Poésie au présent permanent - Muriel CAYET

24 août 2018

Tissage de pensées - Poésie au présent permanent - Formules poétiques - Poète de métier - Muriel CAYET - Août 2018

tissage papier

La maison d’édition des toujours nouveaux matins

 

Leur propre ligne éditoriale

Est de celle qui fait un bien fou,

Dans leur nature à besoin d’efficacité primordiale,

Et de vacances à prix doux.

 

Editer au tamis du rêve les images qui vont et viennent,

Entre mer et estuaire, circuler en souterrain,

Au bout d’une presqu’île avec patience, sans gêne,

Voir poindre hors de toute époque, de toujours nouveaux matins.

 

Inscrire de façon soudaine avec un espoir favorable,

Sur son terrain de jeux et de cahiers,

Les recherches sur les biographies aux références aimables,

Délicatesses à l’impression de douceur, d’un cap à garder.

 

Paraître aux yeux du présent,  d’un jour au suivant,

De l’énergie à revendre pour le sensible état des lieux,

Mieux partagés, imprimés à jamais, vivants,

Des mots et des images, comme les autres, mais en mieux.

 

***

Philosophe en quête

 

Directement ancré, une vie intérieure riche,

Dont on fait un principe à la première traversée,

Menant l’enquête sur ses origines sans triche,

Une sélection de textes hors-série, poète de métier.

 

Tout en créant, offrir le présent, comme la vague au bateau,

Une prise de conscience à chaque page,

Une enquête philosophique sur terre aussi, ou là-haut,

Le premier ou le dernier à le faire, loin des nuages.

 

L’expérience humaine est une projection stratégique,

Se raconte comme des récits d’abnégation,

On court après le sens, science langagière mirifique,

Pour voir apparaître le motif, point culminant de l’expérimentation.

 

La création d’un univers aux sentiments redoublés,

Une idée lumineuse pour sortir du rang vers le point d’équilibre,

A la source de toute chose, l’écriture au plus près,

Le point commun, le moment de vérité, un même enthousiasme, libre.

 

Muriel CAYET

Août 2018

A retrouver sur le site officiel

www.murielcayet.org

 

Et sur le site des créatifs de l'atelier de Mareuil:

www.le-pluriel-de-peindre.com

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19 août 2018

A paraître en septembre 2018

couverture livre blog ok

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Poésie au présent permanent - Muriel CAYET - Août 2018

L'artiste possède le don de s'émerveiller... de tout !

 

reve de vitraux

PLURIELLES

 

Une musique plurielle sur la trame des flots,

Vocation singulière de celle qui connaît la direction

Des profondeurs de l’esprit, les générations de mots,

Qui écrit avec bienveillance sur le livre des questions.

 

Une aventure plurielle en lectures qui bouleversent,

Un jazz troublé qui fait entendre sa voix,

L’éternité pour toujours comme quand il pleut à verse,

Un rendez-vous avec la mer, au moment de ses choix.

 

Une réflexion plurielle fondamentale tout à son image,

Comme un canevas de tableaux vivants,

Classique dans sa présentation, mystérieuse dans ses pages,

Au bout du monde parmi les hommes et leur accompagnement.

 

Un art pluriel, comédie obstinée et poétique,

Offert par le réel contre vents et marées,

Laboratoire de formes nouvelles, omniprésentes et sympathiques,

Pour une vie meilleure, aux supports inattendus d’une nouvelle humanité.

 

***

 

CERVEAU

 

Un cerveau pour re-destiner l’identité,

Prendre des routes pas comme les autres,   

Sur l’écran de la vie, raffut de la réalité,

Rencontrer le sens et le terme, comme un apôtre.

 

Un cerveau pour traduire les signes troublés,

De la passion d’écrire, de la fête à venir,

L’expédition sans réfléchir, mathématiques insondées,

Artistes changés par la grâce des symboles à définir.

 

Un cerveau pour envisager l’éternité-même, son image,

De nouvelles idées, bouleversées, improvisées,

Une vallée de possibles large comme le partage,

Coûte que coûte, sans questions, y accéder.

 

Un cerveau pour choisir la bienveillance,

Sur la route de toutes les solutions,

Havre de paix, légendes en rendez-vous de silence,

Des généalogies de rituels, d’histoires de profondeurs, pour regagner la maison.

 

***

 

COMPRENDRE ?

 

L’attention intelligible sert parfois à deviner ce jeu-là,

On met toujours plein de choses dans un discours explicite,

Ponctué d’une belle intensité, pour fabriquer de l’artifice ou de l’aura,

Loin des rêves de la nuit, on raconte le présent, ses visites.

 

On choisit un titre à son destin,

On en photographie les exemples,

Son paradoxe devient moins curieux, presque certain,

Manifeste des beaux amis retrouvés dans son temple.

 

Les images d’archives à la taille d’une valise,

Au service de tous les mystères, de l’harmonie,

Ce jour de foisonnement, substance grise que l’on attise,

La création d’un mode à l’italienne dans un sac à sympathie.

 

Il est question de petites histoires inconscientes,

A la rencontre de nos personnages en direct,

Les routes de l’esprit libres à couper le souffle, fascinantes,

D’une vérité à mettre en scène ; textes d’architectes.

 

***

 

 

MIRACLE

Croire en un miracle collectif, autonome, à la force de son talent,

Etre élevé pour le réaliser, commencer par maîtriser les outils,

Un réel service accompli, voir les murs se rapprocher, insistants,

Rejoindre une équipe implantée et les théories des aînés, insoumis.

 

Croire en un miracle collectif, tout çà pour changer,

Montrer les images qui osent les métaphores,

Une petite troupe qui donne rendez-vous, sans danger,

Des propos de poussière du dernier jour au premier, de plus en plus forts.

 

Croire en un miracle collectif dans le vestiaire de la raison,

Codes de personnages, hommes qui chantent et se rencontrent,

Une description nouvelle qui date du début des générations,

L’univers subtil du présent, le cœur sur la main, tout contre.

 

Croire en un miracle collectif, accessible au sublime, étrange,

Conter avec curiosité, charmer la légende, créer une nouvelle vague,

Des centaines de mésaventures, terre de mélanges,

Un monde secret à la symbolique impressionnante, réveillé de la grande blague.

 

***

 

ENSEMBLE

 

Faire le chemin ensemble, vivant dialogue de la mémoire,

En hommage aux toujours de l’enfance émerveillée,

Cérémonie primaire, déclinable chaque matin et chaque soir,

Conscients des devoirs pour commencer.

 

Faire le chemin ensemble parce que le monde tourne vite,

Créateurs de concepts, antiquaires et virtuoses,

Conseillers de soin aux rendez-vous qui se méritent,

Des thèmes chers de l’histoire dont on écrit les pages, si on l’ose.

 

Faire le chemin ensemble, se retrouver à la hauteur,

Se prendre à rêver dans un esprit en devenir,

Tout photographier, ne rien oublier de ces heures,

Célébrées à pleins tubes, créer les nouveaux espaces, sans gémir.

 

Faire le chemin ensemble, le verbe sûr qui sait rimer,

Dans la correspondance ou les courriers internes, décider de son sort,

Artistes iconoclastes ou auteurs de métier,

Messagers qui déclament les raisons de créer, des motifs en or.

 

***

 

 

DON

 

Dédier à la peinture, libre et novatrice, sans règles du jeu,

Une narration de l’évidence pour meubler le temps,

Dans un éclat de rire, écrire des choses à l’ombre des envieux,

Respecter les vies pleines et remonter le cours du présent.

 

Dédier à la peinture, le mystère qui perdure,

Aimer l’air et la joie, le mystérieux qui compte,

Sourire, entrer en contact ou dans le dur,

Après les alignements, composer le premier de ses contes.

 

Dédier à la peinture le récit des rendez-vous,

Le plus tôt possible, comme un travailleur du mieux,

Se montrer libre, sans jamais fléchir, près de vous,

Jusqu’à l’heure où tout s’offre comme s’ouvrent les yeux.

 

Muriel CAYET

19/08/2018

 

A retrouver sur le site officiel

www.murielcayet.org

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25 juillet 2018

Poésie au présent permanent - Formules poétiques - Muriel CAYET - 25 juillet 2018

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CONTES DE FEES

 

Les contes de fées prennent toujours un chemin buissonnier,

Délivrant leur lumière intérieure comme les arbres leur sève,

Lucioles à la saison d’été quand passe le 8 juillet

Les penseurs cherchent l’équilibre, sans excuse ni glaive.

 

Les contes de fées sont à l’honneur dans le parc,

Un bref soleil dans l’axe du château

L’as de cœur joue avec Alice, et dans le livre sert de marque,

A l’abri des jours de neige sans étau.

 

Les contes de fées savent mener leur barque

Nous font quitter le fauteuil et la partie de cartes,

Trouvent deux fois l’unité, savent relier ce qui est su, des monarques

La conquête du roi ou du chaperon, une châtaigne dans son bonnet et des pommes dans la tarte.

 

Les contes de fées connaissent la musique qui transporte,

Celle des détours et des diamants,

La bergère ne foule jamais les feuilles mortes,

A la croisée des chemins trace des signes dorés comme les lettres de son  roman.

 

Les contes de fées sont comme des voiles usées,

Il faut les recoudre pour mieux voyager

Ornement utile au talent invisible illuminé,

Un horizon sous les vagues, définitivement sous l’orage, ancré.

 

Les contes de fées connaissent la prière magicienne,

Celle de l’âme du vent et des codes de la mer,

La lumière de la destinée en habit de balade, à l’ancienne,

Qui règlent ses comptes avec les trépassés, d’un trait d’éphémère.

 

 

PARIS

 

Paris en apothéose, antre sacré ou port d’attache,

Remède au temps sur le canevas de barques au fil de l’eau,

Concert pour une danse naturelle d’un théâtre peint à la gouache,

Vagues uniques sur les terrasses et les canaux.

 

Parier sur les rêves, aimer les mêmes vents,

La brume de Seine ne fait aucun bruit,

Les façades usées par les roses, scènes d’avant,

La fête du voir aime les cartes postales et le tambour de la pluie.

 

Par ici les signes royaux, l’ancre bleue, l’illumination des averses,

Les chiffres cachés à l’entrée de chaque rue, membres honorés de mystère,

Une réunion d’éveillés sans prétention ni cachette, à l’inverse

Des dons avisés, en escapade magique au cœur de la Terre.

 

Parisiens sans front de mer aux outils de dimanche,

Détenteurs de diamants âgés s’amusent des points de suspension,

D’une pluie de souvenirs, tapisserie horlogère, des aiguilles à chaque branche.

Un métier à tisser les espoirs du monde et leur révélation.

 

 

L’ETOILE

 

L’étoile sait écouter la course des chemins,

Dans les chapelets de rues, elle ne dit jamais si,

Brille pour soi quand on s’y prend dès le matin,

Cavalière de pays exotiques, elle pratique des souvenirs, la jonglerie.

 

L’étoile du matin fanfaronne sous la pluie,

D’une plage déserte, omniprésente, toujours moderne,

Eclaire la maison d’été près du rivage, intemporelle et d’ici,

Vogue heureuse partie prenante, sans balivernes.

 

L’étoile du soir s’incarne en ces membres,

Inspirés de théâtre, invoqués hors saison,

La voile bien campée sur son ruban de décembre,

Des repères en or et blanc, miroirs de constellations.

 

L’étoile de la nuit juste dans sa navigation,

Libère  un sourire quand s’écarte le vent du large,

Un arc-en-ciel nocturne en toutes dimensions,

Une justesse de montre, un soleil stable à la marge.

 

L’étoile des étoiles  sait passer le temps de poussière,

Elle brode des canevas de galets de lumière, de A à Z.

Outil permanent pour le passager élevé, en rêve d’équerre,

Loin du contraste des dunes, rapproché du creuset, sans intermède.

 

 

LES MINUTES

Les minutes sont là, toujours là, portant le nom de nos actes,

Elles s’occupent du comment depuis la table des chevaliers, de Lancelot,

Des chemins de vie et de l’expérience éphémère de l’humain, créant exact,

Leur bonhomie préférée sans équivoque, à l’instant hors de l’eau.

 

Les minutes servent à vivre l’essentiel, simple et purifié,

Jouent leur fonction d’outils du temps sans conséquences,

Loin des interrogations, écrivent les questions, scellées,

Une nécessité représentée pour jouer le théâtre, des sentences.

 

Les minutes fleurissent juillet en Irlande,

Elles sillonnent les pays et changent tout, tranquilles,

De l’escapade de la pluie anglaise à l’analyse pour résoudre sur la lande,

Une histoire à feuilleter l’art sur leur territoire, habiles.

 

Les minutes ouvrent leur cœur sans meurtrir le temps

Content d’existence, il prend part au banquet,

Temporel et rythmé, de ce qui s’appelle le présent,

Chevalier du monde, porte ouverte, accueillant comme un frère d’idées.

 

 

 

AMIS D’ECRITURE

 

Mes amis d’écriture,  supports de travail sans fatigue,

Je vous reçois dans mes quartiers paisibles,

Ceux de l’expérience de l’être, ma thématique de passeur d’intrigues,

Communiquant nécessaire un projet de tolérance sensible.

 

Mes amis d’écriture à l’action de vérité,

Communs dans vos méthodes, authentiques en expression

Vous réparez la conscience en toute lucidité,

Pour une reparution d’intérêts de création.

 

Mes amis d’écriture, dans l’antre de l’anonymat,

Au monde d’appartenance, vous personnalisez l’esprit,

Pour le protéger, pédagogues, semblables en images d’apparat,

A l’abandon fondamental, réapparition de l’inédit.

 

Mes amies d’écriture, féminines en conclusion,

Vous sillonnez les grandes lignes en escapades colorées

Vous bravez les croisillons des carrés cinq sur cinq de dimensions,

Pour passer par le temps, en toute simplicité.

 

 

MUSEE

 

Un musée du temps pour soi

A pour emblème un caducée

Pour symbole, une main à dix doigts,

Naissance d’une nouvelle humanité.

 

Le musée rassemble les empreintes du monde,

Dans une roulotte il voyage les circonstances,

Se sent libre d’esprit comme la lune en nuit profonde,

Les statues brillantes sous une pluie de stances.

 

Le musée va de la main à la plume,

Il chemine dans la ville en y laissant sa marque,

Un soi qui cache le futur dans sa brume,

Libère l’espace de ses intentions opaques.

 

Le musée de soi a une porte blanche,

Aux confins de deux chemins agréables, il offre ses détours,

Loin des allers du lundi et des retours du dimanche,

Sans casse-tête à résoudre, il assure que demain, il fera jour.

 

 

PROGRESSION

 

D’abord, à n’en pas douter,

On accroche son esprit fier d’avoir été témoin,

Libéré par le mouvement il retrouve la confiance éloignée,

L’état intérieur dans un coin de salle, remords en moins.

 

Ensuite, seul au monde vivant,

Laissé au hasard de principe,

On reçoit la lumière d’un soleil éblouissant,

Symbole d’un autre type.

 

Puis on savoure la beauté de la vie,

Maintenant la certitude d’être

Au sérieux des mots, fidèle à la philosophie

On entre dans la maison en maître.

 

De retour à la porte d’un château,

Seul dans l’air vibrant d’essentiel,

Un souvenir d’enfance de là-haut,

A l’émotion primaire, temporelle.

 

Enfin, au travail le long du rivage

Les yeux fermés on vit dans sa tête,

On incarne en rêve le personnage,

La nuit est tombée ; place à la fête.   

 

 PENSEES DU PRINTEMPS

 

Ma première pensée se colore d’un vert profond,

Puis d’un jaune doré comme les feuilles du bois voisin,

C’est la réalité du monde qui rêve sa voix de baryton,

Des toits de Paris en toile de fond, petit bonheur de magasin.

 

Le personnel de la forêt se damne pour une marguerite,

Les papillons blancs dansent à mon arrivée,

Dans le village au grand portail de cèdre et de granit,

Qui séparent les objets, départ de ma composition aux multiples clés.

 

Dans le paradis retrouvé, on immortalise le tableau,

Le maître de l’atelier de ce si petit théâtre,

Remplit le bassin d’eau bleue près du grand arbre en solo,

Et disparaissent dans les airs, les dernières fumées de l’âtre.

 

Les neuf premières lettres de mes fantaisies,

Je les dispose à l’angle de la maison,

La décoration florale prête exercice à la poésie,

Je connais tous les mystères sacrés des frondaisons.

 

D’un ton solennel, j’accueille l’herbe nouvelle,

J’ai compris maintenant,

La mer au loin est calme comme ceux et celles,

Qui pénètrent hors des lieux et inscrivent le moment.

 

Je suis le printemps des nécessités imposées données en souvenir,

La vérité du poète des portes dérobées et des ruelles pavées,

Presque mot pour mot, garant de ma présence, là pour guérir,

Au rythme de mon journal, agrandi et remanié.

 

 

JUSQUE DANS LA MER

Jusque dans la mer, aller courir des merveilles,

Un manuscrit, des mots qui se cherchent un peu,

L’âme a du cœur pour la littérature qui éveille,

Le sommet de l’art se cache derrière un rocher lumineux.

 

Jusque dans la mer y chanter un hymne sacré,

Un thème composé de nombreuses pièces,

Où les lois physiques donnent de l’esprit, momentanées

Un mur servant d’appui à la beauté d’une nouvelle espèce.

 

Jusque dans la mer, ouvrir les yeux,

Pour le regard d’autrui, symboliser le renouveau,

En tête de phrase, on remarque quelque chose de précieux,

En plein ciel le monde entier, une action qui soutient le tempo.

 

Jusque dans la mer, avoir la force de se lever,

Du baume sur le cœur, dans l’axe du corps,

Une ceinture nourricière qui rassure de son amabilité,

Le flux sympathique du ressac pour y croire encore.

 

 

Muriel CAYET

Juillet 2018

Poésie au présent permanent

 

 

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05 juillet 2018

Poésie au présent permanent - Trois poèmes de juillet - Muriel CAYET

 

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Au rythme des marées - Muriel CAYET - Juillet  2018

 

 

LANGUE UNIVERSELLE

 

Une langue bordée de musique

Inspire quarante fois l’air

Et apprend en parfait sujet, mûr et stoïque,

Les mots du soleil à garder solitaires.

 

Une langue chantée par les fées

Monte jusqu’au ciel pour mieux savourer le repos

On la voit arriver au lever du monde, l’été

A la tenue favorable jusqu’à minuit, sans chaos.

 

Une langue recueille sur le visage de l’esprit,

Sauve trente âmes de tous les égards

Fidèle, elle sait à merveille traduire le premier soir des amis,

Comme le secret qui accompagne l’amour, sans retard.

 

Une langue d’espérance et de confiance pour dire,

Le meilleur que l’on recueille telle la vérité qui témoigne d’abord,

A la réplique  en tous points semblable au ciel, à l’estime pour prédire,

Une demande pour un siècle qui se donne au cercle d’or.

 

***

 

AUTEUR

 

Tout auteur a sa source, inédite,

Une échelle pour aller en ville , quelquefois,

La patience de la nature comme mérite,

La marque sur le livre, preuve de ses sentiments et de leur loi.

 

Tout auteur prend un parti, parfois,

Dans un habit brodé à bon jour il sait raison conter,

La franchise est de taille, revêtue pour toujours, sa foi,

Etre de discipline et de hasard, à savoir à qui se louer.

 

Tout auteur se remarque de loin,

Sur les routes sauvages de l’écrit, il déambule sans emblèmes,

Dans la traversée des temps, il joue le beau rôle de témoin,

Au rythme des strophes, transmetteur de mémoire à diadème.

 

Tout auteur ne cesse  de prendre la mer,

 Dans son sillage heureux visité par l’esprit,

Une lumineuse vision de la réalité pour phare, sans calvaire,

La patine du vécu, sa trajectoire, les valeurs de toujours réunies.

 

***

 

DE LA CONSCIENCE

 

L’implicite souvenir de la conscience ne se contente pas de listes,

Il a en bagages ses fournitures, ses logarithmes,

En nombre réel, décimal ou inverse, il existe,

Dans notre champ visuel, il conte son état émotionnel du jour, son biorythme.

 

L’attention sans équivoque de la conscience s’en remet toujours au carnet bleu,

Celui qui exprime ce que l’on ressent du dedans,

Les idées, les questions, ce qui se pense en soi, yeux dans les yeux,

Quelque chose de bien et de nouveau, en complément.

 

Le thème principal de la conscience s’en remet à l’enjeu,

Au signal global de son expression, le miroir de l’écoute, l’entendement,

Qui dit je suis heureux que tu sois née, au centre du cercle mystérieux,

Alors écrire pour élargir la pensée, comme le volume de son appartement.

 

L’adresse en mouvement de la conscience où tout son univers siège,

Réminiscence, réveil, regard, tout est là pour s’enrichir,

Déclenche les détails de l’inspiration, qualifie les pensées, en privilège,

Sur les ressources temporaires, plus sages que le monde, juste pour rire.

 

Muriel CAYET

Juillet 2018

 

Poésie au présent permanent

Formules poétiques de l'été à retrouver sur le blog le pluriel de peindre

 

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30 mai 2018

Poésie au présent permanent - Compositions poétiques et narratives - Mai 2018

Desert blog

COLETTE

 

Elle révèle les secrets dans un ensemble de qualités,

Toutes fenêtres ouvertes sur son autobiographie,

Dans la beauté mélodieuse des mots de la créatrice, mots de liberté,

Ses œuvres inscrites, délibérées, pour scruter longuement sa vie.

 

Colette-Gabrielle à notre image, faite pour écrire des textes,

Au mouvement de plume jamais précipité,

Tout est calme et posé dans sa syntaxe, dans le contexte,

Ses récits deviennent extraordinaires, à l’arrière-plan, sa destinée.

 

Elle dit à l’esprit vagabond de peindre les rêves,

Les cadrans solaires de sa jeunesse au langage dense,

A la restitution ferme du chemin faisant jusqu’à la tenue d’Eve,

Prenant un ton sérieux loin de la table de chevet, mise en évidence.

 

Pourquoi réécrire certains passages, quand la respiration se délivre,

Son expression individuelle mêlée aux audaces,

Elle écrit un long article sous la chaleur du soleil, de vivre,

D’un bonheur sans mélange, qui prend son temps, quelque chose de nouveau dans la besace.

 

En lançant des regards, elle forme des âmes,

Les jours de beau temps, elle cultive l’art de lire,

Approuve sa retraite, ses curieux apprentissages, sans blâme,

Son esprit, c’est le lieu où la poésie apparaît, variée, originale, sans médire.

 

Un fragment de sa mémoire en sa trame caractéristique,

Arrive jusqu’à moi via cette jolie ligne droite,

La force magique de la réalité de son monde, sur le bord du sentier, cathartique,

Je manifeste ma reconnaissance, preuve de cette lumière qui toujours miroite.

 

Ecrire le moindre poème dans son universalité,

Pour nous autres répond à la même intention,

Un épisode de nouveaux jeux, un peu de joie, des artistes penseurs de vérité,

Autour des portes un rayon trop vif, du présent plein les poches, à l’unisson.

 

Dans une seule de ses compositions, lucides, attentives,

Elle vous enseigne un alphabet, petite sphère complice,

Du sentier de sa maison d’enfant au Palais-Royal, elle commande autre chose au monde, inventive,

Presque toujours debout avec cette voix moderne, son secret est connu, jamais factice.

 

Et nous ? A vivre une réflexion pour nous rendre compte,

Qu’elle offre au cours de nos lectures,

Des situations d’exception, des encore premières fois, à accepter le sort, sans honte,

Elle nous donne rendez-vous sur les fondations du récit, et son architecture.

 

***

 

 

LE CIEL ET SON SOLEIL

 

Issu d’une association d’idées,

L’horizon d’est en ouest accueille la conscience de l’être,

Une imagination fertile signe son sens premier

Qu’on attend sagement dans un rêve champêtre.

 

Un vrai cercle d’amies – stellaires- depuis la création des hommes,

Au comble de l’audace, magnétiquement attiré,

Porté par ses ailes se consacre à la vie, aux arbres, aux pommes,

Je ne sais rien de lui, que son rire à mi-voix et ses trop secrètes pensées.

 

Nul besoin de briller au-dessus de cette ligne,

Il a une vision différente de la chose,

Qu’on ne découvre que de l’intérieur, à se brûler aux signes,

Le silence vivant jusqu’à ses sources chaudes, d’ocre à rose.

 

On médite sur ses développements,

Dans un appel de l’humanité, son sens de la recherche,

On ressent le présent grâce à lui, grâce au ciel, du moment,

Des yeux de l’esprit, refuge du soleil, merveilleuse découverte de mèche.

 

***

 

CODEX

 

Un livre dans sa bibliothèque lui donne la parole,

En cette heure de plus, il se rappelle à son souvenir, instruit par l’expérience,

A travers le labyrinthe, de manière imprévisible, il donne son obole,

L’action morale ainsi définie, tout s’exprime par les mots, de l’enfance.

 

Comment expliquer en guise de salut,

Garder le contrôle contre les mystères,

Codex unique au monde toujours retrouvé, jamais perdu,

Chaque biographie humaine saisie dans cette période nouvelle,  héréditaire.

 

La métaphore proprement dite doit être imprimée,

Dans son universalité telle une preuve définitive,

Dans la main de quiconque, train ordinaire de la vie, on m’attend pour traverser,

La lumière des chemins peut nous y mener, sur la belle rive.

 

Dans l’autre monde positif aux deux confins de l’horizon,

Dans le programme imaginaire de bon gré et de volonté,

On essaie de se gouverner, de dire tous les mots d’amour sur tous les tons,

Et comme avant le déluge, sous une pluie battante, à quelques pas de là, tout devient clarté.

 

***

EXPLORATEURS

 

Dans une sorte de réflexe de la plus haute charge,

Des cônes de lumière scintillent dans les albums,

Au premier coup d’œil, on tourne la phrase, une croix dans la marge,

Des grandes déclarations à l’exactitude rigoureuse, on dessine la carte des symboles des hommes.

 

Tout au long du spectacle des épisodes de notre vie

Droit devant soi, derrière les noms propres des fêtes,

Autour du soleil et de la matière de l’esprit,

On prolonge les conversations des poètes.

 

Est-ce plus ceci que cela ?

Obstinément chaque fois, un regard nouveau

Sans expliquer à personne, le canevas,

Sur la plage, juste quelques traits plus fondamentaux.

 

Le long calme qu’il faut interpréter,

Après le silence des regards voyageurs,

Tout être devient plus sage, aux sens équilibrés,

Venu respirer dans la vie, explorateur.

 

*** 

 

EN AVANT

 

Entendre sous l’aurore dans la composition définitive,

Se rapprocher de la porte avec cet intense sentiment de connexion,

Intégrer le texte et l’image dans un façonnage de mécanique inventive,

Dans deux salles ovales, poursuivre cet élan, expression de la raison.

 

Entrer dans le monde de la couleur qui espère et qui cherche,

S’étendre sur la plage d’un blanc éclatant toujours original,

En souvenir de l’histoire, la vraie, à l’activité que l’on recherche,

Dans deux salles ovales, mener une vie d’une paix suprême, version septentrionale.

 

Envahir d’un principe spirituel tous les systèmes, les symboles de l’âme,

Séparer le jardin du village, il a tant besoin de miracles,

La finesse des passages du processus, des structures, la clarté des cryptogrammes,

Dans deux salles ovales, personnages et récits encore font hommage au vivant spectacle.

 

Emporter avec soi l’atmosphère inspirée qui donne vie,

Jusqu’au dernier étage, quelques murmures, les éternelles nuits à l’accès contrôlé,

Suggérant d’invisibles présences, ces expressions éphémères, la beauté d’un cri,

Dans deux salles ovales, se joue l’étape décisive, la reproduction cellulaire, d’un être tout entier.

 

***

 

LE SI JUSTE AVANT

 

Avant de l’apprendre en projetant nos rêves, 

Evitant la résonance qui intensifie la valeur,

Sous la lueur verte de l’intention, dans sa marche régulière, la relève,

Par un témoignage unique, une nouvelle responsabilité, levés de bonne heure.

 

Avant de comprendre l’arrivée dans la brume,

On prononce des phrases, on les représente en entier,

De proche en proche, en contrebas des arcades, sur le bitume,

A l’Hôtel-Dieu de la ville, les vieux écrits y sont rassemblés.

 

Quels savoirs attendent-ils de moi ?

De l’endroit où je suis arrivée,

De cette existence héraldique au courage qui ne trahit pas l’émoi,

Le chemin va à la mer, attends avant de l’approcher qu’il se laisse effacer.

 

Quelle réalité immobile s’offre aux bons architectes ?

Apercevoir l’admirable baie dans l’exercice de sa poésie,

Les jardiniers vivent longtemps, communiquant leurs maximes en bons Epictètes,

Ils partent des principes qui mènent les aventuriers de la navigation à la vie.

***

 

L’AVENTURE CELEBRE

 

Cette aventure est célèbre, un peu humaine,

Le pouvoir de ses images donne aux fibres les couleurs du destin,

La main garde le secret de cette histoire, une aubaine,

La poésie moderne à l’entrée de la grotte, torche à la main.

 

Cette aventure est célèbre, décidée à ne pas oublier,

Cette drôle d’harmonie supra terrestre au poème interminable,

Du ressort de l’instinct, les mots viennent au fond de son palais,

Au-delà de la route, l’intelligence en éveil, sans un seul grain de sable.

 

Cette aventure est célèbre, au pays des bonnes fées,

C’est important ce droit au murmure, à la fiction,

Réécrire des discours énergiques, polychromes, sans les malmener,

Connaître l’art et l’architecte, image incarnée de sa condition.

 

Cette aventure est célèbre, je peux la vivre dans la bibliothèque,

Elle parle des rêves en cachette et sait faire tourner les moulins,

Quand tout le monde est éveillé entre deux gros dictionnaires, grecs,

Elle sert de refuge pour faire des histoires : « Tu diras les choses, ce matin. »

 

***

DIRE LES CHOSES

 

Dire les choses avant le retour de cette comète, après les bâtisseurs en pierres de taille,

Dans la mémoire ultime du navire à voiles,

Dans le côté réfléchissant des miroirs des œuvres inscrites aux semailles,

L’environnement est romantique, le récit détaillé, l’évocation explicite, à la belle étoile.

 

Dire les choses pour reconnaître les interprétations,

Confirmer sa présence de bibliothèques en laboratoires,

De la loi intérieure et des idées, choisir l’association,

Et derrière chaque mot, manifester les sentiments, créations d’oratoire.

 

Dire les choses sans tenir de longues conversations,

De l’enchantement à la mouvance, sans chercher à cacher le sens,

Saisir l’angle du moindre recoin, des jeux de charade à mention,

Seul l’art permet de souffler le verbe sans sentence.

 

Dire les choses pour contempler les trésors de la lecture, le tranchant d’une diagonale, l’apprentissage de l’idée,

Ni bien, ni mal, cela vaut tous les écrits, le chemin des confidences,

Du clair au sombre, sous la lumière du soleil pour s’y reposer,

Dans l’harmonie des formes, apporter le grand soin, nom que l’on donne à cette science.

 

Muriel CAYET

Poésie au présent permanent

A retrouver sur le site

www.murielcayet.org

 

Mai 2018

jardin-atelier

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Le pluriel de peindre - Muriel Cayet- Mai 2018

blog2

 

 

PEINDRE PLURIEL

 

Ainsi confortablement installés,

Au cœur de la promenade, prêts à embarquer,

La vie a besoin d’être aérée,

Le but de notre voyage : l’état intérieur, un sentiment d’étrangeté,

La réponse est bien simple, demandez aux amis qui rêvent tout éveillés,

Examinons les esquisses, la correction des épreuves, le naturel simplifié,

Le portrait du poète, cohérent en forme de géométrie étoilée,

L’existence humaine en ce sens, dans un lieu installé,

Au hasard des réflexions, être en un pays bien arrimé,

Le rôle central de celui qui voit à l’avance, guidé,

Quelque part dans le château fort de l’esprit aiguisé,

Juste avant notre texte écrit, composé,

Autorisation en main, accomplir tous ses vœux, multicolorés.

Une grande collection évoquant un chantier chahuté,

Des influences venues de partout, accompagnées,

Des vases polychromes à leur galerie attachés,

Ce lieu existe, il n’est même pas inventé !

Sur le dessin une date, celle d’un lundi oublié,

Sur la photo on retrouve une horloge, un calendrier,

Dans le décor on distingue la lumière d’un souvenir à montrer,

Au fond du paysage, un jardin si librement dessiné.

 

Muriel CAYET

Mai 2018

 

blog1

 

 Et retrouvez toutes les publications de l'Atelier du 7 à Mareuil sur le site

 

http://le-pluriel-de-peindre.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par murielcayet à 11:31 - Permalien [#]

30 avril 2018

Fenêtre Antibes

 

 

 

EN SOI

 

Le dynamisme en soi,

Comme une chaîne adossée à l’universel,

Qui regarde avec ses sens, et entend les écrits en clair,

L’imagination se relève en recherche, en importance se relève, quête les non-dits pour les muter en merveilleux abécédaire.

 

Le langage en soi, symbolique en éprouvé,

Qui traditionnellement traduit l’indicible en préceptes, en codes,

Donne du rêve à la verticalité,

Un message en harmonie, naissant d’une plénitude bien commode.

 

Le paradis perdu en soi, que l’on sait retrouver,

Avec une grande maîtrise des rêves que l’on se donne,

Faire jaillir des regards et des écoutes, les idées,

Couleurs et écrits vainqueurs de leur expérience comme personne.

 

La vérité cachée en soi au-delà de toute apparence,

Qui exprime l’espérance par toutes les étoiles,

L’ardeur de la vie par l’arc en ciel en bienfaisance,

Et traduire l’accomplissement de toute pensée, des petits points bleus nichés dans une toile.

 

***

 

FAIRE LA ROUTE

 

Est-ce pour son bien que l’on fait cette route ?

Sur cette carte à grande échelle,

La vérité tellement ancrée à la simple question :

-          Où sommes-nous ?

-          Venus des nuages ou dispersés comme les étoiles ?

Vous nous avez donné des livres, écrits sur des terrains solides, nous demandant d’atteindre les plus hauts sommets, sans faire attention à la dernière marche.

De poursuivre sans crainte, sans bousculade et sans faute, toujours par les portes ouvertes, sans vieilles serrures aux fenêtres.

 

Est-ce un bien que de faire cette route ?

Selon un certain angle pour corriger les idées ou jeter quelque lumière sur son domaine à soi.

L’unique endroit au monde, une belle vieille demeure.

Choisir le jardin et l’ouvrir à quelques personnes seulement.

Un nom charmant et original

Sans mal à deviner, pour apprendre à connaître avec une grande confiance,

Après ce remarquable numéro, prolonger le vagabondage

A la rencontre des vagues, un instant de silence entre les falaises et le grand calme des eaux.

Savoir prendre le thé au cours de ce dîner particulier.

 

Est-ce pour soi que l’on prend cette route ?

-          A l’autre porte plus loin, n’avez-vous rien remarqué ?

Entrer dans une pièce, trouver sa place dans la famille, se réfugier dans la bibliothèque.

Trouver le quai tout près du rivage et rentrer toutes voiles dehors.

En paix, les uns avec les autres.

Ouvrir un autre chapitre sur la lande, après l’allée des ifs et sous le clair de lune, s’endormir.

C’est toujours comme ça quand on ne prévient pas l’artiste qui cherche son trésor.

Acquérir la science, de la faveur divine, témoigner avec secret,

Et franchir la barrière dans un si grand honneur

La roue du temps n’est en rien étrange, il se passe bien assez de choses, dehors.

 

Qu’est-ce que cela peut faire de choisir cette route ?

-          Pour pouvoir gagner la pointe, par-dessus la muraille du chemin ?

-          Voir le phare rose venu jusqu’au port ?

-          En ajouter d’autres capables comme lui de se relever ?

Et assister à une course comme un spectacle vers le haut de la berge, une fois la porte refermée.

-          Puis-je vous accompagner ?

-          Y aura t-il un miracle ?

-          Et vous, d’où venez-vous ?

On peut parfaitement croire à ces chiffres, ces équations de la volonté,

Au meilleur de leur amour et à la première aventure du monde,

A la nature du pays où il n’y avait rien sur la mer.

 

Et comment la faire cette route ?

Sans envoyer un messager à travers la pluie,

Sans se croire au paradis à son retour d’Italie,

Par les voyages continuels jusqu’à la dernière minute possible.

-          En êtes-vous sûr ?

-          La nature du sentiment intérieur a-t-elle des visions ?

Elle dit toujours ce qu’elle pense, vient sans carte de visite et envoie immédiatement en d’autres sphères.

-          Quoi donc ?

 

Quelque chose de commun avant de reprendre la mer.

 

Est-ce pour son bien alors ?

Cette tangible promenade qui se déroule bien loin des cavalcades,

Découle du sablier en marche et s’ouvre sur le salon illuminé du train bleu.

La joie de l’embarquement vers une plage de dunes,

En gardant toujours le sourire ;

Voler au-dessus de la surface, tels les oiseaux de mer,

Qui vont crescendo de l’écume à l’horizon,

La puissance de leur vol, la douceur de leur voltige,

L’équilibre comme un cérémonial  sans limite dans la cérémonie.

 

Mais à la racine de tout cela, quoi ?

Hardiment trier les formules et les totems comme les sorciers d’Erin,

Un don d’Uranus pour décrypter les litages et leurs aveux,

Voie des changements obligatoires.

Dans l’art de grandir et de rire,

Zoom sur le soin et son adresse,

Un sentiment à transcrire, comme celui de la vérité.

Sérieusement résistants, avant de devenir des âmes,

S’élever comme des édits.

 

Mais à la racine de tout, des miracles ?

Qui prennent racine dans les discours à venir

Une réflexion sur le monde pour une nouvelle lecture possible,

Certains lieux de l’île au partir de chez soi,

Un quotidien d’amitiés retentit dans l’onde,

Avec toujours l’espoir de trouver la mer.

 

Un autre monde positif

Et quelques références psychanalytiques, sans limites temporelles.

Présentes en personne, des idées et des résolutions, entièrement rassurées.

Qui disent : « Je vous connais »

Entre la narration et l’histoire,

La métaphore finale.

 

Mais à la racine de tout, l’art ?

A la limite de la vraisemblance, faire le choix d’habiter les environs,

Trouver un bonheur durable à la faveur du beau,

Qui ajoute toujours son grain de sel.

A la délicatesse du faire.

Plus que jamais en conscience, ici et maintenant engagée, totalement transformée,

Méditent sur la beauté.

Recevoir quelque chose de ce rythme très ancien,

Inscrire à la ligne la source de sa pensée,

Prendre le temps de l’acte de s’exprimer,

Tout est signifiant dans n’importe quel ordre donné. 

 

Cela peut faire rire quand un nouvel argument se présente,

A l’intérieur du texte.

Inutile de l’interroger, il nous reconnaît et peut nous emporter dans son île,

Il a toujours une course à côté, lui le hasard,

Qui prend tout le temps son air d’écouter,

A condition de jouer les architectes, 

Les marbres à nouveau réunis.

 

Puis-je vous accompagner ?

Un conteur écrit toujours une part de comédie,

Sur tel objet, il trouve la meilleure solution infatigablement.

Il parle des symptômes d’amour avec une simplicité de goût,

Et beaucoup de respect.

Un endroit plaisant où l’on dit les choses carrément.

L’écho de la nostalgie, à la nature chimérique, apparaît bien avantageux.

A force de réflexion, le nom de quelqu’un est là dans quelque prière.

 

Mais puis-je vous accompagner ?

Si tu désires quelque chose, il faut savoir le demander

Lorsque les portes sont fermées, les ouvrir tel un sésame.

Mentionner son nom véritable n’effraie pas et ne fait de mal à personne,

Le sourire gagne les yeux, transfigure tous les souvenirs.

 

Et quel est son nom sincèrement ?

Le destin, qui en décide toujours autrement,

L’essence qui atteint son but,

Le messager qui donne l’heure,

La loi qui fait faire ce que l’on ne veut pas.

 

Il y a toujours quelque chose dans l’air,

Une autre réalité,

Alors je me joins à vous,

Nous pouvons fabriquer un mystère,

Dire son nom à haute voix,

Et traverser la mer,

A la force des âmes des marins,

Enrichir son expérience dans des ports inconnus,

Soulager le réel d’un courant d’air,

Ecrire sans comprendre la vérité de sa première intention :

-          Exister ?

 

Et si vivre est un jeu pour rire et résister, préserver du danger du silence et rêver de liberté,

Je compte bien me livrer à cette expérience comme à une navigation heureuse.

 

 

Echange d'idées

 

 

 

 

 

TOSCANE

 

Une éolienne bleue sur la pergola,

Des bouquets au sol comme une éclosion au parc,

Une tour pour surprendre les balcons de la Riviera,

Des cheminées de château, une roue comme table, des rames de la barque.

 

Un temps festif toujours un peu loin du sommeil,

Une option de chronologie dans un développé de couleurs,

Transfert sans danger, des années sous le soleil,

A la place de l’envie, l’habituel jeu maîtrise le bois de l’enchanteur.

 

Tellement de pièces à considérer quand on accueille le jour,

Ne pas penser à côté du rêve qui gagne chaque bon moment,

Choisir de décider avec l’élégance probablement entre le contre et le pour,

Détails réglés sans imbroglio, la région est belle ; la clé des champs.

 

Conditions et origines de ce vert tendre de campagne, maintenant

Chaque jour légendaire né d’un concept simple, la vie,

La différence est au service du joyeux printemps,

Partir d’une flaque, traveling sur la pluie de l’Est, célébrer l’esprit d’harmonie.

 

***

 

 

SAISON

 

Le premier jour de la nouvelle saison,

Les éléments de la réalité demeurent décisifs,

L’horizon répond à l’appel d’une bizarre révélation,

Prépare dans un silence d’évolution, le signal distinctif.

 

Aller de l’avant devient de rigueur,

Pressés de rester présents, le guide a toujours une proposition,

Dans un deuxième temps, ils écoutent d’un trait la clameur,

Qui prend par la main sans contredire, l’arrivée de toute décision.

 

Avant le redoux réapparaît le vent d’Est,

On sait localement attendre son retour,

La pluie près de la côte, éclaire tous les processus qui l’attestent,

On négocie les histoires que l’on raconte, avec constance et sans détour.

 

Le soir même, d’accord ou pas, il décrète son nouveau règne vert,

Le printemps s’impose avec sa tradition d’unité,

Déjà il faut continuer, présider à la bonne marche, aux objectifs clairs,

Ce qui est certain c’est qu’il nous apprend ; capitale du droit de citer.

 

***

 

TOSCANE II

 

A-t-on le droit de faire des choix, dirigés sans objectifs ?

Et que sait-on de la chance ?

Une logique de l’expression claire, la meilleure solution à l’affirmatif,

Sans penser à autre chose, qu’à ceux qui sont là, en bienveillance.

 

Evidemment, loin des intérêts et du folklore, on regarde autrement,

Répondant à quelque certitude, qui prend au cœur, à l’âme,

Dans un soir classique, on assiste à l’âge d’or, différents,

Sans accumulation, mais dans l’importance attentive, sans blâme.

 

Sagement, on relate ce qui arrive à l’écart des collines,

De temps en temps, une image se superpose en priorité,

On fait venir la campagne relayant les appels de ceux qui cheminent,

On suit le raisonnement habituel de la journée, en invités.

 

Classiquement, tout le monde est d’accord dans les plaines,

On s’autorise sans délai le véritable message celui que tout le monde sait,

Quoi qu’il arrive on déclame la déclaration traditionnelle, humaine,

Dans l’éclipse d’une marée, on attend sans impatience, un mirage, au sommet.

***

 

 

D’ICI

 

Délicatesse, sans sort exceptionnel, tu éclaires le son des voix,

Tactiquement, tu programmes tes portraits sur scène,

Une intersection du style, de la clause, des arcades, le choix,

Sourire à l’occasion, une bonne raison de dire le meilleur sans peine.

 

Célébration, sans vert cotillon, ni blanche envolée,

Tu racontes l’histoire et les rêves de toujours,

Tu dis que rien ne doit changer,

Un engagement de découvertes sur le pont des lumières, alentour.

 

Imagination, dans ton accélération adaptée, décisive et légendaire,

Tu continues en experte à ne jamais perdre tes repères,

Ton regard perplexe te donne la clé, des champs et des mystères,

Une rencontre pour te placer à mi-distance, du ciel et de la mer. 

 

Histoire, tu les envies et les recherches entre les points,

Ton charme les qualifie d’amis, confrontés à tes faveurs,

Une vieille roue vous emmène dans ce havre joyeux, bien loin,

Dans ce cocon tamisé, juste fait pour calmer nos heures.

 

***

 

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VERBES EN …

 

Egayer ne suffit pas à dire combien les ressources apaisent,

Enjoyer convient davantage à l’eau vive,

Qui es-tu pour choisir les mots ? Une table des matières, une affiche sans malaise ?

Simplement un écrit pour ne pas oublier, l’aide-mémoire, le message des archives.

 

Jouer ne suffit pas à dire, combien les prières gardent,

Enjouer convient davantage à la douceur de vivre,

Qui es-tu pour écrire des poèmes ? Tout se joue à deux dés, des jeux du hasard qui retarde,

Soyez sages sur le monde sans chercher à paraître, simplement être le nouveau qui délivre.

 

Dialoguer ne suffit pas au langage de ceux qui accompagnent les messages,

Enparler convient mieux à celui qui ouvre les portes,

Qui es-tu ? Le monde ? Je joue avec toi le décodage de cryptage,

Au cœur du monde dans le calme d’un refuge à l’unité sans cohorte.

 

Raconter ne suffit pas à entrevoir en humilité,

Enhistorier convient mieux à l’épure des parchemins,

Qui es-tu ? Toi qui tiens dans une main, trésor de porcelaine ? Univers de vérité ?

Pour braver les éléments, et sourire dans la cour des miracles, la mission d’enchanteur et pour le monde, un soin.

***

 

 

EN AVANT

 

L’éveil qui éloigne le vieillissement

S’enthousiasme du cri qui dit : « Joie » !

Le rythme qui fait rimer le jeu et l’heureux ; gai instrument,

Outils de la vie aux cent quarante millions de pensées par jour : quel effroi !

 

Alors autant les distraire, les traversées aventureuses,

Les assumer, les expériences renouvelées,

Les franchir, les passages instables, les éprouvés sincères, les odyssées joyeuses,

L’art de soi est toujours liberté acceptée.

 

En mission spéciale pour se joindre à chacun,

Rechercher le terrain favorable du dire et du dédier,

Un merci à la vie qui espère tout du présent, d’un matin,

Sans se départir ni se défaire, juste ardemment désirer.

 

Litanie du temps qui passe sans abandon de l’imaginaire,

Lettre ouverte à l’action vivante, aux conséquences lucides,

Une délivrance découverte, à la réaction sans nuisances, légère,

L’instinct vérifiable en chaque émotion, alchimie du solide.

 

***

 

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FIL DU TEMPS

 

Le fil du temps, c’est l’écume des heures battant sur le roc,

Ces jours qui passent avec facétie,

Juste faits pour voir la mer, sans amertume et sans choc,

Etres de solidité, là pour saupoudrer de grains de sable, la vie.

 

Le fil du temps, c’est une existence unique,

Un être ensemble du groupe au collectif

Un lien de curiosité, à l’écoute synchrone, physique,

Des racines de notre héritage à tous les « moi » actifs.

 

Le fil du temps, c’est l’humanité solidaire,

La présence des actions, cœur de l’appartenance,

Ce qui est appris sans surprise, de l’abécédaire,

Le jardin secret de mon portrait, en reconnaissance.

 

***

 

 

UNE VIE

 

Une vie pour voir pousser des feuilles aux fenêtres,

Récolter du miel sur le chemin,

Boire l’eau des prairies,

Donner de l’astre au soleil,

Un toujours au ciel bleu.

 

Une vie pour clouer le bec au prince sans visage,

Battre de douceur tous les jurons de fidélité,

Semer la liberté en terre d’ailes,

Voler les lignes de son corps

Et jouer au cercle de feu.

 

Ecrire des pages de passages, de permanences et de découvertes

Connaître la place du don,


Et dessiner la forme exacte de chaque lettre ; dessein.

 

***

 

LA CURIOSITE

 

L’entendeur de l’ancrage et bien loin du pourquoi,

Sait écouter l’ici et se recueillir en chimères,

Se rappeler en mystère,

Se ressusciter en vivant,

 

La curiosité seule nous fait continuer d’être.

 

Les fleurs poussent quand on les regarde,

Les arbres prennent les couleurs qu’on leur donne,

L’eau est vive, l’air est clément,

Tout est lumière.

 

La curiosité seule nous fait continuer d’être.

 

Le mur du temps protège du vagabondage,

Il court droit et ne regarde jamais ailleurs,

Ceint le jardin intérieur

Une parcelle d’herbe courte nous sépare du dernier pont

 

La curiosité seule nous fait continuer d’être.

 

 

***

 

NUIT

                           

La nuit est superbe dans ses forces naturelles, une vie contemplative en pleine conscience de sa liberté,

Une nuit pour accomplir enfin œuvre vivante, un journal à tenir, sphère suspendue dans l’espace retrouvé,

Ni trop tôt, ni trop tard pour des raisons diverses, on décèle sa présence,

Un nouvel argument de la saison des pluies, peint avec rage, l’instant d’après, en clémence.

 

La nuit accepte toute situation d’équilibre, une volonté hors du commun les premiers jours de l’année,

Une nuit qui suit son rêve de mémoire, d’une gaieté infinie pour le simple plaisir de jouer,

Ni trop tôt, ni trop tard, elle accepte une fonction, à l’ombre bleue, un peu humaine,

On construit son destin, capable d’écrire des textes à la lumière du jour, incertaine.

 

La nuit relit ses œuvres complètes dans la grande bibliothèque, à l’ombre de mon toit,

Une nuit sans phrases à spécifier, celles des artistes à messages, aux lueurs plus profondes aux prières silencieuses à l’endroit,

Ni trop tôt, ni trop tard, elle suit le cours de la vie se met debout pour une demande spécifique,

Edifier le palais des merveilles, d’une nature où le peintre habite – ce n’est pas un hasard – c’est un titre magnifique.

 

La nuit vit dans une palette de couleurs, source de vie, ouverte à tous les questionnements,

Une nuit sur la même couche chromatique, voilée de bonnes raisons qui murmurent, un pas plus avant,

Ni trop tôt, no trop tard, on se rapproche de l’étoile, de son gage d’amour réservé aux vivants véritables,

Une grotte aux fées, dans un monde humain – enfin- « on y est bien tranquille » gravé sur le marbre, admirable.

 

***

 

1

 

Peindre : ce simple plaisir de vivre, au moins un peu plus loin.

La peinture ou comment les rêves continuent de vivre.

 

***

 

 

UNE ETOILE A SES PIEDS

 

Une étoile à ses pieds, bien tranquille ce matin

Ne dit pas un mot, pas une phrase ciblée,

En toute matière, elle commence à osciller,

Ouvre les yeux de l’esprit, gardé dans une bougie, à la main.

 

Une étoile à ses pieds, se rappelle à son souvenir,

Eclairée par le rêve de la nuit, au centre du récit,

Lui donne une nouvelle lecture, un autre dit,

Parfaitement heureuse, libre comme un cercle dans l’air, belle à rire.

 

Une étoile à ses pieds, là pour dire des merveilles,

Un lointain murmure, un double mouvement,

Unique soutien exposée à toutes les intempéries du moment,

A la douceur de caractère, oublie la surface de la Terre, et ses pareilles.

 

Une étoile à ses pieds, dans l’instant d’avant les autres planètes,

Additionne un détail nouveau, une création de l’esprit ouvert

L’œuvre de l’artiste aux colifichets, à la couronne posée de travers,

Regarde le ciel en son enfance émerveillée, devant lui le cadeau royal,  une cachette.

 

***

 

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LE TEMPS QUI EST

 

Temporalité de la vie aux longues murailles de réflexions intérieures,

S’imposer dans le grand théâtre, la force initiale juste à côté du réel,

Tout à fait extraordinaire, donner du sens au dévouement, à ses plus belles actions, aux bonheurs,

Un regard circulaire pour faire dire quelque chose, détails élémentaires de toute cervelle.

 

Temporalité de la vie où l’on travaille à l’instant crucial,

Dès les premiers rayons du jour, pour les âmes à histoires,

Acquérir le langage cinglant comme le vent inégal,

Préparés pour la nuit à l’approche du pont,  on voit le jardin s’éloigner sur le tard.

 

Temporalité de la vie à la forme nouvelle incapable de parler,

Pourtant toujours vivante, mercerisée de couleurs, rythmée par l’écriture,

Ses récits lui appartiennent, les choses justes d’idées,

Ses traces chantent encore l’art de la présence, sans fioritures.

 

Temporalité de la vie aux équations différentielles,

Elle vit de l’artiste, vrai découvreur qui sait cultiver sa terre,

Même sur l’eau de mer, il est toujours temps de prier dans une danse rebelle,

Une prolifération de regards, qui pensent que ce don est précieux – balnéaire.

 

***

 

 

VINCENT

 

Un magnifique jaune doré comme une vague chaude, solaire,

Son entreprise est sérieuse, sa méthode de création libre,

Son témoignage de souvenirs - comme les rêves- continue de vivre, un mystère,

Témoins de ces contrastes, de ce que son œil a vu, sans calibre.

 

L’ensemble de sa démarche j’en ai la quasi certitude,

Prône le retour de la joie, celle qui libère le soleil,

Son langage, sa pensée, l’étude de la nature humaine, ses inquiétudes,

N’ont pas de visage, pas d’âge, pas d’épaules larges, mais dans le cœur, des merveilles.

 

Il sort de sa vie comme grandi,

Loin de son pays natal, un fragment de mémoire, il doit l’accomplir,

Atteindre la réalité du monde, ses amis,

Et dans sa maison, accueillir des actes, des œuvres à réunir.

 

Dans cette métaphore, le tableau, il sème son grain de sel,

Opère le prodige avec une telle abnégation,

La légende qui dit «  Quand ma vie ? » et s’envole vers le ciel,

Par la douceur, clé d’un imaginaire à inventer une nouvelle construction.

 

Il invite dans ses couleurs les paroles murmurées,

Des retrouvailles des plus précieuses, partagées de silence,

Il trouve en lui la réplique, toujours à temps révélée,

Des épithètes rayonnants doux comme des récompenses.

 

***

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CONSTRUIRE UN MUSEE

 

Construire un musée tant est vif ton dévouement à la mémoire,

Pour réparer leur phare, entretenir la flamme,

Le long des rues, avec leurs beaux costumes noirs,

Pour chasser tous les doutes, sources d’enchantement de leur âme.

 

Construire un musée pour conserver des rêves, les images,

Qui vaillent la peine d’être regardées,

Pour ne plus les mettre à bonne distance, en cage,

Mais les rattacher à l’ensemble d’une théorie à inventer.

 

Construire un musée en tant qu’artiste et sujet,

Prendre forme humaine, la transcrire mot pour mot,

Sur le pas de la porte, dans le jardin d’en haut, ouvrir les volets,

Rassembler pleinement dix mille choses dans un murmure, un sursaut.

 

Construire un musée, une vue romantique, infinie,

Pour soulager les longs chemins, les bords de rivière,

L’un des premiers tableaux concerne la poésie,

Trésor d’un temple nouveau, mise en scène d’une nouvelle ère.

 

Construire un musée pour qu’ils puissent témoigner,

La main dans la main, au moment de surgir,

Réconfort d’une humanité dans une belle matinée,

L’éternité à jamais bienheureuse, à la première place, sans mentir.

 

Construite un musée, c’est déjà un début,

Au milieu des planches, un songe joyeux,

Le mystère reste pourtant entier, du monde antique au passé ingénu,

Des objets sacrés ont leur place d’avenir, avec les compagnons de rue, l’essence du rire, au milieu.

 

 

Muriel CAYET

 

Avril 2018

 

Poésie au présent permanent

 

Pour se donner du temps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 janvier 2018

Poésie au présent- Formules poétiques - Muriel CAYET - Janvier 2018

 

 

le jardin aux oiseaux

LE JARDIN AUX  OISEAUX

 

Commencer par écouter le chant des oiseaux,

Au bout du chemin, entendre la vie qui défie le temps,

Un jardin au bord de la route dont ils sont les héros,

Accord parfait des retrouvailles, des actes bienveillants.

 

S’adresser à l’humain qui sait entendre le silence,

Dans l’espace géographique, choisir l’universel, le là,

Entre sol et ciel, une joyeuse approche colorée de la science,

Des arbres, des fleurs, des végétaux par milliers, vert magma.

 

Orienter vers l’ouest ses gestes et faire des signes,

Que l’on sait comprendre et recevoir heureux,

Inscrire sur le registre, notre rôle et nos actes, insignes,

Au cœur de l’énigme, des archives à la source, inviter les valeureux.

 

Enoncer les mots à haute-voix pour qu’ils ne se perdent jamais,

Montrer la voie que l’on a tracée dans la nuit,

Conter le présent dans une équation de vers, sans imparfait,

Rencontrer l’inconnu en soi, et de son histoire, édifier le récit.

 

***

 

vie

 

 

VIE

 

La vie est documentation quotidienne qui s’écrit,

Expérience d’heures aux minutes inoubliables,

Une explication de textes d’un investissement non travesti,

Une approche tranquille et familière de chroniques affables.

 

La vie est raisonnement à l’envers, sens de toute question,

Une compréhension à bras le corps de chaque propos,

En dièses et bémols pour clarifier le terme de sa précision,

Des idées données en guise de remerciement, cachet de dépôt.

 

La vie est source de sourires, l’envers de l’éphémère,

Découpage en strates d’années au passé enseveli,

L’art de la méthode, un pas après l’autre, cheminer sans barrière,

Une grande aventure intérieure, à la mémoire intrinsèque abolie.

 

La vie à l’ordre baroque et bohémien, sans compas, ni raison,

Justifie en soi l’écriture des rives et des dérives,

Pour réfléchir au mieux l’item de lumière, du soleil les rayons,

Valider le parcours, par un mot, un seul, la joie et ses récidives.

 

 

Muriel CAYET

Janvier 2018

Posté par murielcayet à 09:43 - Permalien [#]

11 janvier 2018

Poésie au présent- Formules poétiques -L'artiste et son rôle à jouer- Muriel CAYET

 

IMGP015222

 

TEMOIGNER EN HUMAIN

 

Témoigner en humain, c’est l’art de la maturité,

Réinventer son monde et en élargir les frontières

De la perception, en pesant les sentiments et les fraternités,

Passant les consignes de ceux qui ont oublié hier.

 

Témoigner en humain et de ces vérités sans prix,

Prouver les valeurs auxquelles on croit,

Un espoir pour la vie qui ne connaît plus la poésie,

Plus grand de savoir demeurer un enfant, qui voit.

 

Témoigner en humain sans cesser de se souvenir,

Des nuances, des harmonies, des tableaux de compagnie,

Défendre des couleurs bien au-delà des soupirs,

Vivre plus intensément, créer un jour après la nuit.

 

Témoigner en humain pour faire des miracles,

Distinguer chaque trace, chaque empreinte, unies dans l’éternité

Objets majeurs de recueillement, d’obstacles au sort, loin des oracles,

Offrir un nouveau quotidien, et des clés à faire cliqueter.

 

Muriel CAYET – Janvier 2018

Posté par murielcayet à 17:37 - Permalien [#]