu’il fait, qu’il faut

Méditer au pays des herbes rouges

Savoir patienter pour grimper aux arbres

Développer une imagination à mémoire d’éléphant

Rêver au cœur des choses.

Et la peinture ?

 

Une sagesse ancestrale aux ailes de papillon

Les couleurs des ancêtres à l’exil douloureux

Cheminant dans une robe de feuilles.

 

Peindre ?

 

Croire en tout, au primitif, à l’ancestral, à la lune

S’offrir un mur protecteur de cadrans solaires

Jouer les heures qui savent attendre le temps

Rêver autour de la terre

Voir sortir d’un puits à merveilles toutes les douceurs de partout

Prendre à bras le cœur le courage porteur d’eau

Glisser sur l’arc en ciel nourricier et libérateur

Observer à la longue vue la course des océans

Retrouver toutes les cartes et faire sa route dessus

Traverser les marécages

 Danser dans un palais

Connaître les secrets des sages.

 

 

 Et la peinture encore ?

 

De tous les feux

De toutes les croyances

De toutes les peurs :

On apprend.

 

A ouvrir la porte de toutes les cages,

A croire aux sirènes, aux montres molles, aux fleurs qui parlent, au monde qui chante.

Le temps de se réfugier, de lutter, de construire, de jouer le théâtre de la vie, jongleries et lampions,

L’espoir de la réponse,

La clé des fleurs,

Le pendule de la force,

Surprises de chefs.

 

                                                        *

 

PEINTURE EN SAGESSE

Animal sage au temple

Sur le marbre rose

Envol d’une colombe.

 

Noces bleues

Enfants au spectacle

Lumière dévoilée.

 

Masques d’hiver

Bougie essoufflée

Changer sans mystère.

 

Au cœur des rochers verts

L’enfant sage

Dit ses prières.

 

Regard d’enfant ébahi d’un rêve

Prince en son château

Toute réponse est possible !

 

Avant le chant du cygne

Jamais seul sur la route

Rôle à jouer !

 

Ombre et lumière

Bulles multicolores

Peau à l’abri.

 

Ouverts les cadenas

Des idées qui volent

Au cœur des temps.

 

De l’âge des ombres

Gardien sorcier des déserts

Au festin de Merlin.

 

                                                        *

 

 

 

NE SE FIER QU’AUX ETOILES

 

Comme un sage éveillé de la nuit, ouvrir toutes les cages et défier le temps,

Inviter chacun au banquet des merveilles de la rêverie,

A la veillée des enfances, réinventer les possibles, jouer avec le sens des vents,

Braver les tempêtes, régler les étoiles à la mécanique de la vie.

 

A quoi ressemble le temps, demande le sage ?

Ou alors est-ce l’enfant, qui préfère le rêve à jouer à la vie ?

Dans une chaîne de sagesse, ils savent être philosophes, libérés de leurs âges,

Tels des magiciens de la pendule, polarités activées vers le paradis.

 

L’outre-temps à travers le miroir de la liberté,

Ecoute la voix qui sait voyager le monde,

Vole sur l’arc-en-ciel nourri de toutes les félicités,

Au pays des rêves lumineux, heures suspendues à chacune de leurs secondes.

 

Au-delà du temps règne l’espace des songes illuminés,

Des repos magiques à cheval sur le globe, accrochés à la galaxie,

Des rayons de lune qui éclairent dans la nuit, les pensées,

Qui parlent de la vérité et des toujours de la vie.

 

                                                        *

 Muriel CAYET

murielcayet.org

 

Le grand large du temps

 

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28 octobre 2018

Poèmes d'automne - Poésie au présent permanent - Axiome des rêves, idiome des couleurs I - Ocotbre 2018

 

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EDIFICES

 

Au temps des flèches et des créneaux, des passages de silence,

Sous le soleil de puissants tympans, jaunes de fabrique,

La joie, dessein d’apprentissage et symbole d’existence,

Vibre dans les rues de ce quartier à l’inspiration antique.

 

Au temps des bouquets de pierres et de leurs images officielles,

Sous la lune et sa lumière verte, sous la voûte et son bleu de fusion,

Les tuiles en majesté, les colonnes étoilées sous le ciel,

Dansent telles dalles d’audace à la douce prière ; présences de fronton.

 

Au temps des civilisations de roc et des arcs archéologiques,

Sous la pluie dorée des dômes de synthèse,

L’imagier, en réserve de toute restauration mécanique,

Illustre l’horloge vivante au cœur d’une lumière d’exégèse.

 

Au temps des édifices polychromes,

Sous l’arc en ciel d’un vitrail d’éclairage,

Un espace d’air à la pureté de l’évidence, modèle de tout royaume,

Entoure l’Octogone opérant tel un dessinateur du Moyen-Age.

 

***

 

 

L’ŒUVRE

 

Au rythme puissant des calendriers,

Une douce clameur de bravoure et d’audace,

Rêve joyeuse en tous points cardinaux, boussole en majesté,

A l’horizon lucide, sous l’axe du méridien d’un cosmos sans surface.

 

Juxtaposant les pages aux caractères historiques,

Mélangeant l’ici et le toutefois,

Syntaxe d’adages d’un merveilleux abri, havre fantastique,

Au goût du premier matin, une lumière de paradis ; un zénith à soi.

 

Défricher les landes pentues, venteuses d’ouest, funambules sous les eaux,

Fraîches de rayons incongrues, loyales, le temps de l’univers,

Choyer les herbes de saison riant incognito,

Plantes à la grammaire dolente, à l’axiome riche, sous le verbe ouvert.

 

A la rencontre de soi sans chercher à grandir,

En quête de la bienheureuse histoire,

Mémoires des murmures, là où naît le monde du dire,

Rendre l’œuvre visible dans une peinture qui ne fait pas de zèle de trajectoire.

 

***

 

L’AXIOME DES REVES

 

Par les rêves, par les couleurs,  

Offrir quelque bienveillance historique,

Sur la peinture des trouvailles, son chemin grandissant.

Passer du rude au doux, lier moyens et courants,

Gérer maintenant.

Dans l’œuvre lisible aux yeux quêteurs,

Gardienne méticuleuse des rêves pittoresques,

Espiègle et farfelue.

Bienheureuse tel un zénith nocturne,

Exotique.

 

La volonté joyeuse, l’espérance éternelle,

Formidable aventure de l’intérieur,

Adages antiques, axes de méridiens,

Royaume des idylles isolées

A la conquête d’un graal toujours plus glorieux.

 

Doués de lyrisme et de justice

A l’ordre quantique et bigarré

Unis dans une originalité sans fin,

Ouvrant chaque jour une nouvelle page,

Camaïeu de vie.

 

Rectifiés, vaillants et généreux,

Ouvriers désintéressés des questions tumultueuses,

A la naissance sereine,

Particulièrement facile,

Unique idiome au charme lucide.

 

Amis : couleurs et rêves.

Soyez heureux, clowns sans ankylose.

 

***

 

DEFINITION DU METIER

 

Prenant en sa personne, fier d’être exercé,

Un métier qui joue avec le fil rouge,

Crée des allégories, des poèmes narratifs jamais artificiels,

Depuis sa naissance, il installe un rythme aux bonheurs multiples ; une libération

de bout du monde.

Acharné au travail, quelques aventures expliquées.

Découvrir son carnet de bord qui prend la tangente véridique.

Comme des tableaux d’histoires sages en relations,

Tellement dans la réalité, paysages en décor de liberté.

Produire trois fois plus – de sens - pour une inscription tendre.

Secrètement rassembler état d’esprit et agent historique,

Jouer des témoignages, affronter le normal et le sain,

Peintre paysagiste interrogeant la qualité, enfin, la même quête de la mise en images.

Des pinceaux et des toiles dans un atelier enchanté,

Aux couleurs de riches archives,

Et dans un hommage émouvant, une envolée spectaculaire,

Pour recevoir le texte,

Faire le grand tour

Et imaginer les formes de la vie.

 

Muriel CAYET

www.murielcayet.org

Octobre 2018

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24 août 2018

Tissage de pensées - Poésie au présent permanent - Formules poétiques - Poète de métier - Muriel CAYET - Août 2018

tissage papier

La maison d’édition des toujours nouveaux matins

 

Leur propre ligne éditoriale

Est de celle qui fait un bien fou,

Dans leur nature à besoin d’efficacité primordiale,

Et de vacances à prix doux.

 

Editer au tamis du rêve les images qui vont et viennent,

Entre mer et estuaire, circuler en souterrain,

Au bout d’une presqu’île avec patience, sans gêne,

Voir poindre hors de toute époque, de toujours nouveaux matins.

 

Inscrire de façon soudaine avec un espoir favorable,

Sur son terrain de jeux et de cahiers,

Les recherches sur les biographies aux références aimables,

Délicatesses à l’impression de douceur, d’un cap à garder.

 

Paraître aux yeux du présent,  d’un jour au suivant,

De l’énergie à revendre pour le sensible état des lieux,

Mieux partagés, imprimés à jamais, vivants,

Des mots et des images, comme les autres, mais en mieux.

 

***

Philosophe en quête

 

Directement ancré, une vie intérieure riche,

Dont on fait un principe à la première traversée,

Menant l’enquête sur ses origines sans triche,

Une sélection de textes hors-série, poète de métier.

 

Tout en créant, offrir le présent, comme la vague au bateau,

Une prise de conscience à chaque page,

Une enquête philosophique sur terre aussi, ou là-haut,

Le premier ou le dernier à le faire, loin des nuages.

 

L’expérience humaine est une projection stratégique,

Se raconte comme des récits d’abnégation,

On court après le sens, science langagière mirifique,

Pour voir apparaître le motif, point culminant de l’expérimentation.

 

La création d’un univers aux sentiments redoublés,

Une idée lumineuse pour sortir du rang vers le point d’équilibre,

A la source de toute chose, l’écriture au plus près,

Le point commun, le moment de vérité, un même enthousiasme, libre.

 

Muriel CAYET

Août 2018

A retrouver sur le site officiel

www.murielcayet.org

 

Et sur le site des créatifs de l'atelier de Mareuil:

www.le-pluriel-de-peindre.com

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19 août 2018

A paraître en septembre 2018

couverture livre blog ok

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Poésie au présent permanent - Muriel CAYET - Août 2018

L'artiste possède le don de s'émerveiller... de tout !

 

reve de vitraux

PLURIELLES

 

Une musique plurielle sur la trame des flots,

Vocation singulière de celle qui connaît la direction

Des profondeurs de l’esprit, les générations de mots,

Qui écrit avec bienveillance sur le livre des questions.

 

Une aventure plurielle en lectures qui bouleversent,

Un jazz troublé qui fait entendre sa voix,

L’éternité pour toujours comme quand il pleut à verse,

Un rendez-vous avec la mer, au moment de ses choix.

 

Une réflexion plurielle fondamentale tout à son image,

Comme un canevas de tableaux vivants,

Classique dans sa présentation, mystérieuse dans ses pages,

Au bout du monde parmi les hommes et leur accompagnement.

 

Un art pluriel, comédie obstinée et poétique,

Offert par le réel contre vents et marées,

Laboratoire de formes nouvelles, omniprésentes et sympathiques,

Pour une vie meilleure, aux supports inattendus d’une nouvelle humanité.

 

***

 

CERVEAU

 

Un cerveau pour re-destiner l’identité,

Prendre des routes pas comme les autres,   

Sur l’écran de la vie, raffut de la réalité,

Rencontrer le sens et le terme, comme un apôtre.

 

Un cerveau pour traduire les signes troublés,

De la passion d’écrire, de la fête à venir,

L’expédition sans réfléchir, mathématiques insondées,

Artistes changés par la grâce des symboles à définir.

 

Un cerveau pour envisager l’éternité-même, son image,

De nouvelles idées, bouleversées, improvisées,

Une vallée de possibles large comme le partage,

Coûte que coûte, sans questions, y accéder.

 

Un cerveau pour choisir la bienveillance,

Sur la route de toutes les solutions,

Havre de paix, légendes en rendez-vous de silence,

Des généalogies de rituels, d’histoires de profondeurs, pour regagner la maison.

 

***

 

COMPRENDRE ?

 

L’attention intelligible sert parfois à deviner ce jeu-là,

On met toujours plein de choses dans un discours explicite,

Ponctué d’une belle intensité, pour fabriquer de l’artifice ou de l’aura,

Loin des rêves de la nuit, on raconte le présent, ses visites.

 

On choisit un titre à son destin,

On en photographie les exemples,

Son paradoxe devient moins curieux, presque certain,

Manifeste des beaux amis retrouvés dans son temple.

 

Les images d’archives à la taille d’une valise,

Au service de tous les mystères, de l’harmonie,

Ce jour de foisonnement, substance grise que l’on attise,

La création d’un mode à l’italienne dans un sac à sympathie.

 

Il est question de petites histoires inconscientes,

A la rencontre de nos personnages en direct,

Les routes de l’esprit libres à couper le souffle, fascinantes,

D’une vérité à mettre en scène ; textes d’architectes.

 

***

 

 

MIRACLE

Croire en un miracle collectif, autonome, à la force de son talent,

Etre élevé pour le réaliser, commencer par maîtriser les outils,

Un réel service accompli, voir les murs se rapprocher, insistants,

Rejoindre une équipe implantée et les théories des aînés, insoumis.

 

Croire en un miracle collectif, tout çà pour changer,

Montrer les images qui osent les métaphores,

Une petite troupe qui donne rendez-vous, sans danger,

Des propos de poussière du dernier jour au premier, de plus en plus forts.

 

Croire en un miracle collectif dans le vestiaire de la raison,

Codes de personnages, hommes qui chantent et se rencontrent,

Une description nouvelle qui date du début des générations,

L’univers subtil du présent, le cœur sur la main, tout contre.

 

Croire en un miracle collectif, accessible au sublime, étrange,

Conter avec curiosité, charmer la légende, créer une nouvelle vague,

Des centaines de mésaventures, terre de mélanges,

Un monde secret à la symbolique impressionnante, réveillé de la grande blague.

 

***

 

ENSEMBLE

 

Faire le chemin ensemble, vivant dialogue de la mémoire,

En hommage aux toujours de l’enfance émerveillée,

Cérémonie primaire, déclinable chaque matin et chaque soir,

Conscients des devoirs pour commencer.

 

Faire le chemin ensemble parce que le monde tourne vite,

Créateurs de concepts, antiquaires et virtuoses,

Conseillers de soin aux rendez-vous qui se méritent,

Des thèmes chers de l’histoire dont on écrit les pages, si on l’ose.

 

Faire le chemin ensemble, se retrouver à la hauteur,

Se prendre à rêver dans un esprit en devenir,

Tout photographier, ne rien oublier de ces heures,

Célébrées à pleins tubes, créer les nouveaux espaces, sans gémir.

 

Faire le chemin ensemble, le verbe sûr qui sait rimer,

Dans la correspondance ou les courriers internes, décider de son sort,

Artistes iconoclastes ou auteurs de métier,

Messagers qui déclament les raisons de créer, des motifs en or.

 

***

 

 

DON

 

Dédier à la peinture, libre et novatrice, sans règles du jeu,

Une narration de l’évidence pour meubler le temps,

Dans un éclat de rire, écrire des choses à l’ombre des envieux,

Respecter les vies pleines et remonter le cours du présent.

 

Dédier à la peinture, le mystère qui perdure,

Aimer l’air et la joie, le mystérieux qui compte,

Sourire, entrer en contact ou dans le dur,

Après les alignements, composer le premier de ses contes.

 

Dédier à la peinture le récit des rendez-vous,

Le plus tôt possible, comme un travailleur du mieux,

Se montrer libre, sans jamais fléchir, près de vous,

Jusqu’à l’heure où tout s’offre comme s’ouvrent les yeux.

 

Muriel CAYET

19/08/2018

 

A retrouver sur le site officiel

www.murielcayet.org

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25 juillet 2018

Poésie au présent permanent - Formules poétiques - Muriel CAYET - 25 juillet 2018

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CONTES DE FEES

 

Les contes de fées prennent toujours un chemin buissonnier,

Délivrant leur lumière intérieure comme les arbres leur sève,

Lucioles à la saison d’été quand passe le 8 juillet

Les penseurs cherchent l’équilibre, sans excuse ni glaive.

 

Les contes de fées sont à l’honneur dans le parc,

Un bref soleil dans l’axe du château

L’as de cœur joue avec Alice, et dans le livre sert de marque,

A l’abri des jours de neige sans étau.

 

Les contes de fées savent mener leur barque

Nous font quitter le fauteuil et la partie de cartes,

Trouvent deux fois l’unité, savent relier ce qui est su, des monarques

La conquête du roi ou du chaperon, une châtaigne dans son bonnet et des pommes dans la tarte.

 

Les contes de fées connaissent la musique qui transporte,

Celle des détours et des diamants,

La bergère ne foule jamais les feuilles mortes,

A la croisée des chemins trace des signes dorés comme les lettres de son  roman.

 

Les contes de fées sont comme des voiles usées,

Il faut les recoudre pour mieux voyager

Ornement utile au talent invisible illuminé,

Un horizon sous les vagues, définitivement sous l’orage, ancré.

 

Les contes de fées connaissent la prière magicienne,

Celle de l’âme du vent et des codes de la mer,

La lumière de la destinée en habit de balade, à l’ancienne,

Qui règlent ses comptes avec les trépassés, d’un trait d’éphémère.

 

 

PARIS

 

Paris en apothéose, antre sacré ou port d’attache,

Remède au temps sur le canevas de barques au fil de l’eau,

Concert pour une danse naturelle d’un théâtre peint à la gouache,

Vagues uniques sur les terrasses et les canaux.

 

Parier sur les rêves, aimer les mêmes vents,

La brume de Seine ne fait aucun bruit,

Les façades usées par les roses, scènes d’avant,

La fête du voir aime les cartes postales et le tambour de la pluie.

 

Par ici les signes royaux, l’ancre bleue, l’illumination des averses,

Les chiffres cachés à l’entrée de chaque rue, membres honorés de mystère,

Une réunion d’éveillés sans prétention ni cachette, à l’inverse

Des dons avisés, en escapade magique au cœur de la Terre.

 

Parisiens sans front de mer aux outils de dimanche,

Détenteurs de diamants âgés s’amusent des points de suspension,

D’une pluie de souvenirs, tapisserie horlogère, des aiguilles à chaque branche.

Un métier à tisser les espoirs du monde et leur révélation.

 

 

L’ETOILE

 

L’étoile sait écouter la course des chemins,

Dans les chapelets de rues, elle ne dit jamais si,

Brille pour soi quand on s’y prend dès le matin,

Cavalière de pays exotiques, elle pratique des souvenirs, la jonglerie.

 

L’étoile du matin fanfaronne sous la pluie,

D’une plage déserte, omniprésente, toujours moderne,

Eclaire la maison d’été près du rivage, intemporelle et d’ici,

Vogue heureuse partie prenante, sans balivernes.

 

L’étoile du soir s’incarne en ces membres,

Inspirés de théâtre, invoqués hors saison,

La voile bien campée sur son ruban de décembre,

Des repères en or et blanc, miroirs de constellations.

 

L’étoile de la nuit juste dans sa navigation,

Libère  un sourire quand s’écarte le vent du large,

Un arc-en-ciel nocturne en toutes dimensions,

Une justesse de montre, un soleil stable à la marge.

 

L’étoile des étoiles  sait passer le temps de poussière,

Elle brode des canevas de galets de lumière, de A à Z.

Outil permanent pour le passager élevé, en rêve d’équerre,

Loin du contraste des dunes, rapproché du creuset, sans intermède.

 

 

LES MINUTES

Les minutes sont là, toujours là, portant le nom de nos actes,

Elles s’occupent du comment depuis la table des chevaliers, de Lancelot,

Des chemins de vie et de l’expérience éphémère de l’humain, créant exact,

Leur bonhomie préférée sans équivoque, à l’instant hors de l’eau.

 

Les minutes servent à vivre l’essentiel, simple et purifié,

Jouent leur fonction d’outils du temps sans conséquences,

Loin des interrogations, écrivent les questions, scellées,

Une nécessité représentée pour jouer le théâtre, des sentences.

 

Les minutes fleurissent juillet en Irlande,

Elles sillonnent les pays et changent tout, tranquilles,

De l’escapade de la pluie anglaise à l’analyse pour résoudre sur la lande,

Une histoire à feuilleter l’art sur leur territoire, habiles.

 

Les minutes ouvrent leur cœur sans meurtrir le temps

Content d’existence, il prend part au banquet,

Temporel et rythmé, de ce qui s’appelle le présent,

Chevalier du monde, porte ouverte, accueillant comme un frère d’idées.

 

 

 

AMIS D’ECRITURE

 

Mes amis d’écriture,  supports de travail sans fatigue,

Je vous reçois dans mes quartiers paisibles,

Ceux de l’expérience de l’être, ma thématique de passeur d’intrigues,

Communiquant nécessaire un projet de tolérance sensible.

 

Mes amis d’écriture à l’action de vérité,

Communs dans vos méthodes, authentiques en expression

Vous réparez la conscience en toute lucidité,

Pour une reparution d’intérêts de création.

 

Mes amis d’écriture, dans l’antre de l’anonymat,

Au monde d’appartenance, vous personnalisez l’esprit,

Pour le protéger, pédagogues, semblables en images d’apparat,

A l’abandon fondamental, réapparition de l’inédit.

 

Mes amies d’écriture, féminines en conclusion,

Vous sillonnez les grandes lignes en escapades colorées

Vous bravez les croisillons des carrés cinq sur cinq de dimensions,

Pour passer par le temps, en toute simplicité.

 

 

MUSEE

 

Un musée du temps pour soi

A pour emblème un caducée

Pour symbole, une main à dix doigts,

Naissance d’une nouvelle humanité.

 

Le musée rassemble les empreintes du monde,

Dans une roulotte il voyage les circonstances,

Se sent libre d’esprit comme la lune en nuit profonde,

Les statues brillantes sous une pluie de stances.

 

Le musée va de la main à la plume,

Il chemine dans la ville en y laissant sa marque,

Un soi qui cache le futur dans sa brume,

Libère l’espace de ses intentions opaques.

 

Le musée de soi a une porte blanche,

Aux confins de deux chemins agréables, il offre ses détours,

Loin des allers du lundi et des retours du dimanche,

Sans casse-tête à résoudre, il assure que demain, il fera jour.

 

 

PROGRESSION

 

D’abord, à n’en pas douter,

On accroche son esprit fier d’avoir été témoin,

Libéré par le mouvement il retrouve la confiance éloignée,

L’état intérieur dans un coin de salle, remords en moins.

 

Ensuite, seul au monde vivant,

Laissé au hasard de principe,

On reçoit la lumière d’un soleil éblouissant,

Symbole d’un autre type.

 

Puis on savoure la beauté de la vie,

Maintenant la certitude d’être

Au sérieux des mots, fidèle à la philosophie

On entre dans la maison en maître.

 

De retour à la porte d’un château,

Seul dans l’air vibrant d’essentiel,

Un souvenir d’enfance de là-haut,

A l’émotion primaire, temporelle.

 

Enfin, au travail le long du rivage

Les yeux fermés on vit dans sa tête,

On incarne en rêve le personnage,

La nuit est tombée ; place à la fête.   

 

 PENSEES DU PRINTEMPS

 

Ma première pensée se colore d’un vert profond,

Puis d’un jaune doré comme les feuilles du bois voisin,

C’est la réalité du monde qui rêve sa voix de baryton,

Des toits de Paris en toile de fond, petit bonheur de magasin.

 

Le personnel de la forêt se damne pour une marguerite,

Les papillons blancs dansent à mon arrivée,

Dans le village au grand portail de cèdre et de granit,

Qui séparent les objets, départ de ma composition aux multiples clés.

 

Dans le paradis retrouvé, on immortalise le tableau,

Le maître de l’atelier de ce si petit théâtre,

Remplit le bassin d’eau bleue près du grand arbre en solo,

Et disparaissent dans les airs, les dernières fumées de l’âtre.

 

Les neuf premières lettres de mes fantaisies,

Je les dispose à l’angle de la maison,

La décoration florale prête exercice à la poésie,

Je connais tous les mystères sacrés des frondaisons.

 

D’un ton solennel, j’accueille l’herbe nouvelle,

J’ai compris maintenant,

La mer au loin est calme comme ceux et celles,

Qui pénètrent hors des lieux et inscrivent le moment.

 

Je suis le printemps des nécessités imposées données en souvenir,

La vérité du poète des portes dérobées et des ruelles pavées,

Presque mot pour mot, garant de ma présence, là pour guérir,

Au rythme de mon journal, agrandi et remanié.

 

 

JUSQUE DANS LA MER

Jusque dans la mer, aller courir des merveilles,

Un manuscrit, des mots qui se cherchent un peu,

L’âme a du cœur pour la littérature qui éveille,

Le sommet de l’art se cache derrière un rocher lumineux.

 

Jusque dans la mer y chanter un hymne sacré,

Un thème composé de nombreuses pièces,

Où les lois physiques donnent de l’esprit, momentanées

Un mur servant d’appui à la beauté d’une nouvelle espèce.

 

Jusque dans la mer, ouvrir les yeux,

Pour le regard d’autrui, symboliser le renouveau,

En tête de phrase, on remarque quelque chose de précieux,

En plein ciel le monde entier, une action qui soutient le tempo.

 

Jusque dans la mer, avoir la force de se lever,

Du baume sur le cœur, dans l’axe du corps,

Une ceinture nourricière qui rassure de son amabilité,

Le flux sympathique du ressac pour y croire encore.

 

 

Muriel CAYET

Juillet 2018

Poésie au présent permanent

 

 

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05 juillet 2018

Poésie au présent permanent - Trois poèmes de juillet - Muriel CAYET

 

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Au rythme des marées - Muriel CAYET - Juillet  2018

 

 

LANGUE UNIVERSELLE

 

Une langue bordée de musique

Inspire quarante fois l’air

Et apprend en parfait sujet, mûr et stoïque,

Les mots du soleil à garder solitaires.

 

Une langue chantée par les fées

Monte jusqu’au ciel pour mieux savourer le repos

On la voit arriver au lever du monde, l’été

A la tenue favorable jusqu’à minuit, sans chaos.

 

Une langue recueille sur le visage de l’esprit,

Sauve trente âmes de tous les égards

Fidèle, elle sait à merveille traduire le premier soir des amis,

Comme le secret qui accompagne l’amour, sans retard.

 

Une langue d’espérance et de confiance pour dire,

Le meilleur que l’on recueille telle la vérité qui témoigne d’abord,

A la réplique  en tous points semblable au ciel, à l’estime pour prédire,

Une demande pour un siècle qui se donne au cercle d’or.

 

***

 

AUTEUR

 

Tout auteur a sa source, inédite,

Une échelle pour aller en ville , quelquefois,

La patience de la nature comme mérite,

La marque sur le livre, preuve de ses sentiments et de leur loi.

 

Tout auteur prend un parti, parfois,

Dans un habit brodé à bon jour il sait raison conter,

La franchise est de taille, revêtue pour toujours, sa foi,

Etre de discipline et de hasard, à savoir à qui se louer.

 

Tout auteur se remarque de loin,

Sur les routes sauvages de l’écrit, il déambule sans emblèmes,

Dans la traversée des temps, il joue le beau rôle de témoin,

Au rythme des strophes, transmetteur de mémoire à diadème.

 

Tout auteur ne cesse  de prendre la mer,

 Dans son sillage heureux visité par l’esprit,

Une lumineuse vision de la réalité pour phare, sans calvaire,

La patine du vécu, sa trajectoire, les valeurs de toujours réunies.

 

***

 

DE LA CONSCIENCE

 

L’implicite souvenir de la conscience ne se contente pas de listes,

Il a en bagages ses fournitures, ses logarithmes,

En nombre réel, décimal ou inverse, il existe,

Dans notre champ visuel, il conte son état émotionnel du jour, son biorythme.

 

L’attention sans équivoque de la conscience s’en remet toujours au carnet bleu,

Celui qui exprime ce que l’on ressent du dedans,

Les idées, les questions, ce qui se pense en soi, yeux dans les yeux,

Quelque chose de bien et de nouveau, en complément.

 

Le thème principal de la conscience s’en remet à l’enjeu,

Au signal global de son expression, le miroir de l’écoute, l’entendement,

Qui dit je suis heureux que tu sois née, au centre du cercle mystérieux,

Alors écrire pour élargir la pensée, comme le volume de son appartement.

 

L’adresse en mouvement de la conscience où tout son univers siège,

Réminiscence, réveil, regard, tout est là pour s’enrichir,

Déclenche les détails de l’inspiration, qualifie les pensées, en privilège,

Sur les ressources temporaires, plus sages que le monde, juste pour rire.

 

Muriel CAYET

Juillet 2018

 

Poésie au présent permanent

Formules poétiques de l'été à retrouver sur le blog le pluriel de peindre

 

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30 mai 2018

Poésie au présent permanent - Compositions poétiques et narratives - Mai 2018

Desert blog

COLETTE

 

Elle révèle les secrets dans un ensemble de qualités,

Toutes fenêtres ouvertes sur son autobiographie,

Dans la beauté mélodieuse des mots de la créatrice, mots de liberté,

Ses œuvres inscrites, délibérées, pour scruter longuement sa vie.

 

Colette-Gabrielle à notre image, faite pour écrire des textes,

Au mouvement de plume jamais précipité,

Tout est calme et posé dans sa syntaxe, dans le contexte,

Ses récits deviennent extraordinaires, à l’arrière-plan, sa destinée.

 

Elle dit à l’esprit vagabond de peindre les rêves,

Les cadrans solaires de sa jeunesse au langage dense,

A la restitution ferme du chemin faisant jusqu’à la tenue d’Eve,

Prenant un ton sérieux loin de la table de chevet, mise en évidence.

 

Pourquoi réécrire certains passages, quand la respiration se délivre,

Son expression individuelle mêlée aux audaces,

Elle écrit un long article sous la chaleur du soleil, de vivre,

D’un bonheur sans mélange, qui prend son temps, quelque chose de nouveau dans la besace.

 

En lançant des regards, elle forme des âmes,

Les jours de beau temps, elle cultive l’art de lire,

Approuve sa retraite, ses curieux apprentissages, sans blâme,

Son esprit, c’est le lieu où la poésie apparaît, variée, originale, sans médire.

 

Un fragment de sa mémoire en sa trame caractéristique,

Arrive jusqu’à moi via cette jolie ligne droite,

La force magique de la réalité de son monde, sur le bord du sentier, cathartique,

Je manifeste ma reconnaissance, preuve de cette lumière qui toujours miroite.

 

Ecrire le moindre poème dans son universalité,

Pour nous autres répond à la même intention,

Un épisode de nouveaux jeux, un peu de joie, des artistes penseurs de vérité,

Autour des portes un rayon trop vif, du présent plein les poches, à l’unisson.

 

Dans une seule de ses compositions, lucides, attentives,

Elle vous enseigne un alphabet, petite sphère complice,

Du sentier de sa maison d’enfant au Palais-Royal, elle commande autre chose au monde, inventive,

Presque toujours debout avec cette voix moderne, son secret est connu, jamais factice.

 

Et nous ? A vivre une réflexion pour nous rendre compte,

Qu’elle offre au cours de nos lectures,

Des situations d’exception, des encore premières fois, à accepter le sort, sans honte,

Elle nous donne rendez-vous sur les fondations du récit, et son architecture.

 

***

 

 

LE CIEL ET SON SOLEIL

 

Issu d’une association d’idées,

L’horizon d’est en ouest accueille la conscience de l’être,

Une imagination fertile signe son sens premier

Qu’on attend sagement dans un rêve champêtre.

 

Un vrai cercle d’amies – stellaires- depuis la création des hommes,

Au comble de l’audace, magnétiquement attiré,

Porté par ses ailes se consacre à la vie, aux arbres, aux pommes,

Je ne sais rien de lui, que son rire à mi-voix et ses trop secrètes pensées.

 

Nul besoin de briller au-dessus de cette ligne,

Il a une vision différente de la chose,

Qu’on ne découvre que de l’intérieur, à se brûler aux signes,

Le silence vivant jusqu’à ses sources chaudes, d’ocre à rose.

 

On médite sur ses développements,

Dans un appel de l’humanité, son sens de la recherche,

On ressent le présent grâce à lui, grâce au ciel, du moment,

Des yeux de l’esprit, refuge du soleil, merveilleuse découverte de mèche.

 

***

 

CODEX

 

Un livre dans sa bibliothèque lui donne la parole,

En cette heure de plus, il se rappelle à son souvenir, instruit par l’expérience,

A travers le labyrinthe, de manière imprévisible, il donne son obole,

L’action morale ainsi définie, tout s’exprime par les mots, de l’enfance.

 

Comment expliquer en guise de salut,

Garder le contrôle contre les mystères,

Codex unique au monde toujours retrouvé, jamais perdu,

Chaque biographie humaine saisie dans cette période nouvelle,  héréditaire.

 

La métaphore proprement dite doit être imprimée,

Dans son universalité telle une preuve définitive,

Dans la main de quiconque, train ordinaire de la vie, on m’attend pour traverser,

La lumière des chemins peut nous y mener, sur la belle rive.

 

Dans l’autre monde positif aux deux confins de l’horizon,

Dans le programme imaginaire de bon gré et de volonté,

On essaie de se gouverner, de dire tous les mots d’amour sur tous les tons,

Et comme avant le déluge, sous une pluie battante, à quelques pas de là, tout devient clarté.

 

***

EXPLORATEURS

 

Dans une sorte de réflexe de la plus haute charge,

Des cônes de lumière scintillent dans les albums,

Au premier coup d’œil, on tourne la phrase, une croix dans la marge,

Des grandes déclarations à l’exactitude rigoureuse, on dessine la carte des symboles des hommes.

 

Tout au long du spectacle des épisodes de notre vie

Droit devant soi, derrière les noms propres des fêtes,

Autour du soleil et de la matière de l’esprit,

On prolonge les conversations des poètes.

 

Est-ce plus ceci que cela ?

Obstinément chaque fois, un regard nouveau

Sans expliquer à personne, le canevas,

Sur la plage, juste quelques traits plus fondamentaux.

 

Le long calme qu’il faut interpréter,

Après le silence des regards voyageurs,

Tout être devient plus sage, aux sens équilibrés,

Venu respirer dans la vie, explorateur.

 

*** 

 

EN AVANT

 

Entendre sous l’aurore dans la composition définitive,

Se rapprocher de la porte avec cet intense sentiment de connexion,

Intégrer le texte et l’image dans un façonnage de mécanique inventive,

Dans deux salles ovales, poursuivre cet élan, expression de la raison.

 

Entrer dans le monde de la couleur qui espère et qui cherche,

S’étendre sur la plage d’un blanc éclatant toujours original,

En souvenir de l’histoire, la vraie, à l’activité que l’on recherche,

Dans deux salles ovales, mener une vie d’une paix suprême, version septentrionale.

 

Envahir d’un principe spirituel tous les systèmes, les symboles de l’âme,

Séparer le jardin du village, il a tant besoin de miracles,

La finesse des passages du processus, des structures, la clarté des cryptogrammes,

Dans deux salles ovales, personnages et récits encore font hommage au vivant spectacle.

 

Emporter avec soi l’atmosphère inspirée qui donne vie,

Jusqu’au dernier étage, quelques murmures, les éternelles nuits à l’accès contrôlé,

Suggérant d’invisibles présences, ces expressions éphémères, la beauté d’un cri,

Dans deux salles ovales, se joue l’étape décisive, la reproduction cellulaire, d’un être tout entier.

 

***

 

LE SI JUSTE AVANT

 

Avant de l’apprendre en projetant nos rêves, 

Evitant la résonance qui intensifie la valeur,

Sous la lueur verte de l’intention, dans sa marche régulière, la relève,

Par un témoignage unique, une nouvelle responsabilité, levés de bonne heure.

 

Avant de comprendre l’arrivée dans la brume,

On prononce des phrases, on les représente en entier,

De proche en proche, en contrebas des arcades, sur le bitume,

A l’Hôtel-Dieu de la ville, les vieux écrits y sont rassemblés.

 

Quels savoirs attendent-ils de moi ?

De l’endroit où je suis arrivée,

De cette existence héraldique au courage qui ne trahit pas l’émoi,

Le chemin va à la mer, attends avant de l’approcher qu’il se laisse effacer.

 

Quelle réalité immobile s’offre aux bons architectes ?

Apercevoir l’admirable baie dans l’exercice de sa poésie,

Les jardiniers vivent longtemps, communiquant leurs maximes en bons Epictètes,

Ils partent des principes qui mènent les aventuriers de la navigation à la vie.

***

 

L’AVENTURE CELEBRE

 

Cette aventure est célèbre, un peu humaine,

Le pouvoir de ses images donne aux fibres les couleurs du destin,

La main garde le secret de cette histoire, une aubaine,

La poésie moderne à l’entrée de la grotte, torche à la main.

 

Cette aventure est célèbre, décidée à ne pas oublier,

Cette drôle d’harmonie supra terrestre au poème interminable,

Du ressort de l’instinct, les mots viennent au fond de son palais,

Au-delà de la route, l’intelligence en éveil, sans un seul grain de sable.

 

Cette aventure est célèbre, au pays des bonnes fées,

C’est important ce droit au murmure, à la fiction,

Réécrire des discours énergiques, polychromes, sans les malmener,

Connaître l’art et l’architecte, image incarnée de sa condition.

 

Cette aventure est célèbre, je peux la vivre dans la bibliothèque,

Elle parle des rêves en cachette et sait faire tourner les moulins,

Quand tout le monde est éveillé entre deux gros dictionnaires, grecs,

Elle sert de refuge pour faire des histoires : « Tu diras les choses, ce matin. »

 

***

DIRE LES CHOSES

 

Dire les choses avant le retour de cette comète, après les bâtisseurs en pierres de taille,

Dans la mémoire ultime du navire à voiles,

Dans le côté réfléchissant des miroirs des œuvres inscrites aux semailles,

L’environnement est romantique, le récit détaillé, l’évocation explicite, à la belle étoile.

 

Dire les choses pour reconnaître les interprétations,

Confirmer sa présence de bibliothèques en laboratoires,

De la loi intérieure et des idées, choisir l’association,

Et derrière chaque mot, manifester les sentiments, créations d’oratoire.

 

Dire les choses sans tenir de longues conversations,

De l’enchantement à la mouvance, sans chercher à cacher le sens,

Saisir l’angle du moindre recoin, des jeux de charade à mention,

Seul l’art permet de souffler le verbe sans sentence.

 

Dire les choses pour contempler les trésors de la lecture, le tranchant d’une diagonale, l’apprentissage de l’idée,

Ni bien, ni mal, cela vaut tous les écrits, le chemin des confidences,

Du clair au sombre, sous la lumière du soleil pour s’y reposer,

Dans l’harmonie des formes, apporter le grand soin, nom que l’on donne à cette science.

 

Muriel CAYET

Poésie au présent permanent

A retrouver sur le site

www.murielcayet.org

 

Mai 2018

jardin-atelier

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