Poésie au présent permanent - Muriel CAYET

05 juillet 2018

Poésie au présent permanent - Trois poèmes de juillet - Muriel CAYET

 

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Au rythme des marées - Muriel CAYET - Juillet  2018

 

 

LANGUE UNIVERSELLE

 

Une langue bordée de musique

Inspire quarante fois l’air

Et apprend en parfait sujet, mûr et stoïque,

Les mots du soleil à garder solitaires.

 

Une langue chantée par les fées

Monte jusqu’au ciel pour mieux savourer le repos

On la voit arriver au lever du monde, l’été

A la tenue favorable jusqu’à minuit, sans chaos.

 

Une langue recueille sur le visage de l’esprit,

Sauve trente âmes de tous les égards

Fidèle, elle sait à merveille traduire le premier soir des amis,

Comme le secret qui accompagne l’amour, sans retard.

 

Une langue d’espérance et de confiance pour dire,

Le meilleur que l’on recueille telle la vérité qui témoigne d’abord,

A la réplique  en tous points semblable au ciel, à l’estime pour prédire,

Une demande pour un siècle qui se donne au cercle d’or.

 

***

 

AUTEUR

 

Tout auteur a sa source, inédite,

Une échelle pour aller en ville , quelquefois,

La patience de la nature comme mérite,

La marque sur le livre, preuve de ses sentiments et de leur loi.

 

Tout auteur prend un parti, parfois,

Dans un habit brodé à bon jour il sait raison conter,

La franchise est de taille, revêtue pour toujours, sa foi,

Etre de discipline et de hasard, à savoir à qui se louer.

 

Tout auteur se remarque de loin,

Sur les routes sauvages de l’écrit, il déambule sans emblèmes,

Dans la traversée des temps, il joue le beau rôle de témoin,

Au rythme des strophes, transmetteur de mémoire à diadème.

 

Tout auteur ne cesse  de prendre la mer,

 Dans son sillage heureux visité par l’esprit,

Une lumineuse vision de la réalité pour phare, sans calvaire,

La patine du vécu, sa trajectoire, les valeurs de toujours réunies.

 

***

 

DE LA CONSCIENCE

 

L’implicite souvenir de la conscience ne se contente pas de listes,

Il a en bagages ses fournitures, ses logarithmes,

En nombre réel, décimal ou inverse, il existe,

Dans notre champ visuel, il conte son état émotionnel du jour, son biorythme.

 

L’attention sans équivoque de la conscience s’en remet toujours au carnet bleu,

Celui qui exprime ce que l’on ressent du dedans,

Les idées, les questions, ce qui se pense en soi, yeux dans les yeux,

Quelque chose de bien et de nouveau, en complément.

 

Le thème principal de la conscience s’en remet à l’enjeu,

Au signal global de son expression, le miroir de l’écoute, l’entendement,

Qui dit je suis heureux que tu sois née, au centre du cercle mystérieux,

Alors écrire pour élargir la pensée, comme le volume de son appartement.

 

L’adresse en mouvement de la conscience où tout son univers siège,

Réminiscence, réveil, regard, tout est là pour s’enrichir,

Déclenche les détails de l’inspiration, qualifie les pensées, en privilège,

Sur les ressources temporaires, plus sages que le monde, juste pour rire.

 

Muriel CAYET

Juillet 2018

 

Poésie au présent permanent

Formules poétiques de l'été à retrouver sur le blog le pluriel de peindre

 

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30 mai 2018

Poésie au présent permanent - Compositions poétiques et narratives - Mai 2018

Desert blog

COLETTE

 

Elle révèle les secrets dans un ensemble de qualités,

Toutes fenêtres ouvertes sur son autobiographie,

Dans la beauté mélodieuse des mots de la créatrice, mots de liberté,

Ses œuvres inscrites, délibérées, pour scruter longuement sa vie.

 

Colette-Gabrielle à notre image, faite pour écrire des textes,

Au mouvement de plume jamais précipité,

Tout est calme et posé dans sa syntaxe, dans le contexte,

Ses récits deviennent extraordinaires, à l’arrière-plan, sa destinée.

 

Elle dit à l’esprit vagabond de peindre les rêves,

Les cadrans solaires de sa jeunesse au langage dense,

A la restitution ferme du chemin faisant jusqu’à la tenue d’Eve,

Prenant un ton sérieux loin de la table de chevet, mise en évidence.

 

Pourquoi réécrire certains passages, quand la respiration se délivre,

Son expression individuelle mêlée aux audaces,

Elle écrit un long article sous la chaleur du soleil, de vivre,

D’un bonheur sans mélange, qui prend son temps, quelque chose de nouveau dans la besace.

 

En lançant des regards, elle forme des âmes,

Les jours de beau temps, elle cultive l’art de lire,

Approuve sa retraite, ses curieux apprentissages, sans blâme,

Son esprit, c’est le lieu où la poésie apparaît, variée, originale, sans médire.

 

Un fragment de sa mémoire en sa trame caractéristique,

Arrive jusqu’à moi via cette jolie ligne droite,

La force magique de la réalité de son monde, sur le bord du sentier, cathartique,

Je manifeste ma reconnaissance, preuve de cette lumière qui toujours miroite.

 

Ecrire le moindre poème dans son universalité,

Pour nous autres répond à la même intention,

Un épisode de nouveaux jeux, un peu de joie, des artistes penseurs de vérité,

Autour des portes un rayon trop vif, du présent plein les poches, à l’unisson.

 

Dans une seule de ses compositions, lucides, attentives,

Elle vous enseigne un alphabet, petite sphère complice,

Du sentier de sa maison d’enfant au Palais-Royal, elle commande autre chose au monde, inventive,

Presque toujours debout avec cette voix moderne, son secret est connu, jamais factice.

 

Et nous ? A vivre une réflexion pour nous rendre compte,

Qu’elle offre au cours de nos lectures,

Des situations d’exception, des encore premières fois, à accepter le sort, sans honte,

Elle nous donne rendez-vous sur les fondations du récit, et son architecture.

 

***

 

 

LE CIEL ET SON SOLEIL

 

Issu d’une association d’idées,

L’horizon d’est en ouest accueille la conscience de l’être,

Une imagination fertile signe son sens premier

Qu’on attend sagement dans un rêve champêtre.

 

Un vrai cercle d’amies – stellaires- depuis la création des hommes,

Au comble de l’audace, magnétiquement attiré,

Porté par ses ailes se consacre à la vie, aux arbres, aux pommes,

Je ne sais rien de lui, que son rire à mi-voix et ses trop secrètes pensées.

 

Nul besoin de briller au-dessus de cette ligne,

Il a une vision différente de la chose,

Qu’on ne découvre que de l’intérieur, à se brûler aux signes,

Le silence vivant jusqu’à ses sources chaudes, d’ocre à rose.

 

On médite sur ses développements,

Dans un appel de l’humanité, son sens de la recherche,

On ressent le présent grâce à lui, grâce au ciel, du moment,

Des yeux de l’esprit, refuge du soleil, merveilleuse découverte de mèche.

 

***

 

CODEX

 

Un livre dans sa bibliothèque lui donne la parole,

En cette heure de plus, il se rappelle à son souvenir, instruit par l’expérience,

A travers le labyrinthe, de manière imprévisible, il donne son obole,

L’action morale ainsi définie, tout s’exprime par les mots, de l’enfance.

 

Comment expliquer en guise de salut,

Garder le contrôle contre les mystères,

Codex unique au monde toujours retrouvé, jamais perdu,

Chaque biographie humaine saisie dans cette période nouvelle,  héréditaire.

 

La métaphore proprement dite doit être imprimée,

Dans son universalité telle une preuve définitive,

Dans la main de quiconque, train ordinaire de la vie, on m’attend pour traverser,

La lumière des chemins peut nous y mener, sur la belle rive.

 

Dans l’autre monde positif aux deux confins de l’horizon,

Dans le programme imaginaire de bon gré et de volonté,

On essaie de se gouverner, de dire tous les mots d’amour sur tous les tons,

Et comme avant le déluge, sous une pluie battante, à quelques pas de là, tout devient clarté.

 

***

EXPLORATEURS

 

Dans une sorte de réflexe de la plus haute charge,

Des cônes de lumière scintillent dans les albums,

Au premier coup d’œil, on tourne la phrase, une croix dans la marge,

Des grandes déclarations à l’exactitude rigoureuse, on dessine la carte des symboles des hommes.

 

Tout au long du spectacle des épisodes de notre vie

Droit devant soi, derrière les noms propres des fêtes,

Autour du soleil et de la matière de l’esprit,

On prolonge les conversations des poètes.

 

Est-ce plus ceci que cela ?

Obstinément chaque fois, un regard nouveau

Sans expliquer à personne, le canevas,

Sur la plage, juste quelques traits plus fondamentaux.

 

Le long calme qu’il faut interpréter,

Après le silence des regards voyageurs,

Tout être devient plus sage, aux sens équilibrés,

Venu respirer dans la vie, explorateur.

 

*** 

 

EN AVANT

 

Entendre sous l’aurore dans la composition définitive,

Se rapprocher de la porte avec cet intense sentiment de connexion,

Intégrer le texte et l’image dans un façonnage de mécanique inventive,

Dans deux salles ovales, poursuivre cet élan, expression de la raison.

 

Entrer dans le monde de la couleur qui espère et qui cherche,

S’étendre sur la plage d’un blanc éclatant toujours original,

En souvenir de l’histoire, la vraie, à l’activité que l’on recherche,

Dans deux salles ovales, mener une vie d’une paix suprême, version septentrionale.

 

Envahir d’un principe spirituel tous les systèmes, les symboles de l’âme,

Séparer le jardin du village, il a tant besoin de miracles,

La finesse des passages du processus, des structures, la clarté des cryptogrammes,

Dans deux salles ovales, personnages et récits encore font hommage au vivant spectacle.

 

Emporter avec soi l’atmosphère inspirée qui donne vie,

Jusqu’au dernier étage, quelques murmures, les éternelles nuits à l’accès contrôlé,

Suggérant d’invisibles présences, ces expressions éphémères, la beauté d’un cri,

Dans deux salles ovales, se joue l’étape décisive, la reproduction cellulaire, d’un être tout entier.

 

***

 

LE SI JUSTE AVANT

 

Avant de l’apprendre en projetant nos rêves, 

Evitant la résonance qui intensifie la valeur,

Sous la lueur verte de l’intention, dans sa marche régulière, la relève,

Par un témoignage unique, une nouvelle responsabilité, levés de bonne heure.

 

Avant de comprendre l’arrivée dans la brume,

On prononce des phrases, on les représente en entier,

De proche en proche, en contrebas des arcades, sur le bitume,

A l’Hôtel-Dieu de la ville, les vieux écrits y sont rassemblés.

 

Quels savoirs attendent-ils de moi ?

De l’endroit où je suis arrivée,

De cette existence héraldique au courage qui ne trahit pas l’émoi,

Le chemin va à la mer, attends avant de l’approcher qu’il se laisse effacer.

 

Quelle réalité immobile s’offre aux bons architectes ?

Apercevoir l’admirable baie dans l’exercice de sa poésie,

Les jardiniers vivent longtemps, communiquant leurs maximes en bons Epictètes,

Ils partent des principes qui mènent les aventuriers de la navigation à la vie.

***

 

L’AVENTURE CELEBRE

 

Cette aventure est célèbre, un peu humaine,

Le pouvoir de ses images donne aux fibres les couleurs du destin,

La main garde le secret de cette histoire, une aubaine,

La poésie moderne à l’entrée de la grotte, torche à la main.

 

Cette aventure est célèbre, décidée à ne pas oublier,

Cette drôle d’harmonie supra terrestre au poème interminable,

Du ressort de l’instinct, les mots viennent au fond de son palais,

Au-delà de la route, l’intelligence en éveil, sans un seul grain de sable.

 

Cette aventure est célèbre, au pays des bonnes fées,

C’est important ce droit au murmure, à la fiction,

Réécrire des discours énergiques, polychromes, sans les malmener,

Connaître l’art et l’architecte, image incarnée de sa condition.

 

Cette aventure est célèbre, je peux la vivre dans la bibliothèque,

Elle parle des rêves en cachette et sait faire tourner les moulins,

Quand tout le monde est éveillé entre deux gros dictionnaires, grecs,

Elle sert de refuge pour faire des histoires : « Tu diras les choses, ce matin. »

 

***

DIRE LES CHOSES

 

Dire les choses avant le retour de cette comète, après les bâtisseurs en pierres de taille,

Dans la mémoire ultime du navire à voiles,

Dans le côté réfléchissant des miroirs des œuvres inscrites aux semailles,

L’environnement est romantique, le récit détaillé, l’évocation explicite, à la belle étoile.

 

Dire les choses pour reconnaître les interprétations,

Confirmer sa présence de bibliothèques en laboratoires,

De la loi intérieure et des idées, choisir l’association,

Et derrière chaque mot, manifester les sentiments, créations d’oratoire.

 

Dire les choses sans tenir de longues conversations,

De l’enchantement à la mouvance, sans chercher à cacher le sens,

Saisir l’angle du moindre recoin, des jeux de charade à mention,

Seul l’art permet de souffler le verbe sans sentence.

 

Dire les choses pour contempler les trésors de la lecture, le tranchant d’une diagonale, l’apprentissage de l’idée,

Ni bien, ni mal, cela vaut tous les écrits, le chemin des confidences,

Du clair au sombre, sous la lumière du soleil pour s’y reposer,

Dans l’harmonie des formes, apporter le grand soin, nom que l’on donne à cette science.

 

Muriel CAYET

Poésie au présent permanent

A retrouver sur le site

www.murielcayet.org

 

Mai 2018

jardin-atelier

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Le pluriel de peindre - Muriel Cayet- Mai 2018

blog2

 

 

PEINDRE PLURIEL

 

Ainsi confortablement installés,

Au cœur de la promenade, prêts à embarquer,

La vie a besoin d’être aérée,

Le but de notre voyage : l’état intérieur, un sentiment d’étrangeté,

La réponse est bien simple, demandez aux amis qui rêvent tout éveillés,

Examinons les esquisses, la correction des épreuves, le naturel simplifié,

Le portrait du poète, cohérent en forme de géométrie étoilée,

L’existence humaine en ce sens, dans un lieu installé,

Au hasard des réflexions, être en un pays bien arrimé,

Le rôle central de celui qui voit à l’avance, guidé,

Quelque part dans le château fort de l’esprit aiguisé,

Juste avant notre texte écrit, composé,

Autorisation en main, accomplir tous ses vœux, multicolorés.

Une grande collection évoquant un chantier chahuté,

Des influences venues de partout, accompagnées,

Des vases polychromes à leur galerie attachés,

Ce lieu existe, il n’est même pas inventé !

Sur le dessin une date, celle d’un lundi oublié,

Sur la photo on retrouve une horloge, un calendrier,

Dans le décor on distingue la lumière d’un souvenir à montrer,

Au fond du paysage, un jardin si librement dessiné.

 

Muriel CAYET

Mai 2018

 

blog1

 

 Et retrouvez toutes les publications de l'Atelier du 7 à Mareuil sur le site

 

http://le-pluriel-de-peindre.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2018

Fenêtre Antibes

 

 

 

EN SOI

 

Le dynamisme en soi,

Comme une chaîne adossée à l’universel,

Qui regarde avec ses sens, et entend les écrits en clair,

L’imagination se relève en recherche, en importance se relève, quête les non-dits pour les muter en merveilleux abécédaire.

 

Le langage en soi, symbolique en éprouvé,

Qui traditionnellement traduit l’indicible en préceptes, en codes,

Donne du rêve à la verticalité,

Un message en harmonie, naissant d’une plénitude bien commode.

 

Le paradis perdu en soi, que l’on sait retrouver,

Avec une grande maîtrise des rêves que l’on se donne,

Faire jaillir des regards et des écoutes, les idées,

Couleurs et écrits vainqueurs de leur expérience comme personne.

 

La vérité cachée en soi au-delà de toute apparence,

Qui exprime l’espérance par toutes les étoiles,

L’ardeur de la vie par l’arc en ciel en bienfaisance,

Et traduire l’accomplissement de toute pensée, des petits points bleus nichés dans une toile.

 

***

 

FAIRE LA ROUTE

 

Est-ce pour son bien que l’on faire cette route ?

Sur cette carte à grande échelle,

La vérité tellement ancrée à la simple question :

-          Où sommes-nous ?

-          Venus des nuages ou dispersés comme les étoiles ?

Vous nous avez donné des livres, écrits sur des terrains solides, nous demandant d’atteindre les plus hauts sommets, sans faire attention à la dernière marche.

De poursuivre sans crainte, sans bousculade et sans faute, toujours par les portes ouvertes, sans vieilles serrures aux fenêtres.

 

Est-ce un bien que de faire cette route ?

Selon un certain angle pour corriger les idées ou jeter quelque lumière sur son domaine à soi.

L’unique endroit au monde, une belle vieille demeure.

Choisir le jardin et l’ouvrir à quelques personnes seulement.

Un nom charmant et original

Sans mal à deviner, pour apprendre à connaître avec une grande confiance,

Après ce remarquable numéro, prolonger le vagabondage

A la rencontre des vagues, un instant de silence entre les falaises et le grand calme des eaux.

Savoir prendre le thé au cours de ce dîner particulier.

 

Est-ce pour soi que l’on prend cette route ?

-          A l’autre porte plus loin, n’avez-vous rien remarqué ?

Entrer dans une pièce, trouver sa place dans la famille, se réfugier dans la bibliothèque.

Trouver le quai tout près du rivage et rentrer toutes voiles dehors.

En paix, les uns avec les autres.

Ouvrir un autre chapitre sur la lande, après l’allée des ifs et sous le clair de lune, s’endormir.

C’est toujours comme ça quand on ne prévient pas l’artiste qui cherche son trésor.

Acquérir la science, de la faveur divine, témoigner avec secret,

Et franchir la barrière dans un si grand honneur

La roue du temps n’est en rien étrange, il se passe bien assez de choses, dehors.

 

Qu’est-ce que cela peut faire de choisir cette route ?

-          Pour pouvoir gagner la pointe, par-dessus la muraille du chemin ?

-          Voir le phare rose venu jusqu’au port ?

-          En ajouter d’autres capables comme lui de se relever ?

Et assister à une course comme un spectacle vers le haut de la berge, une fois la porte refermée.

-          Puis-je vous accompagner ?

-          Y aura t-il un miracle ?

-          Et vous, d’où venez-vous ?

On peut parfaitement croire à ces chiffres, ces équations de la volonté,

Au meilleur de leur amour et à la première aventure du monde,

A la nature du pays où il n’y avait rien sur la mer.

 

Et comment la faire cette route ?

Sans envoyer un messager à travers la pluie,

Sans se croire au paradis à son retour d’Italie,

Par les voyages continuels jusqu’à la dernière minute possible.

-          En êtes-vous sûr ?

-          La nature du sentiment intérieur a-t-elle des visions ?

Elle dit toujours ce qu’elle pense, vient sans carte de visite et envoie immédiatement en d’autres sphères.

-          Quoi donc ?

 

Quelque chose de commun avant de reprendre la mer.

 

Est-ce pour son bien alors ?

Cette tangible promenade qui se déroule bien loin des cavalcades,

Découle du sablier en marche et s’ouvre sur le salon illuminé du train bleu.

La joie de l’embarquement vers une plage de dunes,

En gardant toujours le sourire ;

Voler au-dessus de la surface, tels les oiseaux de mer,

Qui vont crescendo de l’écume à l’horizon,

La puissance de leur vol, la douceur de leur voltige,

L’équilibre comme un cérémonial  sans limite dans la cérémonie.

 

Mais à la racine de tout cela, quoi ?

Hardiment trier les formules et les totems comme les sorciers d’Erin,

Un don d’Uranus pour décrypter les litages et leurs aveux,

Voie des changements obligatoires.

Dans l’art de grandir et de rire,

Zoom sur le soin et son adresse,

Un sentiment à transcrire, comme celui de la vérité.

Sérieusement résistants, avant de devenir des âmes,

S’élever comme des édits.

 

Mais à la racine de tout, des miracles ?

Qui prennent racine dans les discours à venir

Une réflexion sur le monde pour une nouvelle lecture possible,

Certains lieux de l’île au partir de chez soi,

Un quotidien d’amitiés retentit dans l’onde,

Avec toujours l’espoir de trouver la mer.

 

Un autre monde positif

Et quelques références psychanalytiques, sans limites temporelles.

Présentes en personne, des idées et des résolutions, entièrement rassurées.

Qui disent : « Je vous connais »

Entre la narration et l’histoire,

La métaphore finale.

 

Mais à la racine de tout, l’art ?

A la limite de la vraisemblance, faire le choix d’habiter les environs,

Trouver un bonheur durable à la faveur du beau,

Qui ajoute toujours son grain de sel.

A la délicatesse du faire.

Plus que jamais en conscience, ici et maintenant engagée, totalement transformée,

Méditent sur la beauté.

Recevoir quelque chose de ce rythme très ancien,

Inscrire à la ligne la source de sa pensée,

Prendre le temps de l’acte de s’exprimer,

Tout est signifiant dans n’importe quel ordre donné. 

 

Cela peut faire rire quand un nouvel argument se présente,

A l’intérieur du texte.

Inutile de l’interroger, il nous reconnaît et peut nous emporter dans son île,

Il a toujours une course à côté, lui le hasard,

Qui prend tout le temps son air d’écouter,

A condition de jouer les architectes, 

Les marbres à nouveau réunis.

 

Puis-je vous accompagner ?

Un conteur écrit toujours une part de comédie,

Sur tel objet, il trouve la meilleure solution infatigablement.

Il parle des symptômes d’amour avec une simplicité de goût,

Et beaucoup de respect.

Un endroit plaisant où l’on dit les choses carrément.

L’écho de la nostalgie, à la nature chimérique, apparaît bien avantageux.

A force de réflexion, le nom de quelqu’un est là dans quelque prière.

 

Mais puis-je vous accompagner ?

Si tu désires quelque chose, il faut savoir le demander

Lorsque les portes sont fermées, les ouvrir tel un sésame.

Mentionner son nom véritable n’effraie pas et ne fait de mal à personne,

Le sourire gagne les yeux, transfigure tous les souvenirs.

 

Et quel est son nom sincèrement ?

Le destin, qui en décide toujours autrement,

L’essence qui atteint son but,

Le messager qui donne l’heure,

La loi qui fait faire ce que l’on ne veut pas.

 

Il y a toujours quelque chose dans l’air,

Une autre réalité,

Alors je me joins à vous,

Nous pouvons fabriquer un mystère,

Dire son nom à haute voix,

Et traverser la mer,

A la force des âmes des marins,

Enrichir son expérience dans des ports inconnus,

Soulager le réel d’un courant d’air,

Ecrire sans comprendre la vérité de sa première intention :

-          Exister ?

 

Et si vivre est un jeu pour rire et résister, préserver du danger du silence et rêver de liberté,

Je compte bien me livrer à cette expérience comme à une navigation heureuse.

 

 

Echange d'idées

 

 

 

 

 

TOSCANE

 

Une éolienne bleue sur la pergola,

Des bouquets au sol comme une éclosion au parc,

Une tour pour surprendre les balcons de la Riviera,

Des cheminées de château, une roue comme table, des rames de la barque.

 

Un temps festif toujours un peu loin du sommeil,

Une option de chronologie dans un développé de couleurs,

Transfert sans danger, des années sous le soleil,

A la place de l’envie, l’habituel jeu maîtrise le bois de l’enchanteur.

 

Tellement de pièces à considérer quand on accueille le jour,

Ne pas penser à côté du rêve qui gagne chaque bon moment,

Choisir de décider avec l’élégance probablement entre le contre et le pour,

Détails réglés sans imbroglio, la région est belle ; la clé des champs.

 

Conditions et origines de ce vert tendre de campagne, maintenant

Chaque jour légendaire né d’un concept simple, la vie,

La différence est au service du joyeux printemps,

Partir d’une flaque, traveling sur la pluie de l’Est, célébrer l’esprit d’harmonie.

 

***

 

 

SAISON

 

Le premier jour de la nouvelle saison,

Les éléments de la réalité demeurent décisifs,

L’horizon répond à l’appel d’une bizarre révélation,

Prépare dans un silence d’évolution, le signal distinctif.

 

Aller de l’avant devient de rigueur,

Pressés de rester présents, le guide a toujours une proposition,

Dans un deuxième temps, ils écoutent d’un trait la clameur,

Qui prend par la main sans contredire, l’arrivée de toute décision.

 

Avant le redoux réapparaît le vent d’Est,

On sait localement attendre son retour,

La pluie près de la côte, éclaire tous les processus qui l’attestent,

On négocie les histoires que l’on raconte, avec constance et sans détour.

 

Le soir même, d’accord ou pas, il décrète son nouveau règne vert,

Le printemps s’impose avec sa tradition d’unité,

Déjà il faut continuer, présider à la bonne marche, aux objectifs clairs,

Ce qui est certain c’est qu’il nous apprend ; capitale du droit de citer.

 

***

 

TOSCANE II

 

A-t-on le droit de faire des choix, dirigés sans objectifs ?

Et que sait-on de la chance ?

Une logique de l’expression claire, la meilleure solution à l’affirmatif,

Sans penser à autre chose, qu’à ceux qui sont là, en bienveillance.

 

Evidemment, loin des intérêts et du folklore, on regarde autrement,

Répondant à quelque certitude, qui prend au cœur, à l’âme,

Dans un soir classique, on assiste à l’âge d’or, différents,

Sans accumulation, mais dans l’importance attentive, sans blâme.

 

Sagement, on relate ce qui arrive à l’écart des collines,

De temps en temps, une image se superpose en priorité,

On fait venir la campagne relayant les appels de ceux qui cheminent,

On suit le raisonnement habituel de la journée, en invités.

 

Classiquement, tout le monde est d’accord dans les plaines,

On s’autorise sans délai le véritable message celui que tout le monde sait,

Quoi qu’il arrive on déclame la déclaration traditionnelle, humaine,

Dans l’éclipse d’une marée, on attend sans impatience, un mirage, au sommet.

***

 

 

D’ICI

 

Délicatesse, sans sort exceptionnel, tu éclaires le son des voix,

Tactiquement, tu programmes tes portraits sur scène,

Une intersection du style, de la clause, des arcades, le choix,

Sourire à l’occasion, une bonne raison de dire le meilleur sans peine.

 

Célébration, sans vert cotillon, ni blanche envolée,

Tu racontes l’histoire et les rêves de toujours,

Tu dis que rien ne doit changer,

Un engagement de découvertes sur le pont des lumières, alentour.

 

Imagination, dans ton accélération adaptée, décisive et légendaire,

Tu continues en experte à ne jamais perdre tes repères,

Ton regard perplexe te donne la clé, des champs et des mystères,

Une rencontre pour te placer à mi-distance, du ciel et de la mer. 

 

Histoire, tu les envies et les recherches entre les points,

Ton charme les qualifie d’amis, confrontés à tes faveurs,

Une vieille roue vous emmène dans ce havre joyeux, bien loin,

Dans ce cocon tamisé, juste fait pour calmer nos heures.

 

***

 

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VERBES EN …

 

Egayer ne suffit pas à dire combien les ressources apaisent,

Enjoyer convient davantage à l’eau vive,

Qui es-tu pour choisir les mots ? Une table des matières, une affiche sans malaise ?

Simplement un écrit pour ne pas oublier, l’aide-mémoire, le message des archives.

 

Jouer ne suffit pas à dire, combien les prières gardent,

Enjouer convient davantage à la douceur de vivre,

Qui es-tu pour écrire des poèmes ? Tout se joue à deux dés, des jeux du hasard qui retarde,

Soyez sages sur le monde sans chercher à paraître, simplement être le nouveau qui délivre.

 

Dialoguer ne suffit pas au langage de ceux qui accompagnent les messages,

Enparler convient mieux à celui qui ouvre les portes,

Qui es-tu ? Le monde ? Je joue avec toi le décodage de cryptage,

Au cœur du monde dans le calme d’un refuge à l’unité sans cohorte.

 

Raconter ne suffit pas à entrevoir en humilité,

Enhistorier convient mieux à l’épure des parchemins,

Qui es-tu ? Toi qui tiens dans une main, trésor de porcelaine ? Univers de vérité ?

Pour braver les éléments, et sourire dans la cour des miracles, la mission d’enchanteur et pour le monde, un soin.

***

 

 

EN AVANT

 

L’éveil qui éloigne le vieillissement

S’enthousiasme du cri qui dit : « Joie » !

Le rythme qui fait rimer le jeu et l’heureux ; gai instrument,

Outils de la vie aux cent quarante millions de pensées par jour : quel effroi !

 

Alors autant les distraire, les traversées aventureuses,

Les assumer, les expériences renouvelées,

Les franchir, les passages instables, les éprouvés sincères, les odyssées joyeuses,

L’art de soi est toujours liberté acceptée.

 

En mission spéciale pour se joindre à chacun,

Rechercher le terrain favorable du dire et du dédier,

Un merci à la vie qui espère tout du présent, d’un matin,

Sans se départir ni se défaire, juste ardemment désirer.

 

Litanie du temps qui passe sans abandon de l’imaginaire,

Lettre ouverte à l’action vivante, aux conséquences lucides,

Une délivrance découverte, à la réaction sans nuisances, légère,

L’instinct vérifiable en chaque émotion, alchimie du solide.

 

***

 

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FIL DU TEMPS

 

Le fil du temps, c’est l’écume des heures battant sur le roc,

Ces jours qui passent avec facétie,

Juste faits pour voir la mer, sans amertume et sans choc,

Etres de solidité, là pour saupoudrer de grains de sable, la vie.

 

Le fil du temps, c’est une existence unique,

Un être ensemble du groupe au collectif

Un lien de curiosité, à l’écoute synchrone, physique,

Des racines de notre héritage à tous les « moi » actifs.

 

Le fil du temps, c’est l’humanité solidaire,

La présence des actions, cœur de l’appartenance,

Ce qui est appris sans surprise, de l’abécédaire,

Le jardin secret de mon portrait, en reconnaissance.

 

***

 

 

UNE VIE

 

Une vie pour voir pousser des feuilles aux fenêtres,

Récolter du miel sur le chemin,

Boire l’eau des prairies,

Donner de l’astre au soleil,

Un toujours au ciel bleu.

 

Une vie pour clouer le bec au prince sans visage,

Battre de douceur tous les jurons de fidélité,

Semer la liberté en terre d’ailes,

Voler les lignes de son corps

Et jouer au cercle de feu.

 

Ecrire des pages de passages, de permanences et de découvertes

Connaître la place du don,


Et dessiner la forme exacte de chaque lettre ; dessein.

 

***

 

LA CURIOSITE

 

L’entendeur de l’ancrage et bien loin du pourquoi,

Sait écouter l’ici et se recueillir en chimères,

Se rappeler en mystère,

Se ressusciter en vivant,

 

La curiosité seule nous fait continuer d’être.

 

Les fleurs poussent quand on les regarde,

Les arbres prennent les couleurs qu’on leur donne,

L’eau est vive, l’air est clément,

Tout est lumière.

 

La curiosité seule nous fait continuer d’être.

 

Le mur du temps protège du vagabondage,

Il court droit et ne regarde jamais ailleurs,

Ceint le jardin intérieur

Une parcelle d’herbe courte nous sépare du dernier pont

 

La curiosité seule nous fait continuer d’être.

 

 

***

 

NUIT

                           

La nuit est superbe dans ses forces naturelles, une vie contemplative en pleine conscience de sa liberté,

Une nuit pour accomplir enfin œuvre vivante, un journal à tenir, sphère suspendue dans l’espace retrouvé,

Ni trop tôt, ni trop tard pour des raisons diverses, on décèle sa présence,

Un nouvel argument de la saison des pluies, peint avec rage, l’instant d’après, en clémence.

 

La nuit accepte toute situation d’équilibre, une volonté hors du commun les premiers jours de l’année,

Une nuit qui suit son rêve de mémoire, d’une gaieté infinie pour le simple plaisir de jouer,

Ni trop tôt, ni trop tard, elle accepte une fonction, à l’ombre bleue, un peu humaine,

On construit son destin, capable d’écrire des textes à la lumière du jour, incertaine.

 

La nuit relit ses œuvres complètes dans la grande bibliothèque, à l’ombre de mon toit,

Une nuit sans phrases à spécifier, celles des artistes à messages, aux lueurs plus profondes aux prières silencieuses à l’endroit,

Ni trop tôt, ni trop tard, elle suit le cours de la vie se met debout pour une demande spécifique,

Edifier le palais des merveilles, d’une nature où le peintre habite – ce n’est pas un hasard – c’est un titre magnifique.

 

La nuit vit dans une palette de couleurs, source de vie, ouverte à tous les questionnements,

Une nuit sur la même couche chromatique, voilée de bonnes raisons qui murmurent, un pas plus avant,

Ni trop tôt, no trop tard, on se rapproche de l’étoile, de son gage d’amour réservé aux vivants véritables,

Une grotte aux fées, dans un monde humain – enfin- « on y est bien tranquille » gravé sur le marbre, admirable.

 

***

 

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Peindre : ce simple plaisir de vivre, au moins un peu plus loin.

La peinture ou comment les rêves continuent de vivre.

 

***

 

 

UNE ETOILE A SES PIEDS

 

Une étoile à ses pieds, bien tranquille ce matin

Ne dit pas un mot, pas une phrase ciblée,

En toute matière, elle commence à osciller,

Ouvre les yeux de l’esprit, gardé dans une bougie, à la main.

 

Une étoile à ses pieds, se rappelle à son souvenir,

Eclairée par le rêve de la nuit, au centre du récit,

Lui donne une nouvelle lecture, un autre dit,

Parfaitement heureuse, libre comme un cercle dans l’air, belle à rire.

 

Une étoile à ses pieds, là pour dire des merveilles,

Un lointain murmure, un double mouvement,

Unique soutien exposée à toutes les intempéries du moment,

A la douceur de caractère, oublie la surface de la Terre, et ses pareilles.

 

Une étoile à ses pieds, dans l’instant d’avant les autres planètes,

Additionne un détail nouveau, une création de l’esprit ouvert

L’œuvre de l’artiste aux colifichets, à la couronne posée de travers,

Regarde le ciel en son enfance émerveillée, devant lui le cadeau royal,  une cachette.

 

***

 

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LE TEMPS QUI EST

 

Temporalité de la vie aux longues murailles de réflexions intérieures,

S’imposer dans le grand théâtre, la force initiale juste à côté du réel,

Tout à fait extraordinaire, donner du sens au dévouement, à ses plus belles actions, aux bonheurs,

Un regard circulaire pour faire dire quelque chose, détails élémentaires de toute cervelle.

 

Temporalité de la vie où l’on travaille à l’instant crucial,

Dès les premiers rayons du jour, pour les âmes à histoires,

Acquérir le langage cinglant comme le vent inégal,

Préparés pour la nuit à l’approche du pont,  on voit le jardin s’éloigner sur le tard.

 

Temporalité de la vie à la forme nouvelle incapable de parler,

Pourtant toujours vivante, mercerisée de couleurs, rythmée par l’écriture,

Ses récits lui appartiennent, les choses justes d’idées,

Ses traces chantent encore l’art de la présence, sans fioritures.

 

Temporalité de la vie aux équations différentielles,

Elle vit de l’artiste, vrai découvreur qui sait cultiver sa terre,

Même sur l’eau de mer, il est toujours temps de prier dans une danse rebelle,

Une prolifération de regards, qui pensent que ce don est précieux – balnéaire.

 

***

 

 

VINCENT

 

Un magnifique jaune doré comme une vague chaude, solaire,

Son entreprise est sérieuse, sa méthode de création libre,

Son témoignage de souvenirs - comme les rêves- continue de vivre, un mystère,

Témoins de ces contrastes, de ce que son œil a vu, sans calibre.

 

L’ensemble de sa démarche j’en ai la quasi certitude,

Prône le retour de la joie, celle qui libère le soleil,

Son langage, sa pensée, l’étude de la nature humaine, ses inquiétudes,

N’ont pas de visage, pas d’âge, pas d’épaules larges, mais dans le cœur, des merveilles.

 

Il sort de sa vie comme grandi,

Loin de son pays natal, un fragment de mémoire, il doit l’accomplir,

Atteindre la réalité du monde, ses amis,

Et dans sa maison, accueillir des actes, des œuvres à réunir.

 

Dans cette métaphore, le tableau, il sème son grain de sel,

Opère le prodige avec une telle abnégation,

La légende qui dit «  Quand ma vie ? » et s’envole vers le ciel,

Par la douceur, clé d’un imaginaire à inventer une nouvelle construction.

 

Il invite dans ses couleurs les paroles murmurées,

Des retrouvailles des plus précieuses, partagées de silence,

Il trouve en lui la réplique, toujours à temps révélée,

Des épithètes rayonnants doux comme des récompenses.

 

***

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CONSTRUIRE UN MUSEE

 

Construire un musée tant est vif ton dévouement à la mémoire,

Pour réparer leur phare, entretenir la flamme,

Le long des rues, avec leurs beaux costumes noirs,

Pour chasser tous les doutes, sources d’enchantement de leur âme.

 

Construire un musée pour conserver des rêves, les images,

Qui vaillent la peine d’être regardées,

Pour ne plus les mettre à bonne distance, en cage,

Mais les rattacher à l’ensemble d’une théorie à inventer.

 

Construire un musée en tant qu’artiste et sujet,

Prendre forme humaine, la transcrire mot pour mot,

Sur le pas de la porte, dans le jardin d’en haut, ouvrir les volets,

Rassembler pleinement dix mille choses dans un murmure, un sursaut.

 

Construire un musée, une vue romantique, infinie,

Pour soulager les longs chemins, les bords de rivière,

L’un des premiers tableaux concerne la poésie,

Trésor d’un temple nouveau, mise en scène d’une nouvelle ère.

 

Construire un musée pour qu’ils puissent témoigner,

La main dans la main, au moment de surgir,

Réconfort d’une humanité dans une belle matinée,

L’éternité à jamais bienheureuse, à la première place, sans mentir.

 

Construite un musée, c’est déjà un début,

Au milieu des planches, un songe joyeux,

Le mystère reste pourtant entier, du monde antique au passé ingénu,

Des objets sacrés ont leur place d’avenir, avec les compagnons de rue, l’essence du rire, au milieu.

 

 

Muriel CAYET

 

Avril 2018

 

Poésie au présent permanent

 

Pour se donner du temps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 janvier 2018

Poésie au présent- Formules poétiques - Muriel CAYET - Janvier 2018

 

 

le jardin aux oiseaux

LE JARDIN AUX  OISEAUX

 

Commencer par écouter le chant des oiseaux,

Au bout du chemin, entendre la vie qui défie le temps,

Un jardin au bord de la route dont ils sont les héros,

Accord parfait des retrouvailles, des actes bienveillants.

 

S’adresser à l’humain qui sait entendre le silence,

Dans l’espace géographique, choisir l’universel, le là,

Entre sol et ciel, une joyeuse approche colorée de la science,

Des arbres, des fleurs, des végétaux par milliers, vert magma.

 

Orienter vers l’ouest ses gestes et faire des signes,

Que l’on sait comprendre et recevoir heureux,

Inscrire sur le registre, notre rôle et nos actes, insignes,

Au cœur de l’énigme, des archives à la source, inviter les valeureux.

 

Enoncer les mots à haute-voix pour qu’ils ne se perdent jamais,

Montrer la voie que l’on a tracée dans la nuit,

Conter le présent dans une équation de vers, sans imparfait,

Rencontrer l’inconnu en soi, et de son histoire, édifier le récit.

 

***

 

vie

 

 

VIE

 

La vie est documentation quotidienne qui s’écrit,

Expérience d’heures aux minutes inoubliables,

Une explication de textes d’un investissement non travesti,

Une approche tranquille et familière de chroniques affables.

 

La vie est raisonnement à l’envers, sens de toute question,

Une compréhension à bras le corps de chaque propos,

En dièses et bémols pour clarifier le terme de sa précision,

Des idées données en guise de remerciement, cachet de dépôt.

 

La vie est source de sourires, l’envers de l’éphémère,

Découpage en strates d’années au passé enseveli,

L’art de la méthode, un pas après l’autre, cheminer sans barrière,

Une grande aventure intérieure, à la mémoire intrinsèque abolie.

 

La vie à l’ordre baroque et bohémien, sans compas, ni raison,

Justifie en soi l’écriture des rives et des dérives,

Pour réfléchir au mieux l’item de lumière, du soleil les rayons,

Valider le parcours, par un mot, un seul, la joie et ses récidives.

 

 

Muriel CAYET

Janvier 2018

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11 janvier 2018

Poésie au présent- Formules poétiques -L'artiste et son rôle à jouer- Muriel CAYET

 

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TEMOIGNER EN HUMAIN

 

Témoigner en humain, c’est l’art de la maturité,

Réinventer son monde et en élargir les frontières

De la perception, en pesant les sentiments et les fraternités,

Passant les consignes de ceux qui ont oublié hier.

 

Témoigner en humain et de ces vérités sans prix,

Prouver les valeurs auxquelles on croit,

Un espoir pour la vie qui ne connaît plus la poésie,

Plus grand de savoir demeurer un enfant, qui voit.

 

Témoigner en humain sans cesser de se souvenir,

Des nuances, des harmonies, des tableaux de compagnie,

Défendre des couleurs bien au-delà des soupirs,

Vivre plus intensément, créer un jour après la nuit.

 

Témoigner en humain pour faire des miracles,

Distinguer chaque trace, chaque empreinte, unies dans l’éternité

Objets majeurs de recueillement, d’obstacles au sort, loin des oracles,

Offrir un nouveau quotidien, et des clés à faire cliqueter.

 

Muriel CAYET – Janvier 2018

Posté par murielcayet à 17:37 - Permalien [#]

28 décembre 2017

Poésie au présent- Formules poétiques -Décembre2017 - Muriel CAYET

miniatures paysages

 

VITRIOLA

 

Quand les portes ferment mal,

Ne jamais demander aux ennemis d’en bas,

Prendre ses deux mains, sans rage, en climat amical,

Et balayer l’espace, du grain de sable au gravât. 

 

A l’origine, tout est écrit en lettres capitales,

Pour monter le son du dialogue, pour dire je ne sais pas,

Ignorant le chemin qui mène à la maison originale,

De toutes façons, liée par le jour et la pluie fine de Vitriola.


La blancheur immaculée des monts de Carpinelli,

Pays d’observation à curiosité intermittente,

Protégée de la méthode, quand avant la nuit,

Sur le seuil du grand chalet, quelque chose vous hante.

 

La première idée est de changer de rue,

Retrouver dans les vieux livres, le fonctionnement

D’une époque ou plutôt d’un chemin, inconnus,

Avec l’espérance partout, longtemps, attentivement.

 

***

L’ECRITURE

 

Les antiques publications ouvrent l’œil,

Quand la question du titre nous fuit,

Les paradoxes modernes au hasard du recueil,

Livrent à leurs manuscrits l’avènement du récit.

 

 

Préambules sans techniques et rythmes et commentaires,

L’ancrage narratif se fige dans l’histoire,

Les points de vue, les idées et les inventaires,

Portraits de famille et passions au parfum de mémoire.

 

L’âge des romans se calcule à la tache,

Jaunie ou écarlate sur chaque feuillet

A la trace laissée par le regard qui se cache,

L’écriture complémentaire, de feuilletons en nouvelles, emportée. 

 

***

 

 

NOUVEAU JE

 

L’invention d’un  nouveau je,

C’est la stratégie de l’ouvrage,

De son geste narratif qui rend compte, qui rencontre, hasardeux,

Les textes se croisent, les interlocuteurs s’expriment, deux par deux.

 

L’invention d’un nouveau je,

Loin de la parole théorique d’un autre âge,

C’est un relais entre l’occasion de revenir sur le commentaire,

Et les allusions, les illusions, une conversation fragmentaire.

 

L’invention d’un nouveau je,

Ce n’est pas un recensement du savoir, mais une intrigue sans adage,

Une rêverie utile pour rejoindre l’oasis, et s’enraciner,

Une réflexion magicienne à l’idée incomparable d’intemporalité.

 

L’invention d’un nouveau je,

C’est être destinataire du dialogue, du droit inaliénable d’aiguisage,

Une délicatesse du don, un désir d’entendre, le droit de dire,

Que sans connaître le dénouement annoncé, le destin sait se définir.

 

***

 

LES HASARDS DU MONDE

 

Les hasards du monde, intercalaires de spectacles de vies, de rues,

Ephémères résultats sensibles de l’être et de l’étant,

Parler pour dire, rire pour l’écrire, sourire aux souvenirs, ingénus,

Face au miroir de la scène, étudier les signes, protocole du vivant.

 

Les hasards du monde, lois d’unité et accords d’harmonie,

Miracles de la nature ou écarts de mystère, sans procédé de fabrication,

Toujours en mouvement, d’esprit ou de chair, loin des systèmes assouvis,

Face au miroir de la scène, imaginer le réel et nos conversations.

 

Les hasards du monde connaissent la vérité poétique,

Jeux de création purifiant la réalité, notre trésor d’émotions,

Définissent le geste, les enjeux de l’âme, magnétiques,

Face au miroir de la scène, nous frappent et font registre dans l’intention.

 

Les hasards du monde sentent l’enthousiasme,

Placés  tout près du but tels des axes de fuite,

Les mots comme amis, ailes du destin sans pléonasme,

Face au vrai de la scène désignent l’idéal, célèbrent les images, et se livrent de suite.

 

***

 

 

LES BONNES RAISONS DE CROIRE

Les bonnes raisons de croire

S’élèvent en quelques minutes de silence,

Sur les cartes des jeux d’aujourd’hui, loin des grimoires,

Les recettes du bonheur s’affichent en cohérence.

 

Les bonnes raisons de croire,

Elles sont toujours intuitives,

Bien loin du dépaysement au Nord de l’au revoir,

Au département Philosophie, s’exposent leurs missives.

 

Les bonnes raisons de croire,

Elles figurent dans un recueil scientifique,

Elles ont quitté Paris sans lui dire bonsoir,

Dans la catégorie virtuosité, elles s’exilent, magnifiques.

 

Les bonnes raisons de croire,

Elles sont de chaque côté de l’intersection,

Connaissent l’exercice de la poésie baroque, sans mouchoir,

Pour les habitants de la Cornouaille, elles s’unissent en compassion.

 

***

 

FIANCAILLES

 

Une bague sertie d’une émeraude

Fait toujours partie d’une belle collection,

Le même réseau de gemmes sans fraude,

Contrat de la Belle Epoque, sans mention.

 

La période d’étonnement passée,

A son doigt, la belle sélection s’impose,

Egale et sereine, brillante en facettes séquencées,

Elle s’offre silencieuse en rayons qui explosent.

 

Elle ne peut plus former une phrase,

Stupéfaite, elle se réfugie dans son ailleurs,

Cet atelier des Batignolles, force de gravité de l’extase,

Trébuchant sur le pont de bois, elle compte les heures.

 

Une bague sertie d’une émeraude,

C’est un gage pour la séduire à tout prix,

Structurer sa pensée, à l’abri, sans baguenaude,

Lui dire non, lui dire oui, à quoi tient donc une vie ?

 

***

 

HABITER L’ILE

 

Habiter l’île,

Sans notion de partage plus simple qu’une théorie,

Edition originale au milieu de la nature tranquille,

La porte vitrée entrebâillée sur le ciel étoilé, sans oubli.

 

Habiter l’île,

Et y voir sa lumière en bois doré,

Au pied de la cascade, son âme immobile,

Propriétaire de ce domaine aux maisons colorées.

 

Habiter l’île,

Heureusement, c’est le cas de l’arbre de Paradis,

Son parcours achevé ici, rédacteur de son codicille,

En guirlandes de branches et de bonne compagnie.

 

Habiter l’île,

Pas la peine de revenir sur le sujet,

A ciel ouvert, la meilleure adresse, infantile,

C’est ce tapis de taffetas vert au beau milieu de la forêt.

 

***

 

 

 

ALCHIMIE NOCTURNE

 

Quelle alchimie nocturne

Que celle du mystère à éclaircir,

Dans l’océan à marée basse sous ce poids de Saturne,

Les objets de prestige nous entrainent sans zéphyr.

 

Quelle alchimie nocturne

Surprend les gens de cette société,

Dans la collection de Marie,  on continue de se rassembler vers l’urne,

Qui enregistre doléances, paris, votes pour les cheminées.

 

Quelle alchimie nocturne,

Parie que l’île croit aux elfes,

Confirme des druides la tradition diurne,

De parfumer l’air d’un parfum d’orange sous la greffe.

 

C’est cette alchimie parfaitement moderne, brillant de mille feux,

Une fois passée la journée, elle se fortifie de voiles blanches, prochaines,

Au-dessus des toits, crée sa mythologie, d’un style heureux,

Labyrinthique comme le pays, exacte route, sous misaine.

 

***

 

EXISTER

 

L’existence accompagne les années,

Ou n’est-ce pas l’inverse ?

Elles passent leur temps à s’amuser,

De l’introduction à l’arrivée, pleuvant à verse.

L’existence s’accompagne d’années,

Ou n’est-ce pas le contraire ?

Icônes de la vie, elles s’entendent à merveille, comme les fées,

D’aujourd’hui à demain, histoire de changer d’air.

 

L’existence se compte en années,

Contraires ou inverses, chacune y va de son empreinte,

De l’entourage, de l’intime, de leur réciprocité,

Dans un ensemble artistique, elles dansent leurs contraintes.

 

L’existence se résume-t-elle aux années ?

Donnée restrictive, qualitative et erronée,

Elles passent toutes irrémédiablement comme les sabliers,

Pour s’établir dans le désert ou dans le ciel étoilé.

 

 

***

 

 

 

LES MOTIFS DE POESIE

 

Les motifs de poésie à l’état naturel,

Apportent leur éclairage, leur grande figure,

Confirment ce qu’ils veulent dire, même à elle,

Sur la route de la côte ou de la littérature.

 

Les motifs de poésie remplis de son parfum,

De l’époque des cerisiers ou du sable de la belle plage,

Aujourd’hui passée comme les chapitres du roman du matin,

Elle observe la magie pour l’apprendre plus tard, en tournant ses pages.

 

Les motifs de poésie parfaitement adaptés

Aux succès spectaculaires qui mènent au paradis,

Autant le dire, sans détection de gravité,

Avec quelle précision ils s’imposent dans l’ici.

 

Les motifs de poésie ne connaissent pas les magasins,

Encore moins la position des contraintes,

Ils vivent tranquilles, jusqu’à être publiés, sans fin,

Et naviguent de toutes leurs voiles, sans peur et sans crainte.

 

***

 

 

SEMBLABLES

 

Semblable à la nuit,

Sans encombre premier,

L’entourage exposé,

Gratuitement s’ébahit.

 

Semblable à l’entourage,

Sans gratuité exposée,

La nuit s’encombre,

De premières.

 

Semblable à la première fois,

L’entourage s’encombre gratuitement,

Quand la nuit sobre,

S’expose.

 

Semblable à l’exposition,

Gratuitement encombrée,

L’entourage de la nuit.

Fait sa première

***

 

 

LA FORCE DES HISTOIRES

 

Equinoxe d’automne,

Serein silence, tempête silencieuse,

Le monde en équilibre, naturel enfin,

La dimension humaine rééquilibre les forces,

Tracer le chemin

En ingrédients philosophiques,

Réalités plus authentiques,

Genre de phénomènes, retour à suivre,

Ne pas provoquer sans convoquer,

J’entends les couleurs, toutes ensemble,

Présent d’énergie, matière de la lumière.

C’est la force des histoires.

 

Hommages en paysages,

Fugitifs ingrédients,

Intense inhabituel,

Itinérance de randonnée,

Pour la part du rêve,

En départ de sillage,

A la pointe de l’aube,

Rester un exemple isolé

Contrées colorées

Pour la construction d’un ailleurs,

Une pensée engagée.

C’est la force des histoires.

 

Un thème océanique,

Réinvention de vision,

Tous les niveaux de lecture,

Glissement sur la carte,

Un espace habité,

Un rayonnement sans caprice,

Proposent une histoire personnelle.

Faire vivre la peinture,

Mise en signes de l’enchantement,

Les appels d’un nouvel horizon,

Une œuvre de l’esprit.

C’est la force des histoires.

***

 

 

L’ART DU DIRE

 

Quand l’art du dire naît d’une rencontre,

D’une figure éphémère surgit l’énergie de la vie,

Mythique figure d’un idéal imprimé, toile de fond des aiguilles de la montre,

L’extrait qui circule, catalyse du ressenti.

 

Quand l’art du miroir naît de prime abord,

Le processus se reflète en services nouveaux,

Des vagues traversent le temps et les souffles de bâbord,

Une héroïque responsabilité, théâtre des sens originaux.

 

Quand l’art de la lumière crée une supplique invisible,

Le mystère emprunte des méandres de questions,

Pour raconter les choses en regardant le vent, indicible

Univers de l’œuvre, de son écho singulier, sa prédestination.

 

Quand l’art de la pensée joue un morceau circonflexe,

En complet de sagesse, le bonheur y circule,

Regarde vers les îles, leur codex,

Changeant les âmes éclairées en chercheurs de formules.

 

***

 

 

LES SAGES

 

Les sages se présentent toujours de face,

Loin des mystères primitifs, des scènes de longtemps,

Pour espérer grandir en rêvant sous la surface,

Aux chapitres des hommes, la puissance du destin, discours imminent.

 

Les sages se présentent toujours de face,

Parole libre et indirecte, au départ d’ici et de là,

Un dialogue libéré sans grimace,

Une dialectique littéraire des moments d’ici-bas.

 

Les sages se présentent toujours de face,

Leur mémoire indispensable, leur mythe itinérant,

Un inconscient immense ou juste de l’audace,

En perspicacité, perpétuellement.

 

Les sages se présentent toujours de face,

Lucides, impliqués et paradoxalement poètes,

Dévoilant leurs dires, écoutant pour voir, parrainant les initiés dans leurs dédicaces,

Pour s’entendre rire et inventer l’enchantement à chaque conquête.

 

***

 

 

QUI RACONTE ?

 

Qui raconte ? Les questions, les attentes, l’imagination.

Qui construit l’espace autour de soi, qui lance la dynamique de l’existence ?

Qui joue un rôle dans le réel, qui attire notre attention ?

Le fonctionnement humain s’associe à la mise en scène, sans sentence.

 

Qui raconte ? La vie, l’aventure, le récit.

Qui tente d’explorer le temps, et le système existentiel ?

Qui joue la théorie des écrits ?

L’apparition tardive du narrateur est une évidence formelle.

 

Qui raconte ? Les dialogues, la responsabilité, la construction de la parole.

Qui plante le décor de lieux agréables ?

La sphère de l’invisible fait référence au ciel, aux atomes, aux hyperboles,

La source de chaque acte sort de l’ombre, impalpable.

 

Qui raconte ? Le point de départ, le mystère, la méthode.

Qui fait collection de couleurs à cueillir, de lumière à l’heure avancée ?

L’art de l’expression facile pétille de bonheur sans exode,

Le peintre naît avec ses souvenirs : « Aide-moi à devenir, destinée ! »

 

 

 Muriel CAYET

Poésie au présent permanent

Formules poétiques - Décembre 2017

 

 

 

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21 octobre 2017

Poésie au présent- Formules poétiques - Octobre 2017 - Muriel CAYET

 

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TERRAIN VIVANT

 

L’alternative, c’est ouvrir le tiroir d’une solution

Prendre en compte la différence, opter pour la disponibilité,

D’autres pensées, d’autres réflexions, un outil moral sans soumission

Pour une métaphore du monde qui sait faire place au poète, du foyer. 

 

Récréative, elle dit ce en quoi elle croit, connaît les coins et les recoins,

Elle fait travailler l’objet et l’histoire, les effectifs et les côtes paisibles,

A hauteur d’enfant, griffonne trois points bleus, espacés, mais toujours joints,

Sans rupture, ni coupure, elle crée son système à l’électricité sans fusibles.

 

Imaginative, elle reste à proximité de tous les accès,

Du phare à l’observatoire, elle visite les étapes étoilées,

Autonome, elle maîtrise les langues et adopte l’avis de sa personnalité,

Pour lui apprendre la liberté sans les calculs imposés.

 

Inventive, elle l’est aussi, la réussite humaine,

Traduisant son expérience en terrain vivant,

Traversant le ciel en milieu ouvert, sans misaine,

Voie navigable des instants éphémères, l’accomplissement d’un moment.

 

***

 

LE GOUT D’ECRIRE

 

Le goût d’écrire, sans cassure de passion ni blessure d’autonomie,

Sauve les pages que l’on tourne, c’est bien commode avant les tiroirs, 

Sans dénier l’alchimie des mots, les espaces à revivre, les sourires de clarté infinie,

Le goût d’écrire forme l’être sans obstacles, frais de rosée face au miroir.

 

Le goût d’écrire pour éveiller les facultés des actes et la volonté des signes

Pour se donner du temps, charme de toute chose,

Un été d’étude à cultiver l’humain pour prolonger le temps, qui désigne,

Au bas de la feuille un rythme naturel, un besoin affectif, une osmose.

 

Le goût d’écrire quand toute douleur fait place à la littérature

Quand l’équipage des lettres redonne du sens

Au joyau de l’intuition, à la face des rochers, sans nomenclature,

Partie prenante sans évaluation, d’une scène en chemin, sans manigance.

 

Le goût d’écrire, avec curiosité et lenteur, pour se donner du temps,

Accéder à la réalité, sans la rayer d’une croix,

Connaître la nature joyeuse de l’art poétique, enthousiasmant,

Et lire le message de l’encre jamais achevée, sous les éclats du ciel qui flamboie.

 

***


LES DATES SYMBOLIQUES

 

Les dates symboliques, on en remplit les calendriers,

Réécriture des contraintes ou sacrement des desseins,

Cochées, biffées, raturées, entourées, elles disent le printemps et l’été,

Célèbrent l’amitié majuscule ou le compagnonnage des saints.

 

Les dates symboliques font flotter haut les couleurs du temps,

Des vallées de messages personnels en miniature, concentrées en quelques nombres,

Une émanation particulière du souvenir, enroulé sur lui-même jusqu’à l’avent,

Rencontre sur l’agenda des merveilles ou sur l’almanach des ombres.

 

Les dates symboliques, conclusion de chapitres ou avertissement au lecteur,

Equilibrent les instants, les rencontres au soleil - Présent, lève-toi ! Soufflent-elles en chœur,

Point magique d’un programme créé au jour le jour, moqueur,

Renaissance de trêve, littérature du conteur.

 

Les dates symboliques se superposent à la mémoire,

Imbrication d’autres vies que la nôtre, aujourd’hui,

Symétriques à l’honneur, elles parlent de soi, façon grimoire,

Sur le terrain de la lumière, elles connaissant les codes de l’esprit.

 

***

 

UNE SEULE PHRASE

 

Une seule phrase qui parle de la naissance du jour,

Deux mots qui découlent, trois verbes qui réalisent,

La syntaxe d’un paysage personnel créant les alentours,

Le lexique de l’aventure poétique, la curiosité intellectuelle de tous les enfants qui lisent.

 

Une seule phrase pour partager ses poèmes thérapeutiques, sa terrasse d’accueil,

Parlez-moi, c’est mon métier, je suis là pour vous écouter,

Le pays de l’esprit est vaste, comme le centre des choses, un recueil,

Qui donne l’impression de taire un secret, sans le juger.

 

Une seule phrase, forcément positive, vers le lendemain,

Pour accueillir en pensée, liberté en sourire, force en cadeau,

Dans une chronologie commune, sans épuisement, sans profusion, juste main dans la main,

Pour donner de la vibrance à sa vie, un émerveillement au fil de l’eau.

 

Une seule phrase pour commenter et discuter, de la nouveauté,

Pour jouer avec les combles, et la mosaïque des signes,

A la source du mystère, des mots-clés dans une folle équipée,

Pour écrire le texte du « Bien sûr ! » évident comme ce qui le désigne.

 

***

 

CHEMIN DU CŒUR DES CHOSES

 

Pour commencer, se représenter le cœur des choses, un univers tout entier,

Qui se déplie dans un kaléidoscope de mystères à percer,

Puis trouver la source au détour des méandres particuliers,

Et ouvrir la porte des énigmes, pour simplement, s’y orienter.

 

Poursuivant la visite, on donne une définition personnelle

A toutes ses promesses, lucide signature pour graver chaque moment,

Se dire que la plus belle chose de la vie est une ritournelle,

Que chante le monde gardien de l’imagination en plein champ.

 

Cheminant dans sa course aux aphorismes, à l’essentiel,

On assume le mot fluctuant,

Savoir que la phrase doit donner à dire, jamais cruelle,

Un prisme de vision, défilant. 

 

En reprenant le trajet initial, à la source,

De toute résonance d’une échappée belle,

Souscrire à la vie et survivre au ballet de la course,

Gagner la rive, digue de mer, havre de paix d’une passion, rebelle.

 

***

 

 

REALITE

 

L’acquisition de la réalité naît d’une pédagogie aléatoire où tout est possible,

D’expériences variées, sans phrases toutes faites,

Des mots à trouver qui découlent d’une histoire dont la théorie est la cible,

Profusion de conclusions dissidentes, imaginaire à la fête.

 

La lucidité fait penser à un sourire de visage,

Resplendissant de radiance sous le soleil de nuit,

Loin des cahiers des charges et des doléances sans âge,

On écrit le thème serment sur la vie.

 

Tous les sens en éveil pour imaginer l’envisageable loin du programme,

Peut-on s’évaluer sans se juger ?

Eviter les manuels sans curiosité, les sciences sans naturel, les cerveaux sans âme,

Ne jamais écrire le mot fin pour plus de sincérité.

 

L’essentiel, c’est aujourd’hui comme plus beau trésor complété,

Avec l’ardeur déterminée d’une poésie simple, libérée

Après la toute dernière lecture, on signe large et heureux, non calibré,

L’autographe qui demeure inscrit, visible de l’éternité.



***

LES PORTES

 

La porte des uns, torsadée aux origines

Produit de compositions naturelles les plus anciennes

Système d’évidence, comme l’inventivité des machines,

S’ouvre sur des décors en structures, harmonieux, sans bruits de chaînes.

 

La porte des autres, loin des époques à magie

Toujours l’objet de questions lumineuses,

Code de tradition pour concrétiser les rêves d’infini,

S’ouvre sur un style inédit, une course de courbes, une table d’esprit, silencieuse.

 

Les portes des suivants, à l’accueil de qualité, au charme du pays,

Sous les rebondissements des rythmes de vie, d’un magnifique quotidien,

A la nature intérieure peuplée d’une collection de phénomènes, en épis,

S’ouvrent sur un paysage de saison, support de spectacle bohémien.

 

Les portes de chez moi d’un genre de bleu présent dans les maisons à trouvailles,

Aux imprimés de réflexion, à l’harmonie dispensée,

Un éventail de création au seuil poudré, où que l’on aille,

S’ouvrent sur un magasin romantique, un poème de vie réalisée.

***

 

UNE QUESTION DE POINTS

 

Tout est bien question de points,

Là où tout commence, le point de départ avec son arrogance naïve,

Son dessein primitif gravé dans une écriture symbolique, à pieds joints,

Sautant dans le creuset des chimères, formule mathématique native.

 

Vient le temps du point d’horizon,

Celui qui s’affranchit de l’équerre et des règles de trois,

Pour oser du Nord au Sud et même dans le désert, une navigation,

Au cryptogramme sans résultat à la carte libre, sans chemin de croix.

 

S’approche le point d’ancrage de la maturité,

Sorti du champ labyrinthique poursuivant sa rêverie,

Un Stonehenge de la connaissance en bandoulière légère, en tranquillité,

Une géométrie du voyage pour y voir plus clair sans effet de symétrie.

 

Le point d’équilibre marque sa force d’un seul trait,

Sans contrepartie, il perce le mystère et stabilise le viseur,

Accompagne la vie même au-delà de ce que l’on en sait,

Il permet confidence et bienveillance, attention impliquée du chercheur.

 

Le point d’imperfection se situe après le partage et avant le confort,

Dans la convivialité de l’autre, il sonne la chaleur humaine, l’hospitalité de pensée,

Dans son dispensaire amical, il parle de lui avec tous ses amis, du dehors ;

S’accrochant à chaque molécule vibrant comme jamais, à l’inattendu révélé.

 

 

***

LES SENS

 

Ressentir le feu sacré blotti au cœur de ses pensées,

Cheminer tel le Petit Poucet, ouvrir le vent à tous les moulins d’enfant,

Jouer une marelle à travers le temps, accueillir Montaigne en toutes circonstances, éclairé,

Se draper telle une reine d’équilibre, faire circuler en tous sens, le lendemain après le présent.

 

Hisser toutes les voiles, même au port,  y accueillir les jardins,

Vibrer tels les jouets tisserands, souffler le chaud et le froid,

Ressentir les monts et les merveilles, cibler les propos, le matin,

Accepter de l’autre ses labyrinthes, ses films des contraires, ses brouillons d’émois.

 

Oser vivre simplement sans façades,

Y mettre de tout, du léger, du solide, et se préparer,

A être de la vie, un clown prompt à préparer l’organisation, des bravades,

Choisir le cœur, vivre les éléments, briller de l’intérieur et y transmuter ses idées.

 

***

 

AIMER LES MYSTERES

 

Aimer les mystères, est-ce un remède à la certitude ?

Se lever pour dire bonjour quand la porte s’ouvre sur un espace, vaste,

Vagabonder l’instant d’un déjeuner de vacances, sans solitude,

Coussin bleu sur le fauteuil qui joue le rôle du retour, sans faste.

 

Aimer les mystères, est-ce reconnaître que tout se réalise ?

Quand on livre un nouveau meuble au salon, quand on coche une ville sur le planisphère,

La rue est méconnaissable, le faubourg s’épanche comme la Tour de Pise,

Lorsqu’on entre dans sa demeure, pour y faire sa place, son air.

 

Aimer les mystères, est-ce accepter la science comme une initiation ?

La recette immortelle du passager, calme comme un flacon se reflète dans son miroir,

Une médiane manifeste, la proue de tout, la comptine du messager d’Orion,

L’idéal se porte méticuleux, sécurité à tous les verbes, à la lumière du goût d’y croire.

 

Aimer les mystères, est-ce la seule espérance ?

Les rimes restent, embarcations d’énergie au cœur de la phrase, 

Gardiennes de l’instinct à la sagesse de leur imagination en séquences,

Un sentiment à la Shakespeare qui donne le droit d’en rire, à l’extase.

 

***

 

 

CARTES

La carte solaire, celle des saints des églises aux clochers florentins,

Songe rebelle et joue à se soumettre sans calvaire ni cavalcade, au drapeau,

Point de médaillon sans blason, point de cibles sans borne, ni de pont sans matin,

Elle est née au pied du fleuve, un bijou bleu Seine cousu au manteau.

 

La carte qui chante, une lutte de larmes remplie,

Un théâtre parisien quitte le Pont-Neuf vers le canal,

Labyrinthe simplifié de ses kilomètres, un trésor de joie sanctifie,

Un lien éternel, une science alentour, la lumière idéale.

 

La carte des émotions retrouvées, déjeuner en convivialité

Pour écrire à Saint-Malo sur l’invention du cinéma,

Dans un grimoire de la connaissance au secret retrouvé,

Le cercle de craie caucasien dans un théâtre de poche, rue d’Alésia.

 

La carte des souvenirs que l’on collectionne, au royaume des répertoires,

Symboles de caractère des regards en profondeur, qui dévoilent,

Une concorde de mai en délicatesse de roses, un soleil en miroir,

Les rayonnages de l’esprit sont infinis, aussi vastes que le ciel en ses voiles.

 

***

SIGNER SON VOYAGE

L’inattendu révélé, qui rayonne illuminé,

Juste humain en devenir, un temps qui veut tout dire,

A la croisée des mystères, à l’origine des données,

Décider de convoquer le temps à la conscience du sourire.

 

Un théorème en simplicité, chemin droit devant fier dans ses cale-pieds,

Nez au vent, tête en horizon, lumière de vie bouillant d’esprit,

Accord de fusion pour créer l’éveil, des molécules à faire vibrer,

Généreuses, lucides, offertes, poétiques et magiques, comme la vie.

 

Le dispensaire de l’humain s’exprime dans la convivialité de l’antre,

En bienveillante confidence, l’attention impliquée, à l’écoute de la matière vivante,

Ecrire tous les messages en formules de rêverie, inviter les points de géométrie en plein centre,

En ne voulant oublier personne, ni dans un champ de blé, ni sur les chemins en pente.

 

Participer à l’existence, dans un possible nécessaire

C’est signer son voyage, qui résume l’alignement,

La force essentielle, la réponse à tout propos salutaire,

Des zones libres en strates et spirales pour dessiner l’enchantement.

 

 

 

 

***

LE CONTE

 

Le conte est un outil, une romance de douleurs antiques

Sur une base de gravure en ébène, un raconté d’histoires, latent,

Qui regarde par la fenêtre, rivé sur la Côte de Jade, statique,

Une mer sans fin, bras ouverts, dans un complété de temps.

 

Le conte est un outil, une ouverture sur un nouveau monde,

Des couples de métaphores, des textes paradoxaux,

Des regards en miroir sur l’enchaînement des chapitres, des ondes,

Pour proposer une lecture d’un rêve, sans idéaux.

 

Le conte est un outil, pour jouer la ressemblance,

Une interprétation littéraire de la question posée, de la chose écrite,

Qui donne le la, dirige le navire vers le Cap de la Chance,

Pour s’étonner d’une lecture concrète, d’une sortie de fuite.

 

Depuis que le conte est un outil, plus de peur la nuit,

D’abord on tire sa couverture sur le bout du nez, pour braver du dehors, le vent,

De temps en temps, on partage ce moment, toujours bien à l’abri,

Quand vient l’heure du sommeil, on peut rêver, libre, maintenant.

 

***

 

UNE PERPENDICULAIRE JOYEUSE

 

La science comme une intuition, recette immortelle du passager,

Calme comme un flacon sorti du grand grimoire,

A la lumière, le goût d’y croire,

La comptine du messager.

 

L’idéalisme qui porte méticuleusement l’art des verbes,

Loyauté mise à toutes les phrases, médiane manifeste,

Un salut des alentours soufflé par le vent d’Est,

Papillon de joie voletant sur brins d’herbe.

 

Les rimes restent, c’est leur unique espérance,

Embarcation d’énergie au cœur de chaque vers,

Gardiennes qui guettent à l’instinct, l’unité de l’univers,

Reconnaissantes en générosité, sans restriction de la chance.

 

Des espaces à mystères, des navires étranges, la vie est ainsi faite,

Choix accaparant, havres épisodiques, quel procédé étrange

Que de naître à la vie, et d’en faire les louanges,

Une perpendiculaire joyeuse sur l’éternel parvis de la fête.

 

 

***

ECRIVANT

 

L’épistolaire, à la colonne blanche, à l’écritoire de bois,

S’offre des flocons multicolores,  la neige rose des poètes,

A la table, en cercles littéraires, un bol d’air au Café de la Joie,

Sur son pupitre près de la fenêtre, levain de littérature sans voilette.

 

Il rêve d’une science parallèle, d’une expression signifiante,

D’un nouveau chapitre, loin du commun, d’un service de réalité,

Galets en poche, sans gestes d’une complexité suffisante,

Au stade d’un bonheur contenu, un conseil de vie du monde, sans adversité.

 

Il regarde du côté de longtemps, la côte en fond d’horizon,

Une surface lointaine à l’aplomb de l’exposition, soleil en majesté,

Un passage de vert, espoir en collines, les signes des étoiles, des mots en allusion,

Son destin justifié du bout de son crayon, il appartient à la vérité.

 

Il pousse son pion de pensée sur le grand échiquier,

A la fête foraine, il dit la bonne aventure, patient en sa retraite,

Poétique sans objectif, sage homme, rêveur invétéré,

Il a vu l’Acropole dans toute sa dimension, universelle, des pieds jusqu’à la tête.

 

***

 

 

 

COUPLE

 

Attentif au bon, au chaleureux, au joyeux,

Lumignon de kermesse toujours en quête de primeur,

Aimant en bandoulière, collier de roses sur le cœur, jamais envieux,

L’homme labyrinthique sème questions et valeurs.

 

Elle, c’est la fille aux libellules, la poète des jours roses,

Enfant de l’art, elle connaît les cartes des jardins,

Sentiments sans sentences, à la tranquillité verbale, aux outils qui osent,

Elle voyage la terre tranquille, retrouvailles programmées chaque matin.

 

Entre eux, un cryptage familier, un foyer de convergences,

Portrait de famille en harmonie, crépitement de souhaits à la lueur d’une bougie,

Sur leur piste de jeu, sans table d’équations, la sagesse en élégance,

Ils postent les miracles dans une grande enveloppe à destination des amis.

 

Etres d’équilibre, as du sourire, gardiens de l’enfantin,

Leur dessein alternatif, rouage d’un moulin à l’âme fervente,

Comédiens impliqués à l’intérieur bohème, au havre plein de recoins,

Ils réservent à chacun un accueil de qualité, une assistance bienveillante.

 

***

 

LES JEUX

 

Symboles en avant dans la saveur du présent,

L’ici bienheureux en carillon, compagnon des crayons rebelles,

L’art comme un phare, jouet douillet des ménestrels en ribambelle, étonnants,

Dans la galerie des écrits, sur le pont florentin, s’offrent toujours le ciel.

 

C’est un miracle de la plume, un souriant vagabondage,

Serein en voyage, prompt à l’escalade des falaises,

Au loin surgit le mauvais temps, il les épargne, sans ombrage,

L’éclipse joue la combinaison indispensable, un manifeste sans parenthèses.

 

Ils ont de l’esprit, taquins, malins, railleurs,

Une démarche enchantée, une abnégation pondérée, leur liberté de penser.

La providence prédestinée, ils en connaissent les surprises des ailleurs,

Drôle de rituel pour le but à atteindre, une fois qu’ils ont tout tenté.

 

C’est un miracle des codes, tous ces dominos calibrés, ces damiers qui décident,

Qui sait épargner pour nous enchanter, nous réunir,

Voir surgir cette drôle de surprise, cet équilibre de lumière un après-midi de bastide,

Savoir mêler noblesse et modestie, et taire comme un secret, toute mélancolie.

 

***

 

L’EXPERIENCE DU VIVANT

 

L’expérience du vivant, ce n’est pas imiter, pas limiter, pas écourter,

Prédisposé, on a conscient d’être là,

Attentif aux signaux de la rencontre, aux messages édités,

Percevoir le mystérieux, mettre à jour sa vérité, à soi.

 

La providence sème toutes ses rimes à l’envi,

Evidence, chance, clémence, endurance, patience,

Pour démontrer les principes de base ; l’expérimentation et la conscience, pardi !

Dans une voie de sagesse, sans chemin de traverse, une course de la science.

 

L’espoir humain qui va de la naissance à l’accomplissement,

S’égare, obligatoire, avant l’ultime stade, la récompense,

Calme disponible, il prend ses pauses pour penser, lentement,

Ouvre la fenêtre d’esprit sans raison d’apparence.

 

Essence de l’existence, inventive du tout qui émerveille,

Elle intime à son univers, une saveur, un piment, un sel de douceur,

Bornes temporelles, elle ne demande pas la lune pour accéder au soleil,

Elle fait avec son unique précepte, son outil de credo : son cœur.

 

 

Muriel CAYET
Poésie au présent

Octobre 2017

 

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11 juillet 2017

Poésie au présent- Formules poétiques - Juillet 2017 - Muriel CAYET

 

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JOURNAL

 

Dans l’azur d’un sourire qui ne fait pas machine arrière,

Qualifiés pour admirer les fleurs, les dessins, les gribouillages,

Dans le bonheur réel des images de l’enfance, de ses termes nécessaires,

Pour bricoler sur le sable tout ce qui nous passe par la tête, libres sur la plage.

 

A travers une vitre sans opacité, ouverte et inspirée,

On regarde à dessein sans but concret, sans travaux de préparation, 

Des méandres imposés éclairent les plaines au jour achevé,

Comme un passé éprouvé, au sommet de la crête, près de la table d’orientation.

 

Sur la page de notes, écrin de trouvailles, nouveautés retrouvées,

On joue passionnés à garder le silence ou écrire des mots que l’on lit pour soi,

Maintenant un secret au cœur de la paume, incités à créer,

Pour découper le ciel en chiffons de couleurs, en pièges à émoi.

 

Dans une lumière innocente, progressive jusqu’au jour,

Tombe une pluie d’explications entre les signes mystérieux,

Quand sort de la place, la conséquence longtemps enracinée au pied de sa tour,

On comprend l’astuce, sans omettre toute ressemblance, on sait ce que signifie être heureux.

 

***

CHEMIN

 

Clarifier ses actes de destinée, donner un nom à la vérité,

Sentir présents les motifs et le coloris,

Germant autour d’un fait entrevu, le cœur d’un rire traversé,

Savamment perdu dans le labyrinthe des croquis.

 

 

Animer sans questions le bonheur passant, juste avant l’émerveillement,

Rêver pour suivre la vie aux saisons sans soucis,

Réunis sous la couronne d’un royaume interdit, l’infini voyageant,

Jouer avec les étoiles, lointaines et modernes, aux heures de l’oubli. 

 

Demeurer proches de tous les bruits dans une galerie où il ne fait pas froid,

Oublier le nom des refuges dans l’ombre d’un soleil appris,

Délaissant sa ville de châteaux de sable, son cahier d’intemporel sous le bras,

Sonder les mystères de l’orage sur le chemin d’un savoir déduit.

 

Valider d’un trait mille ans de choses humaines au moulin des secondes,

Déployer timidement les ailes d’une cause première,

Oublier l’intention éclairée par la lune d’un autre monde,

Sur un quai vaillant, unir ses mains sur son cœur dans une simple prière.

 

 

***

 

UN BUREAU REMPLI DE LETTRES

Un bureau rempli de lettres, sous le plein soleil,

Dans une formule saisissante, un album-photo simple symbole,

Quelque chose d’extraordinaire, un rythme en bleu, la bonne couleur dans la corbeille,

Et dans le ciel, un feu d’artifice de lumière naturelle, des coloris en plein vol.

 

Un bureau rempli de lettres, une nomenclature définie,

Autour du plus indéfinissable des mots,

Pour fermer la porte avec respect, expliquer ma théorie,

La conception d’un refuge qui abrite le vent, fort et haut.

 

Un bureau rempli de lettres, celles de l’extérieur,

Faire chanter l’envie de promener ses sabots,

En réponse à tout mouvement du visage, du bonheur,

Passer sa vie à contempler les flots.

 

Un bureau rempli de lettres qui font leur bonhomme de chemin,

Entre jeu de hasard et attitude désinvolte, un assemblage de noms bénis,

Pendant la traversée, cherchant à ressembler à la mer au petit matin,

Sur la côte sauvage, mystérieux et délicat, toujours à la même place, sur le rivage infini.

 

***

 

TOUS LES JARDINS ONT UNE HISTOIRE

 

Avoir le tempérament des plantes vivaces,

Un rêve inspiré dont le cœur fait corps au soleil,

Dépaysement émerveillé de tout jardin fleuri, bien en place,

Prêt à faire le tour du monde de la maison, du portager aux fleurs de corbeilles.

 

Connaître la contemplation d’une lumière très vive,

Le visage tourné vers la cour, d’un air enthousiaste, toujours gai,

Des esprits illustrés quand la nuit reprend conscience afin que l’âme survive,

L’histoire de sa maison collectionne une galerie de portraits.

 

Grandir près de la nature, sous son halo puissant,

Reprendre la marche sincère, l’hospitalité des personnages,

Son propre destin, sa vision, sa vérité à tout moment,

Dans sa transformation au milieu de la rue, conforme à son vieil âge.

 

 

Emerger davantage en un cercle de l’autre côté,

Dans le souvenir pour partir au plus simple vers l’intensité,

Ecrire au sujet des choses qui poussent et de l’harmonie des rochers,

Chercher la réciproque, ce que la vie inspire, un registre littéraire, un herbier.

 

***

 

 

LE TRESOR DU POETE

 

Le trésor du poète, c’est la simple pente des rochers,

Une villa promise au-delà du pont,

Une expression contente, au bord de la mer courtisée,

Un chemin facile, d’une grande importance, qui dit : « Allons ! »

 

Le trésor du poète, c’est un paysage idyllique,

Pour assortir les principes et s’étonner des images,

Balayer les certitudes loin de toute argumentation sémantique,

Du champ de la connaissance, vers le désert de la vérité, sans nuages.

 

Le trésor du poète, c’est une étape sur l’horizon,

Pour finir le livre par le mot véritable,

Grandir en diminution de tristesse, sans illusions,

Une heureuse vie implicite, supposant le mystère valable.

 

Le trésor du poète, c’est de jongler avec les sens,

Dans la liberté compréhensive sans déchirement,

Pages réconfortantes pour quantifier l’absolu d’une clémence,

Et voir s’écouler le sable vital de la réflexion, merveilleusement.

 

***

 

 

DEVOIRS DE CAPITAINE

 

Le long des voiles écarlates, mystérieuses et délicates,

Pour tranquilliser de leur attitude désinvolte  la masse des flots,

Loin du lever de l’aube, troquer le repos contre les traversées d’acrobates,

Pour que le capitaine puisse vérifier, sur chaque mer, le nombre de bateaux.

 

Le long des côtes sentimentales et des frontières souveraines,

Pour connaître la valeur des idées mouillées,

Unir la connaissance en des termes sous misaine,

Pour que le capitaine puisse ne jamais se retourner.

 

Le long des lignes de réalité lues dans la main du mousse quand il prend ses quartiers

Pour regarder les signes aux racines de l’horizon, du réel la vérité,

Sur une piste logique où l’on peut rêver des pages blanches du grand cahier,

Pour que le capitaine ose un discours sans dogme sous le phare éveillé.

 

Le long des refuges réunis sous la coupole de l’infini,

Pour rassembler l’actif et le passif dans une journée,

L’eau tombe verticale, mate sur la photographie,

Pour que le capitaine prononce une parole, fier de sa mission ou simplement étonné.

 

***

 

 

 

 

REVENIR A CETTE IMAGE

 

Revenir à cette image, qui s’estompe au bout d’un moment,

Avec la conviction d’un long séjour, malgré les calculs exaltés,

Toujours symboliques, les sérieuses résolutions avec leurs arguments,

La familiarité de ces questions nous pousse à voyager.

 

Revenir à cette image d’un être tout entier, sentimental,

Avec ce mot à la graphie ronde, forme brève de la requête,

Qui sait faire la route ou prendre le chemin des intervalles,

A l’heure actuelle du rêve ou au cœur de la fête.

 

Revenir à cette image, une fameuse horlogerie qui se joue des évènements,

Une lettre m’attend, distraite à vrai dire, parlant le sublime,

Ce que je vais écrire au beau milieu, sans effet magique, juste parlant,

Il est utile de le dire, d’en trouver l’arabesque ou la rime.

 

Revenir à cette image, du beau temps, du maintenant, de l’immédiatement,

C’est bien l’ouest par-là ?  Je marche sans parapluie,

Une question de mise en page des souvenirs, surgissant,

Aux premières heures du matin, garder l’entrée en matière, l’aujourd’hui.

 

***

 

LA LEGENDE DE L’ILE

 

Les roches médiévales, aux itinéraires environnants, un défi permanent éclairant les ruelles,

Une maison blanche en solennité, un moulin aux dérives jouant toutes les tonalités,

Une réserve protégée près de l’anse du château, tout en algues en ribambelles,

D’une nature sauvage aux façades vierges pour longer la mer, vénérée.

 

Pour le pays, l’île est un territoire de bonne logique, une perle millénaire,

Un laboratoire rationnel, un édifice de variétés, une grotte naturelle,

Constamment en expédition, de la colline de l’ouest à l’étendue du sud, débonnaire,

Le littoral se déroule en vecteur mobile,  un souvenir lointain de vols d’hirondelles.

 

L’île est méticuleuse, l’émanation d’un raccourci de course autour du monde, un idéal,

A l’intérieur, les marchés qui miroitent, les maisons fantastiques, surtout celle du collectionneur,

Un projet estampillé, des histoires joyeusement composées, une pièce écrite, vitale,

Un coffret de voyage prêt à partir dans l’enchantement du vent, des confidences à toute heure.

 

La légende de l’île conte les couleurs de la nature, les étincelles des étoiles, l’aide des amis,

Acclimatée à l’ensorcellement, d’une beauté vérifiée au bout de chaque chemin,

Sous son abondante floraison, elle a toujours un chapitre à terminer, une légende à connaître –hormis,

Sa générosité en générations, ses falaises de calcaire, d’accès toujours faciles, surtout les matins.

 

L’île invente sa lumière tout au long de l’été,

Une passerelle culturelle aux reflets chatoyants, un décodage de belvédères,

Elle prend ses marques avec naturel, sur la plage de galets blancs en spirales composés,

Pour accueillir la prière des joyeux enfants, leur collection poétique dans un unique itinéraire.

***

 

 

DE RETOUR DE LA VILLE


De retour de la ville, à la saison douce des ruisseaux vivants,

Aux senteurs à l’ancienne dans la promenade du matin,

On connaît les terroirs de passage, on sait lire le marbre sur les bancs,

Dans un courant de tradition, la curiosité est d’époque, les beaux jours, un écrin.

 

De retour de la ville, on sent l’œuvre vivre, l’expérience du vent,

Il fleurit sur mesure, la galaxie fait le reste, mélange idéal,

Il navigue véritable, fait passer l’été sans cheminée, naturellement,

Fascine en empreintes, élément essentiel loin du machinal.

 

De retour de la ville, on retrouve l’océan et sa nouvelle collection de souffle blanc,

Dans un style différent, le tableau florissant d’un jardin qui court jusqu’à la mer,

Dès que possible, havre de toute journée, il partage une vue sans fin, le temps

Suspendu dans les splendeurs de l’île, la raison connectée aux abers.

 

De retour de la ville, on regarde par la petite fenêtre les sujets au recto,

Une nouvelle génération de joyeux en ruelles, de plumes en tête à tête,

Un nouveau parfum à la tombée du jour, le papier peint du tableau,

Qui décrit la citadelle et dit : « Quelle chance ! », en admirant la vie, sa plus belle fête.

 

***

 

UN BLEU DE TRADITION

 

Un bleu de tradition, c’est une couleur qui relie les oxydes, le regard au bout des doigts,

A chaque instant, alternatif, égalitaire, il tient conseil en son ancienne demeure,

Il couvre les chemins de la ville, il souligne le nom de cette maison, ouvre une parenthèse dans cette voie,

Précieux sans reproduction, il essaie la liberté, joyeuse en avenir, symbole de son bonheur.

 

Un bleu de tradition, c’est une couleur pour embellir, un supplément de modernité,

Il connait le scénario de suite, la contribution aux vagues turquoise, le velouté des lignes,

Une finition intemporelle aux rayons du soleil, pour lever le mystère en début de soirée,

Et programmer une espérance, des archipels en substance, de notre temps, une thèse digne.

 

Un bleu de tradition, c’est une couleur en source, un médiateur itinérant,

Pour peindre les variations du lieu, organiser à la carte,

De la belle ouvrage sur une page de cahier, d’un coup d’œil saisissant,

Sur le bord du lac, une flânerie ou un hymne juste avant que l’instant ne parte.

 

Un bleu de tradition, à vrai dire, c’est une couleur de silence, de première fois,

Il garde l’essentiel pour lever le voile, réussir le printemps,

Un arc en ciel parfaitement dessiné un jour de pluie, premier acte du moment d’après la joie,

Une vaste surface protégée de la houle, une marine déclinée, secrètement.

 

***

 

REFUGE

 

Le rouge de la terre n’est qu’à quelques instants,

L’arrivée des navigateurs a toujours une signification,

Oubliés les chemins, les voies, les jardins, des rues, l’enchevêtrement,

Le témoignage se lit dans les écrits, sans prétextes ni contradictions.

 

Une succession de dunes au milieu du paysage,

Une longue plage blanche en bout de plaine,

Le coucher du soleil sans commentaires, protégé de la latitude, des passages,

Sanctuaire séculaire, le promontoire de cette terre court à perdre haleine.

 

Les cours d’eau fréquentent la cité, dans une géométrie régulière,

A mi-chemin des circonstances, un quotidien sans précédent, une idée des plus caractéristiques,

Les villas resserrées siègent en volonté parachevant l’atmosphère,

Les ressources sont des cadeaux précieux, finalement une promesse symbolique.

 

Ce refuge vieux de trois siècles tout en renommée en vestiges d’archipel,

Emplit ses poumons d’un air de saison sous influence musicale,

A l’est de l’ouest un vagabondage en loyauté, une ouverture sur le monde, un appel,

Le ton est donné, mystérieux, comme le récit de la première pierre d’une cathédrale.

 

 

***

 

 

LA DIMENSION POETIQUE

 

Ressentir la dimension poétique de la vie, c’est donner un esprit à la grande plage,

Un éclat rouge à sa mesure au soleil d’un mystérieux archipel,

L’indigo aux nuages sans souvenirs, un grand nom à la vaillance que donne l’âge,

Faire taire les lignes blanches et quadriller le ciel comme les hirondelles.

 

Ressentir la dimension poétique de la vie, c’est aussi créer un musée de silence,

Le réel en spectacle dans un style enchanteur,

Sur la surface du tableau, quelques taches d’encre, une écriture en cadence,

En quête constante de nouveaux formats, de lueurs.

 

Ressentir la dimension poétique de la vie, c’est encore entrer en espérance, en quête d’un écrin,

Connaître les codes des ports d’attache, les routes des souvenirs des lendemains,

Les mesures à prendre sans la moindre exigence, se lever tôt, être à l’heure le matin,

Appréhender sans parenthèses, le progrès à transcrire, la clarté à servir, l’espace d’un rêve, cristallin.

 

Ressentir la dimension poétique de la vie, c’est mélanger les caractères d’une matière intemporelle,

Rédiger les surprises, orchestrer les promesses insistantes,

Patinées par le temps, initier tout en finesse des escales, des aventures sur la grande échelle,

Du monde nomade à l’immédiate réalité, andante.

 

Ressentir la dimension poétique de la vie, c’est confectionner sur mesure des motifs, des murmures au hasard,

Un style littéraire sans complexité dont on connaît le mot de la fin, celui des souhaits,

Qui a rendez-vous sur les hauteurs avec le soleil au premier regard,

La mémoire au travail, voyageant la destinée dans un assemblage parfait.

 

 

 

 

Muriel CAYET
Poésie au présent permanent
Formules poétiques

Juillet 2017

 

diapo (6)

 

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16 juin 2017

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LES FRUITS

 

Les fruits de la mer regardent le grain tomber en silence,

Chaque alizé a un prénom, le cœur voyageur, chantant alentour,

Pour enjeu, la sauvegarde de leur danse, de leur chance,

Bien loin des humains et du temps, une voie de l’aller sans détour.

 

Les fruits de la pluie sourient aux souvenirs, un rayon dans le vent,

L’âme des mots au hasard du cahier souligne les pages,

Un écho d’azur, des couleurs à l’horizon, un éveil du temps,

Des maisons en liberté, des phares en espoir, l’emmenez-moi du voyage.

 

Les fruits du rêve sont toujours au bord du bonheur,

Un front de guérison pour une demeure en rire,

Il leur reste la vie, du pays à découvrir, des rochers à l’honneur,

Un pré aux fées, l’inscription au paysage, un chemin à écrire.

 

Les fruits de l’arc en ciel colorent un arlequin en fantaisie,

Réminiscence de matériel à magie humaine, de présence affirmative,

Un alphabet en action, des valeurs en utopie,

Il leur reste à raconter la pensée, à monologuer en missives.

 

Les fruits de l’art créent des codes, des discours, des formules à exprimer,

Des grimoires à reformater, des histoires nouvelles à fabriquer, des jeux à combiner,

Une intuition narrative proche de la quiétude, du rêve à former,

Il leur reste la métaphore, la surprise des symboles à affirmer.

***

 

 

LES OUTILS NARRATIFS

 

Les outils narratifs livrent leur littérature au son d’un monologue, d’une méditation,

Questionnent l’inspiration en phrases ou en prières,

Philosophent en rhétorique et racontent leur roman, d’un éclat de rire, d’une implication,

Et surprennent toujours au moment de transmettre leur expression, leur manière de faire.

 

Les outils narratifs chantent leur dialogue épistolaire, leur projection surprenante,

Racontent un théâtre de lecture, une projection d’intelligence,

Travaillent la linguistique, pour mieux rencontrer le langage, sans mots qui mentent,

Et définissent leurs rêves fixés jusqu’à présent, sans prendre trop d’avance.

 

Les outils narratifs, médiateurs à musique lente, affranchissent la bonté,

Novateurs en métamorphose, ouverts à toutes les métaphores,

Eclairent en empathie, germent en générosité,

Et soulignent la qualité de leur parole, parlant toujours plus haut, plus fort.

 

Les outils narratifs ne recherchent que l’unité de soi, la tolérance sans révolte, singulière,

Respectent la lucidité de la pensée, la réflexion du refus, la réalisation de la résistance,

Impeccables dans leur invention, généreux dans leurs histoires d’aujourd’hui et d’hier,

Et partagent leur pensée symbolique, une photographie nette de leur transcendance.

 

***

 

L’INSTINCT

 

L’instinct joue avec l’inspiration et tous les deux, ils créent des images,

Ils livrent leur littérature, une linguistique musicale, un langage,

Des mots narratifs, une lecture poétique,

De la psyché en projection, de la philosophie en regard, utopique.

 

L’instinct joue avec les questions,

Ensemble ils répondent avec clairvoyance à toutes les communications,

Des mots concrets, désintéressés, à une destinée du devenir,

Une fatalité à faire de toutes les lectures, une simplicité à lire.

 

L’instinct joue avec ses jouets ; l’Oser, l’Affronter, le Tenter, le Réaliser,

Ensemble, ils écrivent, toujours avec des verbes, surtout Aimer,

Ils partagent leurs pensées, créées en eux-mêmes, en destinée,

Et deviennent concrets, évolués, éclairés, dans l’expression de leur fatalité.

***

 

SEMENT

 

Méticuleusement, il dessine un bateau, d’un bleu puissant,

Puis prend son crayon noir pour une balade en chapelle, un périple sur un banc, juste pour sentir le vent,

Le bois coloré parle le langage des pierres rouges, une campagne en balançoire, de joyeux sentiments,

Le stylo d’art de jadis joue l’air le plus gai, une atmosphère de rêves magiques, une énigme en enchantement.

 

Précieusement, il stimule le carnet qui mentionne, une médaille, des boulevards en déplacement,

Un engagement d’un message ancien, une main qui crée l’histoire, un théâtre d’évènements,

De l’intemporalité philosophique, il connaît le message secret, ses questionnements,

La botanique pour communiquer son style, ses bienfaits, ses atours, une source de tous les moments.

 

Vaillamment, il trace un vecteur estampillé, un sentier mélomane, sa nature nocturne, mécaniquement,

Il ressent le rythme du sentier qui prend le chemin du monastère, pour dire le silence de juin qui réchauffe, scientifiquement

Il enveloppe son geste d’une poésie de bord de mer, Place de la Comédie, un acte qui rêve et pardonne tous les instants,

Ecrivain de contexte, il joue le jeu du chevalet, un trajet visuel essentiel, hymne concentré, en passant.

 

Immédiatement, dans sa concentration réalisée, il conserve ses priorités : soigner en aventures, cherchant

La mélodie des mots, la revue des clartés, s’inscrire un matin dans l’écho du temps,

Une lettre sur le pupitre, merveilleux lyrisme, chrysalide de fable, rêvant,

La ville de pierres sous le soleil, généalogie des ponts et des blasons, un air joli, brillant.

 

Heureusement, l’artiste est un kaléidoscope d’éphémère, d’autant et de décidément,

Quelquefois, il peut faire escale, une halte ou une joyeuse aventure, un matin de printemps,

Il part en tournée, à l’aurore, en odyssée, de long en large, choisit sa caravane dans la conscience du temps,

Il montre le chemin des plus belles vacances, le miroir aux ancêtres, des pèlerinages, des croisades, il connaît le centre géographique, de tous les continents.

 

Tranquillement, l’artiste, en architecte de la mémoire, s’endort au bord d’un petit canal bordé d’arbres, ravissant,

Il se réveille tôt, sentinelle tranquille, en toute simplicité, sous le ciel profond depuis bien longtemps,

L’âme belle, emblématique, joue sa prose de révélations, sa beauté cachée, la splendeur de l’instant,

Et découvre, intemporel, la suite logique du ravissement, l’improvisation magicienne, une correspondance légendaire, sous le vent.

***

 

UNE PLAGE DE GALETS

 

Une plage de galets que l’on croit sur parole, sur le ponton, elle s’approche d’un coup d’hier,

Le très grand phare blanc joue avec la maison de bois bleu, dehors, ensoleillés,

Qu’est-ce qui change quand tout est en ordre, personne derrière la verrière ?

Les compas, les boussoles, le soleil sombre toujours dans les nuages, mystifiés !

 

Une plage de galets, pour rendre service, comme un soulagement,

Une photo sur la véranda, qu’est-ce que cela peut signifier ?

Loin de la ville, du marché, du bric à brac surprenant,

Une bougie pour la tempête, du paradis, absolument, une idée.

 

Une plage de galets, c’est de l’audace en pierre, des feuillets fraternels, une image de l’infini,

La liberté à mimer, les marches de la mémoire, une nature à découvrir,

Les pages d’un périple, un paradoxe de réalisations, le ressenti d’une rhapsodie,

Des voix en vérité, une sensibilité relative, le secret des souvenirs.

***

 

ET JE PRESUME …

 

Et je présume que tout est beaucoup plus clair derrière des volets verts,

La coïncidence raisonne la vérité d’une voie où l’herbe peut pousser,

Ne rien dire, garder le secret pour soi, ou vous en parler, le vent est si fort dans l’air,

Rue de l’Etang, on entend une belle promesse, un complément de maintenant, une voix où le mot peut parler.

 

Et je présume qu’aujourd’hui a des beautés, du cœur, une demeure d’été,

Un enjeu de feux de hasard, une lumière au fond du labyrinthe,

Un phare quotidien, du sable en saveur, un vent de volonté,

Rue de l’Encrier, on entend les émois, de dimanches les messagers, s’éloigner de toute plainte.

 

Et je présume qu’en espérant on devient sage, ou vivant,

Le temps des merveilles nous reçoit en son refuge, prêt à aimer,

Le chemin connaît ses nuits, les proverbes des habitués, un souvenir les permettant,

Rue du Passage, on entend les murs alentour, livrant leur volonté.

 

Et je présume que les pierres et les pavés ne résistent à aucune rivière,

Théâtre serein de la marche à suivre pour un voyage véritable, un jour de jubilation,

L’écho de l’existence protège l’indispensable, heureuses images, loyauté de la mer,

Rue du Monde, voyageurs protégés de tous les surprenants silences, le bonheur pour mission.

***

 

ALLER

 

Aller par les chemins, c’est la magie du voyage, des vagues en écume au clair de lune,

Un bateau de pêche aux couleurs vives, pas une maquette, un navire de capitaine !

Aller découvrir une ville la nuit, sans enquête, silence à la une,

Un rocher de quelques heures, un équipage d’oiseaux de mer, un filet, une misaine.

 

Aller une lampe torche à la main, pour expliquer les falaises et les colères de septembre,

Le plus vite est le mieux, s’aventurer, sans exclusion, à l’aube, sans carnet de bord,

Aller créer des explorations en fauteuil sous les feuilles en parfum, en lumière d’ambre,

A l’horizon, juste la liberté, le pardon et le silence, spontanés ; un détour dehors.

 

Aller vivre une idylle, universelle, un panorama à l’entrée du port,

Le parquet d’une bastide qui reste ici, la ville au loin, face à l’église,

Aller chercher l’art de vivre, sans pluie sur la vitre, l’espérance au plancher, sans remords,

La maison sur l’île, aucun de vous ne l’emporte ; en hiver, le romantisme est toujours de mise !

 

Aller passer une belle journée sous des vents mystérieux,

Revenir au pays les mains en coquillages, Cornouailles en sympathie,

Aller par un passage secret, de celui qui a connu l’esprit et ses théories, ouvert les yeux,

Et la démarche numéro un est : créer simplement l’ambiance, clairement, un abri.

 

***

 

LE MOUVEMENT

 

Le mouvement, c’est une incroyable connaissance, des retrouvailles accélérées, 

C’est un combat juste, sans paquetage, un jour aventureux, surtout sans fantômes,

Un relevé magnifique pour tourner la page, une collection d’exceptions, acheminée,

C’est une balade en mer sous le ciel gris, un petit port, une route trouvée,  un havre que l’on nomme.

 

Le mouvement, c’est un désert dans la lande, une carte routière, une bonne nouvelle,

Des cabanes de randonnée, de hautes cheminées, une maison blanche,

Une auberge de village, un vivre ici pour parler et dire « je crois », des étincelles,

C’est une action de bibliothèque, une horloge de plage, un destin à déployer, surtout les dimanches !

 

Le mouvement, c’est un balancier de cités, d’épisodes en étoiles, de frises de front,

Un guide de l’indépendance, un jour, une matinée, les mêmes mots,

Un nom nouveau, la nature des outils, le prélude au pays, des sermons,

C’est un rêve, un rocher rebelle, un sourire de scène, une vague de voiles, des tissus en morceaux.

 

Le mouvement, pendant que l’on parle, de ce côté,

C’est un soir de la semaine, un espace ouvert, des informations pour jouer sur la colline,

A la réflexion, cela a toujours un lien avec soi, pas la peine de vérifier !

C’est un départ à la nuit, qui prend son temps, un détail en boucle, sans routine.

 

***

SIMPLEMENT VIVRE

 

Vivre simplement lucide et clairvoyant, dans la joie et la douceur du rêve,

En équilibre sur la nostalgie, éveillant un sentiment linéaire qui force la chance,

Un regard expressif, un système à tester, une expérience de l’intention, la trêve,

Un clin d’œil à une nature joviale, les lumières de la vie, sans interférence.

 

Vivre simplement, sans cachotterie de point de départ, sans hypothèse particulière,

Former son être au tournant, faire de sa route un jeu stylistique, un séquençage alchimique

Un soutien de générosité, une entrée en matière fondatrice, de la logique pure, en bannière.

Une promenade de tout moment, des retrouvailles redécouvertes, une valeur sûre -  atomique.

 

Vivre simplement d’épreuve du réel, l’accomplissement de l’artiste, la question du cerveau,

Un test grandeur nature, des contretemps à respirer, une mesure lente à bâtir,

La variance de la conscience, aller tout droit, en lignes tracées,

Inventer le pupitre, le tempo, la compagnie du regard, de l’inconscient, croiser les mains sur l’avenir.

 

***

 

LA REFLEXION DE LA COULEUR

 

La réflexion de la couleur, c’est une compagne de destinée, une focalisation rassurante sur le chemin essentiel,

L’observateur en réception y voit la simplification, des questions de présence qui réchauffent, des superstitions d’états,

Une solution thermique, l’énergie au diapason grave, un effet de résonance connectée au ciel,

Une lumière de principe à propos, mémoire d’un océan de lumière; mille éclats.

 

La réflexion de la couleur, c’est une musique enjouée, un raccourci qui voit toujours arriver la pluie,

Un équilibre qui fonctionne, se déplace sans reçu, à une distance magnifique, contenant nécessaire,

Félicité de variables cachées, de correspondances prochaines, un centre de recherches de destinée -  du coloris,

Un ancrage prudent à jouer maintenant, des sons, des cercles, des formules de sagesse, frères.

 

La réflexion de la couleur, c’est une sonorité à accepter, des particules synchrones et étincelantes.

L’intrication des énergies, en ordre apparent, loin des cours de chimie,

Distribuer la chaleur, des étoiles, les clés, de l’humain, le soleil, à la course lente.

Des souvenirs d’archives, un baume ambiant, une apothéose de l’esprit.

 

***

LA LUMIERE-COULEUR

 

La lumière-couleur naît de l’espace qui ne fait qu’un, exactement,

Un cheminement complémentaire, un dessein en découverte,

L’expérience de l’expérimentation, un album en activité, incessamment,

L’écriture de variations, le théâtre au zénith, porte ouverte.

 

La lumière-couleur naît de tons vifs et variés, de la synthèse du rêve,

Source symbolique et rythmée, elle pratique une poésie de principe, précieuse,

Une légèreté orchestrée en option, une liberté sans trêve,

Aux modulations de l’esprit, elle répond  par l’éblouissement -  importante et merveilleuse.

 

La lumière-couleur, c’est une iconographie nouvelle, une réalisation de la tradition,

Sous le ciel, elle commente, calligraphe, le décor tout en finesse, dorée.

Elle illustre en manuscrit, incruste en miroir, omniprésente transmission,

Splendeur spécifique, philosophie ornée, plumiers de poésie voyagée.

 

***

 

LE CIEL

 

Voir s’approcher le ciel de sa main tendue,

Comme si les éléments se combinaient en un cycle sans conséquence,

Enrichir le soleil de myriades de lettres et de concepts,

Réunis en cercle élargi sur un air de musique lente

Une verrière aux tentures multicolores pour se réfugier en toute innocence,

Sous l’étendue statique d’un plan à l’ancienne, nostalgie marquante.

 

Voir s’approcher le ciel pour conserver au creux de l’aurore une mer en sable,

Regarder la nature en sa profondeur des temps à l’annonce de l’infini préservé,

Ressentir chaque seconde le battement de cœur de l’être, implacable,

La cascade en sourdine, quand souffle le silence qui demande à s’exprimer.

 

Voir s’approcher le ciel où le paysage varie en sa permanence,

En des configurations irrégulières vaillantes dans leur quête de gaieté,

D’une vitalité expressive, pleine de livres de voyage, de sagesse, d’endurance,

Dans un acte franc, frénétiquement, tout à fait particulier, tout à fait régulier.

 

Voir s’approcher le ciel, des petites vues de découverte, des éclosions en série,

Un remplacement de l’âme, l’évolution du renouveau, le mythe du connu,

Une pratique de laboratoire poétique qui dépasse toute voie, pour prendre le regard en ressenti,

La représentation du jeu nouveau, la véritable pratique du poète- cet ingénu.

 

***

PROMENADE

 

Une promenade à la frontière des paradoxes pour accueillir les troupes de la terre entière

Elle a la clef des plaines, elle peut réaliser tous les prodiges

A cette époque, décidément, tout est mission, aventure de la matière,

Rayonnante comme la laine pailletée, elle mène toujours au meilleur endroit, loin des vestiges.

 

Une promenade initiatique, c’est un circuit en écriture, une activité en puissance,

Authentique, loin des cartes postales de l’assemblage de perles dans le décor,

Du lendemain secret, elle connaît tous les carrefours, oriente vers le sens,

De l’alchimie, pour gagner du temps, signe des papiers éternels, le mystère en dehors.

 

Une promenade en champs de losanges, en terres carrées,

C’est l’acte d’un géographe, à la vague invincible, de celle qui fabrique les sphères,

Fête le bon, la conscience, la trame de l’univers, ses damiers,

Et trouve son propos transparent pour contempler le ciel dans son quadrillage, son atmosphère.

 

Une promenade, c’est une collection de broderies unique au monde,

Des gravures sur le chemin, de sérieux signes des origines, et même des surprises,

Des motifs en série, des bouquets au croisement des miroirs, des ondes,

Le ruban du soleil comme un détail, des entrelacs magiques, nostalgie comprise.

 

Une promenade dans la vie, c’est enfin, un coquillage pour trésor, un témoignage,

La curiosité du souvenir que l’on expose comme une pièce rare chez les antiquaires,

Des objets de base, souriants, qui créent l’auparavant, le compteur des âges,

Le temps de s’installer à l’ombre, et les yeux vers l’ailleurs, jouer l’air de toutes les prières.

 

***

 

AUTOBIOGRAPHIE

 

Un cavalier à l’air ravi d’un chat aux yeux de rubis,

Une caravane d’as en gourmandise, un bijou doré, un jardin en sagesse,

Transmettre la paix d’un cloître, la fugue des flammes, la sagesse de la tradition, en ici,

Fluide comme les couleurs à l’eau, forte comme l’élixir du samovar, en délicatesse,

Une femme douce à ses travaux d’aiguilles qui murmure au clair de la lune,

Une licorne singulière qui donne une leçon aux bruits longs, aux sons lents,

Transmettre le goût du zénith, éclairer la lanterne, s’ancrer en conte de fées à la une,

Dire je suis l’océan, aux vagues en tambour, à la jonglerie d’une fanfare aux enfants.

 

Ouvrir le musée des outils, s’assurer d’un marché de Noël, d’un après déjeuner en salon de thé,

La fantaisie a toujours un intérêt récréatif, celui d’une plage en Sicile, d’une palette d’ambre,

Transmettre du métier à tisser pour braver le signe indien, s’émouvoir d’un cap ou d’une île déserte ensommeillée,

Mettre cap sur un pré, un jardin parisien, une fête foraine, un orage en caverne juste avant novembre,

 

La pluie et le soleil se rassemblent, un jour de baptême de la mer,

Les côtes ici, utiles, inusitées, aujourd’hui interprètent la lumière,

Transmettre l’imaginaire, oser un cirque ambulant, des tréteaux, la volonté des fées, éphémère,

Dans un récit de survivance, inédit, poursuivant l’univers en confiance, au bout du monde, face à la mer.

***

 

ECRITURE THEATRALE

 

Au pied de l’aube, repère de berger des années vingt, la cabane à la porte bleu roi,

Un symbole magnifique, l’épée d’Eole, l’apprentissage de l’inconnu,

Bien loin des salons de lecture, des énumérations de domaines, des moments répertoriés, sans émoi,

Un jeu de sagesse, pour candides en constance, loin des colliers de perles et de chambres accessibles; des images ingénues.

 

Un hêtre sans fin, à la flèche essentielle et légère, sans manières, sans effets,

Présent au paysage, en merveilleuse arche de Noé, en pôle d’observation,

Sous le ciel épique et poète, sans contrat d’écrivain, sans quête en solennité,

Infiniment seul en cette compagnie, loin du vocabulaire des émotions, un instant en action.

 

Tous ces flashs narratifs, ces termes de joie, dont on vérifie la valeur tout en haut, dans leur nid,

Loin des signes indiens, des identités identiques, des jokers, des comédiens de l’art,

Dans la lande au levant, sous la lumière du costume d’Arlequin, une musique douce, verte, amie,

Les vagues de brouillard, le nord en monticules, la beauté de l’osmose, l’instinct, le mot absolu du regard.

***

 

LA MARCHE A SUIVRE

 

Un silence ébahi pour une durée durable, à la beauté bienvenue, champêtre en charme,

L’originalité d’un été, une moisson en soleil de village, une église au piano chantant,

Approfondis sur l’instant, précis, sereins, hors des contextes, rares et sans armes,

La marche à suivre d’une chaleur rose, sans zone, la fête du vécu, le jeu de dés du roman.

 

A la croisée des chemins, l’horizon latent, soleil littéraire, une lumière à raconter,

Droit devant, fier debout, le creuset brille dans le jardin, une échelle messagère au pied du beau temps,

Un repère apaisant, une grâce formidable, un coloris à mettre en route, en délicatesse, signifiante, un nuancier,

La marche à suivre, chromatique, à l’unisson, un tempo éphémère, un repère apaisant.

 

Le guide de l’été tout en douceur, une échelle en boussole, l’éclaircie instantanée,

Une clairière celte à créer du croire, accompagner juin, amuser l’ici,

Loin des pays exotiques, des cures en automne, des émotions balayées,

La marche à suivre pour voir le jour se lever, les couleurs actives, le mot à mot du calligraphe, sur le vif, vers midi.

 

Une écriture du dedans, exprimée au millimètre, à la limite de la joie,

Sortir de la pénombre exige du temps, des sanglots sourds, un beau dimanche d’atmosphère, une route au hasard

Les points cardinaux interrogent le carnet d’encyclopédie, toujours exposés au sud, marquant leur loi,

La marche à suivre vers leur nature première, accepter de se laisser éblouir, infiniment présent, en conteur de l’art.

 

***

 

LE LIVRE ESSENTIEL

 

Le livre essentiel, celui des sentiments exacts, de l’évolution des impressions, l’inattendu du présent,

Un monde spécifique, l’expérience ancestrale, l’interprétation des sensations, les motifs nouveaux d’une cause imprévue,

La concentration des sentiments dans des notes de toutes les couleurs, la lumière en stylo de baccarat, la réponse dans les photos du moment,

L’image de couverture est la feuille de route, le lien intellectuel à savourer, loin des rituels de groupe, des bienvenues.

 

Le livre essentiel, celui qui sait rendre les émotions, quand il prend vie,

A la tombée de la nuit, il entend les propos, avènement des chercheurs, bien loin des champs de pierres,

Epiant la boîte à images, un embarquement à l’origine, scrutant les outils,

A la recherche de l’humanité, deux pages éloignées, des histoires à écrire, en lumière.

 

Le livre essentiel porte la date du jour, en variations séparées, en images mythiques,

Un mouvement en soi, une protection du langage écrit, un dessein sans rupture, une date de naissance,

Le repérage temporel, l’émergence du temps présent - les mots imposent leur sens, énigmatiques,

Une magie mécanique à proximité, le cheminement vers la bibliothèque, l’accomplissement dans la nuance. 

 

Le livre essentiel s’écrit à l’encre de pierre, à la force du mystère, à l’émergence de la curiosité,

Il dit " J’imagine toute matière à l’harmonie, toute époque hors du temps, toute séquence en silence",

Le souffle créateur est un trésor, une tranquillité d’ami, l’expérience, l’existence propre, inventée,

Faire une phrase autour des mots, interprète de l’essentiel, jamais dans le silence.

 

***

 

QU'EST-CE QU'UN PAYSAGE ?

 

Qu’est-ce qu’un paysage ? Un pictogramme sur la figure centrale, une surprise en proportion

Un devers de l’univers, une fusion dans l’éphémère, un lien mythique, immuable,

Pour témoigner de la vérité humaine, une scène champêtre, une bouteille à la mer, codex de navigation,

Un croisement de destinées, un savoir être latent, un murmure ordinaire sur le sable.

 

Qu’est-ce qu’un paysage ? Une métaphore à dévoiler, une cascade à voyager, un enchantement préservé du temps

Le verbe nécessaire à la vie, un pacifique habité à l’efficacité suggestive, une harmonie recomposée,

L’évocation du lieu dans le flot du discours, un possible écrin préservé, une alchimie contemplative, un procédé indépendant,

Un voyage au cœur de l’esprit, primordial, apanage de l’artiste, un monde intérieur à organiser.

 

Qu’est-ce qu’un paysage ? Un échange novateur, une introspection en création,

Une promenade dans la vie pour apprivoiser le temps passant,

Un art qui joue un air à l’abri des heures, sous un autre ciel pour revenir, à l’occasion,

Libre vivacité de la conscience, contre vents et marées, si calme dans les prés, hors saison, course en avant.

 

Alors, qu’est-ce qu’un paysage ? Un nuage de brume au printemps, un souffle suranné dosé avec précision,

Loin des parfaites vieilleries, un écho à la sortie de quelques décennies, la chaleur à bonne distance,

En un éclair, une théorie à vérifier, se déplacer là-bas, une histoire d’avant l’orage, une mission,

C’est exactement ça, une complémentarité expressive, une nature sans vestiges, une tradition de beauté, un registre de promenade  - en puissance.

 

LE TEMPS COURT

 

Comme un serment de marbre entre deux blocs de pierre,

Courir les vagues entre deux cris de houle,

Fuir le Nord et les frimas, suivre le ciel de juillet sans nuages,

Une bourrasque qui ôte les secondes au temps trop court.

 

Dans un souffle qui jaillit,

Sans un cri qui retentit,

On entend le chant de la mer

La joie écume les sanglots solitaires.

 

Et dans les mains, le silence qui prie

Et dans son cœur, une chamade bouleversée

Un ailleurs du présent pour partir nulle part,

Un passé éphémère, une chance d’y croire.

 

Comme un serment de sable, messager des méandres,

L’encrier aux palabres sous-entend du désert les sonorités,

Fuir le Sud et ses émois, ses séquences habitées,

Au zénith, un vent de silence qui ôte les secondes au temps tout court.

***

 

LES CHOSES


De celles que l’on sait dès que l’on naît,

Un regard sur la vie sans sourciller, sans mentir,

Simple et évident, comme le respirer, l’être,

Les nuages nous parlent toujours de nous.

 

La galaxie, l’univers, l’infini, tu les connais, toi ?

Ce qu’ils te laissent quand ils te quittent ?

Une maison, une chanson, l’unisson ; la peur,

Ou l’espoir des retrouvailles ?

 

De celles que l’on n’apprend jamais qu’en rêve,

Et qui ne regardent que soi, sans l’autre, spectateur,

Et qui reviennent du ciel vers la mer, au rythme du jour,

Et qui s’en vont quand on leur lâche la main.

 

Les étoiles, les fonds marins, les questions, tu sais y répondre, toi ?

Où ils t’entrainent quand tu les rencontres en chemin,

Savoir parler encore de sa voix pure, de son timbre clair.

Et dire qu'ici debout, on défie le sommaire.

 

***

 

VERBES A COMPLETER

 

Promettre les merveilles éveillées, scintillantes,

Aimer quand le silence des nuits fait peur aux couleurs,

Parler à tue-tête d’un souvenir familier,

Entourer de bras-refuges le moindre mur,

Encastrer le temps dans un théâtre singulier,

Entendre sur la plage, le ressac et son horloge particulière,

Connaître le Nord pour y conduire les oiseaux,

Vivre champêtre en dansant jusqu’au fauteuil qui sait se taire,

Etre sa force et sa fantaisie, son action à exister,

Oser unir la rencontre et la raison, rester l’enfant poète,

Lire pour relier le courir et le cheminer,

Recevoir le sage en son domaine, en sa demande,

Partir de bon matin, sans âge et sans connaître la chanson,

Dire à qui veut l’entendre que l’heure est fidèle,

Aller à l’unisson écouter le silence de midi,

Pour donner sa lettre au plumier qui sait écrire le mot "REVE".

 

***

JOURS BLANCS

 

S’émerveiller d’une couleur refuge, connaître son sens,

Quand les murs changent de place

S’enraciner dans l’air léger pour y voir clair,

Savoir comment exister quand le temps de vivre est là,

Sans raison, sans saison, mais pas sans amour, ni foi,

Sur la plage du soir, y bâtir une citadelle, une maison à l’Est

Connaître par cœur son texte sur la scène des rêves,

Savoir de tous ses hémisphères, sa fantaisie au jardin,

Plus haut que les villes, plus à l’ouest que l’ouest, la partance du poète,

Comme une litanie d’archives d’enfance qui sort de soi pour oser le voyage,

De tous les jours blancs, accepter la visite.

 

***

LA BARQUE D AUJOURD'HUI

 

Conserver les traces qui disent oui,

Un scintillement des jours ensoleillés,

Quand vient le printemps, jaune en ses fleurs dorées,

Sourire aux ribambelles, aux carmagnoles qui dansent,

Quand une étoile laisser filer le firmament,

Pour secouer les paillettes sur la voie lactée,

Une navigation céleste, sur la voûte bleu nuit,

Des carrés, des losanges, à la sagesse pimpante,

La route s’éclaire à chaque pas devant,

Quand s’ouvre le champ, là, face à soi,

Quand résonne le tintamarre d’une lande aux échos,

C’est raconter qui fait parler,

Le mot contre les maux,

Née pour savoir le rythme du temps et le chant des oiseaux,

Espérer que demain sera nouveau,

Un phare, une sphère, un filin pour s’y accrocher,

Ecrire d’un verbe son histoire, son acte de vie, sa mission concrétisée,

Mousse de l’aube, capitaine du matin, commandant du soir,

Rejoindre le navire vent debout, pour qui sait mener sa barque,

Les saisons des vents succèdent aux saisons des pluies, sans gémir, sans remarques,

C’est simplement aujourd’hui que l’on nomme, que l’on baptise, que l’on célèbre.

 

***

CEUX

 

Celui qui nous fait croire à tout,

Celui qui nous fait oublier les âges,

Celle qui nous fait pousser nos ailes,

Dans un pays heureux, sans mystère, sans histoire.



Pour s’offrir d’un cœur les secondes qui palpitent,

Pour ouvrir le regard d’un cavalier sans arme, sans bouclier,

Pour comprendre le sort et les arcanes, les tarots de la vie,

Dans un pays heureux, sans cycle, sans mémoire.

 

Un chemin à paver, une route à entreprendre,

Jusqu’au pôle, jusqu’à la lune, jusqu’aux toujours du monde.

Sans penser à demain, juste savoir le temps, connaître l’ici,

Dans un pays heureux, sans testament, sans grimoire.

 

Celui qui nous fait croire à tout, c’est l’espoir,

Celui qui nous fait oublier les âges, c’est l’amour,

Celle qui nous fait pousser des ailes, c’est la vie,

Dans ce pays heureux sans bleus à l’âme dans la douceur d’un soir.

***

 

 

 

 

RASSEMBLER SES TOITS

 

Un frise de jonquilles entremêlées

Des ambiances parisiennes en brume diffusée

Un carnet bleu de sourires et de larmes oubliés;

 

J’essuie le ciel et mer pour y voir plus clair.

 

Des prairies au bord de l’eau en juillet

Des éclairs et des miroirs au fil de l’écume dorée

Des sons distincts quand midi vient à sonner

 

Ouvrir la voie toute grande.

 

Pour y rassembler ses toits et son moi,

S’aventurer là où tout est possible

Parler clairement ou se taire joyeusement,

Connaître les lumières de la nuit et les suivre,

Saisir un aujourd’hui joyeux et délesté

Et comprendre que toute conclusion est indispensable.

 

La force du verbe anime mon geste quand,

Un éternel présent conduit à recommencer;

Toujours né, toujours vivant pour savoir vraiment connaître,

Sur la lande de l’avenir ne jamais se perdre

 

Et écrire sur sa page d’images, un espoir immortel.

***

 

RUE DE LA NOUVEAUTE

 

Dans ma main, protégé, je le regarde,

Entré chez moi sans sourciller,

Pour avancer serein, sans contraintes,

Choyé comme un prince bien né ;

Le printemps présente son renouveau,

Il éclot en tout pré, en tout jardin clos

 

L’aube sourit à l’audace du jour.

 

La vie demeure en son essence,

En village, en clairière, en forêt dense,

Le labyrinthe pour y arriver

C’est un long périple de matinée en soirée ;

Sur les landes aux dolmens,

Sur les courbes des lacs, embrumés,

 

Loin des écumes sur les écueils.

 

D’impasses fermées vers la Rue de la Nouveauté

La sagesse s’exprime dans toutes les cavités.

La ville toute grande offre sa loyauté,

Le chemin se poursuit en un grand pardon,

De l’enfance à l’oubli sans jamais se dévoyer

Pour voir enfin les ailes du paradis, se déployer.

***

UNE VIE A JOUER

 

Jamais les mêmes pas, les mêmes rires, la même chanson, l’unique credo,

Sans inventer, ils se figent en momies endormies, au cœur des temps,

Quand vient le sommeil, il est trop tard pour se réveiller,

C’est avant le matin qu’il faut s’en venir,

Sans gémir, sans rien dire, il n’y a plus de mots parfois,

C’est ainsi, un sourire s’impose là, et dit : c’est bien cela.

 

On joue d’une main assurée l’as qui se cache dans son jeu.

 

Il est temps de prendre la route, un bras guide toujours le périple,

Partir comme eux, comme avant, sans craindre,

Le climat, les gens, les attaches, les juges, les savants,

Même pour rien, même pour perdre, ce n’est qu’un peu de sable et quelques gouttes d’eau

Rien de surprenant quand on sait lire dans les nuages, la mise et le gain.

 

On joue d’un coup tous ses dés sur la table, juste pour être heureux.

 

Un monde rien qu’à soi quand on l’a vu renaître,

Créé en sourdine, ou mijoté en consommé,

Sans songer au moral, au semblable, au pareil,

Loin du format, héroïque ou consensuel,

Sans s’obliger au merci, coincé, au sordide pardon, à la cruelle culpabilité,

S’éloigner du préfabriqué et façonner, et modeler.

 

Pour jouer un dernier coup humain à la face des envieux.

***

 

Jamais rien ne s’oublie quand on vit,

 

Un matin, un sourire, un chemin, un moyen,

Le rythme de l’exister se compte en tempos,

En chamades qui dansent sans résister.

Jamais loin des pavés de Bruxelles ou des trottoirs de Londres,

Un soir sous la lune, au pied des songes calmés,

Mimer le regard qui dit viens sans mentir.

Qui prend la main, la réchauffe, la conduit,

Du passé au présent, sans mémoire à oubli,

Juste avec un souvenir-sourire qui ressemble à ce qu’il dit,

Une armoire à hasard, une commode de coïncidences, un mobilier qui souffle la réponse.

 

Jamais aucun vent ne se crée sans chaleur,

Un après-midi sans mots mais pas sans couleurs,

Le calme de l’âme ne s’achète pas, il se gagne,

De la glace au pied d’un palmier, l’alizé du silence,

Ouvre la voie d’un espoir en sable bleu, en criques riches,

 

Trouver dans sa nuit un soleil sans le chercher.

 

***

 

Qui dit que le temps est court entre deux vagues ?

 

Sûrement celui qui ne connaît pas l’hiver.

Quand vient le vent portant la neige et ses cris,

Sous les gerbes de pluie qui soulèvent les coques,

On parle peinture et chansons à l’abri

Et on oublie que le sable s’écoule et que les heures pleurent,

Silencieuses et habituées à disparaître.

 

Faites place au vacarme tant qu’il est temps, c’est le printemps,

Avant que le ciel ne s’ouvre pour nous y accueillir,

Il a tous les noms, de fées, d’enchanteurs, et les mots sorciers,

Il connaît le pardon, le recueillement, mais aussi l’éclat de rire.

Il sait danser le quadrille et jouer le brouhaha, c’est le printemps vous dis-je !

Il se tait nuit tombante pour mieux s’exclamer à l’aube,

Son rêve exécuté d’un seul regard sur la prairie.


Chanter comme les cigales, avant les feuilles jonchées, c’est l’été,

Pas d’avenir comploteur, le temps est présent,  au hasard confié,

Les frères, les sœurs, le cortège de la compagnie des alentours,

Embarquent ravis pour leur grand tour d’estive, la saison des amours,

Plus de souvenirs à gérer, juste les vivre, amis, juste les vivre.

 

Qui dit que le temps est court entre deux vagues ?

 

***

 

Muriel CAYET

Juin 2017

 

"Qui dit que le temps est court entre deux vagues ?..."

Posté par murielcayet à 14:06 - Permalien [#]